Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La Mauritanie joue avec le feu : Le port d’arme banalisé

altIl n’est jamais trop tard pour le dire. Posséder aujourd’hui une arme en Mauritanie est un acte banal et même banalisé. La prolifération des armes à feu est un danger rampant. Ces armes dont la provenance est douteuse, si elle n’est pas tout simplement l’objet  d’une faveur accordée par le(s) pouvoir(s) à titre personnel ou collectif. Mais pour en faire quoi ?

Les  usages ou les alibis- c’est selon- diffèrent : qui pour la protection de ses biens, qui pour la sauvegarde de son cheptel, beaucoup pour leur appartenance à un club de tir à la cible affilié à  bruyante association mauritanienne de tirs à la cible.

Créée  sous l’ère Taya, cette association qui regroupe une seule  communauté, continue à couler ses beaux jours sous le magistère de son tombeur. Placé dans un premier temps comme un sport, donc ouvert à tous, le tir à la cible relève aujourd’hui du ministère de la culture ! Comprendra qui pourra.

Sur la base d’un accord scellé entre l’Association et  l’Etat Major des Forces  Armées, cette dernière  livre les munitions (cartouches) aux différents clubs  et à des prix symboliques. Une clause de cet accord, jamais respectée, stipule que les douilles des cartouches utilisées durant les  séances  d’entrainement et/ou de compétitions doivent être remises  au «  fournisseur »  en prélude à toute nouvelle livraison.

Cette brèche  dans la poudrière alimente les réseaux de trafic des armes et  de munitions et leur écoulement sur le marché…. noir ! La puissante déflagration qui a réduit en cendres  un magasin souterrain pour l’armement à Néma à la veille de l’arrivée dans la région  d’une mission d’inspection a soulevé beaucoup d’interrogations pour ne pas dire de suspicions. La détonation et les déluges de feu ont aussi fortement endommagé tout le stock qui se trouve dans les environs immédiats, souligne un connaisseur du métier.

Le commandant de la première région  militaire, le colonel Sidna Ould Sidi Heyba  fut rappelé et remplacé par un autre chef.  Quant aux résultats de l’enquête,  ils demeurent un secret de Polichinelle. Les titulaires de permis de port d’arme d’un calibre donné et ceux qui en détiennent sans autorisations sont légion. Tous se livrent à la l’abattage et à la capture des animaux parfois protégés ou en voie d’extinction. Tant que  les animaux sont visés  et  pas  les hommes……

Moustapha O/ Bechir

Cp Hodhs

le calame

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Retour du réalisateur de «Timbuktu» à Nouakchott Auréolé de 7 Césars: Sissako endosse-t-il son démarquage politique ?

Retour du réalisateur de «Timbuktu» à Nouakchott Auréolé de 7 Césars: Sissako endosse-t-il son démarquage politique ?L’Authentique – Abderrahmane Sissako est revenu à Nouakchott le samedi 28 février 2015. Ses fans, parents et amis, lui avaient réservé un accueil chaleureux à l’aéroport.

Certains se demandent cependant l’avenir de ses relations avec Mohamed Ould Abdel Aziz, après quelques déclarations faites à la presse internationale et dans lesquelles, il se serait démarqué de son mentor.

La Maison des Cinéastes, sous la houlette d’Abderrahmane Ahmed Salem, a réservé à Abderrahmane Sissako, un accueil mémorable à l’aéroport international de Nouakchott, le samedi 28 février dernier. Le réalisateur du film «Timbuktu» qui vient de rafler 7 Césars de cinéma à Paris n’a pas su cacher son émotion face à la ruée de fans, d’amis et de parents qui ont tenu à lui réserver un accueil digne des champions.

L’instant d’un passage au Salon d’honneur, Sissako sentait les honneurs que lui faisait la République, submergé par une foule d’intellectuels, de journalistes et de proches qui cherchaient chacun à lui manifester son bonheur.

Passé l’instant d’euphorie, entrecoupée d’une mini victoire arrachée au Fespaco qui a décidé in fine de projeter son film, Sissako devra cependant faire face à la pluie de critiques qui n’ont cessé d’accompagner sa nomination aux Césars et à l’Oscar américain. Ses liens avec le pouvoir mauritanien, cloué au pilori dans le registre des droits de l’homme semblent en effet apporter un bain froid à tant de succès.

D’aucuns ont même reproché au réalisateur, qui remplit les fonctions de Conseiller culturel auprès du président Mohamed Ould Abdel Aziz, certaines déclarations où il aurait tenté de se démarquer de son mentor. C’est surtout, cette déclaration rapportée par le journal «Libération» qui semble faire le plus de mal.

Il aurait déclaré à ce propos, n’avoir aucune fibre partisane, soulignant «je ne suis militant d’aucun parti», allant jusqu’à préciser qu’il ne soutient personne, qu’il n’a jamais pris part à un meeting politique, toute chose qui ne pourrait lui être reproché. Mais le clou de cette déclaration est lorsqu’il soutint «je ne l’ai jamais remercié dans aucun discours» parlant de Ould Abdel Aziz. «Je ne fais que remplir un statut d’ambassadeur culturel » avouera-t-il. Il ose ainsi soutenir ne pas partager les orientations politiques pour lesquelles pourtant il travaille à son corps défendant.

En cherchant à se démarquer de Ould Abdel Aziz, d’aucuns trouvent que Sissako approuverait quelque part les critiques formulées en son encontre, et ne ferait rien pour le défendre comme il est attendu de tout employé vis-à-vis de son patron. Certains trouvent d’ailleurs machiavélique qu’un acteur de la vie culturelle puisse accepter les avantages matériels liés à une fonction tout en se démarquant du pouvoir dont il reste malgré tout un pilier.

Particulièrement pris à partie par le bloggeur de Mondafrique, Nicolas Beau, Sissako a été même qualifié d’être le «BHL des dunes», «l’ami des dictateurs et cinéaste à ses heures perdues». Nicolas Beau l’accuse même d’avoir «rallié le pouvoir pour bénéficier de la logistique militaire du pays et d’un confortable traitement». Plus grave, il est reproché à Sissako d’avoir renoncé à un film qu’il voulait faire sur l’esclavage, sous la pression de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui lui aurait suggéré de faire plutôt un film sur le terrorisme.

C.A

L authentique

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Lettre à Ahmed Daddah. Profession : opposant.

Lettre à Ahmed Daddah. Profession : opposant.Kafer Naum – Monsieur Ahmed Daddah,

Depuis le temps que vous êtes dans l’opposition, vous êtes-vous rendu compte que jamais l’opposition n’a accédé au pouvoir? Même pas une seule fois depuis l’accession de l’Etat mauritanien à l’indépendance. Vous êtes-vous rendu compte que le pouvoir appartient toujours à ceux qui le détiennent, de fait, depuis toujours et vous n’en êtes pas?

Monsieur Ahmed Daddah,

Réduisez-vous à l’évidence: votre opposition ne vous a jamais conduit, ni vous ni les autres opposants au pouvoir. Vous y conduira-t-elle? Dans la configuration actuelle du pouvoir vous êtes encore plus loin du pouvoir que vous ne l’étiez du temps de Maaouia Ould Sid’ahmed Taya. Aussi depuis tout ce temps, vous êtes toujours opposant. Jusqu’à quand?

Monsieur Ahmed Daddah,

Nous savons pourquoi vous êtes opposant mais vous êtes-vous posé la question: “pourquoi suis-je toujours dans l’opposition?”. A moins que vous n’ayez décidé d’inventer l’opposition professionnelle, vous devez savoir qu’une opposition ne peut être que conjoncturelle et que vous devez forcément en sortir et en sortir ceux qui depuis des décennies militent avec vous et qui croient en vous. Sinon laisser la place.

Monsieur Ahmed Daddah,

Une opposition ça a pour vocation d’exercer le pouvoir. Et que faites-vous pour cela? Des déclarations conjoncturelles, des affirmations spectaculaires (“la Mauritanie, n’a pas de Président, pillage organisé des ressources etc. etc.”) suivant en cela, les conjoncturelles envolées de l’autre opposant, Ould Boulkheir (“il faut renverser le régime…etc.”) pour aussitôt se rallier au dialogue octroyé. Mais cela mène-t-il à quoi? Et que rapporte-t-il?

Le ridicule ne tuant pas en politique, celui de l’opposition engraisse la “majorité” (si elle existe).

Monsieur Ahmed Daddah,

La raison pour laquelle vous êtes toujours dans l’opposition, c’est vous-même. C’est à cause de vous que l’opposition est ce qu’elle est aujourd’hui: un faire-valoir du pouvoir en place.

Avez-vous fait une analyse de votre propre comportement à l’égard de tous ceux qui par la force accaparèrent le pouvoir? Savez-vous que c’est durant ces dix dernières années que vous avez porté du tort, non seulement à l’avenir de votre parti le RFD pour l’exercice du pouvoir, mais aussi à la Mauritanie tout entière?

Saviez-vous qu’en tant que Président d’un parti politique dont toute l’action est régie par la loi, vous aviez entériné le coup de force contre le Premier magistrat de la République (en 2005 et en 2008)?

Saviez-vous qu’un potentiel candidat à la Présidence de la République ne peut pas entériner les coups de force contre les institutions de la République. Ce que vous avez fait.

Comment Pouviez-vous en tant qu’ancien candidat à la présidence de la République et challenger du Président élu que vous aviez félicité pour son élection, vous aviez quand même entériné son renversement ?

Comment un chef de l’opposition pouvait-il affirmer, en 2008, qu’il « comprend le geste » de militaires putschistes et accepter de dialoguer avec eux en faisant fi du respect des institutions et du président élu qui représentait la volonté du peuple.

Comment, à l’époque, en tant que Président de parti politique, pouviez-vous déclarer que les militaires soient habilités à « redresser les déviations de la Démocratie », en éludant totalement le rôle strict que la Constitution confère à l’armée nationale et non pas de porter atteintes aux institutions républicaines et à leurs représentants?

Comment après avoir rendu visite à l’actuel président vous l’aviez reconnu en tant que “Président de la République”, puis de déclarer récemment “la Mauritanie, n’a pas de Président”?

Ce comportement erratique ne vous a-t-il pas convaincu qu’il y a quelque chose à revoir dans votre stratégie de conquête du pouvoir? Votre expérience passée ne vous a-t-elle pas convaincu que ce n’est point payant de s’allier au premier qui accède au pouvoir mais plutôt de le combattre en s’armant d’une conviction de l’Etat de droit et non pas d’une compromission qui frise l’opportunisme.

Monsieur Ahmed Daddah,

Le paysage politique mauritanien, a plus que jamais besoin d’une opposition forte. Le RFD l’était à la veille du coup d’Etat de 2005. Le RFD avait tout pour contraindre et s’imposer sur la scène politique. Hélas ! Il n’en fut rien. Le “dialogue” que vous avez initié avec les putschistes de l’époque a tourné à leur avantage et au détriment de l’opposition alors que vous auriez dû faire front aux plans national et international.

Au plan national, descendre dans la rue, initier des protestations continues, des grèves, des sittings , des meetings, ameuter les populations sur le viol de la constitution et la prise en otage du Président de la République. Refuser catégoriquement de dialoguer avec les militaires, demander la libération immédiate et sans conditions du Président de la République et de son premier ministre. Rétablir la légalité au plus vite et rétablir les choses en l’état en retirant tous les communiqués militaires, en rétablissant les fonctionnaires limogés à leurs postes et de dissoudre immédiatement le haut conseil d’Etat.

Sur le plan international, ameuter la communauté internationale, alerter les organisations internationales, investir les médias internationaux de prises de positions fermes et des dénonciations des violations que le pays subi. Demander l’intervention immédiate de la communauté internationale pour obliger les militaires à quitter le pouvoir.

Mais vous n’en fîtes rien. Pourquoi? Et qu’avez-vous récolté? La défaite et la confiscation du pouvoir par ceux-là dont “vous compreniez le geste”. Quelles leçons en avez-vous tiré? En 2008, vous négociez les accords de Dakar alors que le président élu était en détention.

Monsieur Ahmed Daddah,

La politique est un engagement, non pas seulement pour accéder au pouvoir et mettre en application les idées pour lesquelles on se bat, mais aussi faire que l’acte même d’opposition soit un acte respectable et respecté. Faire que l’opposition soit une référence pour le peuple.

Or qu’arrive-t-il aujourd’hui? Une opposition défaite qui se débat dans ses contradictions et qui, à défaut, de rechercher à accéder à un semblant de pouvoir par la petite porte (“gouvernement d’union nationale”), n’a aucune stratégie, si ce n’est les déclarations tonitruantes et la compromission incessante (avec une “majorité” qui n’en a que le nom).

Monsieur Ahmed Daddah,

Je ne sais si vous ne voyez que votre parti, ou vos objectifs politiques, mais par cette forme “d’opposition”, vous portez gravement atteinte à l’avenir politique de la Mauritanie. En ce sens, que vous occupez un espace institutionnel appelé “opposition” et votre existence, elle-même, justifie le pouvoir.

En effet, le pouvoir en place ne justifie son essence démocratique que parce que vous existez! Vous êtes donc une opposition qui, malgré elle, est instrumentalisée pour justifier un Etat de droit. Or celui-ci n’existant pas, votre présence porte préjudice à la réalité politique en Mauritanie. Et par ce fait vous condamnez le peuple mauritanien à végéter dans le semblant d’un Etat de droit que le pouvoir justifie par l’existence d’une opposition qui n’arrive pas à jouer ce rôle.

Monsieur Ahmed Daddah,

Le RFD, à l’image des autres partis de l’opposition qui regroupent certainement des hommes et des femmes exceptionnels, se doit de revoir sa stratégie. Et cela est d’autant plus impératif que ce n’est pas du RFD qu’il s’agit, mais d’une structure partisane qui reflète, à côté des autres partis, l’image institutionnelle de “l’opposition”. Une institution sans laquelle il n y a pas de démocratie.

Et dont la présence, aux yeux du monde, est une preuve de cette démocratie. Aussi c’est une lourde responsabilité que de continuer à être l’image partisane d’une opposition qui n’existe pas. Il ne peut y avoir d’opposition sans partis, mais l’existence de partis ne constitue pas une opposition.

Or c’est ce dont souffre aujourd’hui la Mauritanie: une opposition qui justifie le pouvoir en place et qui n’est pas en mesure de jouer son rôle. Le RFD y est pour quelque chose en considération de la place qu’il occupe dans le paysage partisan.

Pour lever ce tort au peuple et à la nation, il convient de revoir la stratégie du RFD dans ses moyens, ses objectifs pour l’exercice du pouvoir. Mais cela ne peut se faire que si, en tant que Président du RFD, vous revoyez vous-même votre comportement à l’égard du pouvoir ainsi que les voies et moyens utilisés dans le passé pour y arriver. Et pour cela il y a une formule miracle qui vaudra particulièrement pour vous: tirer des leçons urgentes de votre comportement, à l’égard des détenteurs de fait du pouvoir, durant ces dix dernières années. Et en prendre le contrepied.

Pr ELY Mustapha

 

source: cridem

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Après l’impunité du crime, son apologie… Pour une Mauritanie rénovée !

Après l’impunité du crime, son apologie… Pour une Mauritanie rénovée !L’ancien candidat sénateur, nommé Sidi Ould Dahi, invité de l’émission «l’Invité et la question », tenait, sur la télévision privée « Al watanya », des propos d’apologie du crime politique et ce, en face du journaliste Abdoul Mejiid Ould Ibrahim.

I.                   De quoi s’agit-il ?

En réponse à une question de l’animateur du débat en Arabe,  le candidat malheureux, à l’investiture au Sénat, par le défunt Parti républicain démocratique et social (Prds), saisit le prétexte de son échec, pour louer l’opportunité de la répression, entre 1986 et 1991, contre les négro-africains de Mauritanie, sous la dictature de Maowiya  Ould Sid’Ahmed Taya. Il poursuit, dans la même veine, un propos d’une vive acrimonie, sur le retour des réfugiés, qu’il qualifie, entre autres épithètes, de « surpeuplement d’étrangers dangereux pour le pays ».

Sidi Ould Dahi, tour à tour poète par procuration, notable tribal, homme d’affaires et politicien occasionnel, est un cousin de l’actuel chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz qu’il critique sans ménagement, en dépit de leurs liens étroits ; c’est en vertu de cette connivence – attestée malgré la brouille – qu’il se permet, aujourd’hui, de tenir avec ostentation et sans la crainte d’aucune conséquence, un discours de falsification de l’histoire, aux fins de glorifier l’assassinat de masse, pourtant aggravé de ses motifs racistes. Le parcours antérieur de Ould Dahi révèle des postures déjà annonciatrices de son dérapage; l’on se souviendra de son allégeance au parti marocain de l’Istighlal, alors hostile à l’indépendance de la Mauritanie ; de là, découle, une phase de complicité personnelle avec des éléments du Jeich El Tahrir (l’armée de libération), milice vouée au sabotage de la souveraineté du jeune Etat afin d’en précipiter la dilution dans le royaume du Maroc. Sidi Ould Dahi ne fait mystère de ses certitudes les plus outrancières, un peu à l’exemple, naturellement impuni, de Ahmed Ould El Wafi, lequel, au début des années 2000, qualifiait nos concitoyens non arabophones, de descendants de tirailleurs sénégalais. Oui, ce ne serait qu’un mot de trop, si les mots n’avaient autant tué, déporté, attristé.

II.                L’environnement

A 15 années d’intervalle, l’identique mépris envers une composante de la communauté nationale, s’enrichit et s’aiguise, comme si le passé douloureux et si proche, ne comportait aucune leçon. En contrepoint, la moindre velléité de protestation ou de remise en cause des inégalités, des privilèges, des indulgences héritées, passe pour « extrémisme », « atteinte à l’unité nationale », « incitation au désordre », sans omettre l’éternel « complot judéo-chrétien ».

Le contexte local où interviennent les allégations de Ould Dahi se caractérise par le cumul des luttes d’émancipation et d’un regain de citoyenneté, suivis, de leur répression, parfois au seul stade de l’idée: esclavage, passif humanitaire, hégémonie foncière, condition des femmes, liberté de conscience, la contre-culture de l’engagement au nom de la dignité de la personne ne cesse de marquer les esprits, à défaut de réaliser des résultats à la mesure du sacrifice; certaines figures de proue croupissent en prison, à cause d’actes ou de propos infiniment moins attentatoires à l’humanité ; il convient de rappeler, ici, l’incertitude sur le sort des détenus Djiby Sow, Président de Kawtal Yellitaare, de Biram Dah Abeid récipiendaire  du Prix des droits de l’homme des Nations Unies en 2013 ( et ses codétenus  militants d’IRA-Mauritanie ) de Mohamed Ould Cheikh Mkhaitir, jeune blogueur, condamné à mort au motif d’un écrit « hérétique » sur Facebook.

III.             Quel enjeu ?

En face, le bloc conservateur, d’obédience nationaliste arabe ou islamiste, s’emploient à figer l’opinion, dans la posture mécanique de rejet de la nouveauté, du mouvement, de l’évolution des rapports de force au sein de la société. Au prétexte de « menaces » sur la religion, l’identité nationale ou la paix, le front réactionnaire agit, au grand jour, avec l’appui de segments de l’Etat, des services de sécurité et d’un capital privé dont la cohésion ethno-clanique trahit l’intérêt, vital, à contrarier, voire retarder le moment de la rupture, au risque de la rendre encore coûteuse.

Les bavures, la coercition ciblée, les écarts de langage susceptibles de susciter le désarroi et la sédition, constituent autant de séquences d’une programmation de moins en moins confidentielle ; conçu, entrepris par touches graduelles, entretenu dans les esprits, un plan de discorde se profile.  La confiscation studieuse de certains droits, l’occultation de vérités et la provocation sur le terrain d’une sensibilité socio-ethnique divisent les populations, émiettent les bases du vivre-ensemble et conduisent, in fine, à  l’affrontement de tous contre tous. Les évènements se suivent comme si la Mauritanie devait se faire saigner encore, puis disparaître, plutôt que de devenir égalitaire et démocratique ! Ainsi, des brumes apparentes de l’improvisation et de la spontanéité, apparaissent, sous le vocabulaire de Ould Dahi, les contours d’un sabotage du devenir commun ; le dessein vise à casser, quel qu’en soit la rançon, la dynamique des droits pour tous ; il habitue, « l’opinion utile », la masse censitaire, à devoir s’acclimater au pire, abdiquer des vigilances, avant de devoir se séparer, dans la douleur, de ses portions avariées. Un énième coup d’Etat murît, contre la majorité jusqu’ici muette ; justement, parce qu’il prétend apporter une solution décisive à une contradiction de masse, il intègre, à sa propre fin, la fatalité – non, plutôt la nécessité – de l’arbitraire, de l’exclusion et de l’effusion de sang.

IV.             Comment y réagir ?

Ø Quelques niveaux de responsabilité se dégagent, ici :

1.      L’autorité judiciaire, agissant au nom de l’intérêt général –du peu qu’il en subsiste -, est désormais tenue d’ouvrir une enquête avant de diligenter les poursuites pertinentes, contre Sidi Ould Dahi, pour son rôle dans l’incitation à la haine raciale et l’apologie du meurtre.

2.      La société civile et les partis politiques se trouvent en demeure de prendre les dispositions que requiert la prévention de l’hypothèse précitée ; en effet,  les éléments de délibération et de début d’exécution semblent à présent corrélés et s’accélèrent, depuis 2012. A un stade minimal d’éthique et de prudence, il leur appartient d’exprimer, sans ambiguïté, réprobation et indignation, afin de neutraliser le projet de discorde communautaire, du moins en différer l’échéance.

3.      Aux mauritaniens, soucieux de la paix dans la justice, victimes de l’ordre établi, activistes volontaires de l’égalité citoyenne, du respect de la vie et rempart devant l’impunité, revient le devoir d’inventer de nouvelles formes de lutte, dans le soin simultané des formes de mobilisation, d’intensité et d’audace à l’énoncé de l’alternative.

4.      A titre illustratif, d’essai et de témoignage, la présente communication, est ouverte aux signatures de personnes physiques, sur le lien :https://www.change.org/p/a-l-ensemble-des-personnes-%C3%A9prises-de-justice-et-luttant-pour-l-avenement-d-une-mauritanie-nouvelle-au-peuple-mauritanien-au-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-islamique-de-mauritanie-a-l-ensemble-des-%C3%A9-ouverture-d-une-enqu%C3%AAte-avant-de-diligenter-les-poursui

5.      Ressortissants de la Mauritanie ou d’ailleurs, les habitants de la capitale Nouakchott, sont appelés, à un rassemblement pacifique et muet, sous les divers signes du deuil, le Jeudi 05 mars 2015, devant le Ministère de la Justice. Parce que Ould Taya échappe à la justice des hommes par grâce de ses successeurs, Sidi Ould Dahi s’est chargé de donner le signal de la récidive. Pour empêcher la répétition d’une telle histoire, nous devons manifester, nombreux.

Nouakchott le 27 Février 2015

Les organisations signataires

Afrique Renaissance

Association des Femmes Chef de Famille (AFCF)

Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH)

Club UNESCO Dialogue des Cultures

Conscience et Résistance (CR)

Coordination des Victimes de la Répression (COVIRE)

Collectif des Rescapés Militaires(COREMI)

Collectif des Veuves

Collectif des Rescapés Anciens Détenus Politiques Civils Torturés (CRADPOCIT)

Collectif des Anciens Fonctionnaires de la Police Victimes des évènements

Collectif des Orphelins des Victimes Civiles  et Militaires (COVICIM)

Collectif Mooyto Koota

Groupe Droit de l’Homme Espace Culturel Diadié Camara

Initiative pour la Promotion de l’Education Citoyenne et du Dialogue (IPCD)

Initiative pour la Resurgence Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie)

Kawtal Yellitaare

Mouvement Autonome pour le Progrès en Mauritanie (MAPROM)

Regroupement des Vicitmes des Evènements 89/91 (REVE/FONADH)

Touche Pas Ma Nationalité (TPMN)

 

Le calame

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Boris Nemtsov, farouche opposant russe et pourfendeur de Vladimir Poutine

Le testament politique de Nemtsov, à l'antenne trois heures avant sa mortPilier de l’opposition réformatrice et farouche opposant du régime et de Vladimir Poutine, Boris Nemtsov a été abattu de quatre balles dans le dos alors qu’il se trouvait en plein centre de Moscou dans la nuit de vendredi à samedi.

Moins de trois heures avant sa mort, il appelait à manifester contre Vladimir Poutine. Boris Nemtsov, l’ancien vice-Premier ministre russe tué à Moscou dans la nuit de vendredi à samedi, incarnait la génération des jeunes réformateurs des années 1990. 

Abattu par balles à 55 ans, juste à côté du Kremlin, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février, Boris Nemtsov avait notamment été l’un des chefs de file de la vague de contestation sans précédent qui avait marqué en 2011-2012 la campagne électorale de Vladimir Poutine, alors candidat pour un troisième mandat présidentiel.

Plusieurs fois interpellé par les forces de l’ordre lors de manifestations, il avait aussi subi des perquisitions et des mises sur écoute, sans jamais cesser de dénoncer la corruption de ce qu’il appelait le “système oligarchique” du Kremlin.

“Ma mère a très peur que Poutine me tue, pour l’ensemble de mes déclarations dans la vraie vie et sur les réseaux sociaux. Et ce n’est pas une blague, c’est une personne intelligente”, expliquait l’opposant dans une récente interview évoquée par le “New York Times“.

Un cadre de l’ex-URSS, propulsé par Boris Eltsine

Boris Nemtsov, physicien de formation, avait commencé sa carrière peu avant l’effondrement de l’URSS, élu en 1990 au Soviet suprême, le Parlement soviétique.

Après avoir été gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, à 400 km à l’est de Moscou, il avait entamé une ascension fulgurante sous la présidence de Boris Eltsine, sous lequel il avait incarné la génération des jeunes ministres réformateurs de la Russie post-URSS.

De mars 1997 à août 1998, il avait obtenu le poste de vice-Premier ministre chargé du secteur énergétique et des monopoles, secteur très convoité. Ce qui, par la suite, lui a valu d’être régulièrement dénoncé par le Kremlin comme un homme politique lié aux oligarques ayant profité de la vague de privatisations des années 1990.

Nemtsov bascule dans l’opposition à la fin des années 90                 

Boris Eltsine, dont il était très proche, avait envisagé un temps d’en faire son dauphin, avant de lui préférer le chef du FSB (ex-KGB) Vladimir Poutine.

Limogé en août 1998, Boris Nemtsov bascule dans l’opposition lorsque son rival devient président. Aux législatives de 1999, l’opposant est élu à la Douma (chambre basse du Parlement) et rejoint le parti libéral SPS, dont il dirige une fraction qui se distingue par ses critiques virulentes envers Vladimir Poutine.

Son opposition au pouvoir se fait de plus en plus tranchante après les élections législatives de 2007, qu’il dénonce comme “les plus malhonnêtes de l’histoire de la Russie”.

Un an plus tard, en 2008, après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle comme candidat unique d’une opposition affaiblie par sa disparité, il décide de créer le mouvement Solidarnost, sous l’égide de l’opposant et ex-champion d’échecs Gary Kasparov.

Mais c’est surtout aux côtés d’Alexeï Navalny, un autre opposant des plus déterminés à Vladimir Poutine, que Boris Nemtsov s’affichera comme figure de proue des manifestations qui ont secoué Moscou pendant l’hiver 2011-2012.

>> À lire sur France 24 : “Les principales figures de l’opposition russe”

Après la réélection de Vladimir Poutine au Kremlin en mai 2012, il a continué à dénoncer les dépenses jugées excessives du président et la corruption, notamment lors des Jeux olympiques d’Hiver à Sotchi (sud).

L’influence de ce vétéran de l’opposition, très présent sur les réseaux sociaux, semblait cependant diminuer au profit d’une nouvelle génération d’opposants incarnée par Alexeï Navalny, de 17 ans son benjamin.

C’est d’ailleurs avec lui qu’il avait appelé à la tenue dimanche d’un vaste rassemblement de l’opposition pour dénoncer la mauvaise gestion par le Kremlin de la grave crise économique que traverse la Russie en raison des sanctions occidentales et de la chute des prix du pétrole.

Avec AFP
 

 

france24.fr

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