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Démission de la ministre de la Justice Christiane Taubira
La ministre de la Justice Christiane Taubira a remis sa démission à François Hollande qui l’a acceptée.
Elle s’était publiquement opposée à la réforme constitutionnelle. Le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas a été nommé pour la remplacer.
“Parfois résister, c’est partir.” L’icône de la gauche, Christiane Taubira, quitte le gouvernement. La ministre de la Justice a remis, mercredi 27 janvier, sa démission au président de la République François Hollande qui l’a acceptée et a nommé le député socialiste Jean-Jacques Urvoas pour la remplacer.
Proche de Manuel Valls, Jean-Jacques Urvoas est l’actuel président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Il était à ce titre chargé d’une mission pour trouver une solution à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité, à laquelle Christiane Taubira s’était publiquement opposée à plusieurs reprises.
François Hollande et Christiane Taubira “ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois”, explique ainsi l’Élysée dans un communiqué.
Respectée des “frondeurs” du PS et icône de la gauche depuis le “Mariage pour tous”, Christiane Taubira, cible privilégiée de la droite et de l’extrême droite, s’est à plusieurs reprises retrouvée en délicatesse avec l’Élysée et Matignon depuis son arrivée place Vendôme en 2012.
Avec Reuters
Source : France24
L’éditorial du calame : Pas assez africains, plus assez sahariens ?
Le dialogue politique inclusif verra-t-il jamais le jour ? Les deux camps réussiront-ils à transcender leurs divergences, pour s’asseoir autour d’une table ? Surmonter les barrières qui les séparent et discuter, enfin ? A supposer qu’ils réussissent cet exploit, ce qui, au vu des appréhensions des uns et des autres, paraît, aujourd’hui, difficilement envisageable, se mettront-ils d’accord et pour quelle fin ? La Mauritanie doit être le seul pays de la planète Terre où le Président appelle au dialogue du bout des lèvres, sans y croire le moins du monde, et où l’opposition s’écharpe pour des vétilles, le long d’un parcours semé de trahisons, coups bas et défections. Ce qui explique qu’elle n’ait jamais réussi, a contrario du Sénégal voisin ou du Niger, à assurer la moindre alternance. Et, dans l’hypothèse où elle aille au dialogue auquel appelle Ould Abdel Aziz, il y a des fortes chances qu’elle s’y présente plus que jamais divisée. Pour ce qui est du seul RFD, jugé le plus anti-dialoguiste du FNDU, une tendance favorable au dialogue sans préalables est partie lancer son propre parti. Obtenant son récépissé, avant même de déposer son dossier de reconnaissance, disent les mauvaises langues, quand des formations comme le RAG ou les FPC, attendent, depuis des années, le fameux sésame qui leur permettra d’exercer normalement leurs activités politiques. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Une manœuvre destinée à affaiblir le parti d’Ahmed ould Daddah qui en a déjà pourtant vu bien d’autres ? Un tremplin pour certains, pressés d’aller à la soupe ? Il y a, en tout cas, anguille sous roche. La facilité déconcertante avec laquelle l’Alliance Nationale Démocratique (AND, le nouveau parti d’Ould Moine) s’est fait reconnaître et a commencé ses activités a laissé plus d’un observateur pantois. Comme pour rendre la monnaie de leur pièce, à ceux qui l’ont porté sur les fonts baptismaux, ce parti s’est immédiatement proclamé favorable au dialogue, sans préliminaires ni préalables. Real polilitic, version mauritanienne.
Un réalisme à l’africaine ? Dans son message radiotélévisé du samedi 28 Novembre, Joseph Kabila, chef de l’Etat de la RDC, a annoncé la convocation d’un « dialogue politique national inclusif », sans précision de date ni de lieu. Et de lancer un « ultime appel », à ceux qui hésitent encore à rejoindre cette voie des négociations et donner, ainsi, chance à la « relance du processus électoral ». Combien de fois Ould Abdel Aziz se sera-t-il dit, lui, favorable au dialogue ? Au festival des villes anciennes, dans ses rencontres avec la presse ou avec tel ou tel leader politique, c’est chaque fois la même rengaine. Qui vole en éclats, dès que l’opposition demande des garanties ou qu’au moins, la réponse à sa plateforme lui soit transmise officiellement et par écrit.
Les opposants congolais semblent moins procéduriers. Mais pas moins suspicieux, supputant que Kabila s’emploie à entretenir le fameux dialogue jusqu’à la fin des mandats des deux chambres puis, à moins d’un an de la date-butoir pour l’organisation de la présidentielle, les prolonger – ainsi que le sien – plusieurs années. Indéfiniment. Les Congolais appellent cela « les palabres ». Naguère, chaque village africain avait son arbre à tel enseigne. Il l’a souvent conservé. Au Sahara où les arbres étaient rares – on en a plus, aujourd’hui, mais aucun encore assez vieux et vénérable pour prétendre à ce titre – nous avions, tout de même, « l’assemblée qui lie et délie », noue et dénoue, tricote et détricote, file et défile le tapis des rencontres et des jours… Alors, pas assez africains et plus assez sahariens pour se regarder autrement qu’en chiens de faïence ?
Ahmed Ould Cheikh
Ban Ki-moon nomme Amadou Mahtar Ba pour un nouvel ordre économique des femmes –
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, membre du groupe de travail de haut niveau, a déjà la grosse timbale. Il vient de nommer en marge de la grand-messe de Davos l’homme de média et consultant sénégalais Amadou Mahtar Ba membre du Groupe de travail de haut niveau de l’initiative sur l’autonomisation économique des femmes.
Un think-tank de haut niveau devant réfléchir sur les politiques endogènes de l’autonomisation économique des femmes se met en orbite. Le locataire de la Tour de Manhattan, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, a rendue publique la nomination du brillant entrepreneur de presse, le Sénégalais Amadou Mahtar Ba en marge du sommet de Davos.
Le globe-trotter Amadou Mahtar Ba tient sur de bonnes béquilles et sa mission consistera désormais à changer le visage des politiques de développement dédiées aux femmes du monde. Ce qui confirme que le raout de Davos a permis véritablement de faire bouger les lignes. Une véritable panacée pour les femmes du tiers-monde qui aspirent à un mieux être social et économique. Le secrétaire général Ban Ki-moon a profité du haut de la tribune pour dévoiler la liste des premiers membres du Groupe de travail de haut niveau cooptés, parmi lesquels figure le Sénégalais Amadou Mahtar Ba. Ce groupe d’experts sera chargé, selon le communiqué lu par Les Afriques, d’apporter des idées et de redoubler les efforts en vue de combler le fossé économique persistant entre les sexes dans le monde. Une marque d’honneur et de confiance que tient à rendre Ban Ki-moon au Sénégal et à l’Afrique à travers la personne d’Amadou Mahtar Ba.
Homme de réseaux très respecté en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis et dans les pays du Golfe, Amadou Mahtar Ba est un professionnel aguerri avec une très riche et transversale expérience dans les domaines des médias, de la gouvernance, de la technologie, de l’innovation et des affaires. Il est président exécutif, co-fondateur d’AllAfrica Inc et de AMB Partners.
PAR ISMAEL AIDARA, RÉDACTEUR EN CHEF
Les Afriques
Pourquoi vouloir intimider la Presse en Mauritanie ?
Nous avons appris que les responsables des journaux et sites de Mauriweb, de Cridem, du Quotidien de Nouakchott, et l’Atlasinfo sont, sur un fond de plainte du Directeur Général de la SNIM, sont convoqués ce lundi matin à Noudhibou pour répondre devant le Procureur de la capitale économique de Mauritanie.Rien vraiment ne peut, ne doit justifier l’interpellation des responsables de journaux et de sites devant un juge dans un État de droit et qui se veut démocratique surtout que les faits qui leur sont reprochés sont relatifs à la publication de certaines informations relatives à la gestion de la SNIM dans un contexte mondial extrêmement difficile car marqué par la chute du prix de fer au niveau mondial, ce qui a provoqué des troubles et des grèves des travailleurs de ladite société.
Selon des sources non concordantes, les journalistes interpellés sont le président du RPM, Moussa Samba Sy (Quotidien de Nouakchott), Babacar Baye Ndiaye (Cridem), Jidne Deida (Mauriweb) et Eby Ould Mohamed Bouna (Atlasinfo) !
Pour l’essentiel, nous exprimons toute notre solidarité avec eux et nous lançons à travers ce geste on ne peut amical un vibrant appel aux hautes autorités de l’Etat afin que ces intimidations ne se répètent plus et ce afin que la Presse, notre Presse puisse accompagner toutes ces mutations socio-économiques en cours …
rimweekly.net
Source : Rapide Info (Mauritanie)
Le Tadjikistan fait raser 13.000 barbes pour lutter contre l’Islam radical
Les autorités tadjikes ont ordonné à la police de raser 13 000 barbes, afin de montrer leur détermination à lutter contre les «influences étrangères» qui promeuvent l’Islam radical dans le pays. Hormis ces 13.000 Tadjiks rasés de force, les forces de l’ordre ont également fait fermer 160 magasins qui vendaient des objets traditionnels musulmans.
Des mesures qui s’inscrivent dans une vaste offensive contre l’Islam radical, puisque le chef de la police de la région Kathlon (sud-ouest), Bahrom Sharifzoda, a annoncé que les autorités policières avaient convaincu 1.700 femmes et jeunes filles de ne plus porter le voile intégral.
L’Etat laïque du Tadjikistan mène depuis plusieurs années une lutte sans merci contre ce qu’il voit comme des «traditions indésirables» venant de leur voisin afghan et d’Arabie Saoudite.
La semaine dernière, le Parlement du pays avait ainsi approuvé une loi interdisant les prénoms à consonance arabe.
Contrer la menace jihadiste
Par le passé, les médias locaux avaient déja rapporté des cas d’intimidation contre des hommes portant la barbe. Certains auraient même été emprisonnés.
Le ministre de l’Intérieur Ramazon Rahimzoda avait également déclaré en août dernier son intention de créer une milice chargée de propager la pensée de l’Imam Abu Hanifah, qui a fondé au 8e siècle l’école islamique à l’origine de l’Islam modéré traditionnellement en vigueur dans toute l’Asie centrale.
Si le Tadjikistan est laïque, l’Islam y est religion d’Etat. Le pays compte ainsi 90% de Musulmans sunnites et 5% de chiites.
Alors que l’Islam traditionnellement pratiqué en Asie Centrale, d’inspiration soufie, prône la tolérance et n’impose pas d’obligations concernant les vêtements, l’influence de l’Islam radical d’inspiration wahabbite se fait sentir depuis les années 2000.
Frontalières de l’Afghanistan, les républiques d’Asie Centrale sont soumises à la progression de groupes jihadistes commes le Mouvement Islamiste d’Ouzbekistan (MIO).



