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Justice
“Nous avons proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité, Al Amana (De porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal).
Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors, l’Homme s’en est chargé, car il est très injuste et très ignorant.” Coran. Les coalisés-72.
Ne cherchez pas d’autres causes. Toutes vos maladies physiques, mentales sociales, politiques et spirituelles, présentes, passées et à venir, sont le fruit des injustices que vous développez autour de vous.
Un marchand prospère, dont tous les mouvements se résumaient entre sa demeure et le lieu de son commerce, entendit un jour des coups de feu. Intrigué, il sorti la tête pour savoir de quoi il retournait. Une balle lui traversa la colonne vertébrale et le paralysa à vie. Il se demanda intérieurement: “Ou est la justice de Dieu?”. Pourquoi m’a-t-il fait cela?
Il en refera à l’auguste érudit Rateb Enabulsi, venu lui rendre visite.
Pourtant, lui a-t-il dit travailler pour gagner sa pitance à la sueur de son front est une piété, une adoration. Pourquoi Allah le Juste m’a-t-il affligé de cet handicap?
N’ayant aucune réponse, le dévot s’en alla pensif. Il savait parfaitement que Dieu, le Juste ne faisait de tort à personne. “Ton Seigneur ne fait de tort à personne”, a dit Allah dans le coran.
Nabulsi s’arrêta devant une maison pour saluer son propriétaire, qui était une vieille connaissance. Ce dernier raconta: “Maitre, il s’est passé une chose étrange aujourd’hui. La maison d’en haut est habité par un voisin de longue date. Son frère en mourant a laissé quelques deniers pour ses enfants. Mais l’oncle refusa de la leur donner. Ils se plaignirent au cadi, qui leur dit: “Votre oncle est un riche commerçant, vous ne pourrez rien contre lui devant notre justice déjà assez corrompue. Plaignez-vous au Juste. Il vous entendra. Aujourd’hui le verdict et la sentence sont tombés simultanément.
Subhanallah dit le dévot, et il continua son chemin.
Il savait, comme il l’avait toujours su que l’invocation de l’opprimé est exposée sans intermédiaire, sur la table du grand Juge. Le Juge des juges, qui donne les délais, mais ne néglige jamais une plainte.
Pour jouir de liberté, de sécurité, de justice et de prospérité, il faut absolument permettre aux autres d’en jouir également.
Quand on lutte pour le droit des autres, on lutte en fait, pour le sien propre.
Tous nos problèmes en ce siècle, ont pour moteur l’injustice.
L’injustice est mécréante et abominable. Elle est l’artisan principal des dissensions, de la haine et de la division au sein des peuples.
Avons-nous seulement, médité sur les adages que nous avons quotidiennement sur les langues, comme “dormir du sommeil du juste” ?
Le juste peut dormir, car sa conscience le lui permet. C’est une grâce de Dieu, mais aussi une récompense pour ceux qui ont suivi ses commandements. Ceux qui ne visent sur terre ni turpitude, ni supériorité. Allah a dit dans un hadith qudsi: “Je me suis interdit le tort et j’en ai fait une interdiction pour vous entre vous. Ne vous faites pas de tort.” L’injuste se permet en fait ce que Dieu, l’Exalté s’est interdit à lui-même. Il est perdu par son aveuglement et son arrogance, au point de se rendre licite, ce que le Créateur a commencé par s’interdire avant de le prohiber à ses créatures. Il est allé trop loin en transgressant les limites interdites de Dieu. Il devient ainsi doublement mécréant.
L’injuste et l’oppresseur ne dorment pas. Ils ne peuvent dormir.
Comme le malade, il ne peuvent trouver le sommeil. Le créateur, qui a façonné ses créatures de la manière qu’Il veut a placé en eux les gènes de leur trouble et les facteurs de leur déséquilibre.
C’est une usurpation de s’accaparer ou de convoiter ce qui appartient aux autres. Tout le problème est là. Tous nos problèmes et nos maux se cachent dans cette équation. Quand chacun a son du et s’acquitte de ses devoirs. La société sera en bonne santé et la cohésion ne s’en porterait que mieux.
L’ordre de Dieu est clair et n’a pas besoin d’un livre de Tavsir pour être compris. Cet ordre est venu explicitement sous la forme impérative: ” Allah ordonne la justice et la bienfaisance.” “Et quand vous jugez entre les gens faites le avec justice.” Coran.
Je ne veux pas parler ici d’un cas particulier. Mais j’invite ceux qui liront ce texte à méditer sur la question suivante : “Quelle relation, qui saute aux yeux lie les problèmes, tous les problèmes de notre société et l’absence de justice.” ?
Nous ne sommes pas pires que les autres. La seule différence résidera dans la rapidité à se repentir et à se pardonner.
Se repentir est une noblesse et pardonner une grandeur.
Ne pas avoir les yeux rivés constamment sur le passé. Trop lorgner sur les déboires et les mésaventures du passé mène a faire demi-tour, ou pire foncer en marche arrière.
Nous sommes déjà trop restés sur les traces de l’humanité.
Une autre justice consiste à se faire justice à soi-même. Donner une image répugnante de soi est un tort fait à soi-même et de très mauvais legs laissés à nos enfants. C’est le plus mauvais de tous les investissements.
Quand on porte un beau boubou, qu’on achète une belle voiture ou qu’on construit une belle villa, c’est essentiellement une exhibition pour être admiré des autres. Qu’adviendrait-il alors, quand tous les autres, tous ceux qui vous entourent, vous envient, vous détestent, vous méprisent et vous veulent du mal, pensant, souvent à raison, que vos fastes sont le fruit du vol de leurs droits spoliés? Votre effort serait vain alors , votre “lumière” ternie et vous récolterez le contraire de l’effet escompté.
Ceci nous amène à une autre forme de justice commandé par Dieu et son messager “Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement doit faire largesse de ses bien à son voisin.”
Il est immoral et inhumain de verser des carcasses grillées de moutons dans les poubelles, quand à votre porte des frères en humanité se tordent d’inanition.
Quand la sécurité, les services d’eau et d’électricité, les routes et les infrastructures sont accordés en priorité, pour ne pas dire en exclusivité aux quartiers de riches et que dans les quartiers pauvres, les ânes n’ont pas un chemin déblayé décemment pour ravitailler les foyers pauvres en eau, ou acheminer des femmes malades, on est bien loin de l’exemple de Omar ibn Al Khattab.
Si Omar dormait c’est bien à cause du célèbre mot qui lui a été adressé par un prince ennemi, qui l’ayant trouvé endormi au pied d’une montagne et n’ayant comme coussin qu’une pierre, il lui dit : “Tu as gouverné, tu as été juste, tu as dormi.”
Ceci est d’autant plus important que les richesses, la santé et les luxes de ce bas monde ne sont durables pour personne. Beaucoup de riches deviennent quotidiennement pauvres et beaucoup de pauvres font le mouvement inverse.
“Si les trésors du monde devaient s’éterniser pour d’autres, elles ne seraient pas tombés entre vos mains.”
Justice dans le respect du gouvernant, mais justice également du gouvernant à traiter tous les citoyens sur le même pied d’égalité. Il est immoral, voire un péché grave de mal partager les subsistances naturelles offertes gratuitement par le Seigneurs des mondes visibles et du mystère entre ses créatures.
Si tout le monde est tenu de se procurer une carte d’identité nationale, si tout le monde doit répondre aux impératifs et à la défense de la nation, il est aussi juste que tout le monde goute les fruits de cette patrie. De sa patrie.
Le socle du pays se poserait ainsi sur l’équilibre satisfait et satisfaisant de la satisfaction convaincue de tous ses citoyens.
Ce monde est tellement éphémère et ses plaisirs sont si trompeurs qu’il ne faut pas tellement s’y fier.
Tout le monde finira dans un trou sombre à la merci des vers et de la vermine.
Même le nom s’en ira. Nous porterons tous le nom de dépouille, de défunt, ou plus vulgairement de macchabée.
Personne n’emportera une ouguiya dans la tombe. Par contre on vous demandera compte de toute fortune et de tout centime tombés entre vos mains.
Le jeu en vaut-il la chandelle?
Donner procure plus de plaisir que recevoir. Voir tous ses frères le sourire aux lèvres, les âmes satisfaites de la protection affective, sincère et juste de la mère patrie, les bras tendus en dans le ciel pour lever très haut la dignité des siens et le triomphe de son territoire, est une image qui vaut tous les trésors du monde.
Mohamed Hanefi
Koweït
(Reçu à Kassataya le 1 octobre 2015)
Kassataya
Dialogue politique : le gouvernement en campagne
Les membres du gouvernement sillonnent les localités du territoire national pour “expliquer à la population l’importance de la concertation comme moyen de promotion de la démocratie et vanter les vertus du dialogue politique”.
Les missions gouvernementales « visiteront toutes les capitales régionales et départementales et tiendront des réunions élargies avec les cadres, les acteurs de divers horizons, les notables et toutes les forces vives pour les informer de la situation politique, économique et sociale du pays, notamment sur les résultats des consultations préliminaires élargies préparant un dialogue politique national tenues du 07 au 11 septembre dernier », explique le porte parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh.
Ces consultations préliminaires ont recommandé la tenue d’un dialogue politique national inclusif le 10 octobre.
Elles ont été boycottées par le Forum National pour l’Unité et la Démocratie (FNDU), un vaste rassemblement de l’opposition comprenant des partis politiques, des organisations de la société civile, des centrales syndicales et des personnalités indépendantes.
Ce collectif soupçonne « un objectif inavoué et un agenda caché du pouvoir ».
La Coalition Unie pour une Alternance Démocratique et Pacifique (CUPAD)-un collectif de l’opposition dite modérée, composée de 3 partis politiques, a sollicité un report de la tenue de ce dialogue en vue de permettre une participation plus inclusive.
Nos ministres mènent ainsi un travail de propagande au profit d’une ambition non encore avouée et sur le dos du contribuable dans un pays complètement à l’arrêt sur le plan économique et au niveau d’une administration en situation d’affaissement total.
le calame
Edito Le Calame : A la mauritanienne…
Après la « conférence tam-tam », organisée, du 7 au 14 Septembre, au Palais des congrès, où l’UPR – PRDS version Aziz – a discuté avec lui-même de « toutes les questions d’intérêt national », voilà que des ministres et des conseillers sont envoyés à l’intérieur du pays pour expliquer ce qu’a été et ce que sera le futur dialogue. Il est, en effet, prévu un nouveau monologue à partir du 10 Octobre prochain. C’est, du moins, ce qu’ont recommandé les « rencontres préliminaires au dialogue national », dans leur communiqué final. En prenant cependant soin d’inviter le reste de forces politiques à se joindre à la grande messe qui décidera de notre avenir pour les prochaines années… ou décennies, qui sait.
L’opposition ayant déjà opposé une fin de non-recevoir à tous les appels du pouvoir, échaudée qu’elle est par les expériences précédentes, on voit mal ce qui pourrait l’amener à changer son fusil d’épaule d’ici le 10 Octobre. A moins d’un revirement, aussi spectaculaire qu’improbable, de la part d’Aziz, les chances sont quasiment nulles de voir l’opposition ‘’faire amende honorable’’ et accepter d’avaler des couleuvres d’au moins aussi grosse taille de celles qu’on lui fit ingurgiter à Dakar, en 2009. Le fossé est à ce point béant qu’il serait illusoire de parier la moindre ouguiya sur une décrispation de la scène politique avant 2019, au moins.
Dans ces conditions, pourquoi Aziz s’acharne-t-il à vouloir imposer « son » dialogue, alors que son deuxième mandat vient à peine de commencer et qu’il dispose d’une confortable majorité au Parlement ? Une Majorité dont la majorité commence à donner des signes d’énervement devant le peu de considération dont elle est l’objet de la part d’un pouvoir qui ne lui concède même pas des miettes. S’il n’a pas d’idées derrière la tête, pourquoi ne se contente-t-il pas d’accomplir posément son mandat, pour se retirer le plus tranquillement possible ? Aurait-il besoin, pour ce faire, d’une bouffée d’oxygène ? Il est vrai que les années d’abondance sont derrière nous : le déficit des finances publiques touche aux abysses, la récession pointe son nez, la politique du tout-Etat a atteint ses limites, les scandales gestionnaires se multiplient, le népotisme devient la norme…
Notre Raïs viserait-il plus loin ? Le peuple burkinabé, qui a chassé un président aspirant à un troisième mandat et mis en échec un coup d’Etat, devrait cependant donner à réfléchir à tous ceux qui se croient indispensables, supputant qu’après eux, ce serait le déluge… Quelque chose est en marche en Afrique et c’est, de moins en moins, au pas cadencé – avec tout ce que cela comporte de contretemps, hésitations et embouteillages. Les gens, ceux qui partagent les mêmes soucis triviaux du quotidien, se parlent désormais, réfléchissent, pèsent les discours et les actes de ceux qui prétendent les faire aller à leur botte ou les représenter, dans des dialogues et des non-dialogues à n’en plus finir. Les entendez-vous, messieurs et dames des cénacles politiques ? Cela se passe aujourd’hui, au Burkina Faso. Et dans combien jours, à votre avis, en Mauritanie ? Si ce n’était pas, déjà, ici aussi en route. A la mauritanienne, Aziz et consorts, à la mauritanienne…
Ahmed Ould Cheikh
Le drapeau palestinien hissé pour la première fois à l’ONU
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU était présents dans le jardin de l’institution internationale à New York alors que le drapeau palestinien flottait pour la première fois devant le siège des Nations unies.
Le drapeau rouge, noir, blanc et vert des Palestiniens a été hissé mercredi 30 septembre devant le siège des Nations unies à New York, aux côtés des 193 bannières des États membres de l’ONU et de celle du Vatican, qui, comme la Palestine, a le statut d’État non membre.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a participé au levé du drapeau, dans le jardin de l’ONU, juste après avoir prononcé son discours devant l’Assemblée générale. « La Palestine, qui est un État observateur non membre des Nations unies, mérite d’être reconnue comme un État à part entière », a déclaré M. Abbas, évoquant les « énormes sacrifices » consentis par les Palestiniens et leur « patience au cours de toutes ces années de souffrance et d’exil ».
Le président palestinien a également appelé tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à reconnaître l’État de Palestine, alors que des débats et des votes parlementaires en faveur de cette reconnaissance sont intervenus en 2015 dans plusieurs pays européens.
Dans son discours, le président palestinien a aussi menacé de ne plus respecter les accords avec Israël si l’État hébreu continuait de ne pas les respecter, notamment en poursuivant sa politique de colonisation en Cisjordanie.
« Nous déclarons que nous ne pouvons pas continuer à être liés par ces accords et qu’Israël doit assumer pleinement toutes ses responsabilités de puissance occupante, parce que le statu quo ne peut pas continuer », a-t-il lancé devant l’Assemblée générale.
« Nous ne serons pas les seuls à être liés par ces accords alors qu’Israël continue de les violer », a-t-il martelé.
jeuneafrique
Le roi Saoudien : « Pour des africains, mourir loin d’Ebola et le ventre plein est une bénédiction »
Le monde musulman est encore sous le choc de la mort atroce et tragique de 717 pèlerins, survenue il y a deux jours à Mina, en pleine période sacrée du Hadj. L’Arabie Saoudite s’est immédiatement retrouvée sous le feu nourri des critiques, accusée de négligence dans l’organisation et dans la mise en place des mesures adéquates de sécurité. D’autres ont également souligné la propension, plus grande chaque année, des organisateurs à privilégier la rentabilité économique de l’événement au détriment du bien-être des pèlerins.
Face au tollé international provoqué par ce drame, un responsable local avait déjà eu une réponse pour le moins étrange, accusant les pèlerins d’avoir provoqué eux-mêmes le mouvement de foule, parce qu’ils étaient « indisciplinés et n’écoutaient pas les instructions dictées par l’organisation ». Mais alors que l’on apprenait quelques heures plus tard, par l’intermédiaire de la BBC, que la majorité des victimes provenaient du Tchad, du Niger, du Nigéria et du Soudan, le roi Salmane a tenu lui-même à relativiser la situation et s’est exprimé en ces termes :
« Nous venons d’apprendre que la plupart des pèlerins décédés étaient originaires d’Afrique, une région du monde où la mort fait partie du quotidien de la population. Il faut donc revenir au calme et ne pas trop s’alarmer pour les familles des victimes. De plus, il est certain que pour des africains, mourir en ce lieu saint, loin des guerres tribales, des maladies comme le sida ou ebola et en ayant le ventre bien rempli… que dire, il faut simplement considérer cela comme une bénédiction divine ». A la fin de son allocution, alors qu’un journaliste lui faisait remarquer que l’on comptait tout de même 131 iraniens parmi les morts, le roi s’est contenté de répondre laconiquement: « Les chiites…que Dieu les guide sur le droit chemin ».
A entendre ces paroles, il semblerait que la tragédie de Mina soit d’ores et déjà considérée par les autorités saoudiennes comme une affaire classée.



