Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Dernière-minute : Le corps sans vie du gendrame Naji Ould Hamed retrouvé à Kaédi

altTawary – Le corps sans vie du gendarme Naji Ould Cheikh Ould Hamed a été retrouvé, aujourd’hui, dimanche 28 juin, aux alentours de 9 heures, dans les eaux du fleuve à hauteur de Bélinadé, village situé à plusieurs kilomètres de Kaédi, au sud du pays, a-t-on appris de sources informées.

Les autorités administratives et sécuritaires de la ville se sont rendues, ce matin, sur le lieu, où, le corps a été retrouvé. De l’avis des observateurs et de certains grands connaisseurs de la wilaya du Gorgol, comment il est noyé à Ganki (au Nord) et il a été retrouvé à Bélinadé ( au Sud) ? Et d’ailleurs, à Ganki, il y a un marigot qui s’alimente à partir du fleuve en période d’hivernage.

Le 4e Echelon, Naji Ould Cheikh Ould Hamed a été porté disparu, hier, samedi 27 juin, vers les coups de 10 heures. Alors qu’il faisait partie d’une patrouille qui pourchassait une bande de trafiquants de drogue sur la frontière avec le Sénégal, précisent nos sources.

Ould Hamed est né en 1977, à Aleg, la capitale du Brakna, à l’Est de Nouakchott. ” Il est marié et père d’enfants” cite son frère que nous avons pu joindre. Selon une source proche de sa famille, il devait être inhumé à Lemden ( au nord d’Aleg),où,il est originaire.

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Terrorisme : Politique de l’autruche

Le monde est secoué par une vague de terrorisme quasiment inédite. Carnage à Sousse en Tunisie où un jeune déguisé en touriste a tué d’un coup 37 personnes dont essentiellement des occidentaux. Décapitation d’un patron français par son employé en Isère à Saint Quentin Fallavier en France. Yassin Sallihi, présumé coupable qui a commencé à reconnaître les faits, visait à faire exploser une usine de gaz qui employait trente quatre travailleurs. Attentat anti chiite dans une mosquée du Koweït qui a fait des dizaines de morts. Quelque part en Syrie et en Iraq, la vie est infernale et les attentats s suivent et se ressemblent tuant quotidiennement des centaines. Face à cette recrudescence, le monde occidental panique. C’est la débandade. Discours. Réunions ad hoc. Stupeur face à un ennemi insaisissable dont l’Etat Islamique (Daech) n’est que la moindre manifestation. La preuve, beaucoup des responsables des attentats les plus meurtriers à travers le monde n’ont jamais quitté les pays où ils perpètrent leurs actions. Chacun y va de sa stratégie. C’est pourquoi le mode opératoire varie selon l’auteur de l’attentat. En Afrique, Boko Haram sévit au Nigéria et dans une partie du Cameroun. Les Chebabs font la loi en Somalie et vont sur leur large et sur leur long dans la sous-région. En Afrique de l’Ouest, c’est la politique de l’autruche. Le mal est là, mais les gouvernants préfèrent ne pas le voir. Pour ne pas avoir à l’affronter pendant qu’il est encore temps. En Mauritanie, les pouvoirs publics  choisissent la jubilation et l’autosatisfaction en déclarant à chaque occasion que le terrorisme est vaincu. Or, les filières de recrutement sont très actives. Le blanchiment d’argent est très visible à travers des enrichissements « taf taf» comme disent les junks et la prolifération de gros immeubles sortis de nulle part qui parsèment toute la capitale Nouakchott. Il y a quelques semaines, certains journaux et sites nationaux ont évoqué le départ en Syrie de jeunes Mauritaniens. Ce qui est sûr que les groupes internationaux de la délinquance et du terrorisme sont partout grâce aux réseaux sociaux et aux connexions qu’entretiennent les nébuleuses internationales comme AQMI, Daech, Boko Haram et autre Chebab. Et ce n’est pas en se voilant la face et en mettant à nu son ….comme l’autruche qu’on s’en prémunit.

 

le calame

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Etat en voie d’échec ???

altLe très crédible périodique américain Foreign Policy a rendu publics, ces derniers jours, les résultats d’une étude sur la situation des Etats du monde.
Les classant selon leurs performances dans plusieurs domaines : économie, sécurité, démocratie et stabilité politique entre autres, il liste les pays selon leurs performances et leur capacité à faire face aux chocs.

Dans la rubrique des pays alignés dans la très inquiétante loge des pays en voie d’échec, la Mauritanie est située à la 26ème place, juste devant la Libye. Il y a deux ans, elle était à la 28ème place. La régression est plus qu’inquiétante. D’autant que ses causes sont de plus en plus entretenues par les pouvoirs publics déterminés, par l’encrage de la mauvaise gouvernance, la culture du mépris du droit et le dédain du peuple, à user le pays jusqu’à la corde !

Invité du journal de la chaine privée nationale, Al Mourabitoune, pour commenter la question, le professeur de l’économie à l’Université, M. Mohamed Oul El Hacen a tenté une explication très logique pouvant nous aider à voir plus clair dans cette nouvelle “tâche” qui décrédibilise tout le discours officiel du pouvoir et de sa majorité.
Selon lui, ce classement ne surprend personne parmi ceux qui suivent objectivement l’évolution chaotique du pays. Ici, renchérit-il, il n’y a que le pouvoir d’un individu. L’Etat est gouverné par les sautes d’humeur, sans aucune considération de la loi.
La démocratie qui était censée proposer des solutions aux multiples problèmes, est prise en otage par des “amateurs”. Armés de surcroit et qui n’y comprennent rien, ni à la politique, ni à l’économie, ni d’ailleurs à quoi que ce soit. Pour preuves, selon lui, le discours ethnocentriste est aujourd’hui le thème de prédilection de tous.

Chaque communauté s’est barricadée derrière ses revendications identitaires étroites, creusant davantage le fossé communautaire déjà assez profond. Les Harratines, les Négro-Mauritaniens et les Beïdanes se regardent en chiens de faïence. La gouvernance aventurière n’arrivant à offrir aux Mauritaniens que ce dérisoire spectacle de la Somalie d’avant la déstructuration !
L’unité du peuple restant un slogan creux qui n’a aucune traduction dans la pratique courante de l’Etat qui s’amuse, par des actes arbitraires de l’administration, à dresser les communautés les unes contre les autres.

Des communautés entières sont privées de leurs droits les plus élémentaires, à la vie digne dans leur propre pays, interdites de participation à la vie de leur nation et à la construction de leur patrie.

Pour lui, le régime en place qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans des pratiques liberticides, emprisonnant les militants des droits de l’homme, étouffant l’opposition démocratique et exerçant une ségrégation raciale de plus en plus flagrante, et qui ne conduit son pays que vers la destruction et l’abîme ; quoi que diront, par ailleurs, les laudateurs qui applaudissent la destruction de leur pays pour des miettes, devait-il compléter en substance !
Sur le plan économique, l’homme a pointé l’index contre la dilapidation des ressources nationales qui sont concentrées entre les mains d’une poignée de privilégiés qui sucent le sang des populations, de plus en plus paupérisées, afin de les maintenir dans les pires conditions de la soumission et de l’humiliation.
Les mauvaises politiques de gestion du potentiel économique du pays et l’injustice flagrante dans la “répartition” de ces ressources sont aussi l’une des menaces les plus graves sur le pays, nonobstant les rapports complaisants des organisations financières internationales, complices de la destruction en marche d’une patrie !
En effet, le cercle des privilégiés qui se rétrécit de jour en jour, prépare le lit à de nouvelles frustrations. Surtout dans la plupart des milieux qui ont été jusque-là dans la loge des “nantis” d’une décennie, ce qui pourrait constituer une autre cause de vouloir faire imploser le pays en sabotant son économie, du moment où celle-ci ne profite plus qu’à un cercle de proches tribaux, du carré des amis et de la horde des laudateurs.

Si, à tout cela, s’ajoute l’expropriation éhontée des biens d’autrui ou le mépris flagrant du droit de la propriété, notamment foncière, aussi bien à Nouakchott que dans des zones comme la Vallée, le rouleau compresseur ne peut que se rétrécir davantage.
La Mauritanie traverse une passe difficile et dangereuse. Elle se dirige vers un avenir aussi incertain qu’inquiétant. N’en déplaise aux inconditionnels du régime (pour ne pas dire aux régimes).

Le classement de Forein Policy doit nous pousser tous, à méditer et à agir avant qu’il ne soit trop tard. L’histoire ne pardonnera jamais notre démission face à la mort programmée de la patrie….

Amar Ould Béjà

 

l’ authentique

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Charleston: l’éloge funèbre de Barack Obama aux obsèques du pasteur

mediaBarack Obama a prononcé un éloge funèbre très politique, lors des obsèques du pasteur Clementa Pinckney à Charleston, dans l’église où un suprématiste blanc a tué neuf paroissiens voilà dix jours. Le président des Etats-Unis est revenu sur ce crime raciste, sur la circulation des armes et sur le drapeau confédéré, symbole des esclavagistes lors de la guerre civile américaine. Un emblème que la plupart des Etats du Sud ont décidé de retirer après la tuerie de Charleston, alors que ce débat était tabou jusque-là.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

Jamais Barack Obama n’avait été aussi direct sur les problèmes raciaux aux Etats-Unis. Avec cette année très mouvementée dans la communauté noire, depuis les émeutes de Ferguson ou Baltimore, puis cette tuerie raciste de Charleston, et peut-être la fin de son mandat approchant, le président américain ne reste plus dans le non-dit sur débat racial qui traverse le pays.

La fusillade de Charlestonest un crime raciste, qui a eu lieu dans une église symbolique, une église brûlée par les suprémacistes blancs pendant la guerre civile, car les esclaves s’y réfugiaient. Barack Obama a rappelé la violence de la ségrégation contre les Afro-Américains : « Nous ne savons pas si le tueur connaissait cette histoire, mais il a senti la violence de son acte. Un acte qui rappelle une longue histoire de bombes et de tirs contre les églises, pas au hasard, mais comme un moyen de contrôle et d’oppression. »

Le président américain est revenu sur le drapeau confédéré, symbole d’esclavagisme. Il faut retirer ce « symbole d’une oppression érigée en système, d’un assujettissement racial », a-t-il dit. Il a estimé que son retrait« ne serait pas un acte politiquement correct, ne serait pas une insulte à la valeur des soldats confédérés. Ce serait simplement la reconnaissance que la cause pour laquelle ils se sont battus, la cause de l’esclavage, était injuste ».

 

Il a également fait référence aux inégalités sociales entre Noirs et Blancs et à l’impossibilité de légiférer pour contrôler la circulation des armes aux Etats-Unis. Barack Obama, plus prêcheur que président, s’est laissé emporter par l’émotion à la fin de son éloge funèbre en l’honneur du pasteur Pinckney.

rfi

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« L’intellectuel, le pouvoir et le peuple : Quelles relations ? Quels droits de regard ? Quels devoirs civiques ? »

« L’intellectuel, le pouvoir et le peuple : Quelles relations ? Quels droits de regard ? Quels devoirs civiques ? »L’émergence d’une société dépend essentiellement de l’ampleur de son intelligentsia. Autrement dit, l’on mesure la crédibilité d’un peuple à la qualité de son élite. Et chaque nation a le gouvernement qu’elle mérite. Intellectuel, ou ‘‘intello’’ : ce qualificatif tend à devenir de plus en plus ambigu. Mais qui est intellectuel ? Et qui ne l’est pas ? Est-ce un étudiant ou un artiste ? Un enseignant ou un journaliste ? Un militaire ou un activiste ? Un médecin ou un agronome ? Un ministre ou un politologue ? Voilà une série de question pouvant faire couler beaucoup d’encre et de salive si l’on s’évertue à en faire une étude exhaustive. Mais, contentons-nous de l’essentiel pour évoquer deux dossiers, épineux du reste : celui des eaux, à usage domestique, polluées ?, le cas de Boghé ; et celui des terres de la vallée, « spoliées ? ».

A un certain niveau d’étude, tout scribe et/ou titulaire du baccalauréat se prendrait pour intello. Mais, la réalité voudrait qu’un intellectuel ne soit rien d’autre qu’un citoyen instruit, averti qui s’acquitte dignement de ses devoirs civiques en veillant au respect des liens qu’il entretient avec le peuple et avec le pouvoir dans le cadre des textes de loi en vigueur. Et ne pourrait être intellectuel celui-là qui demeure indifférent par rapport aux événements pouvant influer sur son époque. Je ne réfute point la définition de Sartre pour qui l’intellectuel est « celui qui se mêle de ce qui ne lui regarde pas », c’est-à-dire celui ou celle qui se met au service des opprimés en militant consciencieusement pour leurs droits.
Ainsi, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, bon nombre de populations riveraines, les boghéens – par exemple – ont soif ! Il parait que leurs cadres n’en sont pas informés. Alors, cette missive leur est destinée. Et que cela constitue un élément d’information, de rappel, voire d’avertissement mais pas une expression réprobatrice, car nul n’est infaillible. Ayant cru et aspiré à la modernisation des services sociaux de base, c’est avec joie et allégresse que les Halaybé avaient accueilli, aux environs des années 2000, le réseau d’adduction d’eau au détriment de leurs puits, tombés en friche. Hélas, cet espoir fait aujourd’hui place à la déception. Car l’approvisionnement du bassin de la SNDE/Boghé est déplorable. Depuis ces derniers temps, nombreux sont ceux qui souffrent des maux de ventre causés, selon des constats hospitaliers, par l’eau calcaire du robinet. Par conséquent, quelques rares points d’eau sont devenus des lieux de rencontre où mères et enfants se mettent en file indienne pour entacher leur soif. La commercialisation de l’eau minérale connait un véritable boum. Situation oblige, même si les moyens en font souvent défaut. Ça sent la Banque Mondiale et le FMI si l’on connait les méfaits de leur enfant monstre : le PAS (programme d’ajustement structurel) qui a pour mission de brader les services publics. De telles conditions rappellent un rude passé où l’on pouvait voir à la télé des images en provenance des régions arides ou désertiques qui nécessitaient d’être secourues. La question de l’eau, source de vie et moyen par excellence de purification, hante la conscience des riverains, pendant que le fleuve qu’ils côtoient depuis toujours alimente la ville de Nouakchott, située à quelques centaines de km. Outre cette question, celle des terres de la vallée n’en est pas moins délicate. La terre, symbole des activités de la campagne et de la vie paysanne, est une véritable source de malentendu et de conflit. L’histoire retient le nom du fameux Tierno Souleymane BALL et de l’affaire « Moudo Horma ». De même, l’on garde en mémoire le malheureux incident diplomatique sénégalo-mauritanien de 1989 qui a causé tant de torts à ces deux pays frères.
En collaboration avec une société saoudienne, dénommée Al-Rajihi, l’Etat mauritanien entend mettre en valeur une étendue considérable des plaines qui longent le fleuve Sénégal. Les investisseurs arabes veulent louer cette étendue pour une durée de 25 ans afin d’y cultiver de l’oignon et de la pomme de terre. Ils promettent assurer une autosuffisance alimentaire en la matière et lutter contre le désœuvrement des jeunes et des mères. Tout comme le nord qui est en train de profiter de l’aubaine de son sous-sol par l’exploitation de l’or et du fer…, le sud aussi a intérêt à mettre en valeur ses terres par le biais de la modernisation de l’agriculture. Ce projet qui devrait, dans les normes, être accompagné d’un sentiment d’attente confiante, met en désaccord les autorités et les populations terriennes. Ce désaccord est lié au manque de sensibilisation et d’étroites concertations d’une part ; et au fait que la foi en l’intégrité personnelle des élus locaux et des cadres ressortissants de ces localités soit remise en cause par leurs électeurs et proches. Nul n’est censé ignorer la loi, dit-on. Et l’on ne saurait mieux aborder cette question sans connaitre ce que prévoit la réforme foncière de 1983. En effet, en voici quelques articles de l’ordonnance 83-127 du 5 juin 1983 : « La terre appartient à la nation. Tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conforment à la loi, en devenir propriétaire, pour partie », « Le système de la tenure foncière traditionnelle est aboli » (article 3) et « l’individualisation est de droit » (article 6). Toutefois, inspirant du droit traditionnel, la loi attribue la possession de la terre à tout celui qui la valorise pendant plusieurs années. Mais, sont considérées comme terres mortes et appartiennent à l’Etat « les terres qui ne sont pas exploitées depuis plus de dix ans ».
C’est exactement là le nœud de la polémique due à une légère nuance des propos du législateur. Car, pour nombre de paysans, ces terres de la vallée sont loin d’être dévaloriser car ils y exercent l’élevage et l’agriculture à leur niveau et selon leur moyen. Cette nuance doit faire l’objet d’éclaircissements. Et il revient aux élus locaux, aux responsables, aux intellectuels, détenant une parcelle de pouvoir ou de moyens de communication, de vulgariser cette loi. Ils doivent comprendre et faire comprendre ces textes à tous afin de trouver une solution idoine. Appelés à vivre ensemble, l’élite, le peuple et les représentants de l’Etat mauritanien doivent faire preuve de responsabilité pour que perpétuent paix et prospérité dans ce pays. Il est temps que la Mauritanie parvienne à se tailler une nation avec son patrimoine et son peuple. Elle a connu et continue de connaitre des hauts et des bas, mais la Mauritanie doit pouvoir braver les obstacles pour devenir ce qu’elle s’est proposée d’être : Une république islamique. Il serait opportun de rappeler les propos de Feu Moktar Ould Daddah (1924-2003) qui écrivait au chapitre 14 de son ouvrage La Mauritanie contre vents et marrées : « … le responsable, le plus haut responsable surtout, doit s’efforcer d’être, autant que faire se peut, inattaquable dans tous les domaines, moral et matériel. Il doit nécessairement être exigeant vis-à-vis de lui-même, pour pouvoir l’être valablement à l’égard des autres. Il doit chercher à plus s’imposer par la vertu, pour l’exemple, que par l’autoritarisme. Il ne doit pas vouloir tout accaparer, le pouvoir et l’argent. Il doit non seulement éviter, mais combattre la corruption sous toutes ses formes…. Le responsable accessible à la prévarication est impardonnable ». De par ces remarques ô combien judicieuses, le père de la nation mauritanienne fait preuve d’un ardent patriotisme, comme pour exhorter ses concitoyens et ses successeurs à avoir le sens du devoir. Puisse donc ces propos nous inspirer. L’intellectuel doit être marqué par le bon sens et la réflexion afin de conscientiser son peuple. Prévenant l’erreur judiciaire, il peut aussi faire éviter à l’Etat de commettre quelques dérapages en lui rappelant la conduite à tenir vis-à-vis de l’exécution des lois en vigueur. La terre est sacrée : Je cite : « La terre sur laquelle nous vivons contient plus de morts que de vivants ».
Soyons vigilants, sachons préserver nos terre, mettons les en valeur, ne ratons pas le coche. Rappelez-vous chers Messieurs, chères Madame, cher Monsieur tout le monde que :

1- De la nuit des temps, du droit coutumier au droit moderne la terre appartient à celui qui la fait vivre, qui la nourrit et qui l’exploite.

2- Cet acquis qu’il soit écrit ou verbal est indéniable, irréfutable, inaliénable et incontestable. 

3- Mais la face cachée de l’iceberg, la plus importante, est bien entendue ce que le mauritanien lambda fera de sa terre.

4- Seuls des contrats juteux et tripartites conçus et adaptés cumulativement entre propriétaires terriens, Etat et bailleurs de fond seront à même de résoudre cette triple équation qui seule viendra à bout du spectre du sous-développement, de la misère voire du redoutable paupérisme dans lesquels est plongé notre pays.
Braves héritiers et serviteurs de notre Chemama la terre ne sert que si l’on s’en sert et autrement dit qu’après elle ne vous sert à rien. « La terre nourricière est l’Alpha l’Omega de notre vie ». « La seule est redoutable corde sensible du propriétaire terrien c’est la terre ».
Conseil et adage populaire et peulh : « N’écoutez pas votre cœur mais faites parler votre cerveau. »
A tous ceux qui militent pour la promotion des droits humains et pour la cause du peuple mauritanien. … affaire à suivre ! … Et à bientôt s’il plaît à Dieu. Wo salam !

Bocar Baïdy DIA,
Etudiant chercheur en littérature africaine.
bocarbaidy@yahoo.fr/
+ 222 47 49 96 15      

boolumbal

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