Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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B’il a dit : Président à vie…

 B’il a dit : Président à  vie… Lors de sa dernière rencontre avec ses parlementaires, le président de la République s’est prononcé à deux reprises sur l’amendement constitutionnel. L’agence mauritanienne d’information n’a pas occulté ces passages relatifs à la Constitution. Elle mentionne : “Le Président de la République a indiqué que la constitution ne peut être modifiée que par referendum, ajoutant qu‘il y a des partis de l‘opposition qui ont demandé la révision de la constitution.”

Et d’ajouter, cette officine officielle de l’information, dans ce qu’elle ajoute et ce qu’elle sait toujours ajouter, depuis des temps immémoriaux que “Il a rappelé, à ce sujet, qu‘il n‘a pas demandé cette révision et n‘a pas le désir de l‘entreprendre. Il a ajouté qu‘en tant que garant de la constitution, il promet de ne modifier ce document que pour l‘intérêt suprême de la Nation.’’

On retient, dans ce qu’on retient, deux énoncés, rendus d’évidence, sur la langue présidentielle : “ la Constitution ne peut-être modifiée que par référendum.’’ Et  “sa promesse de ne pas modifier ce document – qu’est la constitution, ndlr- que pour l’intérêt suprême.’’ Et au passage, le président rappelle que l’amendement de la Constitution est une requête de certains partis de l’opposition.

C’est la plus belle, celle-là. Puisque, le président sait plus que quiconque, – ironie du sort – au sein même de cette opposition sur laquelle il aime s’appuyer pour évoquer l’amendement de la Constitution qui est à l’origine de cet intérêt pour ce document des Lois de la République.

La question n’émane pas, en tout cas, du forum national pour la démocratie et l’unité. Une autre opposition a bien déjà vécu son dialogue assorti d’élections et bien d’autres choses. Et cette rencontre avait comme ordre apparent du jour la question du dialogue. L’amendement de la constitution était l’ordre du jour latent. Cet ordre du jour sur lequel devra zoomer et l’agence officielle d’information relayée par ses filles de langue de bois et la radio et la télévision nationales.

Cette fameuse rencontre avec les parlementaires a permis, au moins au président, de mettre sur la table la question constitutionnelle. Et, il a avancé deux axes possibles pour un amendement de la Constitution. La voie référendaire et l’intérêt suprême de la Nation.

Le premier axe se rapporte à l’aspect technique et au moyen possible pour un amendement. Le second axe renvoie au mobile, le motif pouvant conduire à un amendement. Voyons alors. Posons les bonnes questions, ou mauvaises. Qui décide du référendum ? C’est l’intérêt suprême de la Nation ! Génial ! Et qui décide de l’intérêt suprême de la Nation ? Voyons, c’est le président de la République, le garant des institutions.

Il a, depuis son accession au pouvoir, à l’entendre discourir, œuvrer pour l’intérêt suprême de la Nation. Il n’allait pas surseoir, ni renoncer, à cet intérêt parce qu’il risque de conduire le pays à un statu quo permanent. A quelque chose qui s’apparenterait à une présidence à vie.
B‘…

Président avide…

Les choses commencent à s’éclaircir quelque peu. S’éclaircir, sans pour autant, apporter une lumière salvatrice. Dans les ténèbres les plus épaisses et cruelles, la netteté se prononce. Ce n’est pas antinomique. On a longtemps devisé sur cet intérêt subit chez le président pour un dialogue presque sans raison évidence, ni objective. Lui-même, il l’a dit.

Le pays se porte à merveilles. Juste une affaire de stratégie, stratégique pour le redire. Le président s’envisage déjà dans l’après son ultime mandat. La question le hante, l’habite et l’obsède. Il se démange. Se démange à savoir. A jauger l’opinion. A rester, tout simplement. A demeurer, là.

Accrocher coûte que coûte. Et ce n’est pas un document fait par des hommes qui l’en dissuaderait. Il ne se voit pas en dehors de son Palais de président. Il en a, on peut le dire, le palais fin. C’est une affaire de goût et d’insatiabilité face à laquelle toutes les Lois terrestres s’anéantissent et meurent de leur tragique mort de lois humaines et bassement terriennes.

Pour lui, l’affaire n’est pas si compliquée que cela. Les choses lui ont réussi, jusqu’ici. Il y a qui en face ? Les choses lui ont réussi avec la même classe politique. Il n’y en pas d’autres ! Avec la même armée. On n’en pas une autre ! Il n’y pas de raison pour un départ Constitutionnel. Et une Constitution, si elle n’envisage que le départ pour un président dont le mandat arrive à échéance, n’en est vraiment pas une. Elle serait même injuste, dans son entendement et dans son instant et son instinct présidentiel du moment.

C’est dire, que dans sa tête, le premier magistrat du pays, se projette déjà dans ce futur insupportable et presque surréaliste. Qu’il doit préparer, maintenant. Qui ose ou peut l’en empêcher. De l’autre côté, il y aurait, peut-être, un homme, deux ou trois, pas beaucoup en tout cas. Avec le temps, en 2019, ils seront frappés par l’impossibilité d’un âge. Les autres sevrés pendant deux mandats seraient bien devenus plus sages et plus conciliants. Les prébendes refusées régleraient bien le reste.

Le président pourrait bien, lui qui, jusqu’à présent, n’entrevoit, officiellement, il l’a dit et redit, la couleur d’aucune crise qui couve, songer à tous les scénarii possibles pour l’après 2019. Il n’a, en tout cas, pas fait d’efforts pour un départ apaisé. On lui attribue, en dépit de ses envolées de lutte contre la gabegie, une richesse devenue, jour après jour, depuis son avènement, croissante. On le verrait mal partir sans fracas.

Bien de zones d’ombres se dévoileront, après un départ constitutionnel. Donc, l’homme, dans sa logique de calculateur, a tout intérêt à s’accrocher encore quelque temps. Tenter, essayer. Ça vaut peut-être la peine. Une présidence à vie, pour un président avide, ça colle bien. Le pouvoir c’est en quelque sorte, pour le maréchalissime de Rachid Mimouni, une peine…à vivre. Bonne vie. Et bonne peine.

B’…

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Le Tchad affirme avoir localisé le chef de Boko Haram Abubakar Shekau

Le Tchad affirme avoir localisé le chef de Boko Haram Abubakar ShekauLors d’une conférence de presse mercredi, Idriss Déby Itno a promis “d”anéantir” le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram et d’éliminer son chef, Abubakar Shekau. Le président tchadien affirme savoir où se trouve ce dernier.

Le président tchadien Idriss Déby Itno a directement menacé Boko Haram lors d’une conférence de presse conjointe, mercredi 4 mars, avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en visite à N’Djamena. Le chef d’État a affirmé savoir où se trouvait Abubakar Shekau, le chef de ce groupe islamiste armé nigérian.

“Abubakar Shekau doit se rendre. Nous savons où il est. S’il ne se livre pas, il subira le même sort que ses compatriotes”, a-t-il ainsi déclaré.

“Nous allons gagner la guerre et nous allons anéantir Boko Haram contrairement à ce que pensent certains médias. Les forces tchadiennes et nigériennes vont continuer leur mission pour mettre fin définitivement à cette nébuleuse”, a ajouté le président du Tchad. “L’heure a sonné pour tout musulman du Tchad, du Niger ou d’ailleurs de se réveiller et de faire face à ce qu’on appelle le terrorisme islamique. Il faut faire face à ces criminels qui détruisent notre belle religion.”

Les raids sanglants se poursuivent

Selon Idriss Déby, le chef du groupe islamiste, “a fui Dikwa (Nigeria) lors des derniers combats” entre l’armée tchadienne et les insurgés. Les soldats tchadiens avaient chassé mi-février Boko Haram de cette localité, sur la route entre Gamboru, à la frontière avec le Cameroun, et la ville stratégique de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno dans le nord-est du Nigeria, située à 90 km.

Deux soldats tchadiens et 117 islamistes avaient perdu la vie au cours de violents combats, selon l’état-major tchadien, dont l’armée jusque-là déployée au Cameroun avait pénétré pour la première fois en profondeur en territoire nigérian.

Les autorités tchadiennes ont envoyé mi-janvier plusieurs contingents autour du lac Tchad pour lutter contre Boko Haram, une partie étant déployée à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, aux côtés des troupes camerounaises, l’autre à la frontière entre le Niger et le Nigeria, avec les troupes nigériennes. Malgré ce déploiement de forces, le groupe islamiste mène toujours des raids sanglants dans cette région de l’Afrique. Deux militaires nigériens ont ainsi été tués mercredi après l’explosion d’une bombe artisanale, dans le sud-est du Niger.

Avec AFP et Reuters

 

France24.fr

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Accord de paix d’Alger : le satisfecit de l’Etat malien, la mine grincheuse du Mnla et alliés !

Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger.

Ouf de soulagement du côté de Koulouba. Dimanche dernier, alors que la délégation malienne et la plate-forme des mouvements pro-Mali ont accepté de parapher le document de paix préparé par la médiation, les mouvements de la coordination de l’Azawad (Mnla, Hcua et Maa séparatiste), arguant qu’ils ne sont pas satisfaits et sollicitant un délai pour consulter leur base (les populations de Kidal), ont refusé de parapher ledit document. Une décision qui leur complique davantage la situation.

En effet, c’est au cours d’une cérémonie de clôture des discussions du projet d’accord qui était prévue dimanche dernier à Alger, en présence de toutes les parties et des partenaires internationaux qui soutiennent ce processus depuis des mois, que ce document très important devait être paraphé. Longtemps attendu, un nouvel accord de paix au Mali devait être trouvé ce dimanche, 1er mars 2015. Celui-ci devait intervenir après l’accord de cessation de toute violence du 19 février 2015 et la dernière sortie des groupes armés qui a créé le doute chez plus d’un au Mali.

Mais, l’équipe de médiation, après avoir terminé la rédaction de ce document de paix, l’avait remis, mercredi dernier, aux parties prenantes. Cet accord de paix joue à l’équilibriste. De toutes les façons, la vigilance devait et doit être de mise, surtout avec la tension qui est montée d’un cran à Kidal avec la protestation des populations demandant à leurs représentants de «l’Azawad» à Alger de ne pas parapher le document.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) se retrouvait donc coincée entre la médiation et sa base sur le terrain. En effet, certains délégués étaient convaincus qu’«un mauvais accord valait mieux que d’accord du tout» et se disaient prêts à le parapher, même sans conviction. Or, sur le terrain, à Kidal, à Ber ou à Ménaka, la base (la population) pense tout le contraire et soutient qu’il n’est pas question de reconnaître un texte qui, selon elle, a oublié l’essentiel des revendications des populations de l’Azawad : l’autonomie ou le fédéralisme.

Les incongruités du Mnla

Comme à l’accoutumée, le Mnla et ses acolytes procèdent à des chantages, à des manigances et à une fuite en avant. Et dans leurs velléités indépendantistes, abandonnés par la France dont on disait qu’elle est leur parrain N°1 avec la bénédiction du président déchu du Burkina Faso, Blaise Compaoré, ces bandits armés ne font qu’utiliser les pauvres populations de Kidal comme «des boucliers humains». Tel est le cas avec les dernières manifestations qui ont eu lieu samedi après-midi dans le Nord du Mali, notamment à Kidal. Le texte proposé par la médiation, nous apprend-on, aurait été brûlé à côté de l’arbre dit «de la Liberté», une place située près de l’aéroport de Kidal.

On se souvient encore du caillassage de la délégation de trois ministres de la République, de l’empêchement de l’ex-Premier ministre Oumar Tatam Ly de se rendre à Kidal, de la tentative d’interdiction du Premier ministre Moussa Mara de se rendre dans cette région qu’ils considèrent toujours comme leur «république dite de l’Azawad», avec son corollaire de mort d’hommes ; la contre-marche organisée après les événements de Gao et leur deal avec la Minusma de créer une zone-tampon… Aujourd’hui, les voilà encore pousser les populations dans la rue, refusant de signer l’accord de paix proposé par la médiation.

En tout cas, le vin est tiré et ces bandits armés doivent le boire jusqu’à la lie. S’ils pensent qu’il ne s’agit pas pour eux de remettre en cause l’unicité et l’indivisibilité du Mali, du Grand Mali (Maliba), pourquoi tiennent-ils alors mordicus au mot «Azawad» qui, selon le document, loin de concerner une entité politique, n’est qu’une expression portant sur «une entité socio-culturelle». La donne a changé et il est temps d’arrêter de jouer d’une comédie si bien comprise par la Communauté internationale !

Bruno E. LOMA

http://www.maliweb.net

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Réfugiés au mali dans la région de kayes depuis plus de 25 ans : Plus de 7 800 mauritaniens recevront des jugements supplétifs et des actes de naissance du Mali ce jeudi

Image result for camps de réfugiés de daganaLe 25 février dernier une déclaration sur la prévention, la réduction et l’élimination de l’apatride en Afrique de l’Ouest a été adoptée, lors d’une conférence ministérielle UNHCR-CEDEAO en Côte d’ivoire. Lors de cette conférence, le Mali a annoncé son intention de naturaliser des réfugiés mauritaniens présents sur son sol et de ratifier la Convention relative au statut des apatrides de 1954 et celle sur la réduction des cas d’apatride de 1961.

Pour faire honneur à cette Convention et en exécution de son engagement, le gouvernement du Mali, à la demande du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR)  a décidé d’octroyer des documents maliens à ces réfugiés mauritaniens.

L’evènement aura lieu ce jeudi 5 mars prochain à Kayes. Ce processus de remise de jugements supplétifs marque le début de la réalisation d’un projet qui permettra de régulariser 7.807 réfugiés mauritaniens nés sur le sol malien. Cependant, il est à noter que 12.898 Mauritaniens sont réfugiés au Mali, vivant parmi les populations hôtes sur 51 sites situés dans la région de Kayes.

L’UNHCR a lancé, en novembre 2014, une campagne de réduction de l’apatride dans les 10 prochaines années.  Pour cet evènement inédit, une délégation composée de représentants du gouvernement du Mali et d’agences des Nations-Unies participera à l’évènement, notamment les ministres de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga, de la Sécurité et la protection civile, le Général Sada Samaké, de la Justice et des droits de l’homme et Garde des Sceaux, Mahamadou Diarra, ainsi que le Représentant de l’UNHCR, M. Ousséni Compaoré.       Pour le petit rappel historique, c’est lors des incidents intercommunautaires qui eurent lieu en Mauritanie et craignant un génocide interethnique que les parents de ces réfugiés mauritaniens se sont exilés sur le sol malien en 1989.

Ceux qui sont nés au Mali, dont la plupart y résident depuis 26 ans, reçoivent pour la première fois des jugements supplétifs d’actes de naissance afin d’éviter qu’ils ne deviennent des apatrides.   Ils pourront ainsi jouir de nombreux droits en terre malienne.

Le HCR a  vivement remercié les autorités maliennes pour la promtitude avec laquelle il a accepté d’octroyer les documents à ses rapatriés dont le retour au bercail n’est pas aujourd’hui  un souci pour les autorités mauritaniennes.

Mohamed HAIDARA.

http://www.maliweb.net/societe/

 

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Obama-Netanyahu: chronique d’un désamour qui dure

mediaBenyamin Netanyahu prendra la parole ce mardi devant les deux chambres du Congrès américain réunies pour l’occasion. Le Premier ministre israélien se dit prêt à « tout » pour empêcher la conclusion d‘un accord sur le nucléaire iranien. Ce dernier a été invité à Washington par le président républicain de la Chambre des représentants. De quoi irriter Barack Obama qui souhaite obtenir un accord historique avec l’Iran. Mais les deux hommes entretiennent une relation difficile depuis leur arrivée au pouvoir.

Barack Obama et Benyamin Netanyahu sont tous deux arrivés au pouvoir en 2009 et entre eux le courant n’est jamais passé. Dans son discours du Caire cette année là, le président américain proclame avec force que la colonisation israélienne des territoires palestiniens doit cesser. Mais après avoir accepté un gel de dix mois, le gouvernement Netanyahu refuse de le prolonger et multiplie les annonces de nouveaux logement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Les Etats-Unis veulent faire des frontières de 1967 la base d’un accord de paix au Proche-Orient ? Reçu à la Maison Blanche en 2011 Benyamin Netanyahu tient tête à Barack Obama, puis reçoit au Congrès l’ovation des parlementaires américains.

Les salves d’applaudissements, le Premier ministre israélien sait qu’il les entendra de nouveau ce mardi à Washington lorsqu’il tentera de torpiller l’accord sur le nucléaire iranien actuellement en cours de négociation.

En 2012, Benyamin Netanyahu avait parié sur une défaite de Barack Obama à la présidentielle américaine. Cette fois, c’est le Premier ministre israélien qui est en campagne et s’il reste au pouvoir après les législatives de mars, les deux hommes devront encore se supporter durant deux longues années.

C’est une crise sans précédent parce qu’au fond le Premier ministre israélien est ici à Washington pour dire au Congrès de faire obstacle à l’accord que le président des Etats-Unis et son secrétaire d’Etat sont en train de conclure.

Simon SerfatyPolitologue américain

 

RFI

C’est une crise sans précédent parce qu’au fond le Premier ministre israélien est ici à Washington pour dire au Congrès de faire obstacle à l’accord que le président des Etats-Unis et son secrétaire d’Etat sont en train de conclure.

Simon SerfatyPolitologue américain

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