Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Je me demande Quel Peuple sommes-nous…

Chaque que l’on se réveille et qu’on observe autour de nous on est désappointé, inquiet de la trajectoire de ce pays , à tous les niveaux . Les prix flambent jusqu’au ‘’nana’’,d’au moins de 40 %. Le trafic touche jusqu’aux Sociétés d’Etat. A la Somelec  les factures grimpent sans raison . La Société du Gaz triche sur le remplissage des bouteilles qui durait pour deux mois  de consommation, maintenant la bouteille fait juste un mois…et pour le même prix initial , idem pour les petites bouteilles…Une pagaille qui traduit une absence de contrôle . Chacun fait ce qu’il veut, assuré de rester impuni…L’Etat  absent … En cas de contentieux  avec un tiers on pourra compter sur le juge de la tribu…Si l’ on est  emprisonné il nous sortira discrètement de là .. On supporte tout , tous les caprices des commercants , en gémissant …
Je me demande quel peuple  sommes-nous  ….
Samba THIAM 
Président des FPC
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DÉCLARATION

Les autorités du département de Bababé  en collaboration avec le maire d’Aéré Mbaar ont produit un procès verbal partisan et inique  qui imposait  à des propriétaires légitimes de terres du waalo, à céder,de force, la moitié de leur propriété à des populations Haratines .

Ce qui a eu pour conséquence de déclencher des violences qui se sont soldées par  des blessés  graves et légers et des emprisonnements d’innocents , en plus des belligérants eux-mêmes  , à Aleg.

Tout  récemment, dans le département de Mbagne, dans la localité de Mbotto précisément , un chameau a été retrouvé mort , empêtré dans la clôture de barbelés d’un champ de culture. Les autorités administratives locales dépêchent des gendarmes sur les lieux. Quatre résidents sont arrêtés, déférés à Mbagne et sont sommés de payer le prix du chameau mort , sans éléments  de preuves patentes qu’ils  sont  les coupables.

Quelques semaines avant ,nous avions assisté à un séminaire du ministre de l’intérieur , dans la wilaya du  Gorgol, visant à conditionner , par intimidation , les paysans de la région  à devoir se préparer à accepter la dépossession de leurs terres de culture , ni plus ni moins . C’est inacceptable !

Partout dans le monde, la propriété privée reste privée. Partout elle demeure inviolable et sacrée , sauf chez nous en Mauritanie .On l’a constaté dans  de nombreux conflits portant sur les attributions de terrains, à Nouakchott en particulier ; on l’a observé dans le domaine des terres de culture  en raison,ici, d’une vieille ordonnance  scélérate du 5 juin 1983 – 83-127 fixant  la réforme foncière et domaniale, à double standard, qui visait et vise toujours ,en réalité , à déposséder de leurs terres les paysans  de la vallée du fleuve.Une réforme foncière  territoriale, censée être neutre et uniforme,  mais qui ne s’appliquait  que sur les terres de la vallée du fleuve, épargnant celles  du Nord et de l ‘Est des grands seigneurs. Les déportations de populations noires  en 1989-1990 s’inscrivait ,en partie , dans cet objectif là .

Il  y a lieu de comprendre  pour tous les belligérants que  la guerre des pauvres et des opprimés, suscitée et incitée , personne n’y avait intérêt, pour ne servir ni les haratines , ni les négro-africains ; elle  ne profitait  qu’aux tenants du Système. L’unité des opprimés, les tenants du Système feront tout pour qu’elle n’ait pas lieu , tout comme la droite  pour l’unité des forces de gauche .Voilà pourquoi les éléments des deux camps en conflit se doivent de ‘’savoir raison garder’’, pour toujours  cultiver  le bon voisinage , la convivialité . Savoir raison garder ,même dans la pire violation  et agression de leurs droits légitimes pour les uns , et pour les autres  s’abstenir  de faire le jeu du pouvoir  en servant  de complice à la loi du mensonge des tenants du Système  .   

La Coalition Anti-Système , consciente du jeu en cours   qui est de monter les uns contre les autres , à travers son administration locale, dénonce avec la plus grande fermeté les manœuvres  et l’arbitraire des autorités locales,  aux ordres.

– Appelle à la libération immédiate des détenus à la prison d’Aleg

– Avertit les hautes autorités  de l’Etat que laisser le champ libre aux faucons et  pyromanes du régime  n’est pas de nature à créer un climat favorable à la veille d’un dialogue, dit-on en perspective  .

Nouakchott le 12 janvier  2026

La Coalition anti-Système  ( conseil des présidents)

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Dialogue politique : Ghazouani écarte toute arrière-pensée et appelle à une large concertation

Nouakchott : L’Agence Al-Akhbar a obtenu des informations détaillées sur la réunion tenue ce jour au palais présidentiel, sous la présidence du chef de l’État, Mohamed Ould Ghazouani, en présence de représentants des forces politiques de la majorité et de l’opposition.
La rencontre a été essentiellement marquée par les interventions du président Ghazouani et du coordinateur du dialogue, Moussa Fall. Ce dernier a procédé à la présentation d’un document proposant une « structure organisationnelle préliminaire du mécanisme du dialogue ». 
En ouvrant la séance, le président de la République a indiqué que les participants à cette réunion diffèrent, dans une certaine mesure, de ceux qu’il avait rencontrés au lancement du processus de dialogue lors d’un iftar du Ramadan en mars 2025, estimant que cela reflète un renouvellement au sein de la classe politique.
Mohamed Ould Ghazouani a précisé que la réunion était ouverte à toute personnalité politique souhaitant y prendre part. Il a rappelé qu’habituellement, l’opposition était à l’origine des appels au dialogue, mais que lorsque le pouvoir a pris l’initiative de l’organiser, des soupçons ont émergé quant à d’éventuelles motivations cachées. 
Le président a fermement démenti l’existence de tout objectif particulier ou arrière-pensée, soulignant que le dialogue vise exclusivement l’intérêt général de la Mauritanie et la participation de l’ensemble des Mauritaniens à la réflexion sur les moyens de le préserver. 
Il a ajouté que ce dialogue ne répond à aucune crise politique, mais s’inscrit dans une démarche volontaire qu’il suit personnellement depuis un certain temps.
 Le chef de l’État a réaffirmé son engagement à accompagner le processus de dialogue et à offrir toutes les garanties nécessaires à sa réussite, s’engageant à mettre en œuvre les accords qui en découleront. Il a également précisé que le document présenté sera mis à la disposition de tous les acteurs politiques afin qu’ils puissent l’examiner attentivement et formuler leurs observations. 
Prenant la parole, le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, a invité les différentes parties à étudier le document et à soumettre leurs remarques dans un délai compris entre une et deux semaines.
Revenant à la tribune, le président Ghazouani a insisté sur l’absence de toute urgence, précisant qu’aucun calendrier strict n’a été fixé pour le dialogue.
 La réunion s’est tenue en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, Moulay Ould Mohamed Laghdhaf, du ministre chargé du Cabinet présidentiel, Nani Ould Chrougha, d’un conseiller présidentiel et du coordinateur du dialogue. 
Au total, 52 représentants de la classe politique, répartis à parts égales entre la majorité et l’opposition, ont pris part à cette rencontre, qui a duré environ quinze minutes.
 
#source: Alkhbar 
#senalioune
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Khaly Mamadou Diallo Député à l’Assemblée

Diagnostic d’une situation extrêmement grave 

La Justice, Laboratoire d’une Dénégation de l’Égalité

À la veille de la réunion du Haut Conseil de la Magistrature, le secteur de la justice apparaît aujourd’hui comme l’un des symboles les plus visibles de l’exclusion de la composante noire du pays. Cette réalité est d’autant plus préoccupante qu’elle concerne une institution qui, par essence, est censée incarner l’égalité des citoyens devant la loi.

Le Haut Conseil de la Magistrature, présidé par le Président de la République et composé du ministre de la Justice, du président de la Cour suprême, du procureur général près ladite Cour ainsi que de trois magistrats élus par leurs pairs, ne compte actuellement aucun magistrat negro-mauritanien. Cette absence totale n’est ni fortuite ni circonstancielle. Elle est le résultat d’une politique progressive, méthodiquement entretenue depuis des années, qui a atteint aujourd’hui son paroxysme. Il est à un niveau critique jamais égalé. 

L’institution judiciaire, qui devrait être le socle de l’égalité républicaine, est ainsi devenue le lieu d’expérimentation abouti d’une exclusion durable et systémique de la composante noire, dans l’ensemble de ses instances et structures connexes.

Une dynamique ancienne, aujourd’hui à son point de rupture

Cette politique d’exclusion ne date pas d’aujourd’hui. Entamée depuis plusieurs décennies, elle s’est accélérée à partir des années 1990 pour atteindre aujourd’hui un seuil alarmant. La tendance observée conduit, de manière dangereuse et presque irréversible, vers la disparition quasi totale des magistrats negro-mauritaniens dans l’ensemble des juridictions du pays.

Lorsqu’une institution chargée d’incarner l’égalité des citoyens, de rendre la justice et de réguler les conflits sociaux ne parvient plus à refléter la diversité de la société qu’elle sert, il est légitime de s’interroger sur l’état réel de l’État de droit. Ce constat interroge non seulement le fonctionnement de la justice, mais aussi les fondements mêmes de la République et du vivre-ensemble, déjà fragilisés dans d’autres secteurs essentiels tels que l’école, l’armée et certaines institutions républicaines.

Un appareil judiciaire marqué exclusivement par la composante Beydane

L’analyse de l’appareil judiciaire et de ses institutions annexes révèle une réalité amère : l’inexistence quasi totale de la composante negro-mauritanienne à tous les niveaux de juridiction.

Au-delà des inégalités structurelles affectant les Haratines et de la tribalisation progressive de certains pans de la justice – souvent liée aux choix des décideurs en place – les Peuls, Soninkés et Wolofs sont presque absents de l’appareil judiciaire. Sur près de 300 magistrats, on en dénombre à peine une dizaine issue de ces communautés. Parmi eux, environ la moitié occupe des fonctions politiques ou administratives, les rendant non opérationnels pour l’exercice de la justice : un wali, un conseiller au ministère de la Justice et un magistrat affecté à la Cour de la Fatwa et des recours gracieux. D’autres sont en fin de carrière, proches de la retraite.

Parmi ces magistrats non opérationnels, deux partiront à la retraite à la fin de l’année en cours, et le troisième l’année suivante.

Une présence résiduelle et fragilisée dans les juridictions

Les magistrats negro-mauritaniens actuellement en fonction dans les tribunaux sont au nombre de cinq. L’un d’eux prendra sa retraite dès la fin de l’année, réduisant ce nombre à quatre. Parmi ces derniers :

• un siège à la Cour suprême ;

• un à la Cour d’appel d’Aleg ;

• un à la Cour d’appel de Kiffa ;

• un substitut du procureur –  le seul procureur negro-mauritanien du pays – actuellement en formation à l’étranger, donc non opérationnel.

La situation globale est donc extrêmement préoccupante et ne laisse entrevoir aucune amélioration à court terme. Elle ouvre au contraire la voie à une justice de plus en plus monocolore et excluante, ne reflétant aucunement la réalité sociale du pays. 

Le rôle central de l’ENAJM dans le processus d’effacement

Depuis plus de trente ans, l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAJM) a joué un rôle déterminant dans ce processus. Sa politique de recrutement a consacré une discrimination assumée dans l’accès aux fonctions judiciaires, s’inscrivant dans une tendance plus large touchant l’ensemble de la fonction publique.

Hormis quatre magistrats récemment recrutés – trois juges et un substitut du procureur – l’ENAJM n’a sélectionné aucun juge negro-mauritanien au cours des cinq dernières années. Deux facteurs expliquent cet effacement :

• d’une part, une discrimination progressive imputable aux choix politiques ;

• d’autre part, un mécanisme plus sophistiqué fondé sur un recrutement largement favorable aux diplômés de l’ISERI, privilégiant le baccalauréat série O, orienté vers l’arabisation et les sciences religieuses.

Ce système exclut de fait les candidats formés au droit moderne, toutes composantes confondues, mais frappe particulièrement les communautés déjà marginalisées.

Une justice perçue comme étrangère par une partie des justiciables

La cartographie globale des juridictions et de leurs compositions met en évidence l’ampleur des déséquilibres. Une large partie des justiciables ne se reconnaît pas dans une institution qui statue souvent dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas et dont les décisions sont rendues par des magistrats parfois insuffisamment formés, avec pour horizon principal l’incarcération ou la restriction des droits, souvent au prisme d’affinités tribales, sociales ou de rapports de pouvoir.

Une exclusion systématique dans toutes les structures judiciaires

À l’échelle nationale, la composante negro-mauritanienne ne compte plus que six magistrats : quatre Peuls, un Soninké et un Wolof. Aucun n’occupe de fonction décisionnelle stratégique ; tous sont cantonnés à des postes de conseillers.

Sur plus de 60 tribunaux de Moughataas, aucun juge d’instruction n’est negro-mauritanien. Ils sont également absents :

• des 14 tribunaux de wilayas ;

• des 14 cours criminelles ;

• des tribunaux de commerce de Nouakchott et Nouadhibou ;

• des tribunaux du travail ;

• des cours criminelles spécialisées (corruption, terrorisme, esclavage, traite des êtres humains et des migrants).

À la Cour suprême, un seul conseiller negro-mauritanien siège parmi une trentaine de magistrats.

S’agissant du parquet, la situation est tout aussi alarmante : un seul substitut du procureur dans tout le pays, actuellement en formation à l’étranger.

Une exclusion étendue aux institutions connexes et aux professions judiciaires

Cette marginalisation s’étend également aux autorités administratives indépendantes liées au champ judiciaire : Autorité nationale de lutte contre la corruption, Agence judiciaire de l’État, Commission nationale des droits de l’homme, Mécanisme national contre la torture, Observatoire national de la femme et de la fille, Commissariat aux droits de l’homme, Autorité de protection des données personnelles, entre autres.

Les professions libérales et parajudiciaires connaissent la même réalité :

• un seul notaire peul sur quarante ;

• aucun huissier de justice negro-mauritanien ;

• une dizaine d’avocats sur près de trois cents ;

• une présence marginale des greffiers en chef, pourtant piliers du fonctionnement judiciaire.

Conclusion : une alerte républicaine

Ce tableau, sombre et alarmant, révèle l’ampleur des inégalités structurelles qui minent la confiance d’une large partie de la population envers l’institution judiciaire. Sans un début de redressement rapide et crédible, cette défiance ne peut que s’aggraver.

Un dialogue sans volonté réelle de changement serait un dialogue vidé de son sens. Il devient impératif d’engager des mesures fortes, rapides et structurantes afin d’éviter une rupture irréversible avec les principes fondamentaux de la République : l’égalité, la justice et le vivre-ensemble.

Khaly Mamadou Diallo

Député à l’Assemblée

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DÉCLARATION DE PRESSE DES FPC

Ces jours-ci, des informations concordantes font état de  menaces de mort proférées à l’endroit de l’honorable député le Président Biram Dah Abeid . Ces informations révélent  que  nous sommes entrain de franchir le Rubicon.

Non seulement le régime du président Ghazouani, à travers ses faucons, confisque nos libertés, toutes nos libertés, jusque-là acquises mais,  par une sorte de permis du laisser faire, laisser dire à ses thuriféraires, autorise des individus, sans morale ni retenue, à  défier ouvertement  la loi et les institutions de la République.

Les Forces Progressistes pour le Changement (FPC ) s’insurgent contre de telles menaces qu’elles dénoncent avec force et indignation, pour constituer un danger, grave, pour la sécurité  et des  acteurs politiques de l’opposition et de la société civile et des citoyens libres penseurs tout court.

– Les FPC attirent l’attention du régime que ne pas sévir en pareille situation constituerait  manifestement un encouragement implicite à continuer dans la même voie.

– Les FPC expriment toute leur solidarité au Président Biram  à qui elles apportent leur soutien ferme et indéfectible.

– Elles réitèrent  leur volonté de coopération dans  la détermination commune à œuvrer pour le changement, indispensable.

– Elles rappellent que L’IRA , les FPC, la Coalition anti-Système ne cèderont  pas aux intimidations et à la peur.

Nouakchott le 26 décembre 2025.

Le département de la communication

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