Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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DÉCLARATION 

Sur l’augmentation des prix du carburant et du gaz et les mesures d’urgence prises par le Gouvernement face à la crise.

La récente hausse des prix des carburants et du gaz domestique, atteignant dans certains cas près de 70 %, constitue un choc profond pour l’opinion publique. Elle met en évidence la fragilité persistante de la situation économique nationale et révèle, de manière préoccupante, l’absence d’une vision stratégique claire de la part du gouvernement.

Cette augmentation traduit également une incapacité manifeste à anticiper les effets des mutations internationales et régionales, ainsi qu’un déficit notable dans l’élaboration de politiques publiques à la fois prévoyantes et efficaces. Cela inclut notamment la sécurisation de nos sources d’énergie, la constitution de réserves stratégiques suffisantes en gaz et en carburant, ainsi que la mise en place de mécanismes durables — tels qu’un fonds de stabilisation — capables d’absorber les fluctuations des prix internationaux et d’en atténuer les répercussions sur les citoyens.

À cela s’ajoute l’impératif d’instaurer une gouvernance rigoureuse, transparente et responsable, fondée sur la reddition des comptes et garantissant une gestion optimale des ressources publiques.

Ces décisions reflètent un déficit de planification stratégique et une insuffisance de préparation face aux crises, conduisant à transférer le poids des déséquilibres économiques vers les citoyens, dans un contexte déjà marqué par une hausse continue du coût de la vie.

Le recours à l’augmentation des prix et à l’élargissement de la pression fiscale, en l’absence de mesures d’accompagnement globales et efficaces, illustre la faiblesse de l’action gouvernementale et la persistance d’une approche inéquitable et peu efficiente. Cette situation est aggravée par le manque de soutien concret à la production nationale et par l’insuffisance de régulation des prix des produits de première nécessité, en particulier ceux issus de la production locale, tels que la viande, les produits laitiers, le poisson et le riz.

Face à cette situation, les Partis politiques réunis au sein de la Coordination de l’Opposition Démocratique :

1. Expriment leur profonde préoccupation face à la dégradation rapide des conditions de vie des citoyens, notamment les plus vulnérables — chômeurs, retraités, ouvriers, paysans et, plus largement, les couches sociales à faibles revenus — ainsi que des secteurs les plus exposés, alors même que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé de se creuser de manière significative, du fait notamment de politiques économiques insuffisamment redistributives et d’une croissance peu inclusive ;

2. Dénoncent une décision brutale et socialement injuste, prise sans concertation suffisante ni mécanismes d’atténuation adaptés ;

3. Considèrent que les mesures dites d’urgence annoncées par le régime demeurent insuffisantes, tardives et inadaptées à l’ampleur de la crise, faute de ciblage efficace et de vision structurelle ;

4. Appellent à la suspension immédiate de ces hausses dans l’attente d’une évaluation globale et transparente de leur impact économique et social ;

5. Exigent la mise en place urgente de mesures d’accompagnement ciblées, notamment en faveur de ces catégories vulnérables et des secteurs les plus exposés ;

6. Recommandent l’instauration d’un fonds national de stabilisation des prix, destiné à amortir les chocs externes et à garantir une certaine prévisibilité pour les citoyens ;

7. Demandent un renforcement de la régulation des marchés, en particulier pour les produits de première nécessité, afin de prévenir les abus et les pratiques spéculatives ;

8. Plaident pour un soutien accru à la production nationale, condition essentielle pour réduire la dépendance extérieure et renforcer la résilience économique ;

9. Réaffirment la nécessité d’un dialogue national inclusif, seul à même d’établir une entente nationale de nature à instaurer un climat de confiance face à la rigueur des ajustements et à permettre l’élaboration de réponses concertées, durables et équitables aux défis économiques actuels ;

La Coordination de l’opposition démocratique tient enfin à rappeler que la stabilité sociale et la cohésion nationale reposent sur la justice économique, l’égalité entre les citoyens sans distinction aucune, la transparence dans la gestion publique et la capacité des pouvoirs publics à anticiper et à protéger efficacement les citoyens contre les chocs exogènes.

Fait à Nouakchott, le 2 avril 2026

La Coordination de l’opposition démocratique

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Hommage à Djeinaba N’DIOM

Parce qu’avant d’être une fête, la journée de 08 de Mars est surtout une lutte, cette brave dame et le symbole qu’il faut brave sœur debout dans la tempête.

SŒUR, DEBOUT DANS LA TEMPÊTE.

Militante disent-ils,

Pour moi c’est une messie.

Activiste disent-ils,

C’est elle qui a les clés, elle qui connaît l’issue.

Féministe et rebelle !

Brave, intelligente et belle !

Insoumise et humaniste,

Génie douée, c’est une artiste.

Elle prône un discours communautaire ?

Non, je vois juste une femme fière.

Fière de ses origines, de sa couleur,

Fière de ses convictions qu’elle porte sans peur.

Ils disent qu’elle dérange,

Moi je dis qu’elle réveille.

Ils disent qu’elle exagère,

Moi je dis qu’elle conseille.

Elle parle pour celles, Qui n’ont jamais eu de voix, Elle marche pour celles, Qui n’ont jamais eu le choix.

Elle écrit pour celles,

Dont l’histoire est effacée.

Elle se bat pour celles,

Que l’on a voulu briser.

Elle se dresse quand le monde se plie,  

Elle écrit quand l’injustice surgit. Elle crie quand le silence devient complice, Elle rêve d’un monde plus juste et plus propice.

Les murs ont porté son nom,

Les prisons ont vu son combat.

On peut bien enchaîner un corps,

Mais les idées, elles, ne plient pas.

Non! L’idée ne se menotte pas, Non! La conscience ne se condamne pas.

Non! Aucune cellule ne peut enfermer une pensée.

Aucun mur ne peut emprisonner la vérité.

Les barreaux ne sont que du métal,

Les convictions sont des racines.

Et les racines des femmes courageuses,

Traversent même les pierres des prisons et des ruines.

Toi qui marches pour les oubliés, Toi qui parles pour les humiliés, Toi qui défends les femmes meurtries, Toi qui refuses qu’on leur vole la vie.

Toi, sœur debout dans la tempête,

Toi, flamme que rien n’arrête,

Toi, voix qui refuse le silence,

Toi, courage qui défie l’indifférence.

En ce 8 mars,

Jour des femmes debout,

Je veux que le monde sache,

Que ton combat vaut plus que tout.

Car quand une femme parle trop fort,

C’est souvent que le monde écoute trop peu.

Et quand une femme dérange l’ordre,

C’est souvent que cet ordre est injuste et dangereux.

Dieynaba en toi je vois la détermination, et l’insouciance,

Une éloquence influente,

De la noblesse et de l’amour,

De l’audace et de la bravoure.

Dieynaba

Je sais que tu militeras même dans le noir,

Je sais que tu te battras quoi qu’il advienne.

Et si certaines femmes écrivent l’histoire,

D’autres comme toi Dieynaba, elles la deviennent.

Garba Gamou SOW

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DECLARATION

Depuis quelques jours, troubles et insecurité agitent de nouveau notre frontiere Est.

A la suite de l’exécution sauvage  de quatre jeunes mauritaniens peuls , suivie de l’incinération des dépouilles , un vent de panique et de sauve-qui-peut s’est emparé des ressortissants mauritaniens _refugiés et transhumants confondus_ bloqués en grand nombre à la frontière. Hommes , Femmes, enfants , bétail refluent , actuellement , en masse aux frontières de l’Assaba et du Guidimakha .Ces malheureuses victimes  s’agglutinent sur une ligne qui s’étire du karikoro à l’embouchure du fleuve , bloqués à la frontière par la volonté des autorités administratives locales .

Il faut rappeler que 12.000 éleveurs mauritaniens, pour la plupart, avaient fui le pays avec les évènements de 1989, pour se réfugier au Mali, reconnus comme tels par le Haut Commissariat aux Réfugiés. Aujourd’hui l’administration mauritanienne, selon des sources dignes de foi, leur refuse l’entrée du territoire, leur déniant la nationalité.

Au vu de cette situation la Coalition anti -Système

– Dénonce, avec force, l’attitude du pouvoir face au calvaire de ces malheureux

-Exige des Autorités administratives locales  une gestion plus souple et plus humaine de ce dossier

-Appelle le H C R à se mobiliser pour venir en aide aux plus démunis

-Estime que dans la lutte legitime menée  contre les jihadistes il y a lieu de faire preuve de clairvoyance pour eviter l’amalgame entre ceux-lá et toute une communauté, aujourdhui stigmatisée.

-Exprime, enfin, toute sa solidarité agissante à l’endroit de ces mauritaniens en désarroi, lourdement éprouvés, tout en les invitant à la vigilance face aux infiltrations.

Nouakchott, le 09 mars 2026

          La Coalition anti-Système

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Deux poids, deux mesures, encore… mais jusqu’à quand ?

Trump et Netanyahou ont finalement sauté le pas. Ils ont unilatéralement décidé d’attaquer un État souverain sans autre raison qu’il pourrait constituer une menace pour l’État hébreu. Après le Vénézuela, dont le président a été capturé dans son lit, parce qu’il refusait de se plier aux injonctions de Trump, c’est au tour de l’Iran de faire les frais de la foudre belliqueuse de ce va-t-en-guerre qu’est le président américain. Les négociations que les USA ont accepté d’entreprendre avec la République Islamique autour de son programme nucléaire, n’étaient, en fait, que de la poudre aux yeux. Avant même qu’elles ne s’achèvent, la Sionie, à qui Trump ne peut apparemment rien refuser (le dossier Epstein est passé par là), a fini par lui forcer la main pour passer à l’action. Et le déluge de feu s’est abattu sur l’Iran, tuant, coup sur coup, son guide suprême, une partie de sa famille et plusieurs hauts gradés de l’Armée et des Gardiens de la Révolution. Passé l’effet de surprise, les perses se sont bien repris et ont riposté en attaquant des points névralgiques en Israël, ainsi que les bases américaines au Moyen-Orient. 

Depuis samedi, l’escalade se poursuit et l’on ne sait plus où s’arrêtera la bêtise humaine. Mais les questions que tout le monde se pose est jusqu’à quand les États-Unis continueront à se comporter comme le « gendarme » du monde en toute impunité. Jusqu’où iront-ils ? Pourquoi l’Iran ? S’agit-il réellement de l’empêcher d’acquérir la bombe atomique ? L’État hébreu la possède pourtant depuis de longues années et refuse toujours de signer le traité de non-prolifération nucléaire. Deux poids, deux mesures, comme depuis déjà un certain temps ? 

Une situation bien résumée par le premier ministre sénégalais Ousmsne Sonko dans un tweet: “Nous sommes dans une situation, depuis un an, de liquidation du droit international. Un pays peut se donner le droit, à tout moment, de kidnapper des présidents, de s’attaquer à d’autres pays, d’asphyxier des pays (….) Un pays, sans résolution ni mandat de l’ONU, peut décider de frapper d’autres pays, d’assassiner leurs dirigeants. Ceci est extrêmement grave. “

                                                                       Ahmed ould Cheikh

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PARTAGE DE LECTURE : Un instant , Monsieur le Président,

J’ai toujours été et suis encore sûr de votre bonne foi. Et je suis désolé , très désolé de vous dire que vous avez été gravement induit en erreur par des gens qui ‘ne connaissent rien au droit foncier  mauritanien. Vous avez dit que la loi ne reconnaît pas la propriété collective de la terre. Votre parole a certes valeur de décret mais elle ne peut valoir en l’espèce car la terre ne peut être nationalisée que par une loi.

Je voudrais donc rappeler à votre auguste mémoire que l’ordonnance 83127 du 5 juin 1983 reconnaît bien la propriété terrienne collective qu’elle soumet a l’obligation d’être individualisée, à moins que la collectivité qui la possède préfère se transformer en personnalité morale (coopérative,association ou GIE) car le droit de propriété du sol ne peut se rattacher qu’à une personne physique ou une personne morale. C’est la grande nouveauté introduite et l’essence même de l’abolition du mode de tenure foncière qui trompent beaucoup de soi-disant juristes

La réglementation portant application de cette ordonnance prévoit un certificat de propriete à délivrer aux personnes ayant mis en valeur des terres avant la promulgation de la loi 60132 du 2 août 1960 portant organisation domaniale, pourvu que cette mise en valeur ait continué 

Les décrets de 1984, 1990, 2000 et 2010 ont tous reconnu la propriété terrienne collective traditionnelle. Des walis dont moi même ont délivré des certificats de propriété collective,

Je voudrais rappeler à notre Président à qui je souhaite réussite et longue vie  que les personnes civiles encore vivantes qui ont participé à l’écriture de  cette  ordonnance sont  Sid Ahmed Yessa et moi-même. Nous sommes témoins du fait que le Comité Militaire’ tenait a fonder le droit sur la charia et a respecter absolument les droits acquis des particuliers

Ceux qui conseillent les Ministères actuellement concernés par le foncier étaient encore à l’école primaire.au moment où cette ordonnance se discutait.

Mais il y a des gens qui n’ont jamais possède des terres et qui font tout pour nier sciemment le droit de très nombreuses collectivités et individus qui ont consenti d’immenses sacrifices pour cultiver, protéger et assainir d’ incommensurables espaces. Et il y en a aussi  d’autres qui font tout pour vivre d’une fausse réputation de juristes, ou d’autres qualifications et passent auprès de certains ministres pour des savants.

Il y en a enfin qui pensent qu’en niant l’existence de la propriété collective terrienne on fait mal uniquement à nos communautés negro-africaines alors que celles-ci ne sont pas les seules à avoir des terres dans la Vallée et à vivre exclusivement d’elles depuis des siècles 

C’est malheureusement toute une mouvance qui tient à enchaîner notre pays  dans une vision vulgairement ethnique de tous les problèmes qui se posent à nous. Mais dans ce cas, ils font plus de mal à ceux dont ils prétendent paradoxalement défendre les intérêts au nom d’un nationaliste arabe primaire aux origines décriées.  La Vallée appartient à toutes nos communautés et personne ne peut nier le droit de propriété terriennes aux tribus Taghredient, Rkakna، Idejewadj , Ould Boulli, Zermbotti, Zeilouva Oulad Ayed, Oulad. Ebeiri, Tendgha, Idab. Lehsen, Oulad Mansour, Tenak, Oulad Seyid , Ideidjba، Tagnit, Oulad Noughmach, Idellik, Oulad Mheimdatt, Idegmambra, Litama, Chorfa de Mbout, etc.

En conclusion, je convie tous ceux qui prétendent connaître le droit foncier mauritanien à un débat sur la nature et l’étendue des droites des individus et communautés qu’il reconnaît ou ne reconnaît pas.

Je conseillerai donc à notre cher Président de se référer à ceux qui connaissent, comme Allah le lui a ordonné. Isselou ehledhikr in kountoum laa t’alamoun

On me dira que malheureusement, il n’y a plus d’autorité scientifique dans notre cher pays!!!

C’est hélas, le prélude à l’absence d’une autorité morale et l’avant prélude de l’absence d’une autorité tout court 

Isselmou Ould Abdel Kader

Administrateur civil spécialiste du foncier

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