Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Vers la traduction en arabe des écrits de Cheikh Anta Diop

L’ambassade d’Egypte au Sénégal va traduire en langue arabe l’ensemble des écrits de Cheikh Anta Diop afin que ce peuple auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux puisse connaitre le contenu de ses œuvres, a annoncé, vendredi à Dakar, le Professeur Iba Der Thiam.

”L’ambassadeur d’Egypte a dit que son pays a décidé de traduire en arabe, tous les écrits de Cheikh Anta Diop de manière que l’on puisse les porter à la connaissance du pays auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux’’, a-t-il dit.

Le Professeur Thiam s’exprimait lors de la conférence inaugurale annuelle de rentrée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar pour rendre hommage au parrain de cet établissement universitaire décédé le 7 février 1986. Une série d’activités est prévue pour marquer le 29-eme anniversaire de la disparition du savant.

Le professeur Théophile Mwené Ndzalé Obenga a introduit le thème de cette conférence axé sur “L’enseignement des humanités égypto-nubiennes en Afrique noire : quels fondements scientifiques ? Quelles conditions de mise en œuvre ?”.

Connu dans le monde intellectuel pour la défense de sa vision de l’histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, le Professeur Obenga a plaidé pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée.

Il a insisté sur la ”légitimité” pour les Africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne. 

”Vous avez formaté des consciences qui aujourd’hui sont prêtes à prendre en charge ce projet de création de centre panafricain d’égyptologie. Je salue brillamment l’esprit, la vision mais également la structure et une partie du contenu’’, a dit le professeur Iba Der Thiam au terme l’intervention du continuateur et disciple de Cheikh Anta Diop.

Selon l’historien, les Sénégalais s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réalisation de cet objectif. ‘’Nous aurons enfin donné au peuple africain l’arme dont il a besoin pour pouvoir se libérer définitivement, récupérer son passé et son héritage et envisagé l’avenir’’, a-t-il ajouté. 

”Progressivement les consciences sont en train de s’armer, de se préparer au combat du futur. La conscience est toujours un pouvoir’’, a-t-il indiqué.

Le Professeur Obenga a plaidé, au cours de cette rencontre, pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée, insistant sur la ”légitimité” pour les africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne.

‘’Je crois qu’il nous faut chercher à créer un centre panafricain d’égyptologie. Un gouvernant africain peut faire la proposition à l’organisation des Nations unis (ONU (…), il faut faire autre chose, on ne peut pas laisser un continent aller sans axe directeur”, a estimé le Pr Obenga.

SK/OID/AD

L’ambassade d’Egypte au Sénégal va traduire en langue arabe l’ensemble des écrits de Cheikh Anta Diop afin que ce peuple auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux puisse connaitre le contenu de ses œuvres, a annoncé, vendredi à Dakar, le Professeur Iba Der Thiam.

”L’ambassadeur d’Egypte a dit que son pays a décidé de traduire en arabe, tous les écrits de Cheikh Anta Diop de manière que l’on puisse les porter à la connaissance du pays auquel il a consacré l’essentiel de ses travaux’’, a-t-il dit.

Le Professeur Thiam s’exprimait lors de la conférence inaugurale annuelle de rentrée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar pour rendre hommage au parrain de cet établissement universitaire décédé le 7 février 1986. Une série d’activités est prévue pour marquer le 29-eme anniversaire de la disparition du savant.

Le professeur Théophile Mwené Ndzalé Obenga a introduit le thème de cette conférence axé sur “L’enseignement des humanités égypto-nubiennes en Afrique noire : quels fondements scientifiques ? Quelles conditions de mise en œuvre ?”.

Connu dans le monde intellectuel pour la défense de sa vision de l’histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, le Professeur Obenga a plaidé pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée.

Il a insisté sur la ”légitimité” pour les Africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne. 

”Vous avez formaté des consciences qui aujourd’hui sont prêtes à prendre en charge ce projet de création de centre panafricain d’égyptologie. Je salue brillamment l’esprit, la vision mais également la structure et une partie du contenu’’, a dit le professeur Iba Der Thiam au terme l’intervention du continuateur et disciple de Cheikh Anta Diop.

Selon l’historien, les Sénégalais s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réalisation de cet objectif. ‘’Nous aurons enfin donné au peuple africain l’arme dont il a besoin pour pouvoir se libérer définitivement, récupérer son passé et son héritage et envisagé l’avenir’’, a-t-il ajouté. 

”Progressivement les consciences sont en train de s’armer, de se préparer au combat du futur. La conscience est toujours un pouvoir’’, a-t-il indiqué.

Le Professeur Obenga a plaidé, au cours de cette rencontre, pour la création d’un Centre panafricain d’égyptologie où ”la grandeur de la pensée égyptienne sur le profond humanisme” sera enseignée, insistant sur la ”légitimité” pour les africains de renouer avec les valeurs de l’Egypte ancienne.

‘’Je crois qu’il nous faut chercher à créer un centre panafricain d’égyptologie. Un gouvernant africain peut faire la proposition à l’organisation des Nations unis (ONU (…), il faut faire autre chose, on ne peut pas laisser un continent aller sans axe directeur”, a estimé le Pr Obenga.

SK/OID/AD

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L’éditorial de www.saheljournal.info : Comprendre les larmes du juge…

L’éditorial de www.saheljournal.info : Comprendre les larmes du juge…Dans quelques jours, on assistera au procès en appel des militants des droits de l’homme (Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow). Ils avaient été condamnés en première instance à deux ans d’emprisonnement ferme assortie d’amende devant le tribunal régional de la wilaya du Trarza (Rosso). Un procès qui avait tenu en haleine tout un pays, voire une grande partie du monde civilisé. Les détenus, désormais pensionnaires de la prison d’Aleg (wilaya du Brakna), avaient marché contre l’expropriation et l’esclavage foncier en soutien aux populations de la Vallée.
Ces populations ont été dépossédées de leurs terres au profit des agro-businessmen, et certaines d’entres elles (exemple : village de Donaye – Trarza) n’ont même plus là où enterrer leurs morts. Pour ses morts, les habitants de Donaye traversent le fleuve pour aller au Sénégal afin de pouvoir les enterrer. Une grande partie des cimetières du village de Keur Madiké (Trarza) a tout simplement été transformée en champs de culture. C’est dire qu’avec ce système qui a détruit l’identité morale de la Mauritanie, même mort, l’homme de la Vallée, n’est laissé en paix. Quelle cruauté, vu le respect que les musulmans doivent aux morts et aux cimetières !
Pour avoir marché contre cette injustice, Biram et ses amis sont en prison, dans un isolement total, dit-on. Pour cela, en Mauritanie, on perd sa liberté après un jugement qualifié de fantaisiste par les avocats. Dans cette Mauritanie de l’inféodation de la justice à l’exécutif on ne pouvait s’attendre à la manifestation de la justice dans ces genres des procès. A moins d’une énorme surprise…
Le juge savait qu’à l’énoncé du verdict, il inscrivait son nom dans l’autre histoire de la Mauritanie ; l’histoire d’un système, d’une coterie de personnes en cols blancs qui ont usé et abusé de la Mauritanie, la désastreuse histoire d’un pays maintenue dans une ruine comportementale qui ne dit pas son nom.
Mais le curieux c’est que le juge lui-même se retrouve avec les yeux larmoyants le dernier jour de l’audience, et ce après les dernières paroles des prévenus. Ce qui ne laisse pas sans interrogation.
Ses larmes signifieraient-elles le remords qu’il a d’un verdict qu’il allait annoncer et qu’il savait sans rapport avec le chef d’accusation? Ou, tout simplement, comme beaucoup d’autres citoyens présents dans la salle d’audience, le juge lui aussi, était sous le coup de l’émotion ? Qui pouvait écouter ces prévenus sans pincement au cœur ? Personne… même Abdel Aziz allait être dans un état second s’il avait écouté les dernières paroles de Brahim Bilal Ramdhane et ses amis.
Le vécu raconté. Un vécu qui fait pleurer. Mais un juge, un autre juge et un autre encore pleureront car les habitudes (en Mauritanie surtout) ont la vie dure.
Brahim nous a plongés dans le désarroi, par son histoire de petit esclave ayant subi le plus dur des calvaires ; un calvaire qui a duré plus d’une décennie. Et, dit-il, sans être animé du moindre esprit de vengeance, il a décidé de combattre ce phénomène, pour le bien et l’avenir de ce pays, car sa cohésion en dépend, pour que son unité cesse d’en souffrir et que la paix sociale cesse d’être menacée.
Brahim déclare : « Je suis arrêté par le système des maures et jugé par des maures ; on se croirait en Afrique du Sud de l’époque de l’Apartheid. Mais j’ai espoir car ces avocats qui m’ont défendu, composés en grande partie de maures, pourraient être le fondement d’une Mauritanie nouvelle et consciente».
Pour Djiby Sow : « Moi, comme ces populations, notre quotidien est la radicalité de la misère dans son expression la plus sombre. Nous voulons être des Mauritaniens de droits et de devoirs sur nos terres, les terres des nos ancêtres. Est-ce trop demandé dans un pays qui se veut de droit et islamique ? Monsieur le juge, je vous montre Allah, LE VERITABLE JUGE. Décidez en pensant à notre religion»…
Biram, mon ami, dit à Brahim que sa fille (Toutou) a compris ; comprise ce qui lui arrive et qu’elle est contente de son PAPA. Elle est plus forte que jamais, avec le sourire d’une Mauritanienne prête à prendre la relève d’un père digne et honorable, reprendre le combat pour une Mauritanie perdue. Quant à toi mon ami, sache que le « gourlain ou gourrion » (Lehbouss) a repris ses chansons guerrières pour te dire que l’héritage est assuré dans la sérénité et la détermination. C’est ça donner un sens positif de sa vie et son existence.
Mais mon ami ce qui me chagrine, et il faut le lui dire, c’est que mon « DENDI » Djiby Sow, pour la Mauritanie, est parti en prison avant moi. Pour ça, mon ami je m’en veux… Même si ma vie d’un journaliste au journal, à cause de sa ligne éditoriale, privé de tout soutien hypothéquant sa régularité voire son existence même, n’est pas loin d’un séjour à la citadelle du silence. C’est aussi une option, une responsabilité que nous avons et continuerons à assumer au prix de l’existence de notre journal, La Nouvelle Expression.
Le déni par les pouvoirs publics de la dure réalité mauritanienne, de son destin et de son histoire fait courir à cette Afrique en miniature un avenir teinté d’incertitudes.
Chers amis, ça pourrait paraitre cruel mais c’est tout de même une vérité : la Mauritanie civilisée remercie les pouvoirs publics pour vous avoir arrêtés et condamnés. Car, par cet acte, ils ont révélé au monde entier leur véritable nature, en ce 21ème siècle.
Un pouvoir dit de démocratie qui condamne les citoyens pour leurs opinions et engagement auprès des populations analphabètes et pauvres est une dictature de basse mouture.
Un pouvoir qui condamne les citoyens pour avoir dit non à l’injustice pour faire comprendre aux populations leurs droits et devoirs dans un Etat qui se veut de droit, c’est de l’amateurisme politique remis au goût d’un passé récent bien connu du Mauritanien.
Dans ce qui vous (Saad, Mariem, Ould Jiddou, Hanana, Boubacar…) arrive, c’est la réponse normale d’un système de démocratie de façade. Un système entretenu par des sangsues qui ont sucé et continuent à sucer la Mauritanie. Ce système qui bannit et qui broie le citoyen est entré, à coup sûr, dans sa fin de parcours, la fin de son cycle. Un système ne peut être construit et résister éternellement dans le déni, le dédit, le mépris, le faux, le mensonge et la tricherie.
Ce système qui nous a rendus encore plus bêtes que nous ne le sommes ne peut continuellement considérer le peuple comme «un bétail électoral» et les forces politiques comme des outils pour garantir ou légitimer sa volonté d’un Etat sans vision et sans avenir.
Sereinement et dans l’imminence, il est de temps de repenser les fondements d’une vraie nation mauritanienne. Car cette Mauritanie d’aujourd’hui, comme décrite par tant des personnes, est irrécupérable.

Camara Seydi Moussa

 

 saheljournal.info

 
Dans quelques jours, on assistera au procès en appel des militants des droits de l’homme (Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow). Ils avaient été condamnés en première instance à deux ans d’emprisonnement ferme assortie d’amende devant le tribunal régional de la wilaya du Trarza (Rosso). Un procès qui avait tenu en haleine tout un pays, voire une grande partie du monde civilisé. Les détenus, désormais pensionnaires de la prison d’Aleg (wilaya du Brakna), avaient marché contre l’expropriation et l’esclavage foncier en soutien aux populations de la Vallée.
Ces populations ont été dépossédées de leurs terres au profit des agro-businessmen, et certaines d’entres elles (exemple : village de Donaye – Trarza) n’ont même plus là où enterrer leurs morts. Pour ses morts, les habitants de Donaye traversent le fleuve pour aller au Sénégal afin de pouvoir les enterrer. Une grande partie des cimetières du village de Keur Madiké (Trarza) a tout simplement été transformée en champs de culture. C’est dire qu’avec ce système qui a détruit l’identité morale de la Mauritanie, même mort, l’homme de la Vallée, n’est laissé en paix. Quelle cruauté, vu le respect que les musulmans doivent aux morts et aux cimetières !
Pour avoir marché contre cette injustice, Biram et ses amis sont en prison, dans un isolement total, dit-on. Pour cela, en Mauritanie, on perd sa liberté après un jugement qualifié de fantaisiste par les avocats. Dans cette Mauritanie de l’inféodation de la justice à l’exécutif on ne pouvait s’attendre à la manifestation de la justice dans ces genres des procès. A moins d’une énorme surprise…
Le juge savait qu’à l’énoncé du verdict, il inscrivait son nom dans l’autre histoire de la Mauritanie ; l’histoire d’un système, d’une coterie de personnes en cols blancs qui ont usé et abusé de la Mauritanie, la désastreuse histoire d’un pays maintenue dans une ruine comportementale qui ne dit pas son nom.
Mais le curieux c’est que le juge lui-même se retrouve avec les yeux larmoyants le dernier jour de l’audience, et ce après les dernières paroles des prévenus. Ce qui ne laisse pas sans interrogation.
Ses larmes signifieraient-elles le remords qu’il a d’un verdict qu’il allait annoncer et qu’il savait sans rapport avec le chef d’accusation? Ou, tout simplement, comme beaucoup d’autres citoyens présents dans la salle d’audience, le juge lui aussi, était sous le coup de l’émotion ? Qui pouvait écouter ces prévenus sans pincement au cœur ? Personne… même Abdel Aziz allait être dans un état second s’il avait écouté les dernières paroles de Brahim Bilal Ramdhane et ses amis.
Le vécu raconté. Un vécu qui fait pleurer. Mais un juge, un autre juge et un autre encore pleureront car les habitudes (en Mauritanie surtout) ont la vie dure.
Brahim nous a plongés dans le désarroi, par son histoire de petit esclave ayant subi le plus dur des calvaires ; un calvaire qui a duré plus d’une décennie. Et, dit-il, sans être animé du moindre esprit de vengeance, il a décidé de combattre ce phénomène, pour le bien et l’avenir de ce pays, car sa cohésion en dépend, pour que son unité cesse d’en souffrir et que la paix sociale cesse d’être menacée.
Brahim déclare : « Je suis arrêté par le système des maures et jugé par des maures ; on se croirait en Afrique du Sud de l’époque de l’Apartheid. Mais j’ai espoir car ces avocats qui m’ont défendu, composés en grande partie de maures, pourraient être le fondement d’une Mauritanie nouvelle et consciente».
Pour Djiby Sow : « Moi, comme ces populations, notre quotidien est la radicalité de la misère dans son expression la plus sombre. Nous voulons être des Mauritaniens de droits et de devoirs sur nos terres, les terres des nos ancêtres. Est-ce trop demandé dans un pays qui se veut de droit et islamique ? Monsieur le juge, je vous montre Allah, LE VERITABLE JUGE. Décidez en pensant à notre religion»…
Biram, mon ami, dit à Brahim que sa fille (Toutou) a compris ; comprise ce qui lui arrive et qu’elle est contente de son PAPA. Elle est plus forte que jamais, avec le sourire d’une Mauritanienne prête à prendre la relève d’un père digne et honorable, reprendre le combat pour une Mauritanie perdue. Quant à toi mon ami, sache que le « gourlain ou gourrion » (Lehbouss) a repris ses chansons guerrières pour te dire que l’héritage est assuré dans la sérénité et la détermination. C’est ça donner un sens positif de sa vie et son existence.
Mais mon ami ce qui me chagrine, et il faut le lui dire, c’est que mon « DENDI » Djiby Sow, pour la Mauritanie, est parti en prison avant moi. Pour ça, mon ami je m’en veux… Même si ma vie d’un journaliste au journal, à cause de sa ligne éditoriale, privé de tout soutien hypothéquant sa régularité voire son existence même, n’est pas loin d’un séjour à la citadelle du silence. C’est aussi une option, une responsabilité que nous avons et continuerons à assumer au prix de l’existence de notre journal, La Nouvelle Expression.
Le déni par les pouvoirs publics de la dure réalité mauritanienne, de son destin et de son histoire fait courir à cette Afrique en miniature un avenir teinté d’incertitudes.
Chers amis, ça pourrait paraitre cruel mais c’est tout de même une vérité : la Mauritanie civilisée remercie les pouvoirs publics pour vous avoir arrêtés et condamnés. Car, par cet acte, ils ont révélé au monde entier leur véritable nature, en ce 21ème siècle.
Un pouvoir dit de démocratie qui condamne les citoyens pour leurs opinions et engagement auprès des populations analphabètes et pauvres est une dictature de basse mouture.
Un pouvoir qui condamne les citoyens pour avoir dit non à l’injustice pour faire comprendre aux populations leurs droits et devoirs dans un Etat qui se veut de droit, c’est de l’amateurisme politique remis au goût d’un passé récent bien connu du Mauritanien.
Dans ce qui vous (Saad, Mariem, Ould Jiddou, Hanana, Boubacar…) arrive, c’est la réponse normale d’un système de démocratie de façade. Un système entretenu par des sangsues qui ont sucé et continuent à sucer la Mauritanie. Ce système qui bannit et qui broie le citoyen est entré, à coup sûr, dans sa fin de parcours, la fin de son cycle. Un système ne peut être construit et résister éternellement dans le déni, le dédit, le mépris, le faux, le mensonge et la tricherie.
Ce système qui nous a rendus encore plus bêtes que nous ne le sommes ne peut continuellement considérer le peuple comme «un bétail électoral» et les forces politiques comme des outils pour garantir ou légitimer sa volonté d’un Etat sans vision et sans avenir.
Sereinement et dans l’imminence, il est de temps de repenser les fondements d’une vraie nation mauritanienne. Car cette Mauritanie d’aujourd’hui, comme décrite par tant des personnes, est irrécupérable.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

 

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Maladies génétiques: les députés anglais autorisent la conception de bébés à trois parents pour éviter le diabète ou la myopathie

GENETICSLes députés britanniques ont voté en faveur de l’autorisation de la conception de bébés à partir de trois ADN différents, un pas controversé qui fait du Royaume-Uni le premier pays à autoriser ce procédé. Nouvelle étape vers l’eugénisme ou progrès scientifique spectaculaire? Au moment où les parlementaires se sont prononcés, la question des “bébés à trois parents” divise profondément le Royaume-Uni, même si elle ne concerne qu’une ultra-minorité de couples.
 
Environ 125 bébés naissent chaque année en Grande-Bretagne avec un dysfonctionnement mitochondrial, transmis par la mère. Les mitochondries sont des petits organites (structures spécialisées) présentes dans les cellules qui transforment le glucose en molécule énergétique. Défectueuses, elles provoquent un déficit énergétique pour l’organisme et sont responsables de maladies dégénératives graves telles que le diabète ou la myopathie.
 
Bloquer la transmission de la maladie de la mère à l’enfant
 
Une technique, développée à Newcastle, permet de bloquer la transmission de la maladie de la mère à l’enfant. Elle consiste à retirer de l’ovule de la mère la mitochondrie défectueuse pour la remplacer par une mitochondrie saine provenant d’une autre femme qui reste anonyme. Après avoir été fécondé par le sperme du père en laboratoire, l’ovule est ensuite implanté dans l’utérus de la mère.
 
Le futur enfant sera porteur de toutes les caractéristiques génétiques de son père et de sa mère puisque l’ADN mitochondrial représente moins d’un pour cent de la quantité totale d’ADN contenue dans une cellule humaine. Mais le changement sera permanent et se transmettra de génération en génération.
 
Pour les défenseurs de la technique, elle constitue une avancée majeure. Elle “offre aux familles la première lueur d’espoir d’avoir un bébé qui pourra vivre sans douleur ni souffrances”, écrit un collectif d’associations internationales dans une lettre ouverte aux députés. Lord Robert Winston, l’un des pionniers de la fécondation in vitro, assure que la procédure est comparable à une simple prise de sang.
 
Boîte de Pandore
 
Mais pour ses opposants, elle va trop loin en matière de modification génétique et ouvre la boîte de Pandore de la sélection des bébés.
 
“Une fois cette frontière éthique franchie, une fois acté le fait qu’il est permis de manipuler le génome humain, il deviendra difficile de ne pas franchir les étapes suivantes pour aboutir à un monde de bébés fabriqués sur mesure, un scénario que tout le monde veut éviter”, s’alarme David King de l’association Human Genetics Alert.
 
Plusieurs experts mettent en garde contre un procédé qui pourrait exposer les bébés conçus de cette manière à des risques plus importants de développer un cancer. Et regrettent le manque de recul sur une question aux enjeux aussi lourds. “Il faudra les surveiller toute leur vie, ainsi que leurs enfants. Nous ne connaissons pas encore l’interaction entre les mitochondries et l’ADN nucléaire. Dire que c’est comme changer une pile est trop simpliste, c’est beaucoup plus compliqué”, souligne le Dr Trevor Stammers de l’Université St Mary de Twickenham, dans le Daily Telegraph.
 
Les Eglises catholique et anglicane d’Angleterre ont émis des réserves. L’opinion publique y est également en majorité défavorable. 41% des personnes interrogées par l’institut ComRes sont contre pour un changement de la loi sur l’embryologie et la fertilisation humaine, qui date de 2008, contre 20% qui y sont pour.
 
Les premiers bébés dès l’automne 2016
 
Mais le gouvernement est favorable à la modification de la loi, comme la Chambre des Communes qui lui a embrayé le pas mardi après-midi. Le passage devant la Chambre des Lords le 23 février était considéré comme une simple formalité. Si la modification de la loi est adoptée, les femmes qui voudront en profiter devront d’abord obtenir l’autorisation de l’organisme britannique responsable en matière de bioéthique, le Human fertilisation and embryology authority (HFEA).
 
Les premiers bébés, nés de cette technique qui combinera les ADN de deux femmes et un homme, pourraient ensuite naître dès l’automne 2016.
 
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Fossés

altUne TVA qui passe, subitement, de 14 à 16 % ; des frais de douane qui grimpent, pour le riz et le lait importés ; des prix du fer qui chutent, inexorablement, agrémentés d’une grève, suivie presque à 100%, dans notre plus grande société minière ; des prix d’hydrocarbures qui refusent, obstinément, de baisser, malgré la chute, vertigineuse, des cours du brut – -60% depuis juin 2014 ! – une période de soudure qui risque d’être difficile à supporter, faute au déficit pluviométrique enregistré l’hivernage passé ; un secteur des pêches sinistré et une agriculture moribonde… Le tableau économique, vous en conviendrez, est loin d’être des meilleurs. Que dire alors du politique ? Le fossé s’est tellement creusé, entre le pouvoir et son opposition, qu’il serait illusoire de parler de possibles retrouvailles. Le dialogue, que le pouvoir appelle de ses vœux, paraît désormais une vue de l’esprit, tant les positions semblent inconciliables.

Alors, le prédécesseur de Mugabé à la tête de l’UA cloué au pilori et obligé de lâcher du lest ? Face à un tel déluge de difficultés en tous genres, un président « normal » choisirait, certainement, la voie de la sagesse. Soit pour tenter d’embarquer tout le monde, avec lui, dans la même galère, et ne pas sombrer tout seul. Soit pour alléger la pression sur son pouvoir assailli de partout. Après avoir connu plusieurs années successives d’abondance, somme toute relative, avec des prix des matières premières atteignant des records, tout comme ses recettes fiscales et douanières, et une embellie extérieure marquée par une présidence de l’Union africaine, le régime serait-il en train de manger son pain noir (sans jeu de mots) ? Sinon, comment expliquer son empressement à vouloir dialoguer, alors que l’opposition semble avoir tourné cette page, et qu’il s’acheminait, « tranquillement », vers la fin de son deuxième – et dernier ? – mandat, avec une confortable majorité au Parlement ? Ou le dialogue ne lui serait qu’une proposition, jetée en pâture à l’opinion, pour donner l’impression que c’est l’opposition qui freine des quatre fers pour ne pas décrisper la scène politique ?

En tout cas, dialogue ou pas, on n’est toujours pas sorti de l’auberge. Il faut dire que le citoyen ordinaire, qui peine à joindre les deux bouts, ne s’en préoccupe pas outre mesure. Son quotidien de privations et de misère ne s’améliorera pas beaucoup si une poignée de politiques s‘assoient autour d’une table pour « se crêper les cheveux ». Pouvoir, opposition patentée, même panier, pour celui, percé, de la ménagère. Il y a tout un monde, entre ceux pour qui la survie – se déplacer, se loger, se nourrir – occupe la majeure partie de leur budget et ceux qui ne s’inquiètent plus que du superflu. Rien de nouveau sous le soleil ? Questionnez vos grands-parents : en cent ans, les fossés se sont seulement considérablement élargis et la Mauritanie nouvelle d’Ould Abdel Aziz ne semble pouvoir que les approfondir…

Ahmed Ould Cheikh

 

le calame

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«Zéro cas» Ebola, objectif de la nouvelle directrice de l’OMS pour l’Afrique

mediaCe 1er février, Matshidiso Moeti prend ses fonctions au poste de directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Lors du discours qui a suivi sa nomination, le Dr Moeti, de la République du Botswana, s’est engagée prioritairement à l’éradication de l’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest. L’objectif de «zéro cas» sera accompagné d’un programme de redressement des systèmes de santé sur le continent.

RFI : Votre priorité est d’éradiquer le virus Ebola…

Docteur Matshidiso Moeti : L’objectif, c’est de vraiment diminuer le nombre de cas, couper la transmission de ce virus et arriver à contourner l’épidémie. Si c’est possible – nous verrons bien – aller au « zéro cas », mais nous allons faire de notre mieux pour arriver à aller vers le moins de cas possible.

Je crois qu’il y a des signes positifs en ce moment, dans les trois pays. Mais il faut reconnaître que nous devons maintenant intensifier la surveillance de tous les malades et le suivi de tous les contacts, vraiment pour vérifier qu’il n’y a pas de cas cachés et qu’il n’y aura pas de surprises. Donc, c’est ça qu’il faut améliorer.

Je crois que nous avons des équipes épidémiologies, il y a des gens qui suivent les malades. Les travailleurs de l’OMS travaillent avec leurs collègues localement recrutés et le réseau de personnel envoyé par l’Union africaine. Mais nous devons nous assurer que nous avons assez d’épidémiologistes, des gens pour faire le suivi de contact, et puis des « scientifiques sociaux » qui peuvent entamer un dialogue effectif avec les communautaires pour qu’eux aussi, ils travaillent avec nous, pour s’assurer aussi que nous avons tous les cas et tous les contacts.

 

 

Car il n’y a pas que les structures sanitaires à améliorer, mais aussi retrouver un nombre de personnels ; chercheurs, mais aussi médecins, infirmiers, pour arriver à contrecarrer cette épidémie...

Oui, absolument, dans le court terme, je crois que ça concerne la mobilisation comme ça a été déjà fait, de travailler dans la santé dans les pays et aussi la formation et aussi d’amener des experts qui viennent d’autres pays. Et puis après – parce que ces pays ont malheureusement perdu beaucoup d’infirmiers, beaucoup de médecins – il faut les aider aussi à améliorer leur situation de ressources humaines pour la santé, de façon générale. Ils avaient déjà des problèmes, mais je crois que la situation s’est dégradée à cause de cette épidémie.

Docteur Moeti, d’autres sujets de santé vous préoccupent ; la mortalité maternelle et infantile par exemple, le sida bien sûr, et la tuberculose. Les maladies négligées sont également à combattre ?

Absolument. Malheureusement, notre région a un lourd fardeau de maladies transmissibles et non transmissibles qui sont en train d’augmenter. Donc, je crois que nous avons travaillé dans le cadre des objectifs du millénaire où il y avait un certain niveau de progrès dans les pays africains. Il faut continuer notre appui à nos pays travaillant avec d’autres partenaires, pour qu’il y ait une accélération concernant par exemple la baisse de la mortalité infantile. Je crois que là il y avait vraiment beaucoup de progrès concernant aussi le programme comme la vaccination des enfants, etc.

Mais nous allons – et je vais – travailler avec mon collègue pour que nous arrivions à intersaisir notre appui. Parce que nous sommes arrivés finalement à l’année 2015, et là nous allons voir quels étaient les progrès, quelles sont les lacunes, et comment on doit travailler avec les pays pour continuer et accélérer, si possible, les progrès.

Oui, car il semble que sur le terrain, la baisse de certaines pathologies se vérifie – on le voit avec la maladie à virus Ebola – le nombre de cas baisse, mais la maladie ou l’épidémie perdure. Cela veut dire qu’en fait le continent africain a peut-être aujourd’hui besoin d’un fort soutien pour la pérennisation de ces luttes ?

C’est ça. Oui, c’est exactement ça. Et j’espère bien… Vous savez peut-être qu’il y avait une séance spéciale du Conseil exécutif de l’OMS le dimanche passé, qui a adopté une résolution concernant justement ça : comment améliorer le système d’aides préparées pour confronter ce genre de maladie dans tous nos pays. Cela veut dire que les pays eux-mêmes doivent investir un peu plus dans ce système de préparation. Mais nous espérons vraiment qu’il y aura aussi la solidarité internationale, de façon continue et pérennisée. Parce que ça ne se passe pas très vite pour que le système s’améliore. Mais j’espère bien que cette fois-ci, le Comité international va accompagner nos pays jusqu’à ce qu’ils arrivent à améliorer leur système.

 

rfi.fr

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