Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Libre Expression. Le Problème des Haratines n’est plus un problème d’Esclavage

Libre Expression. Le Problème des Haratines n'est plus un problème d'Esclavage Ahmed Salem O Elmoctar – « Les Haratines, ces oubliés de la république » : ce bout de phrase résume parfaitement la situation présente des Haratines. Les idées développées par Ould Beibakar au sujet des Haratines sont, pour la plupart, de mon point de vue, défendables. En quelques lignes voilà ce qu’elles m’inspirent.

Tout pouvoir, même le plus démocratique, ne se permet jamais de se créer des problèmes qu’il aurait pu contourner ou éviter. Cette règle s’applique parfaitement aux différents pouvoirs Mauritaniens depuis l’indépendance du pays et même avant.

Chaque pouvoir, dans chaque période, fait habituellement face à une situation comportant un certain nombre de problèmes cruciaux qui exigent des solutions rapides. Et comme la politique est l’art de la recherche de solutions aux problèmes globaux et souvent pressants, aucun gouvernement ne va se permettre de se créer de nouveaux problèmes ou de réveiller d’autres encore endormis.

C’est pourquoi, je considère, personnellement, que poser aujourd’hui le problème de l’existence de l’esclavage dans les autres communautés négro-africaines, au moment où les concernés ne manifestent aucune velléité de le poser, relève de la maladresse ou d’une volonté inavouée de vouloir noyer le problème posé avec pertinence des anciens esclaves de la communauté maure.

Le problème de la décolonisation n’existait pas avant la prise de conscience des peuples colonisés et l’engagement de leur lutte pour la libération.

Les haratines ou les esclaves d’hier ou les deux à la fois, à cause de plusieurs siècles de bannissement et de frustration, peinent à pouvoir poser un problème réellement pressant pour nos différents pouvoirs.

Au temps du pouvoir du président Mokhtar, la situation générale des Haratines se caractérisait par l’impact négatif d’un passé récent de domination esclavagiste. Leur début d’éveil demeure encore insignifiant.

Le pouvoir du président Mokhtar était accaparé par les multiples problèmes posés, dans un premier temps par la mise en cause de la naissance même de la Mauritanie, puis, dans un deuxième temps, par les difficultés posées par une décolonisation inachevée et les tracasseries de clans tribaux, soucieux de préserver leurs privilèges héritées du système colonial.

L’assise sociale du régime du président Mokhtar est essentiellement constituée des représentants de ces clans foncièrement esclavagistes.

Concernant la recherche de solution à la question Haratine, sa marge de manœuvre était donc presque nulle. Il l’évoquait dès fois à des fins de consommation locale ou de règlement de compte avec tel ou tel clan féodal.

Comme le problème ne se pose pas avec acuité, c’était, stratégiquement parlant, de la maladresse de le poser pour la simple raison que le contexte socioéconomique de l’époque ne lui permet pas de faire face aux conséquences d’une volonté réelle de le résoudre.

Quand aux différents régimes militaires qui vont se succédés après, tous, sans exception, étaient accaparés par des préoccupations qui n’ont rien à avoir avec la question Haratine.

Des militaires de formation, esquintés par une guerre fratricide, qu’aucun intérêt national ne peut justifier, leur gestion de la chose civile ne peut pas être idéale. Tous se démènent pour d’abord trouver des solutions, même provisoires, à des problèmes cruciaux qui menacent souvent leur existence.

En réalité, même à supposer que la volonté y est, les pouvoirs militaires qui ont suivi le 10 juillets 1978, ne possèdent nullement les moyens financiers pour indemniser les esclaves ou leurs maîtres. Ils n’avaient que la belle parole et les jolis textes et ils en ont distribués suffisamment.

La malchance, peut être,des pouvoirs militaires est de voir le problème Haratine émerger à la surface au tout début de leur règne. Ce n’était pas le fait du hasard.

Ce qui caractérise cette période, c’était surtout la faiblesse des institutions étatiques et l’émergence des égoïsmes personnels et de clans, consécutifs à l’affaiblissement des deux forces majeures aux ambitions modernistes et unitaires pour le pays, le MND et l’élite intellectuelle qui pivotait autour du président Mokhtar.

Les courants particularistes, surtout racistes et tribalistes, occupèrent aussitôt le terrain. Le problème numéro un des détenteurs du pouvoir est la recherche de solution en vue de partager le peu de moyens dont dispose l’Etat à des clans véreux et impitoyables.

La naissance d’Elhor, en ce moment, fut dictée par un début d’éveil d’une élite Haratine qui tient à avoir sa part du gâteau. Se taire, à l’époque, c’est se faire oublier à jamais. Aucun pouvoir, civil ou militaire, ne pouvait envisager en aucun moment de transformer les féodaux en abolitionnistes.

Ce sont ces mêmes féodaux esclavagistes qui ont réussi à étouffer toutes les interprétations religieuses à caractère abolitionnistes des Oulemas éclairés du passé. Concernant Ould Sidi Yahya, je pense qu’il a beaucoup contribué à répandre la bonne morale, mais la problématique Haratine est quasi absente de ses prêches.

Le colonel Ould Beibakar loue le silence et la réussite sociale d’une certaine élite Haratine, tout en fustigeant et diabolisant ceux qui ont osé dénoncer publiquement la situation déplorable du monde Haratine.

Il prône l’école moderne comme unique solution pour l’émancipation des Haratines. Je rappelle à Ould Boueibakar que des problèmes sociaux aussi complexes et aussi compliqués comme la question Haratine ne peuvent jamais être résolus par le silence.

Je lui rappelle également que les quelques pas, timides de surcroit, franchis dans la solution de ce problèmes sont exclusivement le fruit de la lutte ouverte et (non pas silencieuse) et des sacrifices des concernés et leurs représentants, y compris les « opportunistes », « marchands de la cause » dont il parle.

Je donne raison à Ould Boueibakar, quand il propose l’école comme solution. Mais de quelle école s’agit-il ? J’espère qu’il ne nous propose pas ce qui reste de l’école publique : une coquille vide.

Il sait que la grande masse des Haratine, y compris une bonne partie de « l’élite silencieuse », n’ont pas de moyens pour accéder aux écoles privées respectables ou aux quelques écoles d’excellence.

En suite, quelle solution peut on envisager pour l’emploi et la promotion des quelques cadres qui réussissent à franchir les nombreuses difficultés rencontrées ? Ils feront inévitablement face aux clans des notables et de « féodaux non abolitionnistes » qui veillent sur « la bonne marche » de tout pouvoir qui s’installe dans ce pays.

Plusieurs décennies de sécheresse ont détruit systématiquement l’économie rurale, libérant automatiquement des milliers d’esclaves. Ceux-ci regagnèrent aussitôt les centres urbains à la recherche du travail rémunéré.

Les élites intellectuelles progressistes vont les accueillir, les encadrer et leur insuffler un début de prise de conscience, les préparant ainsi à un éveil plus accentué dans les décennies suivantes. D’une couche sociale en soi ils évolueront progressivement en couche sociale pour soi, pour paraphraser un auteur célèbre.

Après donc les effets de plusieurs décennies de sécheresse, après également une évolution sociale et culturelle certaine, l’esclavage traditionnel ne constitue plus le problème majeur du monde Haratine. Je considère donc qu’il devient absolument inutile de continuer à vouloir limiter coute que coute la question Haratine à un problème exclusivement d’esclaves et la nécessité de se libérer d’un statut esclavagiste qui devient absolument marginal.

D’autres font valoir la promotion des Adwabas par la création des petits projets. Petits, moyens ou grands projets dans des villages abandonnés dans la plus part des cas par leurs habitants au profit de petits emplois au rendement quotidien en ville, ne solutionnent aucun problème.

Aujourd’hui tout le monde se rend compte que l’Etat est presque l’unique source de solutions aux problèmes que peut poser une communauté ou un groupe social déterminé. Il est le seul en mesure de jouer le régulateur des équilibres socio-économiques dans le pays.

Ce fait explique le fond de tous nos problèmes actuels. Jouons donc le sérieux avant qu’il soit trop tard. Tout palabre sur la légalité ou l’illégalité, sur l’existence réelle ou fictive, de l’esclavage, devient absolument inutile, pour la simple raison que le mode esclavagiste, cesse d’exister, surtout comme source de vie, même d’une famille rurale.

Faisons face avec courage à notre vrai problème : le partage équitable du gâteau national. C’est l’unique moyen d’assurer une bonne formation à nos générations futures et de garantir une paix civile durable pour notre pays.

Il s’agit, notamment, de faire réellement en sorte que les Haratines cessent d’être « les oubliés de la République », considérant qu’ils sont les seuls citoyens qui n’ont pas de patrie de rechange, comme l’a su bien dit Ould Boueibakar.

C’est aussi l’unique moyen pour qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle de facteur d’unité de notre pays et de notre peuple. Pas de noblesse, ni de dignité, ni surtout de fierté, dans la négation de soi et le dénuement complet.

Ahmed Salem O Elmoctar dit Cheddad ( Observateur indépendant)

via Adrar-info

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Mauritanie: le pouvoir veut dialoguer, l’opposition refuse (Presse)

Mauritanie: le pouvoir veut dialoguer, l’opposition refuse (Presse)Alakhbar – Le gouvernement mauritanien maintient le 07 septembre comme date de début d’un nouveau dialogue avec l’opposition. Celle-ci boycotte. Et selon Alakhbar Info, l’opposition mauritanienne ne va pas se contenter de boycotter.

L’hebdomadaire note, dans sa livraison de ce mercredi, que le FNDU, qui regroupe la plupart des partis de l’opposition dite radicale, a annoncé une série d’actions parallèles visant à faire échouer ce dialogue.

Cependant, les partis de l’opposition dite modérée, réunis sous la bannière Convention pour l’Alternance Pacifique (CAP), ont une position mitigée: Messaoud Ould Boulkheir, président du parti APP, refuse d’entrer dans un dialogue boycotté par la majorité de l’opposition. Abdessalam Ould Horma, chef du parti Sawab, demande, lui, le report de la date du 07 pour permettre la participation de toutes les forces politiques.

Quant au gouvernement, l’hebdomadaire indique qu’«il maintient sa date mais chance de formulation. On ne parle plus de dialogue qui débute le 07 septembre mais de rencontres préparatoires au dialogue»

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Remaniement partiel du gouvernement

Remaniement partiel du gouvernementLa Présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour et sur proposition du Premier ministre, sont nommés :

– Ministre des affaires étrangères et de la coopération :

Hamadi Ould Meimou ;

– Ministre de l’intérieur et de la décentralisation :

Ahmedou Ould Abdella

-Ministre de l’agriculture :

Lemina mint El Kotob Ould Moma;

– Ministre de l’élevage:

Fatma Vall Mint Souenae;

-Ministre de l’équipement et des transports :

Mohmaed Ould Khouna ;

– Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement :

Brahim Ould M’bareck Ould Mohamed El Moctar;

– Ministre des relations avec le parlement et la société civile, porte parole du gouvernement:

Mohamed Lemine Ould Cheikh;

– Ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille :

– Dr. Fatma Habib ;

Source: AMI

Nouakchott,  02/09/2015  –  La Présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour et sur proposition du Premier ministre, sont nommés :

– Ministre des affaires étrangères et de la coopération :

Hamadi Ould Meimou ;

– Ministre de l’intérieur et de la décentralisation :

Ahmedou Ould Abdella

–

Ministre de l’agriculture :

Lemina mint El Kotob Ould Moma;

– Ministre de l’élevage:

Fatma Vall Mint Souenae;

–

Ministre de l’équipement et des transports :

Mohmaed Ould Khouna ;

– Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement :

Brahim Ould M’bareck Ould Mohamed El Moctar;

– Ministre des relations avec le parlement et la société civile, porte parole du gouvernement:

Mohamed Lemine Ould Cheikh;

– Ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille :

– Dr. Fatma Habib ;

Dernière modification : 02/09/2015 16:57:57

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Arrestation du chef du centre d’enrôlement de la moughataa de Maghtalahjar

Arrestation du chef du centre d’enrôlement de la moughataa de MaghtalahjarAlakhbar – La police mauritanienne a arrêté lundi 31 août courant, sur ordre provenant de la capitale Nouakchott, pour complicité avec d’autres dans la tentative de naturalisation de certains étrangers, le chef du centre de l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTS) au niveau de la moughataa de Maghtalahjar, dans la wilaya du Brakna.

Des sources au sein de l’agence parlent de charges portées contre le chef du centre suspecté, pour implication dans des opérations de « mauritanisation » de sénégalais, repartis sur plusieurs centres d’enrôlement dont Maghtalahjar et M’Bout, soulignant qu’un fonctionnaire au sein du bureau central de l’ANRPTS à Nouakchott, coordonnait la cellule de naturalisation précitée.

Il est encore impossible de savoir si le chef de centre arrêté serait déféré près du tribunal d’Aleg mardi 1er septembre courant ou s’il sera transféré vers la capitale Nouakchott où élit domicile le cerveau de la cellule.

Traduit de l’Arabe par Cridem

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Droit de réponse aux propos du clre Oumar Ould Beibacar Par Ahmed Vall Ould Cheine dit Devaly

Droit de réponse aux propos du clre Oumar Ould Beibacar Par Ahmed Vall Ould Cheine dit DevalyAhmed Vall Ould Chein – Les articles publiés récemment par le Colonel à la retraite Oumar Ould Beibacar ont suscité une floraison de réactions qui se sont attardées sur des éléments particuliers et ne sont pas allés à l’essentiel du message ; d’autres sur des détails insignifiants de notre officier qui n’a jamais été connu pour ses « talents » d’écrivain, ni par son « humanisme débordant » qu’il exprime à la faveur d’un excès des libertés vécues aujourd’hui.

Tous les auteurs de ces réactions qui ont pour l’essentiel ” liké “par des j’aime ou non comme sur Facebook, ont oublié de remercier Ould Beibacar pour sa contribution qui est un témoignage sur une partie d’un moment historique sans attirer l’attention du lecteur que les faits ne sont pas en eux-mêmes l’histoire mais un témoignage sur un instant historique.

Ce témoignage peut être un faux témoignage alors il faut le comparer avec d’autres pour arriver à la vérité, car la vérité historique d’un instant historique donné est sujette souvent à des changements, ainsi que la suppression de certains de ces éléments pour des intérêts ou pour dissimuler ce qui ne convient pas avec la vérité des acteurs de l’histoire.

Dans ce cas particulier, nous sommes reconnaissants au Colonel Oumar Ould Beibacar pour sa contribution au débat sur l’histoire moderne du pays et ce en l’absence de documents historiques de référence, ainsi que le silence ou la démission des ” Heredotes Mauritaniens”

Paul Valéry disait : « L’Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré. L’Histoire justifie tout ce que l’on veut. Elle n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout.”

Selon Paul Valéry on peut par l’intermédiaire de l’histoire faire passer les messages, justifier ce que l’on veut, et ce en conformité avec la lecture que l’on fait des évènements passés.

Ici se trouve le problème auquel fait face le Colonel dans ses écrits sur l’histoire du pays.

Ces écrits ont voulu en bonne ou mauvaise foi faire passer des messages sur la nature de la coexistence entre les différentes composantes de notre pays ainsi que l’histoire commune liant celles-ci depuis la nuit des temps mais le plus important. Le plus sensible c’est lorsqu’il traite de certains évènements historiques et qu’il se dérobe à éclaircir les tenants et aboutissants de ceux-ci et déterminer les responsables.

L’histoire est capable d’établir l’entente ainsi que de créer les tensions. Elle est capable de créer un bloc de cohésion ainsi que de creuser des tranchées infranchissables de haine.

Ici réside le danger, car nul ne sait les intentions de snippers qui peuvent tirer sur des pans de l’histoire commune à des fins inavouables.

D’emblée, il faut souligner que les écrits du Colonel Oumar Ould Beibacar ont été publiés en français sur l’hypothèse que personne ne le contredira car la majorité des mauritaniens ne lisent pas ce qui est écrit dans cette langue et ainsi il arrivera à faire passer son message à ceux qui sont les destinataires sans déclencher l’alerte chez les contradicteurs.

En vérité les écrits du Colonel Ould Beibacar sont venus à un moment où il y a une évolution positive suite à des conditions favorables dans le pays, la région et même dans l’outre-mer. En fait le timing de ces écrits est de déconstruire cette évolution des peuples à s’approprier leur histoire et ainsi continuer la falsification de celle-ci comme nous avait prévenu Cheikh Anta Diop.

Le Colonel a ouvert la voie à ses sorties par un article qui s’attaque à la résistance nationale armée contre le colonialisme. Quelle nation acceptera qu’on insulte ses héros qui font sa fierté ? Imaginons l’Algérie ou un autre peuple n’acceptera qu’on remette en cause son histoire, de toucher à l’intégrité morale et religieuse de ses moudjahidines ?

Les peuples encensent leurs héros et font barrière pour préserver leur histoire qui est la dignité et l’honneur de toute nation.

Le Colonel a décrit comme le faisait les officiers de l’armée coloniale nos vaillants résistants comme des bandits et des voleurs avant de les taxer d’étrangers car ils perturbaient le plan de pacification du pays.

Mais ce n’est pas la seule mission qu’il doit faire, le dernier article du Colonel a voulu faire barrière à une lecture de l’histoire qui renforce la coexistence entre nos communautés.

Cette approche qui est celle des baathistes de Mauritanie et maintes fois réaffirmée par leurs dirigeants et dernièrement par moi- même dans la série d’entretiens dans l’émission de la Télévision Nationale animée par le Dr Cheikh Ould Sidi Abdellah.

Arrêtons-nous un peu pour voir que dans la série d’entretiens de cette émission “Dernière page” télédiffusée par la chaîne nationale, j’ai attiré l’attention sur les faits suivants :

1-Les baathistes de Mauritanie ont été prudents dans toutes leurs actions et ont veillé à ne pas faire ou participer d’actes pouvant en résulter un problème ethnique car ils se définissent comme un parti porteur d’idéaux civilisationnels et non un mouvement racial.

2-Que certains acteurs du 10 Juillet 1978 , ont prévu un plan B en cas d’échec du coup d’Etat de recourir à la guérilla en se repliant avec les forces fidèles vers le nord et non à déclencher une guerre civile.

3-J’ai dit que les baathistes en 1981, étaient en mesure de prendre le pouvoir mais ils y ont renoncé à cause de la fragilité de l’Etat mauritanien.

Et dans la même émission, j’ai soutenu que les baathistes ne sont pas responsables des évènements de 1989 qu’ils condamnent car ils étaient soit en prison pour la plupart ou en exil pour ceux qui ont pu échapper aux griffes des tortionnaires.

Les responsables de ces actes sont connus : des francophones arabes et négro-africains et ils ne s’en cachent pas.

Ces déclarations ont suscité de nombreuses réactions.

Les dirigeants du Flam ont bien accueilli ces déclarations qui apportaient de nouvelles données et qui permettaient de comprendre ces tragiques évènements sous un angle nouveau plus crédible et avec des réponses convaincantes.

L’absence des baathistes durant ces évènements car ils étaient derrière les barreaux pour la plupart ou recherchés par les services de sécurité du régime, tout ceci donnait une vision nouvelle aux dirigeants du Flam et apportait des éclaircissements à des points restés obscurs et ainsi éclairait des zones restées dans l’ombre.

Ceci a bien été souligné par des déclarations de dirigeants historiques du Flam publiés par Cridem et d’autres sites proches du mouvement soulignant le caractère important de ces nouvelles qui apportent du nouveau dans le cadre de cette période sombre de l’Histoire du pays.

Je citerai le porte-parole du Flam Kao Toure, résidant en Suède, qui donnait comme titre à mes déclarations : Les langues commencent à se délier.

Le Colonel vient justement pour démentir cela et faire croire aux ethnies négro-africaines que le pays est dirigé depuis le 10 Juillet 1978 par les nationalistes arabes.

Le Colonel ici est chargé de faire barrage entre toute entente ou rencontre entre les nationalistes arabes et négro-africains et c’est une mission qui doit continuer de tout temps.

Car l’entente entre nationalistes mauritaniens toutes ethnies confondues n’est pas dans l’intérêt des “Imalezenes”(auxiliaires de l’administration coloniale) et de ceux qui les manipulent.

Il est important pour eux de faire croire aux Poulars que tous leurs malheurs ont pour cause les nationalistes arabes contrairement à la réalité vécue. Tous les malheurs du pays ont pour origine et cause les Imalzines francophones arabes et négro-africains qui se partagent les rôles dans une mise en scène parfaitement bien huilée.

Les nationalistes n’ont pas eu à diriger le pays à aucun moment mais ce sont bien les auxiliaires du colon qui ont hérité de l’Etat colonial et ce depuis Coppolani jusqu’à ce jour.

Pour preuve si besoin était, la principale revendication des nationalistes arabes est la langue arabe et celle du colon reste après plus de cinquante ans d’indépendance la seule véritable langue officielle du pays.

L’arabe se porte mieux au Sénégal et connait une véritable promotion depuis l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall.

A voir comment la situation de l’arabe s’améliore au Sénégal voisin , on ne peut qu’être confiant dans la promesse qu’il a faites aux électeurs sénégalais qu’il sera le dernier président qui ne parlera pas l’arabe.

Macky Sall a aussi instauré le Baccalauréat Arabe sans que cela ne provoque des remous bien au contraire cela a été bien accueilli contrairement à la décision de Feu Ould Daddah en 1966 lorsqu’il introduisit l’arabe comme matière dans l’enseignement secondaire tout en continuant à enseigner toutes les autres disciplines en français.

La décision de Macky Sall a été bien accueillie par les sénégalais mis à part des groupes déracinés de francophones et afrophobes qui ne pouvant déclarer leur hostilité à cause du poids des confréries soufies, ont dirigé leurs venins contre le Président l’accusant de donner tous les pouvoirs à son ethnie Poular.

Une seconde décision courageuse du Président Macky Sall a été de permettre aux diplômés arabisants de travailler dans l’administration et de ce fait à partir de cet acte l’Arabe devient une langue de travail au Sénégal au même titre que le Français.

L’arabe devient une langue importante au Sénégal voisin dont les héritiers du colonialisme et chantre de la francophonie qualifie l’arabe de langue des poulars.

Rappelons-nous que Feu Mamadou Dia, premier chef du gouvernement du Sénégal à l’indépendance à essayé d’instaurer l’enseignement de l’arabe dans toutes les écoles du pays malgré l’hostilité de Senghor et de la France. Cette décision a été l’une des raisons du coup d’Etat perpétré par Senghor pour le renverser et l’embastiller pendant plus de dix ans.

Les Poulars et leurs illustres cheikhs ont été pour beaucoup dans la propagation de l’Islam en Afrique ainsi que la langue arabe. Ils ont été pour beaucoup dans l’échec de la christianisation des peuples ouest africains par le colonialisme et son église.

Ceux sont des vérités historiques à ne pas oublier et en tenir compte dans toutes les approches concernant le pays et la sous -région.

Il faut aussi tenir compte des changements intervenus chez les dirigeants du FLAM, comment cela ?

Ceux-ci ont changé en comprenant le rôle des Imalzenes à diviser pour mieux régner, l’âge aussi assagit ainsi que les changements dans le pays et dans le monde.

L’exil aussi, vivre loin des siens dans un univers étranger qui te rappelle à chaque instant que tu n’es pas la bienvenue dans un climat islamophobe et raciste. Tout ceci amène à revoir ses analyses.

Dans l’exil beaucoup ont eu à côtoyer des arabes expatriés comme eux qu’ils ont appréciés et ont oublié les agissements peu civilisés et même franchement racistes de certains beïdanes de l’intérieur peu cultivés et victimes de la propagande des régimes des Imalzenes.

Beaucoup des dirigeants actuels du Flam partagent les idées de Feu Mortada Diop pour qui : nous ne défendons pas le français mais nous défendons notre langue et notre culture ainsi que l’arabe.

Cela terrorise bien évidemment le régime des Imalzenes ainsi que les francophones arabophobes BEIDANES.

Les baathistes ont de tous temps essayé de collaborer avec le Flam. En 1987 des rencontres ont eu lieu en prison, et une commission de coordination avait été désignée, regroupant les représentants des deux parties mais Ould Taya sentant la menace, fit transférer les prisonniers pour qu’ils ne puissent continuer à se rencontrer.

L’entente entre les Nationalistes Arabes et les Nationalistes Negro-Africains pouvaient faire des miracles pour le pays.

Pas bien sûr comme le pensait l’ambassadeur de France Pierre la France, qui déclara nous sommes en état d’alerte lors de la nomination de Mohamed Yehdhih Ould Breidleil comme permanent du Secrétariat du CMSN. Il a feint d’oublier que la nomination est à titre personnel et à un poste juste honorifique.

Aujourd’hui en accord avec nos positions antérieures envers cet important acteur national ,vu que les dirigeants du Flam sont rentrés au pays , ont été reçus par le Président Mohamed Ould AbdelAziz ainsi que par toute la classe politique en plus de leur renoncement à certaines positions prises dans le passé et leurs engagements à respecter les lois et règlements en vigueur en matière d’activités politiques,

-Il nous semble de l’intérêt de la consolidation de la démocratie de les autoriser à exercer leurs activités politiques, de présenter leur programme aux électeurs pour que le peuple choisisse en connaissance de cause.

La conclusion est que tous les régimes des Imalzenes depuis l’indépendance ne veulent pas que de l’image stéréotypée qu’ils ont créée, véhiculée sur les nationalistes arabes et négro-africains ne tombe et que le peuple reste prisonnier de cette mise en scène.

Le Colonel à la retraite à essayé dans son dernier article de faire barrage à l’entente entre les différentes composantes de notre peuple, de me prêter des dires et même de me faire dire le contraire de ce que j’ai dit. Il a essayé d’attirer l’attention sur le “rôle prêté ” aux baathistes dans l’appareil d’Etat par les services des Moukhabaratt.

Ces services qui sont la voix de leur maître essayent de faire peur à chaque composante en amplifiant à l’extrême le danger imminent que représente l’autre, ceci dans le souci de faire perdurer la vie d’un pouvoir illégitime souvent.

Tout ceci ne marche plus car le mensonge a trop duré et il n’est plus accrocheur.

En relatant les faits sur les évènements de 1989, le Colonel a oublié sciemment de mentionner les atrocités qu’ont subis un demi-million de mauritaniens arabes qui ont été expulsés, n’ont reçu aucune indemnité et ne sont pas retournés au Sénégal pour récupérer leurs biens.

Oublier non, le colenel n’a pas oublié mais aujourd’hui on lui demande d’attiser la haine des Poulars envers les arabes et demain peut-être lui ou un autre on lui demandera de faire de même avec les arabes en leur faisant croire que les Poulars vont les empoisonner en mettant du poison dans les conduites d’eau ( cela a été propagé par les services de renseignement en 1989) , les tuer eux et leurs enfants.

Aujourd’hui le Colonel a pour mission de dire aux poulars attention aux nationalistes arabes ce sont eux votre problème ils veulent vous arabiser vous faire oublier votre culture.

Ils oublient, le Colonel et ses commanditaires, que les poulars connaissent l’arabe depuis mille ans et que celle-ci n’a pas été gommé de leur culture et de leur civilisation.

Non à la langue du colon, non aux francophones ignorants du français, responsables des massacres, véritables génocidaires contre des populations paisibles, vous serez juges pour vos crimes.

Les patriotes et nationalistes arabes mauritaniens n’ont jamais dans leurs déclarations écrites ou verbales porté atteinte ou appeler à porter atteinte aux frères négro-africains dans leur intégrité, dans leurs droits de citoyen de ce pays dont le premier est d’enseigner leur langue à la place de celle du colon.

Les nationalistes arabes ont compris très tôt qu’une guerre civile n’est pas une opération de gagnant et perdant mais au contraire toutes les parties qui sont perdantes car elle sera la fin du projet de l’Etat national moderne ainsi que la stabilité dans cette région.

A chaque fois que pointe à l’horizon des lueurs d’espoir de vivre en harmonie entre toutes les communautés, le colonialisme et ses agents locaux redoublent d’effort pour assombrir le ciel.

Ils reviennent avec le génie malfaisant du colonialisme français et sa mission civilisatrice ainsi que son vocabulaire de pacification. Les résistants sont des brigands, toute entente de vivre en commun de nos populations est un danger à combattre. Il faut semer la division et la suspicion entre les communautés.

Notre histoire, notre désir de vivre en harmonie dans un pays libre est sacré.

Nous sommes capables de défendre nos valeurs, de défendre notre droit d’avoir notre propre lecture de notre histoire et même de la réécrire par le sacrifice qu’elle mérite s’il le faut.

L’histoire de l’Etat moderne n’est pas l’histoire du pays profond, ni celui de cette coexistence qui a régné entre toutes ses composantes.

L’histoire de cet Etat est celle d’un Etat créé par la France pour ses supplétifs et totalement étranger à l’histoire de la société qui l’a précédée, c’est plus une histoire avec des racines françaises pour une “élite” autochtone crée pour servir les desseins de la métropole.

Toute lecture des événements historiques modernes du pays qui ne prend en compte que celle de l’Etat moderne sera une lecture incomplète si elle ne tient pas en compte de l’histoire de la société, qui l’a précédée ; celle- ci reste incontournable car elle reste plus solide et plus ancrée.

L’Etat reste une greffe qui n’a pas encore pris et la société a plus de mille ans de coexistence. Durant cette longue période, ou les tribus arabes se combattaient entre elles, aucune guerre n’a été livrée contre les voisins négro-africains pour les arabiser ou les obliger à changer de langue pour l’arabe.

Au contraire la langue arabe et la religion l ‘Islam ont été des biens communs partagés par tous et qui étaient des vecteurs d’entente et de paix.

Nouadhibou, le 30 Août 2015
Ahmed Vall Ould Chein alias Devali
vallcheine@gmail.com

 

CRIDEM

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