Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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 L’Etat reprendra les terres non cultivées, avertit le Ministre de l’agriculture

Essahraa – Le ministre de l’Agriculture, Sidna Ould Ahmed Ely, a lancé hier dimanche 13 mars courant, un appel en direction de tous ceux qui disposent de permis de terres agricoles non encore exploitées au niveau de la zone de l’Aftout Essahli et des autres zones en bordure du fleuve pour qu’ils exploitent ces terres.

Les terres qui ne seront pas cultivées seront reprises par l’Etat, a-t-il mis en garde, mettant en exergue le défi de parvenir à l’autosuffisance alimentaire posé à la Mauritanie, qui dira-t-il, ne tolère pas un tel abandon.

Le ministre était en tournée dans les zones arables relevant de la moughataa de Keur-Macène au Trarza, dans le cadre d’une visite d’information et de reconnaissances des campagnes agricoles, notamment la campagne d’été pour le maraichage qui est la continuité de la campagne agricole maraichère en train d’être préparée en collaboration avec les grands investisseurs.

Certains grands périmètres peuvent produire des quantités appréciables de produits maraichers, notamment en période de rupture de production, a-t-il souligné, appelant les nvestisseurs nationaux et étrangers à investir dans cette zone où le climat est approprié, les terres agricoles sont fertiles et les eaux sont abondantes tout au long de l’année.

L’actuelle campagne d’été pour la culture du riz a permis de mettre en valeur 35000 hectares, dépassant ainsi les prévisions (32000 hectares), a-t-il affirmé.

CRIDEM

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A la Une, l’enquête sur la mort de Mauritaniens au Mali

A la Une, l’enquête sur la mort de Mauritaniens au Mali

  •  mars 14, 2022 à 10:35

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé

L’ouverture d’une enquête par les autorités maliennes sur la mort de citoyens mauritaniens à la frontière entre les deux pays et les conséquences économiques de la guerre russo-ukrainienne sur l’Afrique sont les principaux sujets consultés lundi par APA dans plusieurs médias du continent.

« Mort de Mauritaniens : Les FAMa n’y sont pour rien », indique Mali Tribune. « +A la suite d’un incident malheureux ayant coûté la vie à des Mauritaniens sur le territoire malien, Assimi Goïta a échangé avec son homologue de la Mauritanie pour lui apporter sa compassion et celle des Maliens. Aussi, l’ouverture d’une enquête a été faite pour retrouver les coupables de ces crimes en vue de les traduire devant la justice. Pour le moment, +aucune preuve ne met en cause l’armée malienne+ », précise le gouvernement dans un communiqué.

D’ores et déjà, « une cour militaire mène une enquête à propos du ciblage de citoyens mauritaniens en territoire malien », souligne Sahara Media. « Ces incidents concernent le meurtre en janvier dernier de 7 mauritaniens et la disparition de plus de 31 autres au début de ce mois de mars, des incidents que les soldats maliens sont accusés d’en être les instigateurs », explique le site mauritanien, ajoutant que « le Mali a fermé des zones frontalières avec la Mauritanie afin de protéger les citoyens des deux pays ».

Sur la dégradation de la situation sécuritaire au centre et au nord du Mali, Maliweb se demande « qui empêche les discussions avec les chefs terroristes ». « Parmi les points positifs de cette Transition, on mentionne le front sécuritaire, où l’armée malienne, de plus en plus bien équipée, parvient à avoir quelques succès dans la sécurisation du territoire. Sauf que ces derniers jours, l’on assiste à un certain réveil des attaques terroristes. Ce fut le cas de l’attaque de Mondoro, dans la région de Mopti, d’Intahaka, dans la région de Gao et d’Anderaboucane, dans la région de Ménaka. Ces événements malheureux ayant fait des victimes poussent à se demander pourquoi les plus hautes autorités tardent à enclencher le processus de discussions avec les chefs terroristes maliens. Puisque différents foras des forces vives du Mali ont déjà recommandé cette démarche, à laquelle la France s’était opposée », souligne le site malien.

Au Burkina Faso, Le Monde Afrique se fait l’écho de « treize gendarmes tués, plusieurs portés +disparus+ dans le nord du pays ». « Les attaques djihadistes ont fait plus de 2000 morts et contraint plus de 1,7 million de personnes à fuir leur foyer depuis 2015 », note le journal français.

Par ailleurs, « la France espère qu’il n’y aura pas de blocus au Burkina pour ses troupes quittant le Mali », indique dans l’Agence d’information du Burkina (AIB) l’ambassadeur de français Luc Hallade. « S’il devait y avoir un jour, sous réserve de l’accord des autorités, des nouveaux convois qui passent (au Burkina Faso, ndlr), ça serait plutôt pour désengager les moyens militaires qui sont au Mali, notamment pour les renvoyer en Europe», a-t-il déclaré.

Sur la guerre en Ukraine, Wakatsera se demande si « l’Afrique (n’est pas) prise en étau entre l’Occident et Moscou ». « La guerre en Ukraine, depuis le 24 février, a donné lieu à une abondante littérature, à travers les médias de tous bords. Les arguments, là-dessus, se multiplient, croisent en contradiction nourrie et permettent à chacun de s’en faire sa propre opinion. Loin géographiquement du conflit, le continent africain y est impliqué à travers trois dimensions. En tant que membre à part entière du «village planétaire», d’un côté, et au regard de l’Histoire, qui le lie à l’Europe autant qu’à la Russie, de l’autre », souligne le journal burkinabè.

Le quotidien sénégalais EnQuête parle des conséquences de cette guerre sur le continent, avec Emmanuel Macron qui « prédit une famine ». Le président français note que « dans 12-18 mois, l’Europe et l’Afrique seront très profondément déstabilisés sur le plan alimentaire ».

En outre, le journal indique que « le Sénégal a déjà réagi, en faisant passer le budget pour la campagne agricole 2022 de 10 à 70 milliards FCFA ». Quoi qu’il en soit, les conséquences de ce conflit constituent un « cocktail explosif pour le Sénégal », note Walf Quotidien.

ODL/cgd/APA

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Maliens et Mauritaniens à la table des négociations

Deutsche Welle – Le litige entre la Mauritanie et le Mali sur des crimes commis contre des Mauritaniens à la frontière entre les deux pays est dans la phase de négociations à Nouakchott.

La porosité de la frontière entre le Mali et la Mauritanie permet une circulation facile entre les deux pays. A ceci s’ajoute le fait que les populations qui vivent de chaque côté de la frontière sont très similaires culturellement.

Cependant, les échanges de chaque côté ne sont pas toujours sans problème. Le vol de bétail, les activités de contrebande, de trafic de drogue ou encore les conflits intercommunautaires sont fréquents, sans que cela n’attire toujours l’attention des autorités.

Début des hostilités

Mais depuis 2012, quand le Mali commence à faire face aux premières attaques terroristes, principalement du MNLA, les Mauritaniens vivant près de la frontière, majoritairement des commerçants et des éleveurs, accusent les forces armées maliennes d’être les auteurs des disparitions ou tueries dont ils seraient victimes.

Depuis le week-end dernier, quand plusieurs autres personnes ont été déclarées disparues, la tension est de nouveau montée entre les deux pays. Les Mauritaniens ont ainsi manifesté en début de semaine contre “l’inaction” de leur gouvernement.

Le Mali admet ces disparitions mais il rejette l’accusation selon laquelle ces crimes seraient commis par les forces armées maliennes. Mais Boubacar Salif Traoré, un analyste politique malien, estime que la présence de groupes terroristes dans la zone complique le travail de l’armée malienne.

“Nous avons des acteurs hybrides qui évoluent dans cette zone, notamment des personnes qui appartiennent parfois aux groupes terroristes et qui peuvent parfois revêtir d’autres formes. Donc, il est très difficile pour les forces de défense et de sécurité d’avoir une bonne lisibilité de la situation”.

Les efforts des deux pays

Depuis 2015, les deux pays ont mis en place un mécanisme de surveillance des frontières afin d’éviter les incursions. Ils ont renouvelé leur engagement dans cette lutte, sans toutefois parvenir à calmer la situation.

Isselmou Moustapha Sahili, expert mauritanien en matière de sécurité : “Je me rappelle que le premier communiqué sorti fin 2021 parlait de patrouilles conjointes, de mesures entre les autorités sécuritaires au niveau des régions riveraines, pour justement faire de la prévention et veiller à ce que ce genre d’actes ne se reproduisent plus”, souligne-t-il.

“Mais je pense aussi que ce mécanisme n’est pas opérationnel, du moins du côté de cette frontière. Sinon, cela aurait contribué à limiter les exactions contre nos compatriotes”, poursuit l’expert en sécurité.

Les deux pays membres de la force conjointe du G5 Sahel partagent plus de 2.000 kilomètres de frontière commune, d’où la question du manque de moyens pour pouvoir gérer la crise qui les oppose actuellement.

Etienne Gatanazi

cridem

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Mauritanie : le syndrome de la patate chaude de l’officialisation des Langues nationales sur la table

Les associations culturelles nationales ( pulaar, soninke et wolof) montent au créneau cette semaine à Nouakchott pour exprimer leur déception sur la lenteur des recommandations de la concertation nationale sur la réforme du système éducatif et réaffirmer la nécessité d’officialisation les langues nationales au même titre que l’arabe.

C’est le syndrome de la patate chaude de l’enseignement des LN ( pulaar, soninké et wolof) qui revient sur la scène nationale à l’occasion de la loi d’orientation de l’Education nationale sur la réforme du système éducatif.

Au lendemain de la demande de la coalition des six partis de l’opposition de son report après le dialogue politique, les associations culturelles nationales ne sont pas en reste et n’entendent pas céder le terrain à des activistes pro-arabes qui bloqueraient la réforme éducative. Les acteurs culturels demandent l’officialisation des LN au même titre que l’arabe.

Autrement dit faire des LN des langues d’enseignement et non de communication. Une forte revendication qui ne date pas d’aujourd’hui qu’ils ont renouvelé cette semaine à Nouakchott au ministre de l’Education nationale bien mal parti pour avoir des participants pour la réforme du système éducatif.

Des difficultés révélatrices que le principal obstacle est l’absence de volonté politique de la diversité culturelle qui date de plus de 60 ans. La balle est dans le camp de Ould Ghazouani, président de tous les mauritaniens.

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La Mauritanie accuse l’armée malienne de crimes «récurrents» contre ses ressortissants

Le ministère mauritanien des Affaires étrangères a indiqué mardi 8 mars avoir convoqué l’ambassadeur du Mali et lui avoir signifié sa «vive protestation contre les récents actes criminels récurrents» commis selon lui au Mali par l’armée malienne contre des Mauritaniens.

 La Mauritanie a émis cette protestation après deux évènements graves impliquant des Mauritaniens en l’espace de quelques semaines au Mali, dont la disparition de plusieurs ressortissants de l’autre côté de la frontière dans des circonstances encore obscures il y a quelques jours. Des enregistrements sonores circulant sur les réseaux sociaux, attribués à des témoins oculaires mais non authentifiés, ont mis en cause l’armée malienne dans la disparition d’une trentaine de Mauritaniens du côté malien dans la zone frontalière au sud d’Adel Bagrou (est de la Mauritanie).

Un député local, Mohamed Mahmoud Ould Henenna, cité par l’agence privée Alakhbar, a parlé d’au moins 15 morts. Cette disparition a été précédée en janvier par la mort, elle aussi dans des circonstances non officiellement éclaircies, de sept Mauritaniens dans le même secteur. À l’époque déjà, la question d’une possible implication de soldats maliens avait été posée.

Le ministère mauritanien rappelle dans un communiqué publié par l’agence de presse nationale que le gouvernement avait à cette occasion envoyé une «délégation de haut niveau» au Mali, «pour tenter de contenir ce comportement hostile envers nos concitoyens». «Malgré les assurances données» par les autorités maliennes, leur réponse «est restée en deçà des attentes», déplore le ministère.

Un diplomate mauritanien s’exprimant sous le couvert de l’anonymat suivant la pratique courante dans une telle situation a mis en garde les autorités maliennes. «Nous avons clairement dit aux Maliens que si ça continue, nous allons fermer la frontière», a-t-il dit. «En plus, les autorités à Bamako ne décrochent pas le téléphone quand nous les appelons», a-t-il dit.

 

Peuples frères

En janvier, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une enquête et assuré qu’aucun élément ne mettait en cause l’armée malienne. Aucun élément de ces investigations n’a été rendu public depuis. La junte au pouvoir au Mali depuis août 2020 ne s’est toujours pas exprimée sur les récentes disparitions.

Le Mali est pris dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012. En plus des agissements des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, des violences intercommunautaires, et des actes crapuleux, l’armée est régulièrement accusée d’exactions. Ces violences ont fait des milliers de morts, civils et militaires. La Mauritanie, avec laquelle le Mali partage plus de 2000 km de frontière, a été touchée par l’expansion des groupes islamistes d’Algérie au début des années 2000, mais n’a plus connu d’attaque sur son sol depuis 2011.

 Des dizaines de Mauritaniens ont manifesté mardi devant la présidence à Nouakchott pour réclamer la fin des exactions commises selon eux par l’armée malienne contre des compatriotes, a constaté un correspondant de l’AFP. «Nos frères sont froidement assassinés par l’armée malienne, nous devons réagir vite contre ces exactions à répétition» a dit l’un des participants, Ahmed Sidi, originaire de la même région que les disparus. Nouakchott élève la voix alors que la junte malienne a entrepris récemment un effort de rapprochement avec la Mauritanie. Il s’agit pour les colonels de contrer l’embargo imposé en janvier par l’organisation des États ouest-africains Cédéao pour sanctionner leur projet de se maintenir encore plusieurs années au pouvoir.

Les États membres de la Cédéao ont fermé leurs frontières avec le Mali, sauf la Guinée, elle-même dirigée par des militaires. La Mauritanie et l’Algérie, qui ne font pas partie de la Cédéao, ont gardé leurs frontières ouvertes. Le ministère mauritanien explique dans son communiqué que les liens historiques et les considérations humanitaires l’ont empêché «d’affamer le peuple malien frère». Mais il prévient «que la vie de nos innocents concitoyens et la sécurité de leurs biens resteront au-dessus de toute autre considération».

Par Le Figaro avec AFP

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