Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Les ministres de l’économie du G5 en conclave à Nouakchott

altLes ministres de l’économie et du plan du Groupe 5 du Sahel (G5) ont entamé une  réunion extraordinaire de 48 heures vendredi en fin d’après midi à Nouakchott.
Le G5 du Sahel a été mis sur pied en février 2014. Il regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Cette organisation  vise  à  mutualiser les efforts de développement et à  coordonner les actions de lutte contre le terrorisme.
Dans une allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, le ministre mauritanien de l’économie et des finances, Moctar Ould Diaye, a rappelé que la rencontre intervient « dans un contexte géopolitique marqué par la persistance de foyers d’instabilité ouverts ou larvés, qui nous interpellent et nous montrent que nos chefs d’État  et de gouvernement ont vu juste en créant le G5, car s’il est communément admis qu’il n’ y a pas de développement sans sécurité, aussi il n y a point de sécurité sans développement ».
Au programme de la session extraordinaire de Nouakchott figurent « l’examen et l’adoption du manuel de procédure, l’examen des états financiers de l’année 2015, la contribution des États  au budget de l’exercice 2016, le programme annuel de travail de 2016, la stratégie de développement de l’organisation et le Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) ».   
Face à un environnement géographique et humain hostile, le G5 entend avec l’appui des partenaires « créer les  conditions endogènes du développement et de la transformation socioéconomique du Sahel ».
Le Sahel est une vaste sous-région de 5 millions de kilomètres carrés, avec un climat chaud et sec, des sécheresses cycliques récurrentes. La population des pays membres du G5 est estimée à environ 65 millions d’habitants.
Les États  du G5 sont  confrontés depuis une dizaine d’années à un développement rapide du terrorisme islamiste violent et une progression de la criminalité transnationale.

 

le calame

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Terrorisme: plus de 23 Sénégalais ont rejoint Boko Haram

 Terrorisme: plus de 23 Sénégalais ont rejoint Boko HaramPressafrik – Depuis 2015, 23 djihadistes ont rejoint le Nigéria pour soutenir leurs «frères» de Boko Haram, selon les 8 djihadistes arrêtés récemment en Mauritanie et remis depuis à la Division des Investigations Criminelles (DIC). Les prévenus ont aussi expliqué la provenance de leurs financements et leur projet pour le Sénégal.

Ans tambours ni trompettes, la traque des djihadistes ou candidats au Djihad se poursuit. L’arrestation en novembre dernier d’Imam Alioune Ndao, avait mis sur le devant de la scène, une actualité pernicieuse. Depuis les forces de l’ordre sénégalaises ne relâchent pas la pression sur ces djihadistes sénégalais.

Cette traque se fait de concert avec les forces de sécurité des pays limitrophes. C’est ainsi que dernièrement, huit (8) présumés djihadistes de la cellule de Mohamed Ndiaye ont été remis à la DIC par leurs homologues de la Mauritanie.

Il s’agit de M. Seck (le plus jeune âgé de 17 ans), Lamine Coulibaly appelé Abou Jaavar (23 ans), Mamadou M. Mbaye (un ancien djihadiste de la Syrie âgé de 28 ans), Alpha Diallo, 29 ans , Oumar Keïta (33 ans), Boubacar D. Ndiaye (33 ans), Mor Mbaye Dème (35 ans).

Ils ont été déférés au Parquet pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes en bande organisée, actes de terrorisme par menaces ou complot, apologie du terrorisme et financement de terrorisme. Selon des sources de «Enquête», les mis en cause ont confié que depuis 2015, 23 combattants sénégalais ont rejoint Boko Haram. Ces Sénégalais djihadistes sont activement impliqués dans les combats.

Dans cette affaire, les enquêtes poussées et les interrogatoires de djihadistes sénégalais ont révélé quatre (4) catégories de djihadistes sénégalais. Il y a ceux qui sont de retour au Sénégal depuis belle lurette notamment Ibrahima Diallo alias Abou Oumar, Mouhamed Mballo dont le nom de guerre est Thou El Kiffi et Abou Jendel. La deuxième catégorie concerne les combattants qui n’ont pas quitté le pays pour diverses raisons.

C’est le cas pour Abdoul Ahmed, Pape Coulibaly et Mama BA. Par contre Moussa Sow alias Abou Doujana, Oumar Yafa encore appelé Abou Hafsa, Ibrahima Diallo alias Abou Moussa étaient sur le point de revenir au bercail. C’est la troisième catégorie.

A côté de ces trois catégories, il y a ceux qui sont dans les champs de bataille en Libye. Ce sont les combattants de Brahim BA alias Abou El Welid, Abdourahmane Mendy alias Abou Elimine et Moustapha Diop alias Abou Hatem. Ils ont été trahis par des envois d’argent, un montant colossal non précisé qui devait leur servir de frais de transport pour la Libye, comme ce fut le cas lors de leur première «mission» au Nigéria aux côtés de Boko Haram. Les fonds destinés au financement viennent de deux pays : le Nigéria et la Libye.

Les auditions des suspects ont révélé que ces djihadistes voulaient mettre sur pied un centre à Kédougou qui devait servir à expliquer aux jeunes les bienfaits du djihad. La personne chargée d’apporter les financements a été alpaguée sans qu’on ne précise de qui il s’agit. 

 

pressafrik

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La banque mondiale met en garde la Mauritanie contre une exploitation excessive de sa ressource halieutique

La banque mondiale met en garde la Mauritanie contre une exploitation excessive de sa ressource halieutique

La banque mondiale a demandé à la Mauritanie une plus grande surveillance des navires de pêche dans ses eaux territoriales, mettant en garde contre une surexploitation de sa richesse halieutique.

Dans le plus récent rapport consacré à la complémentarité commerciale en Mauritanie, la banque mondiale déclare que le secteur de la pêche est menacé par la mauvaise qualité des services des ports, les lourdeurs administratives, en plus des coûts élevés de l’exercice des affaires et l’absence d’un cadre juridique clair.

L’institution internationale demande, pour parvenir à une meilleure complémentarité économique, d’augmenter la part de la richesse halieutique réservée au marché national et profiter des opportunités d’investissement offertes par la zone franche de Nouadhibou.

Le rapport propose une série de mesures pour préserver la richesse halieutique dont notamment l’application du système de quotas, la dynamisation de la surveillance et des contrôles en plus de meilleurs services pour le secteur privé.

La banque mondiale déclare enfin que le sauvetage du secteur de la pêche en Mauritanie passe inéluctablement par la mise en place d’un nouveau cadre juridique pour les zones de pêche, l’accroissement des efforts destinés à favoriser les investissements étrangers dans les domaines de la transformation des produits de pêche dans la zone franche de Nouadhibou.

 

saharamedias

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Usines de farine de poisson à Nouadhibou : Danger sur la ville

altEn quelques années, une terrible menace s’est abattue sur Nouadhibou. Décrétée zone franche, appelée à recevoir des investisseurs du Monde entier, la ville se devait d’offrir un visage radieux. Or, c’est tout le contraire qui se produit : chaque jour que Dieu fait, une quarantaine d’usines de farine de poisson  polluent terre, air et mer d’une presqu’ile désormais invivable. « Odeurs incommodantes, nuisances sonores et rejet d’effluents », c’est en ces termes qu’une mission conjointe de plusieurs services de l’Etat qualifiait, en 2014, les impacts environnementaux de ces usines. Pourtant personne n’a encore levé le petit doigt. Ni la zone franche, dont le président reconnait qu’il n’arrive pas à faire plier les usines pour qu’elles respectent leurs cahiers des charges, ni la wilaya, ni le ministère des Pêches, encore moins le grand absent qu’est le ministère de l’Environnement.

Dans les mosquées, les réunions publiques et privées, on ne parle plus que de ça. La pollution a atteint un tel degré qu’il n’est désormais plus possible de se taire. Alors qu’ailleurs dans le vaste Monde, ce genre d’installations est toujours implanté en dehors des agglomérations et respecte, scrupuleusement, les normes sanitaires et environnementales, à Nouadhibou, ces usines ont, toutes, pignon sur rue et côtoient souvent les habitations. Un opérateur honnête (ça existe) reconnaît, en privé, qu’il a investi et gagne beaucoup d’argent, dans son usine, mais qu’il n’a jamais connu une activité aussi polluante. Le vent – il y en a presque toujours à Nouadhibou – charrie pestilences et farinettes, particules microscopiques hautement cancérigènes. Le reste des déchets est rejeté directement dans la mer, sans aucun traitement. A ce rythme, reconnaît un spécialiste, la baie de Nouadhibou sera, dans un an ou deux, tout au plus, au top mondial des plus polluées. A proximité des usines, la mer commence déjà à changer de couleur. Quoiqu’il ait été, systématiquement, « rappelé, aux usiniers de farine », signale le rapport de la mission étatique susdite, « qu’ils doivent se conformer, strictement, aux dispositions du décret 2012-072 du 12 mars 2012 et de son arrêté d’application du 4 Juin 2012, portant réglementation des règles sanitaires applicables aux sous-produits de pêche et produits dérivés non-destinés à la consommation humaine, ainsi qu’au décret relatif  aux études d’impact environnemental », les auteurs ne précisent cependant pas par qui ont été rappelées ces dispositions ni pourquoi des mesures coercitives n’ont jamais été prises à l’encontre des contrevenants. « La majorité des usines n’ont pas de manuel HACCP ni de responsable d’hygiène et de qualité, ce qui augmente les risques sanitaires liés  leurs produits », se contente d’écrire la mission. Tout est dit.

Pour ne pas se faire prendre la main dans le sac, les usines se donnent le mot d’ordre de fermer, lorsque le président de la République s’annonce à Nouadhibou ou qu’une mission de contrôle pointe le nez. Comme ce fut le cas avec celle-ci, tombée (volontairement ?) dans le panneau, notant, dans son rapport, que, « durant les visites, chaque usine  a prétendu détenir un système de traitement des fumées et des eaux usées, qu’ils ont, même, présenté à la mission. Cependant, les usines étaient à l’arrêt, pendant la visite [sic !] et il était donc impossible d’apprécier l’efficacité de ces systèmes ».

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Ressource surexploitée

Le danger ne se situe pas, seulement, sur les plans sanitaire et environnemental. Le rapport indique que les quantités transformées en farine sont passées de 80 520  tonnes, en 2010, à 307 495 tonnes, en 2013. Sur cette base, les potentialités de captures de poissons entiers frais vont varier de 286 004 tonnes, pour les 18 unités actuellement opérationnelles [en 2014, NDLR], à 460 785 tonnes, pour les 29 usines agréées, en cours d’agrément ou d’installation. La capacité nominale pour ces 29 usines […] est estimée à 8 500 tonnes par jour ». La production de farine a ainsi augmenté de  433 %, entre 2010 et 2013, passant de  15 000 à 65 000 tonnes.  Quand on sait qu’il faut brûler cinq tonnes de poisson frais, pour obtenir une tonne de farine, on mesure le danger que font peser ces usines sur les ressources halieutiques. Surtout que les déchets ne représentent que 7% des produits transformés. 93% de poissons frais passent ainsi à la trappe, au moment où, au Maroc voisin, les usiniers ne sont autorisés à traiter que 6% de poisson frais. Le reste devant être obligatoirement des déchets. Ce dont s’offusque la mission : « Il n’est pas acceptable que du poisson propre à la consommation humaine soit transformé en farine et huile, pour les poissons d’aquaculture, sans véritable création d’emplois ni impact tant soit peu significatif sur les recettes de l’Etat ».

D’où ce jugement sans appel : « La farine et l’huile de poisson ne sont pas une valorisation mais une dévalorisation, en tant que mode d’allocation de la ressource, aussi bien au plan économique que social, avec une très faible densité d’emplois rétribués et moins d’apports en devises et recettes pour l’Etat ». La mission ne croit certainement pas si bien dire. Si l’on part du postulat qu’une tonne de farine coûte entre 1 100 et 1 200 dollars sur le marché international, pourquoi ne pas congeler les cinq tonnes de poissons frais nécessaires à sa production, les vendre à 800 dollars l’unité et gagner ainsi plus d’argent ? « Dans l’absolu, ce raisonnement tient bien », reconnaît un expert, « mais mettre en place une usine de congélation nécessite un investissement lourd et une abondante main d’œuvre qualifiée, alors qu’une usine de farine peut être mise sur pied avec 300 000 dollars et n’employer qu’une dizaine de personnes ».

Fraudeurs

« Cerise » sur le gâteau, les usiniers sont devenus les champions de la fraude fiscale. Selon le rapport de la mission, « le montant cumulé des droits d’accès, taxes versées à l’Etat et masse salariale atteint, en 2013, moins de 3% des 12.8 milliards de chiffre d’affaires. Cette proportion est restée à peu près constante depuis 2010. 97% du chiffre d’affaires reviennent donc aux opérateurs, ce qui explique cette ruée vers les usines de farine et d’huile de poisson ». Et de recommander, fort de ce constat, « de procéder à un réajustement significatif du droit d’accès à la ressource et à la liquidation systématique de l’IMF, au niveau de la douane, au fur et à mesure des expéditions, au lieu d’attendre les bilans de fin d’année, peu fiables pour des entreprises dont seules six ou sept sont enregistrées à Nouadhibou ».

Pour avoir une meilleure idée de la situation financière des usines, la mission leur a demandé de lui fournir leurs comptes d’exploitation. Une seule a communiqué ses résultats financiers de 2010 à 2013. Il en ressort un excédent brut d’exploitation de 172 millions d’ouguiyas par an. « Cette rentabilité, fortement attrayante, devrait être corrigée », suggère le rapport, « par un prélèvement conséquent des droits et taxes et par des obligations chiffrées d’emploi de mauritaniens ». Partant de la faible contribution de cette sous-filière à l’économie nationale, la mission propose que « les usines de farine de poisson, en tant que mode d’exploitation, payent le même droit d’accès que les licences conventionnelles. Ce niveau, voisin de 26% du chiffre d’affaires, doit être prélevé, par l’Etat, sous forme de droit d’accès ou de taxe à l’exportation ».

La politique des quotas de pêche, mise en place, par le ministère, à partir de cette année, devrait aider à atténuer le problème, en ne concédant pas, aux usines, autant de poissons qu’elles le désirent. Mais le mal est assez profond. Les usines ont leurs propres réseaux de ravitaillement et, derrière elles, un lobby puissant qui leur permet de polluer impunément, frauder le fisc et ne pas être inquiétées. Jusqu’à quand ?

Ahmed Ould Cheikh

Envoyé spécial

le calame

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Fmi -Mauritanie : Faiblesse des performances et des perspectives

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« …la Mauritanie est confrontée à un choc sévère sur les termes de l’échange en raison de la baisse des prix du minerai de fer qui a affaibli sa performance et ses perspectives économiques » a conclu la mission du Fmi conduite par Mme Mercedes Vera Martin, à l’issue de sa mission du 6 au 22 février 2016 dans notre pays dans le cadre de l’article IV relatif à la situation macroéconomique du pays.

La mission exhorte, par ailleurs afin que les objectifs soient atteints à un «renforcement de la formulation des politiques, de la transparence et de la gouvernance » afin «de renforcer la crédibilité des politiques macroéconomiques ».

 Nous y reviendrons. Nous vous proposons ci-après  l’intégralité du communiqué de la mission du Fmi

Communiqué de presse no 16/69 22 février, 2016

Les communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI incluent des déclarations qui expriment leurs observations préliminaires au terme d’une mission dans un pays. Les opinions exprimées dans ces conclusions sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles du Conseil d’administration. Sur la base des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera soumis à l’examen et à la décision du Conseil d’administration du FMI.

Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par Mme Mercedes Vera Martin a visité Nouakchott du 6 au 22 février 2016 pour examiner les évolutions macroéconomiques récentes et les perspectives de l’économie mauritanienne dans le contexte de la Consultation annuelle au titre de l’Article IV. À la fin de la visite, Mme Vera Martin a publié la déclaration suivante:

«Après plusieurs années de solides performances économiques, la Mauritanie est confrontée à un choc sévère sur les termes de l’échange en raison de la baisse des prix du minerai de fer qui a affaibli sa performance et ses perspectives économiques. Les autorités ont initialement mis en œuvre des politiques contra-cycliques en utilisant des amortisseurs extérieurs et budgétaires accumulés dans les années fastes. Comme le choc a été plus persistant que prévu initialement, les autorités ont commencé à ajuster leurs politiques en 2015 en permettant un taux de change plus flexible et en adoptant des mesures visant à renforcer les recettes fiscales.

«La baisse des cours mondiaux du minerai de fer a considérablement réduit l’exportation et les recettes fiscales minières. En raison des cours du minerai de fer qui devraient rester bas à moyen terme, les vulnérabilités extérieures et fiscales ont augmenté.

«La croissance économique s’est ralenti en 2015. L’équipe du FMI estime la croissance du PIB réel au tour de 2 %, passant de 6,6 % en 2014, en partie en raison d’une faible production de fer. La croissance du PIB non-extractif est estimée avoir ralenti pour atteindre 3,1 % en 2015, passant de 6,6 % en 2014. L’inflation moyenne de l’IPC annuel a diminué aux alentours de 0,5 % en 2015, en raison des prix mondiaux des denrées alimentaires moins élevés et l’évolution du taux de change. Le déficit du compte courant extérieur, qui a bénéficié de prix plus bas du pétrole, est estimé à 19 % du PIB en 2015. Avec de revenus miniers moindres, le déficit budgétaire global (hors dons) s’est élargi à 5,6 % du PIB non extractif, après 4,1 % en 2014, malgré des revenus plus élevés imputables aux recettes pétrolières domestiques et des mesures proactives des autorités à contrôler les dépenses courantes. Découlant des tendances fiscales et extérieures, la dette publique et à garantie publique est estimée à 93 % du PIB à fin 2015. Le ralentissement économique a également affecté le secteur financier. Le système bancaire reste bien capitalisé et liquide, mais la liquidité est en baisse et le secteur reste relativement vulnérable aux chocs.

«Avec les politiques économiques prudentes suivies par les autorités, la croissance du PIB réel s’élèverait à 4,2 % en 2016 tirée par un rebond de la production minière. L’activité économique dans le secteur non-extractif devrait rester modérée, avec une croissance ralentissant légèrement à 2,9 % en 2016. L’inflation devrait atteindre environ 3,6 %. Le déficit du compte courant s’améliorerait à 15 % du PIB et le déficit budgétaire devrait se réduire à 3 % du PIB non-extractif, en raison de la mise en œuvre des mesures de recettes et une maitrise des dépenses. Les perspectives à moyen terme restent tributaires de l’évolution des cours du fer et du pétrole, de la réponse de la politique des autorités et la résilience du secteur financier.

«Pour l’avenir, la détérioration des perspectives et l’incertitude mondiale accrue appellent à un ajustement ambitieux pour soutenir la position extérieure et les finances publiques, et de promouvoir la diversification économique et une croissance plus inclusive. Cela requiert d’accélérer les réformes du marché de change propices à une plus grande flexibilité du taux de change, et de promouvoir la diversification économique et le développement du secteur privé par des réformes qui améliorent la compétitivité, le commerce et l’accès au crédit et aux devises.

Dans le domaine budgétaire, afin de placer la dette publique sur une tendance baissière, la politique budgétaire devrait viser des revenus non-extractifs plus élevés grâce à une assiette fiscale plus large qui peut promouvoir une fiscalité plus équitable; une maitrise des dépenses courantes; et une enveloppe d’investissement qui soit compatible avec la viabilité budgétaire à moyen terme. Les réformes visant à renforcer le cadre budgétaire, notamment par le biais d’une nouvelle loi organique des finances, soutiendraient le processus de consolidation budgétaire.

«Préserver la stabilité financière dans le contexte d’une croissance économique modérée est également nécessaire afin que le secteur financier puisse soutenir une plus forte diversification économique et le développement du secteur privé à moyen terme. En plus des politiques macroéconomiques adéquates et un cadre de politique monétaire renforcé, des dispositifs de contrôle prudentiel et de supervision renforcés vont réduire les faiblesses structurelles et soutenir la stabilité financière. La Banque Centrale de Mauritanie continue à renforcer son cadre réglementaire et sa capacité de supervision pour soutenir la poursuite du développement et de la stabilité financière.

«La Mauritanie peut atteindre ses objectifs à moyen terme visant à devenir plus prospère, plus diversifiée et moins dépendante des cycles des produits de base malgré les incertitudes de l’environnement économique global. La mise en œuvre des politiques dans ce sens nécessiterait une étroite coordination des politiques. Le renforcement de la formulation des politiques, de la transparence et de la gouvernance permettrait de réduire les incertitudes, d’aider à ancrer les anticipations et de renforcer la crédibilité des politiques macroéconomiques.

«La mission a rencontré le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine; le gouverneur de la Banque Centrale, M. Abdel Aziz Ould Dahi; le ministre de l’Economie et des Finances, M. El Moctar Ould Djay; le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, M. Mohamed Salem Ould Bechir; le ministre des Pêches et de l’Economie Maritime, M. Nani Ould Chrougha; et d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également eu des entretiens avec des représentants de la société civile et le secteur privé et les partenaires de développement. L’équipe tient à remercier les autorités et leurs principaux collaborateurs pour leur hospitalité, les discussions productives et se réjouit de poursuivre le dialogue avec les autorités pour soutenir la Mauritanie.»

DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI Relations avec les médias Courriel : media@imf.org

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