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Proposition de modification de la Loi criminalisant l’esclavage : La CNDH, le Barreau et la société civile interpellent les parlementaires
La Loi 048-2007 criminalisant l’esclavage, adoptée le 3 septembre 2007, avait connu une première modification le 2 avril 2015, rallongeant le texte original de 17 article à 26. La nouvelle modification de 2015 apportait ainsi de profonds changements, en ce qu’elle rendait désormais imprescriptibles les infractions à l’esclavage, rendait plus sévère les sanctions, avec une terminologie plus claire et plus facile à appliquer pour les juges. Cette loi instituait également des tribunaux régionaux spécialisés, sortes de collèges de magistrats dont chacun dispose de la latitude de prendre toute mesure conservatoire qu’il trouve nécessaire sous le sceau de l’urgence. Elle reconnaissait aussi enfin, dans ses articles 22 et 23, le droit des associations des droits de l’homme à se porter partie civile et à assister les victimes devant les tribunaux.
Aujourd’hui, une nouvelle proposition d’amendement de la Loi O48-2007 est introduite par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), l’Ordre national des avocats de Mauritanie (ONA) et le Forum national des droits de l’homme (FONADH). Les concepteurs de cette proposition de loi, introduite auprès des parlementaires mauritaniens, justifient leur démarche par leur souci de rendre la loi conforme aux dispositions du droit international, notamment les conventions des droits de l’homme ratifiées par la Mauritanie.
La CNDH, l’ONA et le FONADH viennent de rendre public un document qui serait le résultat des contributions et des échanges de plusieurs personnes réunies au sein du Groupe de Travail technique (GTT) soutenu par ABAROLLI (une institution internationale de conseil juridique). Selon la note publiée en avant-propos du texte de loi modificatif de la Loi 048-2007 amendée le 2 avril 2015 portant criminalisant l’esclavage, l’objectif est d’apporter « des contributions constructives au débat parlementaire en appui au travail des députés et au travail important fait par le gouvernement sur les projets de loi ».
Ainsi, cette contribution à l’amélioration du Projet de loi abrogeant et remplaçant la Loi n°2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, propose l’introduction de la notion de réparation en instituant une journée nationale contre les pratiques esclavagistes ; cette disposition étoffe l’article 2 qui ne comptait dans l’ancienne loi que deux alinéas aussi courts qu’évasifs. La modification à cet article le rallonge de plusieurs alinéas, dont celui cité plus haut sur le devoir de mémoire, de réparation et de repentir pour tous les actes esclavagistes commis.
Le troisième alinéa nouveau interdit toute forme de discrimination, exclusion ou restriction basée sur la race, la couleur, la religion, les opinions politiques ou autre, l’origine nationale, ethnique ou sociale, la fortune, la naissance qui faussent le principe d’égalité des citoyens. Cette disposition évite selon ses concepteurs d’ouvrir des espaces d’inpunité et permet au juge d’appliquer la loi sans difficulté.
L’article 3 ne comportait qu’un seul alinéa dans l’ancienne loi, celui qui « interdit toute discrimination sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne prétendue esclave ». Les modifications proposées font de l’article 3 l’un des plus longs, en termes d’alinéas, du projet d’amendement proposé.
Il définit l’esclavage d’une manière exhaustive et y intègre le servage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, la traite des esclaves, le mariage sans consentement d’une femme. Il interdit au mari d’exploiter son épouse et à la femme d’être cédée par succession, l’exploitation des mineurs, la vente des enfants, la traite des personnes.
Le troisième alinéa de l’article 3 proposé comporte la définition du servage, la servitude pour dettes, le travail forcé, tout en excluant le service militaire obligatoire ou les travaux pour l’intérêt de la collectivité ou d’utilité publique en cas de catastrophes. Sont aussi définis, la traite des esclaves, la traite des personnes et donne une définition de l’esclave « toute personne sur laquelle s’exercent les attributs du droit de propriété », et limite l’âge de l’enfance à moins de 18 ans.
L’article 3 se poursuit avec un autre alinéa pour offrir à l’autorité judiciaire, terme qui serait plus approprié que magistrat, le choix d’apprécier d’autres formes d’esclavages portées à sa connaissance. Autre alinéa, celui qui condamne toutes les formes d’esclavage, dont l’exploitation des personnes fragiles (émigrés, enfant, pauvre) sans lien d’employeur à employé. Un nouvel alinéa est proposé qui rend obligatoire l’offre d’informations juridiques complètes aux victimes d’esclavage ainsi qu’une assistance adaptée à leur situation ; si l’autorité saisie en premier lieu se juge incompétente, elle doit le transcrire par écrit et orienter la victime vers l’autorité compétente. Les concepteurs du projet de loi modifié trouvent que l’absence d’information ou la dessaisie par une autorité qui se juge incompétente sans orienter les victimes poussent à l’abandon des procès par ces dernières.
A l’article 4, il est proposé l’ajout d’un nouvel article au Chapitre sur les dispositions générales, un article sensé lutter contre l’impunité des auteurs présumés d’actes esclavagistes en ce qu’il rend le pourvoi de cassation suspensif de l’exécution de l’arrêt prononcé par la Chambre d’accusation accordant une liberté provisoire aux auteurs présumés.
L’article 4 nouveau proposé demande la condamnation des auteurs reconnus coupables d’actes esclavagistes à la triple peine assortie d’amende et de privation de droits civiques (éligibilité et droit de vote), plus une juste réparation pour les victimes. Les concepteurs trouvent anormales que des personnes condamnées pour esclavagisme puissent se retrouver à des postes électifs ou au premier plan dans des rencontres officielles, comme la célébration de la journée nationale contre l’esclavage, ce qui serait une insulte pour les victimes et un danger pour la cohésion sociale.
L’article 6 nouveau introduit la notion de circonstances aggravantes pour les auteurs reconnus coupables d’actes esclavagistes et à qui des peines doubles doivent être appliquées ainsi que la déchéance des droits civiques et l’annulation de toute autorité de tutelle sur la victime, surtout si ces personnes exercent des fonctions ou en complicité avec des fonctionnaires ou agents publics.
Les initiateurs proposent la suppression des articles 8, 9 et 10 et le renforcement de l’article 7 par trois paragraphes. Ainsi, il est proposé qu’au lieu des condamnations allant de six mois à deux ans, et des amendes variant entre 50.000 et 200.000 UM, que les peines soient portées de 10 à 20 ans de prison, plus des amendes allant de 250.000 à 5 Millions d’UM. Cela avec déchéance des droits civiques et politiques ainsi que celle de l’autorité exercée sur la victime.
Autre article à modifier, l’article 16 où il est demandé l’annulation des liens matrimoniaux de types esclavagiste, l’indemnisation de la victime même si elle ne le demande pas, l’octroi aux enfants issus de cette union de la pension alimentaire et du droit à la filiation avec garde accordée à la mère ou à toute institution indiquée dans l’intérêt des enfants.
Article 17, modification du premier paragraphe avec condamnation de « toute personne qui véhicule des idées fondées sur la supériorité d’un groupe sur un autre, incite à la haine, au mépris ou à la discrimination envers des membres d’un groupe en raison de l’ascendance ou l’origine nationale, sociale ou ethnique » Un emprisonnement de six mois à deux ans d’emprisonnement sera prévu dans ce cas plus une amende de 200.000 à 2 Millions d’UM. Tous les supports enregistrant ces déclarations doivent être confisquées et détruites. Les concepteurs trouvent que l’expression « apologie de l’esclavage » est trop vague et que cette nouvelle définition réduit les marges d’interprétation et permet de définir ce qui doit être entendu par apologie.
Il est ainsi demandé l’ajout d’un nouvel article après l’article 19 qui stipule que « l’auteur d’acte esclavagiste condamné par une décision devenue définitive ne peut bénéficier d’une mesure de clémence qu’après avoir purgé au moins les trois quart de la peine prononcée contre lui » pour mieux lutter contre l’impunité et rendre la remise en liberté provisoire d’auteurs d’actes esclavagistes assortie de conditions plus rigoureuses.
L’article 20 est aussi proposé à la modification. Le nouveau article avancé stipule qu’il est « institué des juridictions de formation collégiale au niveau de chaque capitale de Wilaya, en attendant le décret d’application et son effectivité matérielle » pour rapprocher les services judiciaires des justiciables, éviter la paralysie complète des services concernés en cas de non promulgation rapide des décrets d’application.
Des améliorations sont réclamées pour l’article 21 qui incite l’autorité judiciaire informée de cas d’esclavage à agir sous le sceau de l’urgence pour prendre les mesures conservatoires appropriées à l’encontre des auteurs présumés pour garantir le droit des victimes. L’autorité doit, si elle se juge incompétente à connaître de cette affaire, à le faire savoir par écrit et en remettre une copie à l’autorité compétente auprès de laquelle elle est tenue d’orienter les plaignants.
L’article 22 donne droit aux associations d’ester en justice et d’assister les victimes. L’article 23 fait cependant sous-entendre que seules les associations jouissant de la personnalité juridique au moment des faits, pour ne pas dire reconnue, ont la latitude d’engager de tels actes. Aucune condition d’expérience, 5 ans dans l’ancienne loi, n’est plus opposable aux associations pour exercer ces droits.
A l’article 25, il est stipulé que le juge doit définir chaque préjudice subi par la victime et susceptibles de réparation, préjudice moral, physique, matériel ou tout autre à motiver par le juge, s’il le faut avec l’aide d’experts. Cette disposition vise à éviter les évaluations excessives ou fantaisistes selon les justifications avancées par les initiateurs des modifications.
L’article 26 indique que seuls les faits encore pendantes devant les juridictions avant l’entrée en vigueur de la proposition de la loi seront concernées par ces dispositions au nom du sacré saint principe de la non rétroactivité des lois.
Cheikh Aïdara
l’authentique
Dialogue politique : Aziz ne serait plus intéressé même si le FNDU relançait les débats
Il semblerait de sources dignes de foi, que Mohamed Ould Abdel Aziz ne serait plus intéressé par un dialogue avec l’opposition. Désormais persuadé que ce dialogue ne lui offrirait finalement pas un tremplin institutionnel pour se maintenir au pouvoir,il aurait décidé d’agir autrement. Comme en 2005 et en 2008, il pourrait bien, selon certains de ses détracteurs, passer en forcing le cap de 2019 pour un nouveau mandat.
Le dialogue semble être mort de sa triste mort. Toutes les pendules d’un accord politique consensuel entre les acteurs nationaux se sont en effet arrêtées et personne ne parle plus de dialogue politique, hormis quelques invaincus soldats de la réconciliation.
Seules deux timides sorties ces derniers temps rappellent à la postérité que dans un passé très récent, il a été question de rounds de négociation entre pôles politiques pour une sortie de crise, avant que tout ne retombe dans un silence assourdissant.
La première sortie est signée d’un éminent érudit du parti islamiste Tawassoul qui a appelé lors d’un rassemblement tenu la semaine dernière, à un retour au dialogue politique comme unique moyen de conjurer les dangers qui guettent le pays. En ce sens, trouve-t-il, les acteurs politiques doivent s’engager à un dialogue franc et sincère, et profiter du Ramadan et de son souffle rédempteur.
Ce dialogue est d’autant plus nécessaire pour le pays, dira-t-il en substance, qu’il permettra de mettre fin au bras-de-fer qui oppose les forces en présence sur la scène politique et dont les conséquences selon lui, pourraient être dangereuses pour la cohésion sociale et l’unité nationale.
Pour sa part, le Front national pour la démocratie et l’unité (FNDU) qui regroupe l’aile dure de l’opposition, a publié un communiqué de presse dans lequel il accuse le pouvoir de manque de sérieux et de volonté dans la poursuite d’un dialogue politique responsable avec les acteurs nationaux.
Selon le FNDU, l’évidence d’une mauvaise volonté du pouvoir à prendre ses responsabilités historiques dans la bonne gestion des biens publics et le bien-être de sa population, crève les yeux.
Parmi les dérives qui se multiplient en l’absence d’un consensus national, le FNDU cite la hausse folle des prix, la sécheresse qui commence à décimer le bétail, l’insécurité galopante dans les villes, les menaces graves portées à l’unité nationale, l’indifférence face à la recrudescence des conflits domaniaux et leur alimentation souvent comme le dernier cas à Guerrou, la détérioration de l’enseignement avec les dernières fuites au baccalauréat, la montée inquiétante du taux de chômage, l’accaparement en toute impunité du domaine de l’Etat (aéroport, stade olympique, école de police, etc.)
Le FNDU a ainsi fustigé l’indifférence du pouvoir en place devant la détérioration de la situation générale du pays, accusant le président Aziz de privilégier les tournées carnavalesques à travers le pays à la résolution des problèmes des populations, que ces visites de prestige auraient rendu plus pauvres, plus assoiffées et plus éloignées des services sociaux de base. A ces divers problèmes socioéconomiques, le FNDU ajoute le blocage politique qui rend impossible tout échange entre les acteurs de la vie nationale.
Selon le FNDU, les négociations qui avaient repris se sont brusquement arrêtées, dès que la feuille de route contenant les conditions de l’opposition pour un dialogue politique a été remise au pouvoir en place.
Ce dernier en refusant de répondre par écrit au document qui lui a été adressé, prouve ainsi, selon le FNDU, sa mauvaise foi dans un dialogue politique qu’il avait pourtant appelé de tous ses vœux en le provoquant. Qu’est-ce qui s’est passé ? Pour répondre à cette question, deux réponses sont avancées par les analystes.
La première serait que finalement, Mohamed Abdel Aziz a cédé à la pression d’une forte partie de son bord politique qui ne souhaitait pas voir aboutir un quelconque dialogue avec l’opposition. Ces derniers craignaient la perte de certains privilèges électifs, notamment des postes juteux de parlementaires, de maires et de conseillers qu’un éventuel dialogue pouvait remettre en cause.
En effet, il était question d’une rebelote des scrutins législatifs et municipaux qui allaient signer le retour sur scène des grands partis de l’opposition, et partant, l’élimination de plusieurs partis aujourd’hui présents au parlement et dans les conseils municipaux.
Deuxième hypothèse, Mohamed Abdel Aziz qui aurait manigancé le dialogue dans le but de se frayer une voie légale pour un troisième mandat, ne voyait plus l’intérêt d’une telle entreprise, face à l’intransigeance de l’opposition à lui en refuser le prétexte.
Aussi, des échos avaient-ils circulé en pleine période de négociations, sur de offres de révision constitutionnelle pour modifier l’âge de candidature à la magistrature suprême, histoire de provoquer une modification des mandats du président de la République. Face à l’échec d’une telle tentative, Ould Abdel Aziz se serait tout simplement détourné du dialogue.
D’aucuns trouvent que celui qui a déjà initié deux coups de force politique en l’espace de trois années, n’aura aucune difficulté à en initier un autre. Ainsi, Mohamed Ould Abdel Aziz pourrait bien se créer un après 2019, en toute tranquillité.
Cheikh Aïdara
L’ Authentique
Dernière-minute-Accord de pêche : La Commission consent 59 millions d’euros contre 70 dans le précédent accord
Ca y est c’est officiel, les négociateurs mauritaniens et européens ont enfin pu sceller un nouvel accord de pêche sur 4 ans pour un motant de 59 millions d’euros (dont 4 de fonds d’appui sectoriel) , a-t-on appris de bonne source ce vendredi à Nouakchott.
Par cet accord les européens pourraient accéder à 225.000 tonnes de poissons. Malgré le risque laissé pour la pêche accessoire (8% de poulpe) sur les 5 milles tonnes de pêche à la crevette, le présent accord prévoit également le paiement de 123 euros la tonne par les armateurs.La contrepartie financière objet d’âpres négociations était de 113 millions d’euros dans le précédent accord dont 70 millions étaient versés par la Commission européenne. L’issue de cet accord est mitigée pour la partie mauritanienne même si les acteurs se félicitent de la fin de la crise de négociations avec l’Ue. On va pouvoir souffler car le secteur n’en pouvait plus, a expliqué à « mauriweb.info » un acteur présent aux négociations achevées vendredi à 3 heures 30 mn.
Plusieurs concessions ont été faites par les négociateurs mauritaniens notamment sur la contrepartie financière mais aussi sur les aménagements techniques relatifs notamment aux zones de pêche (10 milles au lieu de 20 dans le précédent protocole) ainsi que l’accès des crevettiers européens au Cap Timiris. Officiellement, aucune concession n’aurait été faite sur le débarquement obligatoire en Mauritanie.
On appren, par ailleurs, que la tonne de thon a été consentie pour le prix de 70 euros à l’occasion de cet accord. Cependant, la presse ibérique fait état jeudi de la présence d’intermédiaires proposant aux armateurs espagnols la vente de licences de pêche de 5 ans dans le cadre privé qui pourraient leur donner accès aux céphalopodes en arborant le pavillon mauritanien. La conclusion de cet accord met fin à six mois de négociations entre les deux parties, fait-on remarquer.
adrar-info
Guinée : Moussa Dadis Camara inculpé pour son implication dans le massacre du 28 septembre 2009
Entendu mercredi matin par des juges guinéens à Ouagadougou, où il vit en exil depuis 2010, l’ancien chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, a été inculpé dans le cadre de l’enquête sur le massacre du 28 septembre 2009.
« Il a été inculpé par un pool de magistrats partis de Conakry pour l’interroger sur son implication dans les évènements du 28 septembre 2009″, a déclaré à l’AFP son avocat Jean-Baptiste Jocamey Haba, joint dans la capitale burkinabè où le capitaine Camara est en exil depuis 2010. « Ce qui change dans son statut est que Moussa Dadis Camara va désormais être entendu en tant qu’inculpé et non comme un simple témoin », a indiqué le porte-parole de son parti, Maxime Monimou.
Son inculpation était pressentie. Elle s’est finalement concrétisée plus rapidement que prévue. Entendu mercredi 8 juillet au palais de Justice de Ouagadougou par deux juges et un procureur guinéens dans le cadre de l’enquête sur le massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, Moussa Dadis Camara a été inculpé quelques heures plus tard.
Selon un de ses proches, « Dadis » devrait être à nouveau entendu lundi prochain par les magistrats guinéens dans la capitale burkinabè.
« Nous ne sommes pas dupes »
L’inculpation soudaine de Dadis Camara, six ans après les faits, interroge. Dadis s’est déclaré récemment candidat à la présidentielle d’octobre prochain. Va-t-il, comme il l’a plusieurs fois annoncé, retourner en Guinée ? Et si oui, comment ? Cette inculpation et le procès qui s’annonce mettent-ils définitivement un terme à son ambition présidentielle ?
Quid, aussi, de l’alliance naissante entre son parti, les Forces patriotiques de la démocratie et de développement (FDDP) et celui du leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, l’UFDG ? « Nous ne sommes pas dupes, explique aujourd’hui le conseiller en communication de l’ex-putschiste, Ahmed Kourouma. Il s’agit d’une instrumentalisation claire de la justice à des fins politiques, de la part d’un pouvoir, qui face à une recomposition annoncée du paysage politique guinéen, panique. »
Jusqu’à présent épargné par la justice de son pays, Moussa Dadis Camara, qui vit en exil doré au Burkina Faso depuis janvier 2010, a toujours nié être impliqué dans l’enchaînement tragique des événements du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, au cours duquel 157 personnes ont été tuées par des militaires de la junte au pouvoir. Près de six ans après les faits, 400 victimes ont déjà été entendues et 15 personnes inculpées dans ce dossier. La Cour pénale internationale (CPI) enquête également sur ces violences. Dans ce cadre, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, s’est rendu la semaine dernière en Guinée.
jeuneafrique
Le Passeport accusateur de notre administration est enfin arrivé à Paris après d’énormes dégâts
Ce 08 Juillet 2015 à 10 heures est enfin arrivé le passeport accusateur de la défaillance et de l’incohérence de notre administration chargée soit disant de l’état civil dont est responsable Mr Mouraby à Nouakchott.
Dans un article paru le 25 avril 2015 dont voici le lien www.ocvidh.org/article.php?sid=8774, nous avions avec clarté parler du calvaire de notre compatriote victime de son faciès asiatique face à une administration qui peine de faire un discernement entre des questions essentielles, vitales et le superflu qui caractérise sa méthodologie caduque complètement aux antipodes des jeunes états de droit ; de justice et du respect de l’être humain.
Madame Coulibaly Souéloum est née de l’adjudant-chef Abdoulaye Yéro Coulibaly, lui-même né en 1916 à Djéol à 18 kilomètres de Kaédi dans le Gorgol, recruté dans l’armée Française pendant que la Mauritanie était une colonie Française, il a servi pendant quinze années en Indochine où est née sa fille Souéloum Coulibaly en 1949.
L’adjudant-Chef en revenant dans son pays d’origine la Mauritanie amena sa fille Souéloum Coulibaly qui a fait ses études primaires et secondaires jusqu’en 1970 avant de faire le concours des infirmières et celles des infirmières d’Etat après une bonne dizaine d’année pour enfin servir au Ministère de la santé dans la prévention des vaccinations jusqu’en 2003 soit alors trente et un ans de loyaux services rendus à sa nation pour soigner, éduquer et prévenir les maladies dans une jeune nation au moment où elle avait besoin de son envolée socio-économique et de son rayonnement après son indépendance en 1960.
Comment alors comprendre la lâcheté et l’irresponsabilité notoire de notre administration face à la demande persistante de Madame Coulibaly pour obtenir un Passeport depuis 2013 en France où elle se soigne, victime d’un accident au col du fémur que notre Etat n’a pas trouvé adéquat de la prendre en charge, ni la soigner et la mettre dans des conditions les plus humaines possibles, elle, qui avait pourtant donné toute sa jeunesse pour ce pays tout entier , y compris la capitale où elle ne passait pas inaperçue ?
Sérieusement Chers compatriotes il y a de quoi s’inquiéter sur la crédibilité du staff de cet enrôlement en l’occurrence Mr Mouraby et sa fameuse commission occulte qui décideraient de l’oxygène que doivent désormais respirer les Mauritaniens donc de leur vie.
La crédibilité et la solvabilité de cette administration de l’état civil sont écornées très gravement, à entendre ces partenaires associatifs bénévoles, il s’agit de la Cimade, de l’Emmaus, du SAMU social et de la sécurité sociale Française, qui s’attendaient à la rapidité et à l’exemplarité de notre état civil pour venir en aide à notre compatriote handicapée à 80%, cela a été un véritable fiasco et leur jugement est malheureusement sans appel sur les services de Mr Mouraby gangrenés par une maladie cancérigène qui risquerait de rendre notre pays amorphe et sans lendemain meilleur si cela doit encore perdurer et que « l’Homme soit ainsi livré aux chiens ».
Au passage remercions de vives voix ses associations humanitaires Françaises qui ont voulu héberger et soigner gratuitement sans contrepartie ni tracasserie administrative notre compatriote.
Après moult relances pour l’acquisition du passeport de Madame Coulibaly, c’est seulement le 25 juin 2015 qu’elle a été de nouveau dans l’enceinte de notre ambassade contrainte de tout recommencer ne sachant le pourquoi du rejet de la première demande et sans même trouver d’explication ni orale ni écrite à cette bévue administrative qui fait de cette compatriote une victime de cet enrôlement discriminatoire qui donne raison aux associations de Droits de l’homme et au mouvement Touche pas ma nationalité qui ont fait de cette lutte leur cheval de bataille, chose que nous constatons avec tous les observateurs honnêtes et vigilants comme une réponse à la politique d’exclusion voulue et entretenue par le pouvoir du Général Abdel Aziz.
Il est à rappeler que notre Etat a failli à son devoir de protection et de suivi et Souéloum en est l’illustration parfaite, privée de son état civil, privée de prise en charge de l’Etat et de tous ses droits, s’est rajouté à tout cela le faux semblant d’ignorer son appartenance à la nation avec toutes les conséquences que cela comporte en occident où les papiers c’est la vie, c’est l’ouverture et l’accès à tous les droits y compris sanitaires.
Par ce cas précis, nous tirons une belle conclusion que la mobilisation autour de l’enrôlement des Mauritaniens, toutes les couches confondues est l’affaire de tous, les partis politiques, les parlementaires, les associations des droits de l’homme et la société civile dans son ensemble. Il est inconcevable et irrespectueux de réduire les Mauritaniens de l’extérieur à la mendicité et à l’exil forcé, fautes de pièces d’état civil avec un excès de zèle remarquable des services de Mr Mouraby et de sa commission occulte qui décident à qui donner les papiers et qui laisser au bord du carreau car personne n’a choisi pour l’autre le pays de sa naissance et personne d’autre ne peut donc se substituer à Allah Le Tout Puissant à l’origine de notre peuplement et de notre lieu naturel qui est la Mauritanie.
Pendant que notre compatriote souffrait, le chargé de notre état civil, Mr Mouraby ,sans lequel rien ne bouge était en tournée dans toutes les régions du pays et il aurait fallu attendre son retour pour débloquer la situation. Malgré les appels incessants de notre ambassade à Paris, seule valait la promenade de santé du chef de ce service peu soucieux des drames humanitaires que cela pourrait engendrer. Dans quel pays sommes-nous ?
Sans risque de me tromper l’oxygène de notre nature en Mauritanie risquerait d’être privatisé par les services de Mr Mouraby, mais comment ? Allahou yaalam. “L’éternelle course sur le toit d’une maison ne peut durer longtemps” nous dit un proverbe et à vrai dire des problèmes sérieux existent dans ce pays et il ne sert à rien de vouloir les occulter et il n’est pas trop tard pour mieux faire. En attendant des excuses officielles, qui devraient normalement parvenir à cette compatriote vilipendée et humiliée si ce n’est son faciès à l’origine de ses déboires ; pourquoi alors ces attitudes malsaines et non musulmanes qui n’honorent guère notre pays et à son image à l’étranger.

Ibnou Youssouf Diagana
Pour le site de www.ocvidh.org
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