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Le dialogue politique mort et enterré : A qui profite le crime ?
Le dialogue politique en gestation depuis quelques mois est entré comme dans une impasse. Certains observateurs sceptiques n’hésitent plus à parler de « mort prématurée » d’un processus qui paraissait pourtant sur le point d’aboutir. Pour cause, les principaux protagonistes viennent d’en fermer, suite à un différend sur le niveau de représentativité de la délégation du FNDU, quasiment les portes. Les préliminaires sont donc enterrés, puisque reportés sine die, à l’initiative unilatérale du négociateur du gouvernement. On dirait qu’aucune partie n’est pressée d’aller au dialogue. Qui a intérêt à aller vers des retrouvailles entre le pouvoir et son opposition qualifiée de « radicale » ? On cherche.
Profondes divergences
Après une période de longue attente, l’opposition réputée radicale, rassemblée au sein d’un Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) avait fini par produire un document consensuel, en réponse à la proposition de dialogue lancée par le pouvoir. Un retard essentiellement expliqué par le souci du Forum d’éviter tout clash entre ses différents pôles constitutifs. Pari gagné. Mais ce retard à l’allumage était également lié à la forte méfiance de l’opposition vis-à-vis du pouvoir. Le FNDU doute de la sincérité de l’offre de dialogue de ce dernier, il est même allé jusqu’à « subordonner » quasiment son acceptation, au règlement de la grève qui a profondément secoué la SNIM. Un obstacle levé, depuis la signature, il y a quelques jours, d’un protocole d’accord entre la société minière et les délégués des grévistes.
Mais un autre handicap a été soulevé, avec le rejet, par le gouvernement, de la composition de la délégation du forum, estimant que les questions politiques, objet du dialogue, doivent être négociées avec les seuls partis politiques du forum et non avec les autres pôles du forum. Pourtant et à en croire le FNDU, l’objet de la première rencontre était principalement de remettre son document-réponse au pouvoir…
On dirait, aujourd’hui, que le dialogue n’intéresse, en fait, aucune des parties. Alors que tous le devraient, pour sortir, comme ils prétendent tous le vouloir, le pays de l’impasse, trouver des solutions, consensuelles, aux problèmes qui l’accablent depuis 2008. Les acteurs politiques, comme le dit un confrère, ne s’intéressent pas à l’ancrage de la démocratie dans le pays, leur seul souci est de se livrer des querelles de chapelles, d’ôte-toi de là que je m’y mette. Sinon, ajoute-t-il, l’opposition devrait plutôt se focaliser sur l’échéance de 2019, s’atteler à favoriser l’éclosion des conditions propices à une alternance pacifique, au lieu de se lancer dans un processus de dialogue voué d’avance à l’échec, parce que le pouvoir n’est pas disposé à céder quoique ce soit d’un pouce, sans y être contraint, sans un rapport de force à l’avantage de l’opposition.
Profondes divergences
Le pouvoir et l’opposition qui se tirent dessus depuis 2008 ont des agendas trop différents, des calculs trop opposés, pour nouer un dialogue sérieux. Si le pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz a exprimé sa volonté ou son désir d’aller au dialogue avec l’opposition, ce n’est très certainement pas pour la beauté des yeux de celle-ci. Selon notre loi fondamentale, l’actuel président de la République coule, comme tout le monde le sait, son dernier mandat à la tête du pays. Sa proposition visait-elle à obtenir – pour, au final, se représenter en 2019 – une modification de la Constitution qu’il a lui-même contribué à verrouiller ? Pour ce faire, un consensus politique, arraché pas à pas, serait susceptible de lui ouvrir les portes d’un référendum… qu’il pourrait, cependant, se contenter d’acheter aux Mauritaniens, avec ses « visitations » à l’intérieur du pays, entamées au mois de Mars.
Pour l’opposition en quête d’un présidentiable pour 2019 et qui veut éviter de se faire rouler dans la farine, toute modification de la loi fondamentale est écartée. Même celle qui devrait permettre, aux présidents Ahmed ould Daddah et Messaoud ould Boulkheïr de se présenter à la prochaine présidentielle. On dit le second intéressé, tandis que le premier n’y est pas favorable. Pour le professeur Lô Gourmo Abdoul et maître Ahmed Salem Bouhoubeyni, ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats, il est pratiquement impossible de modifier l’actuelle Constitution. Autre grosse pomme de discorde avec le pouvoir, donc. Si cette éventualité ou, disons, concession est écartée des sujets de discussion, que gagnerait l’actuel Président à un dialogue avec son opposition ? C’est la question fondamentale. Ne dit-on pas qu’en politique, il n’y a que des intérêts ?
L’opposition n’ira au dialogue qu’avec les garanties nécessaires de voir mis en œuvre l’accord qu’elle pourrait obtenir, afin aborder, dans la sérénité, la présidentielle de 2019. Sans ces garanties, pas de dialogue, donc, et l’on se préparera, tout de même mais moins sereinement sans doute, à la future confrontation électorale qui devrait voir, de toute façon, le départ de Mohamed ould Abdel Aziz, comme le stipule la Constitution en vigueur. Du moins, jusqu’à présent…
Aux frais de qui, en définitive ?
Seuls le peuple mauritanien et les partenaires au développement semblent donc intéressés par le dialogue. Le premier, soucieux de paix et de stabilité, parce que ce seraient les mauritaniens lambda qui souffriraient le martyr, si, d’aventure, les tensions trop longtemps accumulées éclataient. Ils ne souhaitent vivre ce que les Libyens, Egyptiens ou Centrafricains ont vécu ou continuent à vivre. Pour eux, le dialogue paraît le seul remède.
Un souci moins pressant, pour nos partenaires au développement qui restent très prudents, depuis Dakar, sur le dialogue en Mauritanie. Tout en réaffirmant l’importance de pacifier la scène politique, ils s’abstiennent d’exercer des pressions sur les camps en présence. Mais en distribuant des bons points au pouvoir, dans sa « guerre » contre le terrorisme… Au final et en dépit des intentions affichées, c’est donc la mauvaise volonté des uns et des autres à décrisper la tension politique qui prévaut. En somme, une stratégie de pourrissement… mais de quoi et au bénéfice de qui ? Une chose est, en tout cas, certaine : la pourriture est bel et bien le terrain de prédilection des plus pathogènes germes…
Dalay Lam
le calame
« Opération tempête décisive » au Yémen : 2000 Diambars au pas pour l’Arabie Saoudite
Bruit de bottes au Yémen. Le Témoin révèle que le président Macky Sall compte apporter son soutien à l’appel de détresse de l’Arabie Saoudite dans sa lutte contre les rebelles chiites « houties » au Yémen dans le cadre de « l’opération tempête décisive ». Selon le journal, entre 1500 et 2000 soldats sénégalais sont prêts à être envoyés. Et un groupement des bataillons des Paras, des Commandos et des Blindés à Thiès, est imminent.
Une décision qui fait suite à une promesse du chef de l’Etat en visite officielle en Arabie Saoudite quelques semaines plutôt. Mais, le Sénégal ne sera pas le seul pays d’Afrique subsaharienne à déployer des troupes à la frontière entre l’Arabie Saoudite et le Yémen. Le journal souligne que le ministre saoudien de la Défense en visite au Tchad la semaine dernière avait proposé à Idriss Déby d’envoyer également des soldats aux côtés des Egyptiens et autres soldats alliés.
Comme en 1990 lors de l’opération « Tempête du désert » déclenchée par les Américains pour chasser les troupes irakiennes de Saddam Hussein du Koweït, les diambars vont se lancer pour la seconde fois dans une opération au Moyen Orient. Mais, selon le journal, celle-ci, semble être la plus imminente.
seneweb
URGENT, VERDICT AU PROCÈS DU SACCAGE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE EN FRANCE : « JUSTICE A ÉTÉ RENDUE » (ME TOURÉ MOKTAR)
Le verdict vient de tomber dans l’affaire qui opposait l’ambassade de Mauritanie en France aux étudiants qui s’y étaient introduits en mai 2014 pour protester contre le sort réservé aux Mauritaniens anciennement déportés au Sénégal. Les prévenus étaient poursuivis pour « dégradation en réunion de biens appartenant à autrui » et encourraient 5 ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende.
Mais dès l’audience du 01 avril 2015, le procureur avait tenu compte de la complexité de la situation et le caractère des revendications pour ne requérir que 3000€ d’amende pour chacun des prévenus. Finalement, mercredi 15 avril 2015, le tribunal vient de les condamner à 2500€ chacun assortis totalement de sursis.
Me Touré, l’avocat des prévenus a confié à KASSATAYA que la défense avait demandé la peine ne soit pas inscrite sur le bulletin n°2 du casier judicaire. Le tribunal dit ne pas s’y opposer mais dans l’immédiat les condamnés seront mis à l’épreuve. Ils pourront renouveler leur demande d’omission s’il n’y pas récidive.
Au civil, l’ambassade de Mauritanie en France demandait 75000€ de dommages et intérêts, somme ramenée à 62000 à la veille de l’audience. Selon les informations recueillies par KASSATAYA auprès de Me Touré, une tentative de règlement à l’amiable avait été initiée mais l’ambassade de Mauritanie lui avait réservé une fin de non recevoir. Le tribunal n’a retenu que 17000€ de dommages et intérêts pour les treize prévenus, soit 1340€ individuellement. Ce qui fait dire à Me Moktar Touré du barreau de Versailles que « la Défense est satisfaite, justice a été rendue ». Reste à savoir si les autorités mauritaniennes vont se contenter des vertus pédagogiques du procès et « gracier » des étudiants.
Abdoulaye DIAGANA
Source:http://www.kassataya.com
Mali: les mouvements du nord boycottent la signature des accords d’Alger
ALAKHBAR (Nouakchott)-Les groupes rebelles du Nord Mali réunis sous la bannière “Coordination des Mouvements de l’Azawad-CMA” vont boycotter la signature des accords d’Alger prévue demain. « Accord pour la réconciliation et la paix au Mali ».
Le porte-parole du MNLA, mouvement membre de la coordination, a justifié la décision. Interrogé lundi par Alakhbar Moussa Ag Attahir a déclaré que « la médiation algérienne n’a pas tenu en compte les amendements de la Coordination au texte actuel».
La coordination réclame “une reconnaissance de l’Azawad (nom du Nord Mali donné par les rebelles) comme entité géographique, politique et juridique” et la constitution d’une “assemblée interrégionale” regroupant les grandes villes du nord, selon Mohamed Mouloud Ramadan, chargé des relations extérieurs du Mouvement Arabe de l’Azawad, un autre groupe au sein de la Coordination.
Elle demande aussi le retour des réfugiés et un nouveau découpage administratif avant la tenue de toute élection
Elle veut qu’un quota des ressortissant de l’Azwad soit déterminé au sein des services de l’Etat et de ses représentations diplomatiques.
Côté sécurité, la coordination souhaite que les forces de défense et de sécurité au nord soient constituées à ” 80% de ressortissants de l’Azawad”. Et que ces derniers assurent le commandement.
Sur le plan développement, la coordination réclame 40% du budget de l’Etat comme fonds de développement de l’Azawad qui sera étalé sur 20 ans. 20% de la production minière et énergétique doit aussi revenir à cette partie du pays.
La coordination clament aussi 20% des revenus de la production minière et énergétique du pays.
Ces amendements et autres ont été “le résultat d’une concertation approfondie qui s’est tenu à Kidal de toutes les bases populaires de la coordination: chefs militaires, chefs de tribues, jeunes et femmes”, a-t-il souligné Mohamed Mouloud Ramadan.
Moussa Ag Attahir a en revanche précisé que l’absence à la cérémonie de signature ne veut pas dire la mise à fin des négociations, selon. « La coordination a demandé à la médiation algérienne de continuer le processus », a-t-il dit.
Washington, le leadership africain primé
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, et la ministre émérite de l’Economie, des finances et du plan de l’Ouganda, Maria Kiwanuka, seront fêtés, le vendredi 17 avril 2015 à Washington DC. Cet événement majeur se tiendra en marge des Assemblées du Printemps des institutions de Bretton Woods.
A mi-chemin vers l’âge d’or, le groupe international de presse AllAfrica Global Media, dont le fondateur est le Sénégalais Amadou Moktar Ba, vit sur ses bonnes béquilles. Le président Macky Sall, le président de la BAD (Banque africaine de développement), Donald Kaberuka, et l’égérie ministre ougandaise des Finances, du plan et de l’économie, Maria Kiwanuka, recevront leurs Prix, vendredi 17 avril 2015 à Washington. Cette grand-messe, qui fête le leadership africain, aura lieu au cours d’un dîner-débat organisé par le groupe de média AllAfrica Global Media axé sur le thème : « Ré-imaginer l’Afrique : donner naissance à l’Afrique que nous voulons ». Cette cérémonie grandiose coïncide avec la célébration du quinzième anniversaire du groupe de presse marqué par la pertinence de ses contenus dédiés à la construction d’une Afrique de valeurs et émergente. AllAfrica Global Media est le plus grand distributeur d’informations et de nouvelles électroniques spécialisées sur l’Afrique.
Selon les responsables du groupe de presse, ces éminents lauréats ont été sélectionnés par des Africains et des amis du continent qui suivent l’actualité de l’Afrique à travers le réseau AllAfrica.
Le président Macky Sall recevra le Prix du Leadership économique pour récompenser sa vision à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE).
«Le PSE a été qualifié de projet ambitieux. Nous sommes convaincus du génie africain et du potentiel du continent. Pour réussir, l’Afrique a besoin d’être très ambitieuse. Dans ce domaine, le Sénégal semble indiquer le chemin à suivre, particulièrement dans la zone francophone. C’est cela qu’indiquent les consultations que nous avons menées auprès de nos lecteurs qui ont choisi de primer la vision du président Macky Sall», a déclaré John Reed Kramer, directeur général de AllAfrica.
Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, recevra le Prix du Champion africain pour récompenser son travail titanesque accompli à la tête de l’institution financière continentale au cours des dix dernières années.
Quant à Maria Kiwanuka, ministre émérite de l’Economie, des finances et du plan de l’Ouganda et Haut conseillère spéciale du chef de l’Etat, elle recevra le Prix du Patriote africain pour récompenser son travail acharné pour une croissance inclusive dans son pays.
A cette importante cérémonie prendront part plusieurs entrepreneurs et décideurs africains et américains.
Par Ismael AIDARA, Paris
Les Afriques
source: rapideinfo



