Category Archives: presse
Un Mauritanien à tête de l’association des armées de l’air africaines
ALAKHBAR (Nouakchott)- Le colonel Mohamed Ould Hreitani, chef d’état major de l’armée de l’air mauritanienne a été désigné à la tête de l’association des armées de l’air africaines, une nouvelle structure créé lors de la 5e conférence des chefs des armées de l’air du continent.
La conférence ouverte, mardi dans la capitale mauritanien Nouakchott, a réuni 20 pays africains: (Mauritanie, Tunisie, Sénégal, Nigeria, Niger, Angola, Botswana, Congo Brazzaville, RDC, Afrique du Sud, Rwanda, Kenya, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Togo, Mali, Gabon, Ghana, Tchad).
Étaient invités à la cette conférence le commandant des forces aériennes américaines en Europe et en Afrique.
Et selon un communiqué reçu à Alakhbar, l’objectif de la rencontre était de renforcer la coopération entre les armées de l’air du continent afin de leur permettre de mieux faire face aux menaces qui pèsent sur l’Afrique.
Nouveau Président de la Transition au Burkina : Gilbert Diendéré, l’homme qui sait tout
Gilbert Diendéré, géant à la bouille lisse va présider désormais aux destinées du Burkina Faso. Celui dont on disait que « le pouvoir ne l’intéressait pas » est devenu ce jeudi 17 septembre, le président du Conseil national pour la démocratie (CND), la junte militaire qui a renversé les autorités de transition au Burkina Faso.
Si son visage n’est pas bien connu de la scène internationale, Diendéré est connu de tous au Burkina. Bras droit de Compaoré, dont il était l’ancien chef d’État major, il est considéré comme le poisson-pilote de l’ex-chef d’État burkinabé. Patron historique de la toute puissante Sécurité présidentielle (RSP), Diendéré, 55 ans, a été un des plus fidèles compagnons de l’ex-président déchu. Il est connu pour avoir des contacts avec les militaires français et a participé à l’exercice militaire américain Flintlok, dont l’objectif est d’entrainer les armées africaines à la lutte contre le terrorisme transfrontalier. Mais si Gibert Diendéré est connu, c’est surtout pour avoir été au cœur du pouvoir burkinabé lors de la proclamation de la révolution par Thomas Sankara en août 1983. En octobre 1987, il est soupçonné d’être à la tête du commando qui a arrêté Sankara. C’est lui qui annonce d’ailleurs le coup d’État à la radio. Et en 1989, il déjoue un coup d’État contre Compaoré. La version officielle explique que Lingani et Zongo, ses deux vieux compagnons auraient fomenté le coup d’État. Lingani lui aurait fait part de leurs intentions et Diendéré en aurait informé Compaoré avant de procéder aux arrestations. Quelques jours plus tard, Gilbert Diendéré est nommé secrétaire général du comité exécutif du Front populaire, et devient numéro 2 du régime.
Durant de nombreuses années, il est l’homme de confiance de Compaoré et l’épaule sur les dossiers les plus délicats. Il gérait notamment les affaires épineuses du Libérien Charles Taylor, de l’Ivoirien Guillaume Soro ou encore du Guinéen, Moussa Dadis Camara. Dans un rapport de l’ONU, il avait été cité comme étant celui qui gérait le transit à Ouagadougou d’armes ukrainiennes, destinées à la Sierra Leone à la fin des années 90. Il s’était personnellement rendu au Tchad quand Hissène Habré fuyait le pays. Il est aussi impliqué dans l’affaire David Ouédraogo, qui a coûté la vie au journaliste Norbert Zongo.
L’homme le mieux renseigné de Ouaga
Durant 30 ans, il a dirigé d’une main de maître les groupes de commandos du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP). Dans un portrait qui lui a été consacré par Jeune Afrique en 2013, il est décrit comme l’homme le mieux renseigné du Burkina, le « big boss des renseignements généraux ». Du coup d’État en Guinée Bissau, en avril 2013 à la débâcle des rebelles touaregs dans le nord Mali, rien ne lui échappe. « Il sait tout et c’est ce qui le rend intouchable », disait de lui un proche collaborateur de Compaoré. Issu d’une famille pauvre de la région de Yako dans la province de Passoré, ce fils de militaire est décrit comme quelqu’un de « peu souriant, extrêmement discret et très discipliné ». « On ne peut jamais savoir quelle est sa position. Il est de tous les coups et tire à chaque fois son épingle du jeu », disait Jeune Afrique. Ses proches camarades disaient que « le pouvoir ne l’intéressait pas ». Fidèle parmi les fidèles de Compaoré, certains le soupçonnent encore aujourd’hui d’être en mission commandée pour le compte de l’ancien chef d’État. Mais dans une interview accordée à France 24, il le dément fermement. N’est-ce pas sa femme, ex-députée, qui disait : « Si Compaoré est là, pourquoi pas mon mari ».
Gilbert Diendéré, géant à la bouille lisse va présider désormais aux destinées du Burkina Faso. Celui dont on disait que « le pouvoir ne l’intéressait pas » est devenu ce jeudi 17 septembre, le président du Conseil national pour la démocratie (CND), la junte militaire qui a renversé les autorités de transition au Burkina Faso.
Si son visage n’est pas bien connu de la scène internationale, Diendéré est connu de tous au Burkina. Bras droit de Compaoré, dont il était l’ancien chef d’État major, il est considéré comme le poisson-pilote de l’ex-chef d’État burkinabé. Patron historique de la toute puissante Sécurité présidentielle (RSP), Diendéré, 55 ans, a été un des plus fidèles compagnons de l’ex-président déchu. Il est connu pour avoir des contacts avec les militaires français et a participé à l’exercice militaire américain Flintlok, dont l’objectif est d’entrainer les armées africaines à la lutte contre le terrorisme transfrontalier. Mais si Gibert Diendéré est connu, c’est surtout pour avoir été au cœur du pouvoir burkinabé lors de la proclamation de la révolution par Thomas Sankara en août 1983. En octobre 1987, il est soupçonné d’être à la tête du commando qui a arrêté Sankara. C’est lui qui annonce d’ailleurs le coup d’État à la radio. Et en 1989, il déjoue un coup d’État contre Compaoré. La version officielle explique que Lingani et Zongo, ses deux vieux compagnons auraient fomenté le coup d’État. Lingani lui aurait fait part de leurs intentions et Diendéré en aurait informé Compaoré avant de procéder aux arrestations. Quelques jours plus tard, Gilbert Diendéré est nommé secrétaire général du comité exécutif du Front populaire, et devient numéro 2 du régime.
Durant de nombreuses années, il est l’homme de confiance de Compaoré et l’épaule sur les dossiers les plus délicats. Il gérait notamment les affaires épineuses du Libérien Charles Taylor, de l’Ivoirien Guillaume Soro ou encore du Guinéen, Moussa Dadis Camara. Dans un rapport de l’ONU, il avait été cité comme étant celui qui gérait le transit à Ouagadougou d’armes ukrainiennes, destinées à la Sierra Leone à la fin des années 90. Il s’était personnellement rendu au Tchad quand Hissène Habré fuyait le pays. Il est aussi impliqué dans l’affaire David Ouédraogo, qui a coûté la vie au journaliste Norbert Zongo.
L’homme le mieux renseigné de Ouaga
Durant 30 ans, il a dirigé d’une main de maître les groupes de commandos du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP). Dans un portrait qui lui a été consacré par Jeune Afrique en 2013, il est décrit comme l’homme le mieux renseigné du Burkina, le « big boss des renseignements généraux ». Du coup d’État en Guinée Bissau, en avril 2013 à la débâcle des rebelles touaregs dans le nord Mali, rien ne lui échappe. « Il sait tout et c’est ce qui le rend intouchable », disait de lui un proche collaborateur de Compaoré. Issu d’une famille pauvre de la région de Yako dans la province de Passoré, ce fils de militaire est décrit comme quelqu’un de « peu souriant, extrêmement discret et très discipliné ». « On ne peut jamais savoir quelle est sa position. Il est de tous les coups et tire à chaque fois son épingle du jeu », disait Jeune Afrique. Ses proches camarades disaient que « le pouvoir ne l’intéressait pas ». Fidèle parmi les fidèles de Compaoré, certains le soupçonnent encore aujourd’hui d’être en mission commandée pour le compte de l’ancien chef d’État. Mais dans une interview accordée à France 24, il le dément fermement. N’est-ce pas sa femme, ex-députée, qui disait : « Si Compaoré est là, pourquoi pas mon mari ».
Le Journal
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Politique
Le dialogue politique inclusif aura lieu durant “la (…)
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Rencontres préliminaires au dialogue : les participants (…)
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Rencontres consultatives préliminaires au dialogue (…)
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Economie
Les journaliers de la SNIM en grève
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Coup de force au Burkina : L’Afrique victime de ses militaires
Nouakchott Info -Décidément la malédiction qui continue à hanter l’Afrique a la peau dure. Le continent noir sur lequel le mauvais sort s’acharne depuis la nuit des temps, n’en finit pas d’accumuler les déboires.
En effet, depuis la nuit des temps, la plupart des pays africains sont victimes de coups d’états militaires, des bidasses qui privilégient la poudre à la tête des canons et des baïonnettes, en lieu et place de la matière grise.
Qui l’eût crut ? Le Burkina qui venait à peine d’être libérée des chaines d’une dictature implacable à laquelle il fut soumis pendant des décennies, replonge à nouveau dans le chaos, avec le retour en force des militaires, sous la houlette du tristement célèbre Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP),pas content d’avoir perdu les privilèges indus dont il a toujours profité, par la force des choses.
En effet, comme partout ailleurs dans les Républiques bananières d’Afrique, les militaires sont toujours demeurés les maîtres incontestés du pays, réalisant une OPA sur tous les leviers de commande du pays.
Avec ce système bien huilé, la réussite de la transition était loin d’être acquise surtout, quand on sait que, le maître d’œuvre de ce système, l’ex dictateur Blaise Compaoré, qui était dans la ligne de mire de la justice, était terré juste à côté, à Abidjan pour mieux préparer la riposte.
Connu pour ses capacités phénoménales de déstabilisation des régimes en place dans la région, il était pour une fois appelé à manœuvrer pour son propre compte. Et la réussite fut éclatante car le nouveau maître du Burkina, n’est autre que son bras droit, à savoir le chef d’Etat Major, Gilbert Djendéré.
Ainsi donc, Blaise Compaoré est sans nul doute le grand gagnant de ce nouveau hold-up militaire au pays des hommes intègres. Et dire que l’Afrique toute entière avait vibré au diapason de la chute rocambolesque de ce dictateur sanguinaire qui s’apprête malheureusement à faire son come back, fut-il au prix d’horribles règlements de comptes, qui risquent encore une fois de replonger le pays dans les ténèbres.
Bakari Guèye
TRANSITION POLITIQUE AU BURKINA : Le président du Faso et le Premier ministre pris en otage par le RSP –
Le mercredi 16 septembre 2015, le traditionnel Conseil des ministres a été perturbé par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui ont pris en otage le président Michel Kafando, le premier ministre Yacouba Isaac Zida ainsi que les membres du gouvernement de la Transition. Au moment où nous tracions ses lignes (20h), les informations qui nous sont parvenues, faisaient état de la libération de certains membres du Conseil des ministres mis à part le Président du Faso, le Premier ministre, les ministres de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Augustin Loada, et le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Réné Bagoro.
Face à la situation, les organisations de la société civile qui ont participé à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, se sont spontanément mobilisées dans l’après-midi pour exiger la libération des autorités prises en otage. De la Place de la Révolution, les jeunes ont convergé vers Kosyam. Ils ont été dispersés au niveau de Palace hôtel par des tirs de sommation des éléments du RSP qui sont allés jusqu’à s’en prendre à des organes de presse locale. En effet, la radio Omega a été mise à feu, les engins des agents incendiés. Les signales de la radio Ouaga FM, de la Radio Nationale, de la Télévision nationale, de la radio Savane Fm ainsi que RFI ont été coupés. Des journalistes de la télévision BF1 ont été passés à tabac par des éléments du RSP.
Des tirs sporadiques se faisaient entendre à travers les quartiers, jusqu’aux alentours des Editions « Le Pays » aux 1200 Logements, aux environs de 20h. S’agit-il de balles réelles ? Aucune confirmation, car jusqu’au moment où nous bouclions notre édition, aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Sur les mobiles de cet énième mouvement d’humeur du Régiment de sécurité présidentielle, rien n’a filtré. Cependant, certains observateurs ont lié ce coup de force aux conclusions des travaux de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes qui recommandent la dissolution du RSP « dans le cadre de la refondation de l’Armée nationale et de commandement » et de « redéployer ses éléments à des missions autres que celles d’assurer la sécurité du Président du Faso ».
Aux dernières nouvelles, les états-majors de certains partis politiques seraient en réunion de crise, et des négociations se poursuivraient entre l’état-major de l’Armée et le RSP. Le Président du Conseil national de la Transition (CNT), Chérif Sy, a fait une déclaration pour appeler à la mobilisation des patriotes.
Mamouda TANKOANO
Recommandations des Journées de concertations: Un goût d’inachevé
Comme celles de 2005/2006 et de 2011, les journées de concertations, prélude à un dialogue politique national inclusif, ont vécu. Mais, contrairement aux précédentes, celles de 2015 n’auront quasiment rassemblé qu’un seul bord politique. Les principaux pôles de l’opposition que le pouvoir tente, depuis 2011, d’embarquer dans « sa » démocratie, ont, une nouvelle fois, décliné l’offre, refusant de « cautionner une mascarade » de concertations, voire de dialogue. Poursuivant son agenda unilatéral, le pouvoir a donc réuni tous ceux qui lui sont variablement proches, tant en politique (majorité), qu’en société civile, ONG, syndicats et autres personnalités indépendantes.
Durant huit jours, ceux-ci ont palabré. Regroupés en deux différents ateliers – agenda du futur dialogue qui pourrait démarrer début-Octobre, et répertoire des thèmes à débattre – les sujets plus divers ont été passés en revue. Lors des plénières, les participants n’ont rien laissé au hasard, critiquant notamment l’UPR, qualifié de « non-parti ». Ce n’est pas une première. En aparté, certains membres de partis de la majorité – y compris même de l’IPR ! – n’hésitent pas à vilipender le réputé principal parti de la majorité dont on ignore le nombre exact de militants. Divers membres d’ONG ont également rué dans les brancards.
Pas de sujet tabou
Même si les participants ont eu le courage de mettre à nu les problèmes actuels que connaît le pays, on se croirait, à l’arrivée, toujours en 2011. Les recommandations des assises de 2015 ressemblent, en effet, à s’y méprendre à celles de 2011 qui avaient réuni, autour d’une même table, le gouvernement, les partis de la majorité, ceux de la CAP… tandis que la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) la boudait, déjà. Les recommandations des participants furent souvent qualifiées de pas « important » : l’unité nationale, l’esclavage, la proportionnelle, la loi sur l’incompatibilité des charges, la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la démocratie, etc., avaient fait l’objet d’accord, entre le pouvoir et les partis dialoguistes.
En 2015, on reprend les mêmes thèmes et l’on recommence, partis dialoguistes en moins : démocratie, encore et toujours, derrière laquelle nous trottinons, à distance, depuis l’injonction de la Baule ; Etat de droit qui peine, en conséquence, à prendre forme – des militants des droits de l’homme emprisonnés, des partis politiques refusés, la justice inféodée à l’exécutif… – unité nationale que la jeunesse mauritanienne n’a pas encore pu réaliser, comme le souhaitait Moctar Ould Daddah… Une unité nationale battue en brèche, depuis les années 86/91, qualifiées « de braise », par la communauté négro-africaine. Et singulièrement ébranlée, encore, depuis le dialogue de 2011. Avec la question, connexe, des langues nationales minoritaires : pulaar, soninké et wolof ; et celle du foncier agricole, on a assisté à l’éclosion d’organisations qualifiées de communautaristes, fortes de revendications « légitimes ». Au lieu d’envisager de traiter le problème avec tact, le pouvoir a brandi menaces sur menaces et expédié plusieurs leaders en prison. C’est le cas de Biram Dah Abeïd et deux de ses codétenus. La Mauritanie ressemble, aujourd’hui, à un pays à deux paliers. A ce point fracturé que presque tous les partis politiques du pays en « parlent » mais pas assez probablement, à leurs yeux, pour s’en occuper sérieusement. Mais la fracture est bel et bien réelle, hélas, et diverses décisions du pouvoir s’emploient à accentuer les frustrations de certains membres de la communauté nationale.
On note également la recommandation d’un nouvel examen du passif humanitaire. Un épineux dossier que le gouvernement a décidé de clore, unilatéralement, bien que des réclamations continent à pleuvoir sur le ministère de la Défense. En cette affaire, si l’Etat a, tout de même, fourni un réel effort, l’opacité dans laquelle le dossier a été géré en a fortement limité la portée. Il s’agirait d’évacuer définitivement le problème. Un Etat de droit ne peut pas s‘accommoder avec des morts qui hantent les esprits et l’impunité des criminels…
Les participants sont revenus également sur la récurrente question de l’esclavage. La lutte contre cette forme d’exploitation de l’homme par l’homme s’est pourvue, en Mauritanie, d’un important arsenal juridique, mais les organisations de défense des droits de l’homme en déplorent l’absence d’application concrète sur le terrain.
Evoquée, l’alternance pacifique au pouvoir devrait constituer, à l’approche de 2019, une question particulièrement observée. En 2011, le pouvoir avait consenti à « criminaliser » le coup d’Etat. Sans effet rétroactif, cependant. A l’époque, beaucoup avaient pouffé de rire. Mohamed ould Abdel Aziz n’avait-il pas renversé un président démocratique élu, Sidi ould Cheikh Abdallahi, avant de se faire plébisciter, l’année suivante, au poste si convoité ? On se demande pourquoi, aujourd’hui, les participants ont ressorti ce thème. Comme tout le monde le sait, les militaires ne demandent pas l’avis des civils, quand ils tournent leurs armes vers eux.
On avait pensé, en 2011, qu’adopter des recommandations, dont certaines furent matérialisées par des textes de lois, règlerait tout mais les élections qui ont suivi, en 2013 et 2014, sont vite venues rappeler qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. La transparence, très relative des consultations, l’utilisation de deniers publics, le trafic d’influence, le recours aux hauts fonctionnaires de l’Etat, pour influencer les électeurs, le vote militaire… tout cela a fortement affecté le résultat des scrutins. On est encore loin des fondamentaux d’un véritable Etat de droit, de la démocratie tout court.
Et les amendements constitutionnels tant redoutés ?
Au terme des travaux, le pouvoir va compiler les recommandations et les expédier au FNDU qui a déjà averti qu’il n’était en rien concerné par le show du Palais des congrès. Bon nombre de mauritaniens suspectaient le pouvoir de vouloir « susciter », lors des journées de concertations, la requête d’amendements constitutionnels, afin de faire sauter la limitation du nombre de mandats (actuellement, deux) du président de la République, é à 2 (art 26) ou de modifier la nature même du régime, présumant, en cette dernière hypothèse, un plan à la Poutine d’Ould Abdel Aziz.
Même si quelques rares participants ont mis les pieds dans le plat, la majorité n’a pas abordé la question et les amendements constitutionnels ne figurent pas parmi les recommandations. Mais, pour certains observateurs, leur examen serait potentiellement contenu dans les trois thèmes que sont l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance. C’est pourquoi faut-il rester prudent, recommandent-ils. Ce qui est sûr, c’est que le pouvoir n’a pas organisé des journées de concertations pour rien. Ce qui est également sûr, c’est que ces journées de concertations laissent comme un goût d’inachevé. Le pouvoir n’a pas réussi à y emmener son opposition, même la moins radicale, ni même à la diviser.
Dalay Lam
le calame
























