Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie : Un chantier naval à 67,5 millions d’euros dans la Zone Franche de Nouadhibou

Mauritanie : Un chantier naval à 67,5 millions d’euros dans la Zone Franche de NouadhibouLe Président de l’Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou et la société Chantier Naval du CAP blanc S.A. ont procédé, le 21 avril 2015, à la pose de la première pierre du projet du Chantier Naval de la Baie de Cansado, dans la zone de développement industriel de la Zone Franche réservées aux industries maritimes.

Le coût de l’investissement se monte à 67.5 millions d’euros dont 37 millions pour la construction de l’infrastructure de type portuaire qui pourra accueillir des navires jusqu’à 160m de long et 22m de large. Les partenaires techniques et financiers présents à la cérémonie, sont Afrexim Bank, Orabank Mauritanie et la société Damen N.V.

Cette dernière, basée aux Pays-Bas, est spécialisée dans la construction de navires et la conception de chantiers navals. Elle a déjà livré plus de 5000 navires et gère un réseau de plus de 40 chantiers navals à travers le monde.

Afrimag N°83 – Mai 2015

 

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Il faut tuer le soldat Sankara

altMalgré les effusions de joie, je trouve que l’exhumation de Thomas Sankara est une mauvaise chose. L’urgence est ailleurs que dans la réouverture précipitée d’un dossier douloureux et complexe. « La paix est l’œuvre de la justice », disait Jaurès.

Il est donc important, qu’un jour, toute la lumière soit faite sur la mort de l’icône Sankara. C’est, certes, important dans le processus de réconciliation nationale qui doit aboutir, mais nullement aujourd’hui une nécessité cruciale pour le pays.

Lire aussi : Burkina Faso : le corps de l’ex-président Sankara sera exhumé

Le gouvernement de transition doit se fixer un agenda clair, celui de gérer, justement… la transition et de s’atteler à organiser des consultations électorales transparentes, justes, équitables et inclusives après trois décennies de chape de plomb. Le duo Kafando-Zida a une mission : celle de la préparation d’un processus électoral pour sortir rapidement du régime d’exception dans lequel se trouve le pays.

Chercher la vérité sur la mort de Sankara est un acte louable. Identifier les coupables et les punir est une nécessité historique. La jeunesse qui s’est érigée contre le projet de modification constitutionnelle de Blaise Compaoré en 2014 s’est d’ailleurs indéniablement identifiée à ce héros national, son intégrité, son histoire et son projet politique. Mais identifier le véritable locataire de la tombe supposée de Sankara ne peut constituer une urgence pour un pays gisant dans les profondeurs de tous les classements en matière d’indice de pauvreté.

Des ossements et des bouts de tissu ! Non, c’est trop peu comme bilan de la part d’un binôme supposé sortir le pays de l’impasse de son futur flou. En pensant satisfaire toutes les revendications de la rue parfois de manière caricaturale, le régime de transition est en train de s’enfermer dans un populisme aux antipodes de sa véritable feuille de route.
 

Pourquoi cet empressement ? Le temps de la justice n’est guère celui du politique, ni de l’opinion. Evidemment, la responsabilité de Blaise Compaoré sur l’affaire Sankara devra un jour être située. Bien sûr, la version officielle alléguant une « mort naturelle » de Thomas Sankara est une ineptie et une insulte à la conscience. Nécessairement, la réconciliation nationale au Burkina Faso passe par la lumière sur tous les crimes supposés ou réels de l’ancien régime.

L’affaire Norbert Zongo, aussi, mérite d’être remise sur la table. Un pays ne peut raisonnablement avancer dans la voie de la démocratie, du pardon et de l’apaisement avec de si gros points noirs jalonnant son parcours. Mais je persiste : exhumer Sankara n’est pas une urgence à l’heure actuelle. Thomas Sankara fut un rendez-vous manqué pour le continent. Ses quatre années de gouvernance ont constitué un marqueur fort du mode de gestion du pouvoir en Afrique. Mais le « muséifier » n’est pas lui rendre service, ni honneur. Un devoir d’inventaire – souvent difficile à avoir en Afrique – s’impose. L’inventaire des réalisations de l’homme, du président, et de l’icône.

L’héritage de Sankara, c’est aussi et avant tout de nombreuses questions qui brûlent encore l’actualité de l’Afrique, notamment le néocolonialisme, la démocratie participative, la place de la femme, l’économie autogestionnaire, le rôle et le poids de la chefferie traditionnelle dans une démocratie, la gestion des deniers publics, etc. Ces débats méritent d’être posés, au Burkina et sur tout le continent. Que vaut le sankarisme à l’ère du XXIe siècle, de ses avancées démocratiques, des réseaux sociaux ou encore des nouvelles revendications de la jeunesse ?

Exhumer les thèmes phares de Sankara dans l’optique de la construction d’un Burkina nouveau est nécessaire. Exhumer le corps de Sankara pour satisfaire une bande de curieux ou conférer un semblant d’héroïsme à ses auteurs est indécent et n’honore personne en Afrique.

Hamidou Anne

est membre du think tank L’Afrique des Idées

Source :  Le Monde Afrique

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Dépêche: Le Président compte démissionner à la fin de ses tournées dans les wilayas de l’intérieur

Ahmed Ould BettarPublié dans :Mauritanie      Thème: Troisième mandat 

Faux ou vrai ? Cette question taraude plus d’un observateur politique mauritanien et l’opinion internationale particulièrement intéressée par le baromètre de la politique intérieure du pays.

Le Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz se dirige vers une démission de la magistrature suprême.  Une option qui interviendra à la fin de ses tournées présidentielles dans les wilayas de l’intérieur du pays dont plus de la moitié ont été visitées au cours de ces derniers mois.

Pourquoi une démission d’un Chef d’Etat démocratiquement élu ? Pour satisfaire les doléances de l’opposition mauritanienne qui continue d’exiger la tenue de nouvelles élections présidentielles, législatives et municipales transparentes, permettant de déboucher sur des élus choisis dans la transparence totale, loin des interférences de l’armée et de l’administration asservie.

 Mais, cette démission sera, indique-t-on une nouvelle opportunité pour le Chef de l’Etat de Ould Abdel Aziz de jauger sa popularité en briguant les suffrages universels au cours de la future élection présidentielle anticipée, où il aura des circonstances atténuantes de se présenter, dés lors, où une telle démarche n’est pas anticonstitutionnelle pour un Président qui n’a pas épuisé ses deux mandats quinquennaux.

Comme au tout début, la question « vrai ou faux » revient incessamment sur cette dernière info sans réellement édifier sur son authenticité ou non.

 

 http://rapideinfo.net

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Mauritanie: des Sénégalais manifestent contre « de brimades » lors de contrôles de titre de séjour

altALAKHBAR (Nouakchott)-Plusieurs dizaines de ressortissants sénégalais ont manifesté mardi 2 juin devant leur ambassade à Nouakchott contre de « vexations et de brimades » lors de contrôles d’identité visant à vérifier leur titre de séjour.

Les manifestants ont fait part à Alakhbar de leur « inquiétude » quant à l’intensification, ces dernières semaines, des rafles massives d’étrangers en situation irrégulière.

D’autres manifestants, venus  avec enfants et valises, ont demandé au gouvernement sénégalais de les “aider à renter” chez eux. «Nos maris sont arrêtés quand ils reviennent du travail»,a-lancé une manifestante en larmes.

Plusieurs étrangers ne disposant pas de titre de séjour en Mauritanie ont été reconduits à la frontière ces derniers jours. Parmi eux des Sénégalais des pêcheurs notamment.

Les manifestants ont affirmé également que les personnes arrêtées lors de contrôles de titre de séjour « subissent de mauvais traitement ».

D’après les organisateurs la manifestation visait à « attirer l’attention des autorités mauritaniennes et sénégalaises » sur leur « conditions de vie et de travail difficiles en Mauritanie »

Quant à l’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott il a promis aux manifestants de se réunir avec les représentants des associations de ressortissants sénégalais “pour discuter de la question“. En attendant, Mamadou Kane a exhorté ses compatriotes “à se conformer aux lois du pays d’accueil”.

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Edito Le Calame : De rectification… en restauration

altVoilà sept longues journées que notre guide éclairé poursuit sa chevauchée fantastique dans les régions du Brakna et du Trarza. Avant d’achever sa tournée par celle du Guidimakha qui ne sera pas, en cette canicule, une partie de plaisir. N’empêche ! Notre rectificateur en chef, qui veut sans doute démontrer que sa réputation de marathonien n’est pas usurpée, s’est juré de faire le tour du pays avant la fin de l’année en cours. Pour quels desseins ? Se prouver, ou prouver à ses détracteurs, que son plus que mitigé bilan n’a pas entamé sa popularité ? Mobiliser les électeurs pour un objectif encore inavoué ? Battre le rappel des troupes, pour se convaincre qu’après lui, ce sera le déluge ? Il y a, en tout cas, plusieurs zones d’ombre et des signaux que personne n’est parvenu à décrypter. Comment expliquer, en effet, un tel déplacement pour inaugurer une petite rizerie, une bretelle entre deux bourgades ou une unité de dialyse qui ne fonctionnera que le temps d’une visite ? Pourquoi tient-on à ce que les accueils populaires soient les plus grandioses possible ? Quels messages cherche-t-on à faire passer, à travers ces bains de foule « spontanés » ?

Quatre ans avant la fin de son deuxième – et dernier ? – mandat, Ould Abdel Aziz cherche-t-il, dès à présent, un subterfuge pour faire sauter le verrou constitutionnel qui les limitant à deux ? Lors de sa dernière conférence de presse, il a lâché, à cet égard, un mot, pas vraiment anodin, dont peu de gens ont saisi la portée. « Moi ou quelqu’un d’autre », a-t-il en effet répondu, à une question qui impliquait une allusion au prochain dirigeant du pays. Alors que cette alternative n’est pas même envisageable. Du moins si l’on respecte la Constitution, Mohamed ould Abdel ne peut plus être au pouvoir après 2019. Quelques semaines avant cette saillie, l’homme avait éludé une question d’un autre journaliste qui lui demandait de dire, explicitement, s’il comptait passer le relais à la fin de son mandat. Les grandes manœuvres ont-elles déjà commencé, bien avant l’heure, pour nous servir un plat très  peu ragoûtant? Il est vrai que le peuple mauritanien y fut longtemps astreint. Mais, à l’heure où l’on peut trouver si facilement des prunes, à l’étal de nos marchés, nous contenterons-nous de les avaler, sur ordre ? Les Burkinabé, qui ne sont pas, somme toute, beaucoup plus fins gourmets que nous, nous ont ouvert la voie à des goûts moins sommaires. Leur préférerions-nous la gastronomie burundaise, à cet égard aussi grossière que frugale ? Les paris sont ouverts…

Ahmed Ould Cheikh

 

le calame

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