Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mint El Moctar sur la liste des candidats au Nobel de la paix

Mint El Moctar sur la liste des candidats au Nobel de la paixSahara Medias – Ils sont près de 200 noms sur la liste des lauréats proposés au prix Nobel de la paix. Pour la première fois une personnalité mauritanienne figure sur cette liste.

Il s’agit de Mme Aminetou mint El Moctar, présidente de l’association des femmes responsables de foyers. Des associations caritatives et organisations de la société civile se préparent à lancer une campagne en faveur de la candidate.

Des sources ont révélé à Sahara Media que les organisateurs de cette campagne veulent lui donner un cachet particulier et entreprendre une campagne internationale en faveur de la première femme mauritanienne présélectionnée pour ce grand prix.

Mint El Moctar a déjà obtenu différentes distinctions pour son combat en faveur des droits de la femme en Mauritanie et la lutte contre l’esclavage et le travail des mineurs.

Elle a reçu un prix de Mme Clinton, ancienne ministre américaine des affaires étrangères et actuelle candidate pour la présidence des états unis.

Elle a également été reçue et décorée par l’ancien président français Nicols Sarkozy. Par ailleurs des académiciens de l’université de Georges Town l’ont cité parmi les 500 femmes les plus influentes dans le monde musulman.  

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Communiqué de presse : Solidarité avec les Forces Progressistes pour le Changement

Communiqué de presse : Solidarité avec les Forces Progressistes pour le ChangementIRA-Mauritanie – Le ministère de l’intérieur a adressé une lettre au président des Forces Progressistes pour le Changements (FPC) lui annonçant que l’interdiction leur est faite de mener leurs activités sur toutes l’étendue du territoire national.

Cette décision surprenante dans une « présumée démocratie » est d’un autre âge et rappelle, à ne pas s’y tromper, celle édictée contre le parti Radical pour une Action Globale (RAG).

C’est cette même logique des groupes dominants obscurantistes tenant à étouffer toute voix en faveur des droits humains et d’une Mauritanie sans pratiques esclavagistes qui refuse la reconnaissance officielle à IRA.

Dans cette situation de non droit, IRA-Mauritanie :

– Dénonce l’interdiction des FPC, contraire au droit et à la démocratie,

– Et appelle les autorités à mettre fin à l’injustice contre les FPC et le RAG en les autorisant tout bonnement comme il se doit à mener leurs activités

Nouakchott le 30 juin 2015
La Commission Communication 

 

Cridem

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Sidi Moctar NDIAYE, l’oublié de la Nation

Libre Expression. Sidi Moctar NDIAYE, l’oublié de la NationMohameden Fall – L’histoire de la Mauritanie a été formaté par ces mêmes, qui faufilent aujourd’hui entre des pistes sinueuses et dangereuses, ces mêmes qui mentent, falsifient, inventent, manœuvrent, complotent et omettent une partie de l’histoire du pays pour nous livraient une version tronquée.Aujourd’hui on magnifie et exhibe des seconds couteaux qui n’ont jamais rien apportés à la Mauritanie indépendante, éclipse totalement et ignore un digne et noble fils de la Mauritanie, père de la Nation, signataire du papier qui atteste l’indépendance de la Mauritanie Sidi Moctar NDiaye.

Sidi Moctar est le Père absolu de cette nation Mauritanienne. Homme politique, intègre, patriote, spirituel, un homme de Dieu au sens vrai du terme, qui a négocié et signé l’indépendance de la Mauritanie et à ce titre, ce n’est pas une autre personne, mais lui, et lui seul le père de l’indépendance de la Mauritanie et qui a initié le premier plan de développement de la Mauritanie.

Il fut :

-Député de la Mauritanie à L’Assemblée Nationale française de 1951 à 1959 ;

-conseiller territorial de l’Inchiri de 1952 à 1959) ;

-Grand conseiller de l’Afrique occidentale française pour la Mauritanie de 1952 à 1957 ;

-Président de l’Assemblée territoriale de Mauritanie de 1952 à 1958 ;

-Président de l’Assemblée Constituante de la RIM du 28 novembre 1958 à mai 1959 ;

-Sénateur, pour la Mauritanie, de la Communauté franco-africaine de 1959 à 1960 ;

-Directeur politique du Parti du Regroupement de Mauritanie : de mai 1958 à mai 1961;

-Président de l’Assemblée Nationale de Mauritanie de mai 1959 à mars 1961 ;

-Plus tard Maire de Rosso et Président de la Chambre de Commerce et d’Agriculture de Mauritanie.

Comment expliquer qu’aucun édifice, bâtiment, avenue, ou rue ne porte son nom dans notre pays ? Tout les régimes qui se sont succédés ont fait en sorte de l’isoler parce qu’il avait une partie wolof, pourtant il était plus maure que wolof.

Finalement l’homme de Dieu a préféré quitté le pays et alla vivre à Saint louis au Sénégal ou il est parti rejoindre son seigneur dans la dignité en 1997. La grande perdante, c’est bien sur la Mauritanie.

Ils l’ont muselé et poussé au départ pour saint louis pour un natif d’Atar. Voila ce que le pays a fait de son fils et voila ou a commencé la politique raciste au plus haut sommet de l’état mauritanien, et aussi le commencement d’un pays divisé, segmenté, et compartimenté qui a fait naitre les vieux démons du tribaliste, l’ethnicisme, et le racisme.

Le népotisme, la corruption, érigé en doctrine et pratique du gouvernement, favorisant ainsi une certaine communauté au détriment des autres et développant ainsi une culture de non-valeur et la mise en veilleuse de tout ce qui n’est pas Arabe dans tout les domaines, éducationnel et institutionnel et ainsi obligé les autres à laisser leur culture, leur éducation, leur langue, us et coutume, modes et manières pour épouser celui du système qui est l’arabe.

Sidi Moctar ne voulait pas perdre son identité, il ne voulait renoncer à aucune de ces origines, ce qui l’a contraint à l’exil sans pour autant renier le pays. Il croyait à cette double culture, et à la nation arc en ciel de la Mauritanie, voila une somptueuse élévation de l’esprit pour une identité collective.

Aujourd’hui on a compris son vœu et que l’identité nationale ne peut plus être racine unique. Pour vous dire que la politique de domination ne date pas d’aujourd’hui. Edouard Gliossant et Patrick Chamoiseau, disaient dans « Quand les Murs tombent », Editins Galaade.

« Ce n’est pas parce que les identités-relation sont ouvertes qu’elles ne sont pas enracinées. Mais la racine n’est plus une fiche, elle ne tue plus autour d’elle, elle trace à la rencontre d’autres racines avec qui elle partage le suc de la terre. Comme il y a eu des Etats-nations, il y aura des nations-relation.

Comme il y a eu des frontières qui séparent et distinguent, il y aura des frontières qui distinguent et relient, et qui ne distinguent que pour relier. Cet augure ne méconnait pas les terribles concurrences modernes des nations entre elles, et non plus les désastres perpétrés par les guerres d’intérêts, de religions, de contrôles des matières premières ou des énergies fossiles, guerres soutenues par des empires ou menées par des sectes.

Il suppose simplement que le temps viendra où le désir de dominer, de dicter sa loi, de bâtir son empire, la fierté d’être le plus fort, l’orgueil de détenir la vérité, seront considérés comme un des signes les plus sûrs de la barbarie à l’œuvre dans l’histoire des humanités ».

Certains vont encore remuer ciel-terre pour que cela ne se sache pas, pour que la vérité ne soit jamais mise à la connaissance de tous, mais c’est pour notre bien, pour la paix et la réconciliation, contre les mesquineries, l’ethnicisme et le racisme.

Quant à Moctar Ould Daddah, il était le disciple de Sidi Moctar qui lui a enseigné tout sur la politique. Certes il est un artisan parmi les artisans de notre indépendance mais il n’a créé qu’une nation secondaire, comme les couleurs de notre drapeau, le vert et le jaune.

Souvent dans l’histoire on ne retient que la version écrite par les vainqueurs. Alors raconter des mensonges tout en occultant le vrai par une volonté de domination n’est qu’illusion. Tôt ou tard la vérité rattrape le mensonge et les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Cette politique de domination, entamé avec Sidi Moctar, ne s’arrêtera que par la résistance.

A bon entendeur.
M.F.
mohamedenf@gmail.com

Source : Mohameden Fall

 

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L’Editorial du calame : Vacances à l‘eau

L'Editorial du calame : Vacances à l‘eau Finies les vacances. Deux petites semaines en tout. Tellement courtes qu’on ne les a même pas vues passer. Quinze jours au cours desquels beaucoup de choses se sont passées. Un voyage présidentiel à Milan, à l’occasion de la journée de la Mauritanie à l’Exposition universelle. Au moins cinq ministres furent également du déplacement pour tenter de « vendre » la Mauritanie.

Dont plus personne ne veut. Entre terrorisme, absence de justice indépendante, pressions fiscale et douanière, arnaques en tout genre, les investisseurs répugnent à une aventure qui a coûté cher à bien d’autres. La société BUMI se mord encore les doigts d’avoir cru au fer mauritanien. Tout comme Xstrata qui a déjà plié bagages.

Les sociétés espagnoles, qui construisaient des immeubles pour la SNIM, à Zouérate et Nouakchott, ont disparu dans la nature, les laissant en l’état. Tasiast s’apprête à opérer une seconde compression de son personnel et menace de fermer boutique, si les prix de l’or ne montent pas et si l’on continue à en faire une éternelle vache à lait.

Qu’avons-nous raté d’autre ? La réunion des chefs d’Etat de la Grande muraille verte. « Un mensonge continental », pour reprendre les termes d’un confrère. Cinq présidents ont passé 24 heures à Nouakchott pour parader avec leur homologue local, se donner bonne conscience et se dire que ce sont eux les promoteurs de cette idée de génie qui freinera, pour toujours, l’avancée du désert.

La 129èmesession du conseil d’administration de l’Asecna et son conseil des ministres. Notre guide éclairé sait apparemment bien recevoir. Mais, tout comme l’ivresse, la joie de l’accueillite est bien éphémère. Tôt ou tard, il faut bien revenir sur terre. Et la terre, ces derniers jours, est bien mouillée. Comme chaque hivernage, Nouakchott se noie.

On nous avait pourtant promis que cette année ne serait pas comme les autres. Un comité interministériel fut même mis en place pour prendre les mesures nécessaires afin d’éviter de tels désagréments aux populations.

Quelques goudrons, surélevés, sont effectivement hors eau… aimablement conviée à inonder les concessions des riverains ! Plusieurs quartiers, dont les sols sont parcourus de fils électriques rafistolés, sont privés d’électricité. Et l’on y voit soudain danser les petits enfants qui vont nu-pieds sur le sable mouillé : ça chatouille le courant quand la Somelec voudrait bien qu’il arrive !

Bref, la pluie est bien arrivée, les ministres évitent les flaques, le Président voyage, préside, rectifie, toujours bien au sec, lui, et nos vacances… elles sont à l’eau !

Ahmed Ould Cheikh

Le calame

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Les idéologies politiques en Mauritanie : La fin de la race des combattants

altL’idéologie politique, les principes forts et les convictions trempées à l’acier de la résistance pour les idéaux nobles, ont tous disparus. L’ère des vrais combattants de la liberté des peuples, de la justice sociale et du sacrifice suprême, est révolue. Place à une nouvelle race de militants adeptes de la politique du ventre. Ce qui explique aujourd’hui le recul de la lutte politique et la mort programmée du pluralisme démocratique en Mauritanie.

L’idéologie politique représente l’âme de tout combat partisan. Elle est l’énergie qui alimente sa force de propulsion, celle qui transcende toutes les tentations et qui permet au véritable militant de dépasser les petites contingences matérielles pour un idéal à atteindre même dans le plus long terme. Aujourd’hui, force est de constater que le combat politique n’a plus de vrais héros en Mauritanie, ni de simples soldats dévoués aux causes nobles, celles qui dépassent les petits calculs d’égo et les ambitions d’une vie matérielle à satisfaire par tous les moyens.

C’est cette mort idéologique et la fin de l’idéal politique qui ont donné à la postérité des hommes, tels que les premier précurseurs de la Mauritanie indépendante, la génération de la fin des années 50 au 18 juillet 1978, et même ceux qui les ont suivis depuis, jusqu’aux féroces luttes contre le régime de Taya. C’est à partir de 2005, que les ambitions personnelles et la course vers les privilèges ont commencé à éroder l’idéal politique et à prostituer les résidus d’une lutte partisane qui allait s’émousser au fil des années, expliquant aujourd’hui la mort de la lutte militante. La Mauritanie n’a plus de soldats dévouée à sa cause, mais de simples convives prêts à festoyer sur son corps échancré et sanguinolent.

Les héros des premières années d’indépendance
Aux premières heures de l’indépendance, l’énormité des défis et la modestie des moyens allaient forger la réputation de ceux que la postérité allait appeler à juste titre « Les Bâtisseurs ». D’un pays désertique, sans infrastructures, sans ressources et sans cadres en nombre suffisant, avec une population nomade non compressible ni dans le temps ni dans l’espace, allaient émerger une race de Mauritaniens qui étaient prêts à mourir pour bâtir une Nation et créer ex-nihilo, un Etat. Pari réussi, car quelques années plus tard, ce jeune pays allait résister aux convoitises des annexionnistes et s’imposer sur la scène internationale. C’est l’époque de l’administration citoyenne, celle des compétences, de la probité intellectuelle qui donneront naissance à une foule d’administrateurs tous plus exemplaires les uns que les autres. Tous, sans exception, avaient chacun, pris individuellement, de quoi bâtir une légende, d’où la difficulté de les citer.

En cette période, on savait démissionner, on savait porter la contradiction au Maître, on savait défendre ses convictions. Les salaires étaient modestes, le cadre de vie simple et les besoins limités. L’argent public avait un caractère sacré et nul ne pensait puiser impunément dans les caisses de l’Etat. Le chef de l’Etat de l’époque, Me Mokhtar Daddah ne confondait pas les sous de la République avec sa poche et ne chercha nullement à s’enrichir au détriment de son peuple. Un chèque que lui avait remis le président Mobutu, il le reversera au trésor public. Il ne s’est jamais approprié les nombreux dons en nature ou en espèce qu’ils recevaient des chefs d’Etat étrangers ou des Rois. Cette période a permis la réalisation de grandioses projets et le bien-être du peuple. Malgré tout, ce régime avait ses détracteurs, dont les plus puissants furent les Kadihines à l’idéologiste marxiste-léniniste qui allait l’obliger à prendre des réformes novatrices à l’époque où les colonies nouvellement indépendantes n’osaient encore affronter l’hégémonie de la métropole française. Les Kadihines par la force de l’idéologie qu’ils portaient constitueront vite un pôle attractif pour toute une jeunesse qui croyait en la force de leurs convictions. Ils eurent aussi leurs martyrs, des jeunes fauchés à la fleur de l’âge et qui s’étaient sacrifiés pour un idéal auquel ils croyaient de toute leur force. Cette époque sera dominée par la floraison des idéologies, Nassérisme, courants négro-africains, marxisme-léninisme, Trotskisme, etc.

L’après1978
Le coup d’Etat de 1978 qui mettra fin au règne des « Bâtisseurs » sera marqué par les premières « trahisons » de l’histoire politique en Mauritanie. C’est l’époque où apparut le premier coup de pioche destiné à enterrer le règne des idéologies et la mort des convictions partisanes. Le pouvoir militaire naissant, qui allait régner sur la Mauritanie, savait que son pire ennemi, est l’idéologie politique, contre laquelle il allait mener un combat féroce. Cette lutte trouvera son paroxysme sous le règne de Ould Haidalla qui allait remplir les prisons mauritaniennes de prisonniers politiques et de détenus d’opinion, Nasséristes, Baasistes, avec à la clé les exactions contre le premier mouvement d’émancipation des Haratines et esclaves, représentés par El Hor. L’arrivée au pouvoir de Ould Taya en 1986 sera à son tour très vite marqué par la purge contre la communauté négro-africaine, chassée de l’armée, des corps constitués, de l’administration publique, massacrée et déportée en masse, en représailles au pogrom mené par le Sénégal contre les Maures.

Ces années de braise où l’idéologie Flamiste fut l’ennemi déclaré dureront jusqu’en milieu des années 90. Entre temps, intervient le fameux discours de La Baule qui introduira la démocratie et le multipartisme. Le pouvoir militaire se mue en pouvoir civil après un dur combat contre la plus forte concentration d’opposants que le pays ait jamais connu. La saignée contre les porteurs d’idéaux atteindra son paroxysme à cette période, avec la défection des « chasseurs de postes de privilèges » qui quittèrent en masse les rangs de l’opposition pour rejoindre le camp des plus forts. Entre le PRDS et les forces de l’opposition, qui avaient éclaté en mille morceaux, après des luttes intestines de leadership et d’égo, se poursuivra ainsi sur une période de vingt et une années, sans répit. Des leaders politiques feront plusieurs aller-retour entre la rue, où ils animent la contestation publique, et les prisons. Plusieurs idéologies s’affronteront au cours de cette longue époque.

A côté du PRDS, le super parti au pouvoir, dont la seule ambition affichée par ses membres est la conquête de privilèges individuelles, évolueront toute une masse de formations politiques de l’opposition gangrénée par des dissensions et fortement divisées face à un puissant régime qui avait remplacé les convictions partisanes par la politique du ventre. Il parviendra ainsi à caporaliser tous les grands électeurs, chefs de tribus, hommes d’affaires, religieux, pour se maintenir face à une opposition en perpétuelles dissensions. Du FDUC qui avait représenté l’opposition radicale face au régime militaire de Ould Taya allait exploser en mille morceaux, sécrétant l’UFD, qui se scindera ensuite avant de disparaître, donnant naissance au RFD et à l’UFP, à côté d’autres défections qui allaient déboucher sur AC, etc. Aux indépendantes d’Ahmed Daddah allaient s’opposer les Marxistes de Mohamed Maouloud, puis la tendance El Hor de Messaoud Ould Boulkheir, tandis que les Islamistes avaient laissé leurs forces diffuses à l’intérieur de plusieurs partis. Malgré la férocité de la répression, l’opposition était restée vive, présente et forte.

La transition de 2005-2007 et le coup d’Etat de 2008
A la chute de Ould Taya en 2005, l’opposition crut son moment venu de prendre les rennes du pouvoir et mettre ainsi fin, au long règne du pouvoir militaire. Mais la cupidité de certains de ses leaders et leur naïveté allaient permettre aux militaires de bien s’aplatir pour mieux sauter. En ce moment crucial de l’histoire politique en Mauritanie, l’idéologie politique avait déjà commencé à quitter le corpus ambiant, au détriment de l’individualisme et de la recherche du gain immédiat. Les militaires parviendront à revenir au pouvoir en utilisant un éléphant blanc qui sera vite dégagé lorsque le moment venu de se porter aux premiers plans sonna. Et ce retour se fera aux détours de vils marchandages sous-tendus par des inimitiés personnelles entre certains chefs de l’opposition. Le coup d’Etat de 2008 finira par sonner le glas au règne des idéologiques politiques et à celui des convictions partisanes, permettant à d’autres formes de contestations, raciales, ethniques, communautaristes, régionales, de prendre le relais.

Aujourd’hui, la scène politique est marquée par un vide qui explique ainsi la fin des porteurs d’idéaux. Personne ne croit plus en la Mauritanie, ni à son peuple. L’élite intellectuelle se dispute les restes putrides d’une Nation qui se meurt à l’ombre des grandes fortunes qui ont pillé ses ressources et qui continuent à marchander le reste de ses organes vitaux.

Cheikh Aidara

 

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