Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Alioune Tine : « Le silence de la Cedeao sur la situation en Gambie est inquiétant »

content_imageAlioune Tine s’est prononcé sur la crise en Gambie. Dans un entretien accordé au site Azactu repris par Libération, le directeur d’Amnesty International en Afrique a dénoncé le silence des leaders africains face à cette situation.

Et d’interpeller Macky Sall, président de la Cédeao, pour qu’il demande des comptes pour le respect de la vie des gens. « Ce que nous déplorons surtout c’est le silence radio de la Cédéao. Pourtant la Gambie est liée par le protocole de la Cédéao sur la gouvernance de la démocratie. Ce protocole permet aux gens de reconnaitre la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. C’est fondamental. Mais, on n’entend ni la commission africaine des droits de l’homme et des peuples qui est le mécanisme de protection et de promotion des droits de l’homme, ni la Cedeao, ni l’Union africaine », dénonce-t-il.

Alioune Tine estime qu’il y a un véritable recul du leadership africain en matière de Droits de l’Homme et de démocratie. Selon lui, Macky Sall, président de la Cedeao, peut « demander des comptes pour que l’on respecte la vie des gens, pour qu’on respecte la liberté de manifester qui est une liberté reconnue par la Constitution ».

 

Auteur: seneweb News – SenewebNews-RP

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Mauritanie. Il faut annuler la condamnation à la peine capitale prononcée contre un blogueur

Mauritanie. Il faut annuler la condamnation à la peine capitale prononcée contre un blogueurAmnesty International – La Mauritanie doit annuler la condamnation à mort prononcée contre un blogueur déclaré coupable d’apostasie, et le libérer sans condition, a déclaré Amnesty International mardi 19 avril, avant son audience d’appel prévue pour le 21 avril dans la ville de Nouadhibou (sud-ouest du pays).Mohamed Mkhaïtir, 33 ans, a été condamné à la peine de mort en décembre 2014, après avoir passé un an en détention provisoire, pour avoir écrit un billet de blog critiquant ceux qui utilisent l’islam pour introduire des discriminations à l’égard de certains groupes de la société. Mohamed Mkhaïtir est la première personne condamnée à mort pour apostasie depuis que la Mauritanie a accédé à l’indépendance en 1960.

« La condamnation de Mohamed Mkhaïtir à ce châtiment pour avoir écrit un billet de blog critiquant ceux qui utilisent la religion à des fins de discrimination est injuste. » Gaëtan Mootoo, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International

« La peine capitale ne doit être utilisée sous aucune circonstance. La condamnation de Mohamed Mkhaïtir à ce châtiment, pour avoir écrit un billet de blog critiquant ceux qui utilisent la religion à des fins de discrimination, est injuste et montre jusqu’où les autorités mauritaniennes sont prêtes à aller pour essayer d’écraser la dissidence », a déclaré Gaëtan Mootoo, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Les autorités mauritaniennes doivent annuler cette condamnation et libérer cet homme immédiatement et sans condition. »

Mohamed Mkhaïtir est un prisonnier d’opinion, uniquement emprisonné pour avoir exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression. Amnesty International estime que le recours à des sanctions pénales dans le but d’imposer des convictions religieuses est une atteinte au droit international relatif aux droits humains, et en particulier à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à laquelle la Mauritanie est partie.

L’organisation s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quelles que soient la nature ou les circonstances du crime commis. Ce châtiment viole le droit à la vie tel qu’il est proclamé par la Déclaration universelle des droits de l’homme et constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

Source : Amnesty International

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L’éditorial du calame : Un chat est un chat

altLe fameux  dialogue, qu’on croyait mort et enterré, refait de nouveau parler de lui. Dans un contexte inédit. Quatre ministres, et non des moindres, ont, à diverses occasions, fait état de la « nécessité » de tordre le cou à la Constitution, pour permettre à notre « guide éclairé » – l’expression n’est, cette fois, pas de moi – de briguer troisième, quatrième et plus mandats. Devant le tollé provoqué par de telles déclarations et en l’absence de réaction du premier concerné, plus personne ne pariait un sou sur un dialogue désormais associé à l’Arlésienne, celle dont parle toujours et qu’on ne voit jamais.

Mais voilà Messaoud, tel un Phénix renaissant de ses cendres, qui prend son bâton de pèlerin, après deux entrevues avec Ould Abdel Aziz. Vantant les mérites du dialogue avec celui qu’il vouait aux gémonies, il n’y a pas longtemps, contre l’avis d’une coalition dont est membre son parti, avec El Wiam et Sawab, et qui, elle, a toujours ménagé celui-là (parfois plus que de raison), l’ex-président de l’Assemblée nationale tente de convaincre le RFD et le FNDU de discuter avec  l’homme du 6 Août. Qui, Messaoud le pressent, ne se représenterait pas en 2019. Une intuition qui n’aura pas, malgré les talents de l’orateur, réussi à convaincre grand monde. Du coup, le somptueux dîner qu’il  a offert, à la délégation du Front, a fini en queue de mouton : Ould Maouloud et ses amis ont exigé une réponse écrite à leur mémorandum et un désaveu présidentiel public des zélés ministres, déclarant ferme décision de ne pas toucher à la Constitution. Il n’en fallait pas plus pour énerver le vieux leader haratine. Le voilà soudain hors de ses gonds. C’est à peine s’il ne met ses contradicteurs à la porte. « En tout cas, moi », leur lance-t-il, « je vais au dialogue ». Ce qui, du reste, n’a pas surpris la délégation. N’a-t-il pas déjà dialogué, en 2007,  avec ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir, en décidant de soutenir le candidat des militaires contre celui de l’opposition ? En 2011, malgré le boycott de celle-ci, dans le cadre de la CAP ? Et en 2012, en déclarant à quelques heures d’un meeting qu’on espérait décisif, qu’il avait parlé avec Ould Abdel Aziz (hospitalisé à Paris, après la fameuse balle amie) et que celui-ci se portait comme un charme ? N’a-t-il pas été nommé, par ce même Aziz, président du Conseil économique et social, une haute fonction douillette qui ne donne droit qu’à des avantages et aucun inconvénient, si ce n’est celui de vendre son âme au diable ? En vertu de quoi s’autoproclame-t-il juge, alors qu’il est déjà partie ? Pour une fois, l’opposition n’est pas tombée dans le panneau. Elle a senti le piège que lui tendait, sournoisement, le pouvoir, pour l’amener à un dialogue-clé de boîte à Pandore. Alors que rien ne le justifie. La réponse aux propositions de Messaoud était, de fait, d’une facilité déconcertante : soit Ould Abdel Aziz veut tripoter la Constitution et il n’y a rien à discuter ; soit il entend la respecter et se retirer à l’issue de son mandat : là non plus, personne ne voit de quoi pourrait-on parler avec lui. Un chat est un chat. Certes, la nuit, tous les chats sont gris mais, en la présente occurrence, le FNDU est bien avisé d’attendre le jour…

Ahmed Ould Cheikh

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Rôle de la justice dans le renforcement de l’Etat de droit” : prise de conscience tardive ou …

altLa sortie du  Chef de l’Etat à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle année judiciaire 2016 suscite des avis partagés dans le monde judiciaire. Il s’est engagé à ne ménager ” aucun effort pour renforcer l’indépendance de la justice et améliorer les conditions de ses fonctionnaires”. Mohamed Ould Abdel Aziz a souligné que l’édification de l’Etat de droit et le renforcement des libertés individuelles et collectives sont tributaires du respect de la loi et de la distribution de la justice au profit de tous. Par la justice, des Etats ont été édifiés et par l’injustice, d’autres se sont effondrés ».

Selon lui, « la justice constitue un pilier essentiel sinon majeur de l’Etat de droit car elle veille à l’application saine de la loi dans les affaires qui lui sont soumises, ce qui conforte les individus, groupes et institutions dans le fait que leurs droits civiques, politiques, économiques et sociaux sont préservés ainsi que les libertés individuelles et collectives ».
Le thème retenu cette année est “le rôle de la justice dans le renforcement de l’Etat de droit”. Est -ce une prise de conscience tardive ou une nécessité de consolider l’Etat de droit. En tout cas, les avis divergent. Certains pensent plutôt à  des manœuvres politiques destinées à masquer le malaise perceptible dans le corps judiciaire relaté ces derniers temps dans la presse.
Ce mouvement semble aujourd’hui occulté en dépit des dysfonctionnements graves.
Le décret tant décrié est entré en vigueur le 12 avril dernier. Et la lettre de recours en grâce des magistrats est restée lettre morte.
Des observateurs avisés ont constaté la légèreté dont a fait montre le bâtonnier de l’ordre des avocats. Devant instruire à charge la défense, Me Cheikh Ould Hindi s’est retrouvé dans une posture ridicule en offrant sa toge d’avocat des damnés au président de la République, en guise de réplique à son prédécesseur qui, en signe de protestation contre la déliquescence de la justice, avait déposé sa robe avant de se retirer. C’était au cours de la réunion de l’année dernière,

 

le calame

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Les Maures, à la découverte du vide

Ver imagen originalEn échos à l’article signé de Hindou Mint Aïnina, publié par le Calame et repris par « Adrar Info » du 18 Avril 2016, je voudrais rappeler aux Maures, non cités dans l’article en question, qu’ils ont aussi un rôle passé et présent, à jouer dans l’œuvre de reconstitution de l’Unité nationale.Pour le commun des…Maures, la Mauritanie c’était d’abord lui. Du moins, telle a été sa perception des choses depuis qu’il a débarqué sur ce grand Sahara et jusqu’au jour, où il a découvert que la Mauritanie, d’aujourd’hui, c’est surtout les autres (mais pas l’enfer !).

Il est donc passé du stade de celui qui faisait la pluie, ou la sécheresse, à celui  d’élément (démographiquement) négligeable. Que s’est-il passé, pour que les Maures dégringolent de si haut, pour se retrouver à la place où ils croyaient avoir, définitivement, « campé » les autres ? Ou plutôt, que n’ont-ils pas fait pour consolider leur statut de substitut des royaumes Africains, maîtres du Sahara d’antan, où ils étaient fiers d’apporter l’Islam, le Coran et la langue Arabe, qu’ils durent imposer, jusque  par les armes.

Bien accueillis et bien assimilés par les différentes composantes du peuple de la future Mauritanie (pays des Maures, terre des hommes), l’Islam et le Coran, firent leurs premiers émules en milieux Africains, où bientôt les appels des Muezzins noirs remplacèrent ceux des « pillards », criant « au feu ! », d’où certains ont tiré cet autre nom que l’on donne aux Maures : NAR.

Les Maures, ces mal aimés, tête de pont des futures « Mourabitoune », du Ribat (et non des stades) qui allaient conquérir l’occident (en partie) et établir leur Qualifa jusqu’au cœur de la Castille, se voient aujourd’hui, contraints de partager leurs lauriers avec les Berbères, Haratines, Soninkés, Hal Poularen et Wolof, pour conserver une petite place au…soleil.

Une telle « mutation» implique des « choix » difficiles, mais qui pourraient conditionner la survie des derniers Maures en… Mauritanie. Ces choix passeraient par la remise en cause de bien des acquis, y compris, le nom du pays. Si ce n’était que ça !

Les questions de survie de la Mauritanie en tant que Nation étant dominées par la question de l’unité nationale, de la cohabitation et des obstacles qui s’y dressent : passif humanitaire, poids démographique de chaque composante des communautés nationales, choix des langues de communication et d’éducation, les Maures devraient revoir à la baisse leur propre vision de la démographie et se soumettre aux statistiques.

C’est-à-dire accepter les règles de la démocratie, longtemps esquivées au profit de celles de la…féodalité.

Peut-être qu’à ce prix, les Maures, nostalgiques de la préhistoire de la Mauritanie, pourraient s’accommoder de la place que leur confère les réalités de la Mauritanie du 21éme siècle

Ould Ehlou

adrar-info

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