Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Saisie de drogue : un coin du voile se lève

altLes autorités viennent de lever un coin du voile à propos de l’affaire de la drogue qui ne cesse de défrayer la chronique à travers le pays. Trois ministres sont montés, ce vendredi 5 février, au créneau pour expliquer les contours et les détails de l’opération.
Ahmed Ould Abdallah, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a indiqué que les services de renseignement ont appris l’entrée au pays d’une quantité de drogues via les eaux sous-régionales et ont aussitôt engagé les investigations nécessaires pour la saisie de la quantité et l’arrestation de la bande de
trafiquants.

”L’opération exécutée par les forces de sécurité du 29 au 31 janvier 2016 s’est soldée par la saisie de 1300 kg de drogues et l’arrestation des trafiquants. Ces quantités sont entrées par les eaux territoriales aux environs de Nouadhibou avant d’être déchargées dans la zone de M’Heijratt où se trouvaient déjà des membres du groupe équipés en voitures 4X 4”, explique le ministre de l’intérieur.

Au sujet des prévenus, Ould Abdallah  a précisé qu’ils sont au nombre de 17 personnes dont 3 se trouvent en dehors du pays et contre lesquels un mandat d’arrêt international a été délivré et que 14 sont transférées à la justice.

Le ministre a cité les noms des membres du groupe qui étaient sur le site de déchargement des quantités de drogue de l’embarcation : Sidi Mohamed Ould Mohamed Khouna Ould Haïdalla (coordinateur de l’opération), El Maaloum Ould Ahmed Ould Blal, Ely Cheikh Ould Haidalla, Mohamed Ould Blal, Baba Ould Sidi Ould Ely, Hamdy Ould Aboubacar, Hamady Boubou Sarr, Moustapha Sall, Ethmane Diop et Ahmed Ould Moctar.
Ahmed Ould Abdallah a, enfin, donné des précisions sur le processus du déroulement de l’opération et les mesures prises par la bande pour le transport du produit et son acheminement, bien qu’il soit destiné à l’exportation vers une autre destination, notant que les membres du groupe avaient effectué des contacts et recruté des individus pour superviser l’embarcation qui transportait la cargaison.

De son côté, le ministre de la justice a précisé que les prévenus ont été transférés au juge d’instruction dont dix incarcérés et trois mis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire.

Il a rappelé le décret adopté dernièrement par le conseil des ministres qui stipule que tout véhicule appréhendé transportant de la drogue sera confisqué, vendu et son prix versé dans un compte au trésor public, notant que 50 %  du prix est une propriété publique, 25% octroyés aux équipes ayant opéré la saisie et le reste au profit des autres services en charge de ces questions.

le calame

 

Partagez

Monsieur le Président, vers où nous conduisez-vous ?

Monsieur le Président, vers où nous conduisez-vous ? “Quant on peut tout ce que l’on veut, il est difficile de vouloir ce que l’on doit’’. Louis XIV

Il faut aimer son pays pour le servir.

Aux actes citoyens !

Je n’écris pas comme d’autres préparent des coups d’Etat.

Je ne convoite ni pouvoir ni honneur, je veux seulement dire devant mon pays ce que j’ai vu et ce que je pense. Nous vivons des temps incertains et difficiles. Hélas ! Chômage, insécurité, flambée des prix, corruption, faiblesse des services publics et de l’Etat.

Jamais dans l’histoire de ce pays, les interrogations n’ont été aussi nombreuses sur tout ce qui touche à l’avenir et aux perspectives d’une nation qui jusque – là avait su faire face à toutes les incertitudes politiques, économiques et sociales, quels qu’en fussent les causes, les manifestations et les effets. Après tant de promesses non tenues.

Sans doute, depuis 1960, le fossé n’a été aussi grand entre ceux qui sont csensés assurer la Direction du pays et nos populations. Un pays en loques où l’opulence côtoie la misère et le désespoir, où les yeux hagards des enfants affamés, agglutinés aux feux rouges d’une capitale ensevelie sous les ordres, sont éblouis par les voitures rutilantes d’une classe dirigeante arrogante, incompétente et corrompue.

Je connais, je les ai vus, le désespoir et le désordre qui sont le quotidien des laissés-pour-compte, avec leurs conséquences désastreuses sur les enfants des rues de Nouakchott. Je sais combien est ténue pour eux la frontière entre l’humiliation et la fureur dévastatrice, je sais avec quelle facilité ils glissent dans la violence et le désespoir.

Je sais que la réponse des puissants à ce désordre qui alterne l’indifférence complaisante avec l’usage de la force aveugle, l’alourdissement constant des peines de prison. Je sais que la Jeunesse de notre pays vit une situation endémique d’inquiétudes profondes. Je sais que le durcissement des attitudes, l’expression du fondamentalisme et du communautarisme nous menacent tous.

Un pays délabré. L’insalubrité y règne en maître. Les rues de la capitale économique sont redevenues nauséabondes, pour traverser Nouadhibou, il faut savoir retenir sa respiration ou tenir un mouchoir sur la bouche et les narines. La ville, une cité poubelle. La Zone Franche, un pas en avant, deux en arrière. Une véritable période d’incertitude.

Quelle honte ! Quelle misère ! La Nation est abandonnée à elle-même. Le renchérissement du coût de la vie, la faillite du système éducatif, les défaillances dans les secteurs de la santé et de la sécurité publique sont autant de maux dont souffrent plus que jamais les Mauritaniens !!! Tous les mythes ses sont effondrés.

L’inflation et la pauvreté fissurent les familles. Le possible n’ayant jamais été accompli. Deux Républiques dans une ! L’une à genoux sans repères, déçue, frustrée, voire trahie et l’autre, une véritable industrie de fabrication en séries d’une nouvelle classe bourgeoise se payant des palais de luxe et des voitures rutilantes.

Les Mauritaniens réclament le droit, le droit souverain de jeter un regard sur la situation de leur pays et de rechercher de trouver les solutions les plus convenables à leurs problèmes, à la situation de la Mauritanie. La morale doit les y aider.

L’éthique républicaine doit en garantir le droit. La violence verbale, la violence physique ou politique n’a jamais été un moyen de rapprocher les hommes, des idées. Elle n’est qu’un raccourci pauvre de contenu humaniste, à effet peu durable, destructeur.

Ce climat assurément malsain dans lequel nous baignons en dépit des rodomontades de ceux qui veulent nous faire croire que nous sommes à l’orée d’un décollage vers les prairies du bonheur sur terre. L’enjeu est suffisamment grave, important pour que nous fermions les yeux sur l’ambiance morose d’une fin d’année sans guirlandes ni feux d’artifices, sous la psychose de l’hydre terroriste. Aucune tête, dans ce pays n’est à la fête.

Tous sont conscients que la vie de l’écrasante majorité des mauritaniens et la marche de leurs activités professionnelles (s’ils en ont d’ailleurs !) ou encore leurs relations sociales ses résument à une désespérante angoisse existentielle vire à une fuite en avant pour oublier un insoutenable présent.

Impôts-aux pauvres contribuables – et recette douanières parfois perverses sont restés les mamelles de l’économie nationale. Le doute sur l’Etat de la Nation et donc là, indéniable !

Chômage, mendicité, fermeture d’entreprises, marchés de gré à gré, expression d’une mal gouvernance réelle, sont plus que jamais les marqueurs d’une société soudainement plombée. Surtout que l’incertitude politique avec des tensions continues, fait le reste. Aux actes, citoyens ! Que chacun s’engage à jouer sa partition. Nous sommes tous concernés… c’est en agissant que le rêve sera une réalité !

Ahmed Bezeid Ould Beyrouck

Chroniqueur Politique

PS: Si les insulteurs professionnels pensent pouvoir imposer un crépuscule sur les idées et les idéaux qu’ils se détrompent.

 

le calame

Partagez

Dossier de la drogue : Ould Haidalla réclame l’audition d’un conseiller du Président

Dossier de la drogue : Ould Haidalla réclame l’audition d’un conseiller du PrésidentAlakhbar – Sidi Mohamed Ould Haidalla, arrêté dans la vague des interpellations policières liées au dossier du trafic de la drogue, a demandé l’audition de l’un des conseillers du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, pour avoir intervenu, il ya 3 semaines, en faveur de la mise en liberté de trois touaregs en connexion avec le dossier de la drogue.

Ould Haidalla a insisté au cours de sa comparution devant le Procureur de la wilaya Ouest de Nouakchott et en présence de son avocat, sur l’implication dudit conseiller, le citant nommément dans le dossier narcotique.

Le responsable a usé de son statut protocolaire pour relaxer trois personnes accusées de trafic de la drogue, a-t-il ajouté, affirmant avoir déjà fait l’objet de menaces du conseiller susmentionné et précisant qu’il l’avait même entrainé devant les policiers et les juges.

Ces deux faits suffisent pour convoquer le conseiller du Président et son audition dans le dossier de l’enquête relative au dossier de la drogue voire sa punition si sa culpabilité est confirmée.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Partagez

Torture en Mauritanie: la vive inquiétude des Nations unies

alt

En Mauritanie, le rapporteur spécial de l’ONU déplore la non-application des lois contre la torture. En septembre dernier une série de lois sur la prévention et la répression de la torture ont été promulguées. 

Le rapporteur de l’ONU a salué cette initiative, mais au terme de sa visite de dix jours dans le pays, Juan Ernest Mendez a regretté hier que ces mesures contre la torture et les mauvais traitements ne soient pas appliquées par les autorités. La Mauritanie a déjà été épinglée par plusieurs ONG de défense des droits de l’homme. 

Notamment Amnesty International, qui rapporte de nombreux actes de tortures et de mauvais traitement infligés aux détenus pour leur arracher des aveux. Un constat partagé par le rapporteur des Nations unies contre la torture, Juan Ernest Mendez.

Pour Juan Ernest Mendez, « il y a un décalage entre la législation et les pratiques sur le terrain… mais il est aussi vrai que le gouvernement mauritanien fait des efforts significatifs pour adapter la législation aux standards internationaux, notamment en matière de protection contre la torture ».

« Nous pensons, poursuit le rapporteur des Nations unies contre la torture, qu’il est important que ces nouvelles normes adoptées il y a quatre mois soient appliquées le plus vite possible. Il faut que certains procureurs aient une attitude plus ferme, en déterminant si les aveux et les déclarations ont été obtenus sans aucune forme de contraintes ».

« Il en va de même pour les traitements cruels et dégradants, termine M. Mendez. Il est important que le gouvernement reconnaisse que des engagements formels doivent être pris pour atteindre les standards internationaux parce que, pour le moment, dans les prisons que nous avons visitées, les détenus ne bénéficient pas de conditions de vie humaines ».

Rfi

Partagez

Le rapporteur des Nations Unies préconise des poursuites dans le cadre du passif humanitaire

altLe rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants Juan E.Mendez a exhorté, ce  mercredi (3 février) à Nouakchott, lors d’une conférence de presse, la Mauritanie à envisager des réparations pour les violations des droits de l’homme et déportations forcées qui se
sont déroulées durant la période dite du «passif  humanitaire » entre
1989 et 1992, y compris en engageant des poursuites pour les crimes internationaux, en particulier la torture. « L’impunité pour les crimes du passé ne fait que favoriser l’impunité pour les situations
d’abus actuelles », a –t-il noté. Dans l’optique de son mandat, Juan
E.Mendez  a révélé qu’il veillera à ce que les victimes obtiennent leurs droits et qu’ils puissent bénéficier de justes réparations. Il a estimé que le gouvernement mauritanien est arrivé partiellement à trouver  des solutions qui constituent, selon lui, de bons exemples pour d’autres pays. Juan E.Mendez espère que de solutions définitives prenant en compte les préoccupations des victimes ou de leurs ayants droit soient trouvées. L’expert des Nations Unies a réclamé la mise
en œuvre effective des garanties contre la torture.
Son constat est accablant : « Je suis préoccupé par l’absence quasi-totale d’enquêtes sur les allégations de torture et de mauvais traitements à l’heure actuelle », déplore-t-il. Selon l’argentin, il
semble y avoir peu d’intérêt des  procureurs et des tribunaux à examiner les allégations de torture. « L’absence totale d’expertise
médico-légale constitue un facteur concourant à l’incapacité du
système judiciaire à enquêter sur ce type d’allégations de manière adéquate. Ceci  a également pour effet de rendre quasiment impossible l’application de la règle d’exclusion des déclarations obtenues sous
la contrainte », fait remarquer Méndez.
« Les garanties juridiques contre la torture et les mauvais traitements sont en place, mais elles ne sont pas appliquées », a-t-il
déclaré. Même s’il se félicité des derniers développements législatifs, en matière de lutte contre la torture, l’expert des
droits de l’homme des Nations Unies indique cependant  que les «acteurs judiciaires doivent comprendre qu’il existe un problème dans ce domaine et intensifier leurs efforts pour utiliser et mettre en
œuvre ces garanties de protection».
Le rapporteur spécial a également attiré l’attention sur l’utilisation des centres de détention non officiels dont l’existence  a été reconnue par les autorités mauritaniennes durant la visite. « Les
conditions de vie des détenus sont inhumaines », a ajouté Méndez non
sans reconnaitre le surpeuplement des installations et leur inadéquation.
Au cours de sa visite qui s’est déroulée du 25 janvier au 3 févrrier, Méndez s’est entretenu avec les hauts fonctionnaires de l’Etat, les institutions gouvernementales concernées, les organisations de la
société civile et des associations de victimes. L’expert a mené des
visites inopinées dans des lieux de détention, des centres de détention de mineurs…Il s’est aussi rendu dans un centre de détention de haute sécurité très rarement visité, dans la base militaire de
Salahdine, à la prison d’Aleg, la prison centrale et celle de Dar Naïm, des femmes ainsi que les maisons d’arrêt de Tidjikja, d’Atar et de Rosso.
Enfin le rapporteur spécial présentera un rapport final au Conseil des droits de l’homme ou à l’Assemblée générale dans le courant de l’année.

 

le calame

Partagez