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Dialogue politique : Ghazouani écarte toute arrière-pensée et appelle à une large concertation
Nouakchott : L’Agence Al-Akhbar a obtenu des informations détaillées sur la réunion tenue ce jour au palais présidentiel, sous la présidence du chef de l’État, Mohamed Ould Ghazouani, en présence de représentants des forces politiques de la majorité et de l’opposition. La rencontre a été essentiellement marquée par les interventions du président Ghazouani et du coordinateur du dialogue, Moussa Fall. Ce dernier a procédé à la présentation d’un document proposant une « structure organisationnelle préliminaire du mécanisme du dialogue ». En ouvrant la séance, le président de la République a indiqué que les participants à cette réunion diffèrent, dans une certaine mesure, de ceux qu’il avait rencontrés au lancement du processus de dialogue lors d’un iftar du Ramadan en mars 2025, estimant que cela reflète un renouvellement au sein de la classe politique. Mohamed Ould Ghazouani a précisé que la réunion était ouverte à toute personnalité politique souhaitant y prendre part. Il a rappelé qu’habituellement, l’opposition était à l’origine des appels au dialogue, mais que lorsque le pouvoir a pris l’initiative de l’organiser, des soupçons ont émergé quant à d’éventuelles motivations cachées. Le président a fermement démenti l’existence de tout objectif particulier ou arrière-pensée, soulignant que le dialogue vise exclusivement l’intérêt général de la Mauritanie et la participation de l’ensemble des Mauritaniens à la réflexion sur les moyens de le préserver. Il a ajouté que ce dialogue ne répond à aucune crise politique, mais s’inscrit dans une démarche volontaire qu’il suit personnellement depuis un certain temps. Le chef de l’État a réaffirmé son engagement à accompagner le processus de dialogue et à offrir toutes les garanties nécessaires à sa réussite, s’engageant à mettre en œuvre les accords qui en découleront. Il a également précisé que le document présenté sera mis à la disposition de tous les acteurs politiques afin qu’ils puissent l’examiner attentivement et formuler leurs observations. Prenant la parole, le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, a invité les différentes parties à étudier le document et à soumettre leurs remarques dans un délai compris entre une et deux semaines. Revenant à la tribune, le président Ghazouani a insisté sur l’absence de toute urgence, précisant qu’aucun calendrier strict n’a été fixé pour le dialogue. La réunion s’est tenue en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, Moulay Ould Mohamed Laghdhaf, du ministre chargé du Cabinet présidentiel, Nani Ould Chrougha, d’un conseiller présidentiel et du coordinateur du dialogue. Au total, 52 représentants de la classe politique, répartis à parts égales entre la majorité et l’opposition, ont pris part à cette rencontre, qui a duré environ quinze minutes. #source: Alkhbar
#senalioune
Khaly Mamadou Diallo Député à l’Assemblée
Diagnostic d’une situation extrêmement grave
La Justice, Laboratoire d’une Dénégation de l’Égalité
À la veille de la réunion du Haut Conseil de la Magistrature, le secteur de la justice apparaît aujourd’hui comme l’un des symboles les plus visibles de l’exclusion de la composante noire du pays. Cette réalité est d’autant plus préoccupante qu’elle concerne une institution qui, par essence, est censée incarner l’égalité des citoyens devant la loi.
Le Haut Conseil de la Magistrature, présidé par le Président de la République et composé du ministre de la Justice, du président de la Cour suprême, du procureur général près ladite Cour ainsi que de trois magistrats élus par leurs pairs, ne compte actuellement aucun magistrat negro-mauritanien. Cette absence totale n’est ni fortuite ni circonstancielle. Elle est le résultat d’une politique progressive, méthodiquement entretenue depuis des années, qui a atteint aujourd’hui son paroxysme. Il est à un niveau critique jamais égalé.
L’institution judiciaire, qui devrait être le socle de l’égalité républicaine, est ainsi devenue le lieu d’expérimentation abouti d’une exclusion durable et systémique de la composante noire, dans l’ensemble de ses instances et structures connexes.
Une dynamique ancienne, aujourd’hui à son point de rupture
Cette politique d’exclusion ne date pas d’aujourd’hui. Entamée depuis plusieurs décennies, elle s’est accélérée à partir des années 1990 pour atteindre aujourd’hui un seuil alarmant. La tendance observée conduit, de manière dangereuse et presque irréversible, vers la disparition quasi totale des magistrats negro-mauritaniens dans l’ensemble des juridictions du pays.
Lorsqu’une institution chargée d’incarner l’égalité des citoyens, de rendre la justice et de réguler les conflits sociaux ne parvient plus à refléter la diversité de la société qu’elle sert, il est légitime de s’interroger sur l’état réel de l’État de droit. Ce constat interroge non seulement le fonctionnement de la justice, mais aussi les fondements mêmes de la République et du vivre-ensemble, déjà fragilisés dans d’autres secteurs essentiels tels que l’école, l’armée et certaines institutions républicaines.
Un appareil judiciaire marqué exclusivement par la composante Beydane
L’analyse de l’appareil judiciaire et de ses institutions annexes révèle une réalité amère : l’inexistence quasi totale de la composante negro-mauritanienne à tous les niveaux de juridiction.
Au-delà des inégalités structurelles affectant les Haratines et de la tribalisation progressive de certains pans de la justice – souvent liée aux choix des décideurs en place – les Peuls, Soninkés et Wolofs sont presque absents de l’appareil judiciaire. Sur près de 300 magistrats, on en dénombre à peine une dizaine issue de ces communautés. Parmi eux, environ la moitié occupe des fonctions politiques ou administratives, les rendant non opérationnels pour l’exercice de la justice : un wali, un conseiller au ministère de la Justice et un magistrat affecté à la Cour de la Fatwa et des recours gracieux. D’autres sont en fin de carrière, proches de la retraite.
Parmi ces magistrats non opérationnels, deux partiront à la retraite à la fin de l’année en cours, et le troisième l’année suivante.
Une présence résiduelle et fragilisée dans les juridictions
Les magistrats negro-mauritaniens actuellement en fonction dans les tribunaux sont au nombre de cinq. L’un d’eux prendra sa retraite dès la fin de l’année, réduisant ce nombre à quatre. Parmi ces derniers :
• un siège à la Cour suprême ;
• un à la Cour d’appel d’Aleg ;
• un à la Cour d’appel de Kiffa ;
• un substitut du procureur – le seul procureur negro-mauritanien du pays – actuellement en formation à l’étranger, donc non opérationnel.
La situation globale est donc extrêmement préoccupante et ne laisse entrevoir aucune amélioration à court terme. Elle ouvre au contraire la voie à une justice de plus en plus monocolore et excluante, ne reflétant aucunement la réalité sociale du pays.
Le rôle central de l’ENAJM dans le processus d’effacement
Depuis plus de trente ans, l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAJM) a joué un rôle déterminant dans ce processus. Sa politique de recrutement a consacré une discrimination assumée dans l’accès aux fonctions judiciaires, s’inscrivant dans une tendance plus large touchant l’ensemble de la fonction publique.
Hormis quatre magistrats récemment recrutés – trois juges et un substitut du procureur – l’ENAJM n’a sélectionné aucun juge negro-mauritanien au cours des cinq dernières années. Deux facteurs expliquent cet effacement :
• d’une part, une discrimination progressive imputable aux choix politiques ;
• d’autre part, un mécanisme plus sophistiqué fondé sur un recrutement largement favorable aux diplômés de l’ISERI, privilégiant le baccalauréat série O, orienté vers l’arabisation et les sciences religieuses.
Ce système exclut de fait les candidats formés au droit moderne, toutes composantes confondues, mais frappe particulièrement les communautés déjà marginalisées.
Une justice perçue comme étrangère par une partie des justiciables
La cartographie globale des juridictions et de leurs compositions met en évidence l’ampleur des déséquilibres. Une large partie des justiciables ne se reconnaît pas dans une institution qui statue souvent dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas et dont les décisions sont rendues par des magistrats parfois insuffisamment formés, avec pour horizon principal l’incarcération ou la restriction des droits, souvent au prisme d’affinités tribales, sociales ou de rapports de pouvoir.
Une exclusion systématique dans toutes les structures judiciaires
À l’échelle nationale, la composante negro-mauritanienne ne compte plus que six magistrats : quatre Peuls, un Soninké et un Wolof. Aucun n’occupe de fonction décisionnelle stratégique ; tous sont cantonnés à des postes de conseillers.
Sur plus de 60 tribunaux de Moughataas, aucun juge d’instruction n’est negro-mauritanien. Ils sont également absents :
• des 14 tribunaux de wilayas ;
• des 14 cours criminelles ;
• des tribunaux de commerce de Nouakchott et Nouadhibou ;
• des tribunaux du travail ;
• des cours criminelles spécialisées (corruption, terrorisme, esclavage, traite des êtres humains et des migrants).
À la Cour suprême, un seul conseiller negro-mauritanien siège parmi une trentaine de magistrats.
S’agissant du parquet, la situation est tout aussi alarmante : un seul substitut du procureur dans tout le pays, actuellement en formation à l’étranger.
Une exclusion étendue aux institutions connexes et aux professions judiciaires
Cette marginalisation s’étend également aux autorités administratives indépendantes liées au champ judiciaire : Autorité nationale de lutte contre la corruption, Agence judiciaire de l’État, Commission nationale des droits de l’homme, Mécanisme national contre la torture, Observatoire national de la femme et de la fille, Commissariat aux droits de l’homme, Autorité de protection des données personnelles, entre autres.
Les professions libérales et parajudiciaires connaissent la même réalité :
• un seul notaire peul sur quarante ;
• aucun huissier de justice negro-mauritanien ;
• une dizaine d’avocats sur près de trois cents ;
• une présence marginale des greffiers en chef, pourtant piliers du fonctionnement judiciaire.
Conclusion : une alerte républicaine
Ce tableau, sombre et alarmant, révèle l’ampleur des inégalités structurelles qui minent la confiance d’une large partie de la population envers l’institution judiciaire. Sans un début de redressement rapide et crédible, cette défiance ne peut que s’aggraver.
Un dialogue sans volonté réelle de changement serait un dialogue vidé de son sens. Il devient impératif d’engager des mesures fortes, rapides et structurantes afin d’éviter une rupture irréversible avec les principes fondamentaux de la République : l’égalité, la justice et le vivre-ensemble.
Khaly Mamadou Diallo
Député à l’Assemblée
DÉCLARATION DE PRESSE DES FPC
Ces jours-ci, des informations concordantes font état de menaces de mort proférées à l’endroit de l’honorable député le Président Biram Dah Abeid . Ces informations révélent que nous sommes entrain de franchir le Rubicon.
Non seulement le régime du président Ghazouani, à travers ses faucons, confisque nos libertés, toutes nos libertés, jusque-là acquises mais, par une sorte de permis du laisser faire, laisser dire à ses thuriféraires, autorise des individus, sans morale ni retenue, à défier ouvertement la loi et les institutions de la République.
Les Forces Progressistes pour le Changement (FPC ) s’insurgent contre de telles menaces qu’elles dénoncent avec force et indignation, pour constituer un danger, grave, pour la sécurité et des acteurs politiques de l’opposition et de la société civile et des citoyens libres penseurs tout court.
– Les FPC attirent l’attention du régime que ne pas sévir en pareille situation constituerait manifestement un encouragement implicite à continuer dans la même voie.
– Les FPC expriment toute leur solidarité au Président Biram à qui elles apportent leur soutien ferme et indéfectible.
– Elles réitèrent leur volonté de coopération dans la détermination commune à œuvrer pour le changement, indispensable.
– Elles rappellent que L’IRA , les FPC, la Coalition anti-Système ne cèderont pas aux intimidations et à la peur.
Nouakchott le 26 décembre 2025.
Le département de la communication
CAF. Sur sa demande, et après approbation de la CAF, la Mauritanie quitte la zone Afrique de l’Ouest pour intégrer la zone Afrique du Nord.
Le rêve de certains, qu’ils soient en mode sommeil ou en mode veille, c’est de déraciner géographiquement la Mauritanie. Pour en faire quoi, donc ? Pour la transporter et la transplanter dans l’Asie occidentale, de préférence entre l’Arabie Saoudite et le Yémen ou dans les Émirats arabes Unis dont elle pourrait être, le cas échéant, le huitième État. Désir d’arabité exige : il faut quelque chose qui sonne et rime avec arabe pour faire arabité. Quand le virus du complexe identitaire s’active, difficile de le neutraliser, la fuite en avant se poursuit, sans limite. Bientôt nous modifierons notre Constitution… Et pourquoi donc ? Pour changer le nom de notre pays : de République Islamique de Mauritanie, on va passer à « République Islamique Arabe de Mauritanie ». Après tout, nous avons déjà changé de drapeau et d’hymne…
En attendant que se réalise ce rêve de transplantation du pays…, de rupture définitive d’avec l’Afrique de l’Ouest, de divorce d’avec l’Afrique noire au profit d’un ancrage, depuis longtemps entamé, dans l’Afrique du Nord (blanche) et dans le monde arabe, on agit sur deux leviers. 1) On profite au maximum de toutes les opportunités qu’offrent les organisations africaines, comme ce fut le cas récemment lors de l’élection d’un Mauritanien à la tête de la BAD : dans ces cas-là, on se souvient de l’africanité de la Mauritanie, on la revendique même, et on fait la tournée des capitales africaines, avec sourires, accolades et autres opérations de séduction pour s’assurer du soutien et des votes des pays de l’Afrique noire.
Rien d’étonnant, car on retrouve là l’extension hors de nos frontières de la méthode de gouvernance déployée à l’intérieur du pays : le recours à des cadres issus des communautés exclues et marginalisées et leur utilisation comme faire-valoir pour asseoir la domination de la composante maure du pays. Autrement dit nous retrouvons sur le plan extérieur, en matière de diplomatie et de relations internationales, l’affirmation d’une Mauritanie à identité unique, exclusive : l’identité maure ; d’où cette volonté de consolider l’ancrage de la Mauritanie dans le monde arabe ; d’où cette négation de fait de l’identité des autres entités nationales.
2) La consolidation de l’ancrage du pays dans le monde arabe s’opère à mesure que s’effectue le retrait progressif de la Mauritanie de sa zone géographique matricielle : hier (2000) elle se retirait de la CEDEAO. Aujourd’hui la Mauritanie déserte la zone Afrique de l’Ouest de la CAF au profit de la zone Afrique du Nord. On peut parier, au regard de son orientation politique définie plus haut, que si elle ne courait pas le risque de s’exposer à la perte de beaucoup d’avantages ou de prestiges symboliques, à l’étouffement économique et à l’isolement en Afrique, elle se serait volontiers retirée de l’OMVS (Organisation Pour la Mise en Valeur, du fleuve Sénégal) et même de l’UA (Union Africaine) au profit d’organisations Nord-africaines et arabes.
Mais arrêtons de rêver. Le rêve peut être un dérivatif. Laissons-lui en l’occurrence cette fonction, car la réalité, souvent indépendante de notre volonté, finit toujours par s’imposer, fracassant rêves et illusions. La Mauritanie est d’abord africaine avant d’être arabe. C’est son appartenance effective au continent africain qui fait sa proximité avec l’Afrique du Nord. Dans ses rapports avec l’Afrique noire et le monde arabe, elle doit s’employer à maintenir constamment cette ligne d’équilibre, celle qui fait sa double identité : africaine et arabo-berbère. Mais comment maintenir cette ligne d’équilibre sur le plan extérieur quand elle est inexistante sur le plan intérieur ? L’extérieur, c’est le dedans exposé dehors, comme pourrait dire l’autre.
Boye Alassane Harouna
21 décembre 2025
« Résistants sans guerre : chronique d’une haine postcoloniale fabriquée »
Franchement, il va falloir qu’on m’explique.
J’essaie vraiment de comprendre, mais je n’arrive toujours pas à saisir cette haine obsessionnelle de la France chez certains Mauritaniens surtout arabophones. Je peux comprendre celle des Algériens après 132 ans de colonisation, un génocide culturel, une guerre totale ou même celle des Vietnamiens, qui ont subi des bombardements et une guerre longue et sanglante. Mais chez nous, tout ça ressemble plutôt à une pièce de théâtre historique un peu amateur.
Un jour, on s’est réveillés en se découvrant soudain une « guerre de libération » héroïque, avec des martyrs recyclés, des mythes bricolés et des récits gonflés à l’ego postcolonial. On brandit la mort de Coppolani, on cite Om Tounsi comme si la Mauritanie avait été un champ de bataille comparable à l’Algérie… alors qu’en réalité, notre « résistance » a surtout été diplomatique, négociée, fragmentée et, il faut le dire, assez accommodante.
Le pire, c’est qu’on oublie soigneusement de parler de l’invasion arabe, de la traite négrière arabo-berbère, de la domination des émirs guerriers ou de la hiérarchie raciale interne. Mais, bizarrement, la France devient l’ennemi absolu, tandis que notre histoire locale bénéficie d’une sorte d’amnistie morale totale.
Soyons honnêtes même si ça pique un peu : Notre indépendance ne nous a pas été arrachée par les armes, elle nous a été remise avec un stylo. Pas de guerre totale, pas de villes rasées, pas de millions de morts.
Et si on lit les écrits de nos propres émirs et marabouts ceux qu’on aime citer quand ça nous arrange qu’est-ce qu’on y trouve ? Des lettres de remerciement à la France, des alliances assumées, un soutien clair contre les Ottomans, une reconnaissance explicite du rôle de la France comme arbitre face aux puissances régionales.
Mais évidemment, tout ça s’efface comme par magie dès qu’il s’agit de jouer les révolutionnaires de salon.
Ce qui est le plus frappant dans cette indignation sélective, c’est le double standard géopolitique :
Pourquoi les pays du Golfe ne ressentent-ils pas cette haine viscérale envers l’Angleterre ? Pourquoi le Qatar, les Émirats ou l’Arabie saoudite n’organisent-ils pas de conférences hystériques contre Londres, alors que leurs États modernes sont des produits directs du protectorat britannique ?
La réponse est simple (mais un peu gênante) : Parce qu’eux, ils assument leur histoire au lieu d’en faire un complexe identitaire.
Chez nous, par contre, on a :
• collaboré avec le colon,
• étudié dans ses écoles,
• administré avec lui,
• fait des enfants avec lui,
• hérité de sa langue, de ses institutions, de ses frontières…
Et puis, tout à coup, on se découvre une vocation de résistant radical mais seulement après coup.
Le français, qu’on le veuille ou non, fait partie de notre histoire. Pas parce qu’il est sacré, mais parce qu’il est là, tout simplement. Le nier, c’est nier notre propre parcours, notre propre complexité.
À force de rejouer une guerre qui n’a jamais vraiment eu lieu, on évite surtout de regarder les vrais problèmes en face : la domination interne, le racisme structurel, l’exclusion linguistique, la hiérarchie héritée… C’est tellement plus facile de crier « impérialisme français » que de se regarder dans le miroir.
Bref, il serait peut-être temps de vivre notre époque sereinement, d’assumer notre histoire sans se raconter d’histoires, et de comprendre qu’une nation mature ne se construit pas sur des haines importées, mais sur une lecture lucide et parfois franchement honnête de son passé.
Ironique……wetov
Sy Mamadou




