Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Sur les propos de Abdoulaye Mamadou Ba, dit Blé, maire de Bababé

Sur les propos de Abdoulaye Mamadou Ba, dit Blé, maire de Bababé et président de la Zone Franche, j’aimerai bien apporter des éléments de réponse.

D’abord, la Mauritanie appartient à toutes les communautés socioculturelles qui la compose. Toutes ces communautés doivent être traitées de manière équitable. Donc il ne doit y avoir qu’une et ses sbires qui détiennent tous les pouvoirs. 

Le système est allé tellement loin dans la discrimination profonde, dans sa manière d’écraser que vous voulez faire croire aux populations que tout ce que nous obtenons du pouvoir, c’est de l’aumône. Ce discours que vous défendez, monsieur le maire, en disant en substance que « nous sommes responsables de ce qui nous arrive » en faisant allusion aux peu de peuls dans les postes à responsabilité est une énormité sans nom.

Le pire dans vos propos, c’est de dire de manière pas très subtile d’ailleurs que, les Harratines ont pris la place des peuls, bien-sûr en paraphrasant votre ami ministre et puis en le confirmant par vos propres propos. La dangerosité de ces dires, c’est de faire croire qu’entre les discriminés, certains méritent des places plus que d’autres, ou si, par exemple, un Sonniké est à un poste de responsabilité, c’est qu’il a pris la place du wolof. De cette façon, vous créez délibérément un sentiment de rancune, de concurrence malsaine entre des communautés pourtant toutes discriminées. Ainsi, au lieu de combattre ensemble ce système qui fait de nous des orphelins, l’énergie sera plutôt mise sur des combats de coq entre discriminés.

Dire que « Samba Thiam  Rewi ko e hardaane », Mbele Hardaane wonaa neɗɗo? wala c’est une manière de souligner que c’est « une alliance contre nature », alors que, s’il y a bien une alliance qui vaille et doit être, c’est bien celle entre les opprimés et tous les épris du changement. Ainsi bien, vous essayez de nous refuser le droit de lier nos forces pour faire tomber ce système politique discriminatoire, de sorte à concrétiser notre rêve d’une Mauritanie juste et meilleure. Samba Thiam contrairement à vous et vos semblables a toujours dénoncé les injustices pendant que, vous les approuvez, que vous les cautionnez et que vous les légitimez. Il a toujours œuvré pour que la Mauritanie soit à toutes ses filles et fils, pendant vous niez la schizophrénie du système en place. 

Son ratio pour le bien-être de la communauté et la de Mauritanie est de loin bien plus significatif et valeureux que votre politique du ventre. 

Le seul responsable de cette Mauritanie à terre, c’est encore une fois le système et ses acolytes. Nous n’accepterons pas que vous vous servez de nos faiblesses pour nous monter les uns contre les autres. Vous savez pertinemment bien que notre unité SERA la destruction de ce château de carte.

Dieynaba NDIOM

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FLAMNET-RÉTRO: De l’identité des Haratines ! par Bara Ba

Les Haratines, cette force montante, constitueront, de plus en plus, un enjeu important  dans l’évolution future des  rapports de force inter- communautaires. Voilà pourquoi ce groupe  ne laisse personne indifférent . Voilà pourquoi, également,  le doute, la réflexion  et un questionnement qui  traversent actuellement  certains segments de ce courant  sur la meilleure voie devant mener à leur liberation interpellent chacun de nous. Lorsque j’ai lu la réponse de Samory à  Nany, suite à une lettre, naïvement, adressée aux Nations-unies, j’ai décidé,  à mon tour d’entrer dans le débat . à ma manière. Prenant d’emblée  le contre-pied  de  Ould Nany, je pose que  la  libération de l’esclave – tout esclave-  passe par une rupture ombilicale d’avec le maître , nécessairement.

Cette rupture ombilicale d’avec le maître  se justifie en raison de la nature même de la relation d’intérêt  maitre-esclave, par essence conflictuelle, antagonique; En effet  l’un cherche à asservir, à aliéner une liberté,  l’autre cherche  à  recouvrer cette liberté, à se soustraire à  l’asservissement. On  entend  souvent dire, comme par définition, que «  l’esclave  est celui-là qui manque de tout, qui fait  tout  et qui n’a aucun droit, et que le maître est celui qui a tout, qui ne fait rien et qui a tous les droits  ».

 Par ailleurs l’histoire enseigne qu’en général, l’esclave recouvre rarement sa liberté, par la volonté du maître, ou au gré de celui-ci ! L’esclave se libère ou  rompt les chaînes de servitude, par la seule  force de sa volonté, dans  certaines conditions favorables.

 Il me paraît alors  normal et tout naturel, pour revenir au cas mauritanien, que le ? “haratine -abeid ?”, pour se libérer, empruntât, lui aussi, cette  même voie  de  rupture;  il devra, pour se faire, s’affranchir du lien tribal , psychologique et économique .

J’ai dit s’affranchir du lien tribal car celui-ci participe de l’instrumentalisation du groupe Haratine par le montage, à dessein, d’une  « majorité maure », dont les bénéfices et retombées positives reviennent  presqu’exclusivement au seul sous- groupe dominant Bidhaan! La tribu, en fait, constitue un carcan subtil  qui  entretient un semblant de relations affectives inter-membres destiné, en réalité, à maintenir l’esclave dans la dépendance, sentimentalement et socialement .

Autre chaîne dont il faudrait  se défaire: ce  mensonge « religieux  », grossier, déliberement entretenu  par le maître, afin de  renforcer la dépendance psychologique de l’esclave, qui stipule que ?’ ne pas obeir à la volonté du maître conduirait au purgatoire”; que le maître  serait celui- là, seul , capable de lui garantir le paradis, chose au dessus du pouvoir même des  prophètes !

Enfin dernière dépendance à briser, et non des moindres, la dépendance économique; ?’l’autonomie  économique” de l’esclave vis-à-vis du maître est indispensable pour sa  véritable  libération. Il est heureux de constater que ce processus  est  dejà  en marche en milieu urbain,  forcé par les sécheresses des années 70; à ce niveau les Haratines qui vivent en milieu urbain ont un rôle majeur à jouer, dans le réveil de la multitude, encore  endormie dans le fin fond du pays !

Rompre donc, en conclusion, les chaînes tribale, psychologique et  économique , afin  d’accéder  à l’affranchissement définitif et irréversible, telle me paraît être la seule voie qui puisse  mener vers la liberté ;  mais attention  à ne pas tomber dans l’illusion que  cette liberté, une fois conquise,  conduirait automatiquement  à l’émancipation du haratine et surtout à sa pleine citoyenneté; il en faudrait beaucoup plus  !

Tant  que demeurera le racisme anti-Noir il serait illusoire de nourrir un tel espoir .

 Sans l’élimination de la discrimination raciale, érigée en Système, contre les Négro -mauritaniens ( Haratines et Négro- africains ), les Haratines, en se libérant  de l’esclavage, changeraient, simplement, de type de « ghetto » ; ils auront quitté  le ?’ghetto” de l’esclavage pour retomber  dans celui du racisme, ni plus ni moins !.

Voilà pourquoi  ils devront comprendre que la voie la plus courte  pour leur libération et émancipation  totale  passe, nécessairement, par la  fin du racisme d’Etat . 

Voie toute politique, on en convient !

Cette approche, on le voit,  milite, par voie de conséquence, si tant est qu’elle est bien comprise, pour un changement dans la stratégie actuelle, adoptée jusqu’ici par certains leaders Haratines, axée essentiellement sur la dimension exclusive « droits de l’homme »,  qui se mène comme  en vase clos ! L’engagement politique militant est nécessaire, qui prendrait en charge toutes les dimensions de la lutte devant mettre fin à l’esclavage …

Ici  se situe mon incompréhension à voir certains militants activistes de  cette cause, se tenir en  marge des chapelles politiques, comme par évitement, alors que les choses restent fortement  imbriquées !

Bien entendu cet « engagement politique » ne se fera pas sans un choix .difficile, voire douloureux !

En effet cet engagement politique et militant  suppose,  au  préalable, une clarification  sur « l’identité des Haratines » !

 Qui sont -ils ? Négro-africains ? Arabo-berbéres ? Une entité spéciale à part ? ou encore juste une classe sociale tout court ?

Il leur appartiendra de se définir, de  déterminer leur identité ou ce qu’ils souhaitent devenir. Alors seulement se dégagerait  une  stratégie claire et adaptée, pour leur libération et émancipation !

Nous avons dit que ces choix ne seront pas sans douleur, ni sans  passion et  sans  heurts, car le front Haratine n’est plus ce qu’il paraît , c’est- à -dire uni .

J’ai encore en mémoire certains propos de leaders Haratines, teintés d’une sorte de dilemme douloureux  qui définit le Hartaani comme  objet d’un double rejet, coincé  entre « le mépris des uns et l’esclavage  des autres  »,  coincé entre« un  déni de statut dans un cas, et un déni d’humanité dans l’autre », pour emprunter cette formule à quelqu’un.

J’avoue pour ma part ne pas bien comprendre ce dilemme, fondé sur des termes aux effets négatifs certains , mais dont les  préjudices moraux et sociaux respectifs sont sans commune mesure, l’un de l’autre  !

J’ai aussi entendu parler d’une certaine terminologie, comme de  « Hartaani arabe », assumée de surcroît , que je trouve doublement absurde .

En s’identifiant au maître,  l’esclave, quelque part, ne retardait-il pas ou pire, n’hypothéquait-il pas  par là  même, les chances mêmes de  sa  libération?

 En second lieu, il m’avait  toujours semblé que, biologiquement, l’Arabe était de race sémitique et le Hartaani  nègre!

Hartaani arabe** ? Peulh arabe ? ces notions étaient pour moi un non sens, et cachaient  une vaste tromperie !

J’affirme qu’il est faux de prétendre que le Hartaani « est essentiellement de culture arabe ».

Le fond culturel du Hartaani est nègre, encore une fois, fait de vestiges sur lesquels se sont  déposés, progressivement,  des éléments de culture arabe.

 Il suffit pour s’en convaincre d’observer l’habitat du Hartaani, d’observer son pas de danse rythmé par la “Taballa”, ses cérémonies festives qui rappellent étrangement celles de  fin des  travaux  champêtres, cette manière bruyante et joyeuse de s’éclater, toute sédentaire, ces  coeurs de l’Est  qui vibraient  au moindre grincement des cordes « noires » de Banzouman Sissoko, et j’en  passe .

Ce sont là, sans aucun doute, des débris de culture négro- africaine, ensevelie sous le limon de l’apport arabo-berbère .

Le Hartaani  est donc de culture hybride ; il n’est pas culturellement arabe mais « linguistiquement » arabe, comme le soutenait à juste titre  quelqu’un, récemment à Flamnet. Et la nuance est de taille !

Ce fond culturel nègre est si présent chez le Hartaani, que l’intégration des Haratines en milieu négro- africain ne posait pas de problème. Cela est prouvé au  Sénégal voisin, et cela a également été prouvé dans la région du Tooro où les évènements de 86 /89  ont révélé des  groupes entiers insoupçonnés de Haratines qui s’étaient complétement fondus dans les populations Négro-africaines locales ; ces « Hartaanis assimilés » , se sont vus forcés de se démarquer, de s’expurger des villages  sur exigence de  l’Armée , afin  d’éviter de se  faire réprimer ou déporter .

Si l’intégration a pu être ainsi  possible et même aisée  dans ces milieux, c’est bien parce que le fond culturel nègre était là, enfoui dans leur inconscient collectif, qui ne demandait peut-être qu’à revivre !.

Alors, Hartaanis arabes ? Hartaanis nègres , ou « awlad hartaani » tout court ?

Quand le choix sera fait, les leaders du mouvement se devront alors d’identifier le camp des forces-partenaires  ou  des  alliés naturels   .

Il est à  penser qu’ils se rangeront  au coté de ceux  avec qui ils partageaient cette commune discrimination profonde, cette commune oppression subie, cette commune exclusion imposée, côtoyant  les forces  avec lesquelles  ils partageaient aussi, «  cette communauté de résistance  continue et de lutte opiniâtre pour la liberté et l’indomptable esperance » , pour citer Césaire .

Alliance du camp des opprimés dans leur marche pour l’émancipation et la conquête d’une pleine citoyenneté , non pas pour opprimer, à leur tour, qui que ce soit, mais pour jeter les bases d’un Etat de droit , respectueux de la dignité des uns et des autres, sans distinguo.

Une nation  ne peut pas vivre moitié libre, moitié esclave, disait A Lincoln .

J’ai déjà dit  que ces choix ne seraient pas sans passion, ni sans heurts.

De jeunes loups  émergeaient enfin, au discours controversé, et dont la virulence du propos dérange les cercles du  pouvoir, agace les figures de proue du mouvement . 

Entre autres,  Biram Ould  Dah Ould Abeid – sorte de Malcom X des Haratines -.

Ould Abeid  qui se voit accusé de précipiter la violence alors qu’il est, lui même, la victime première de cette violence exercée par ceux- là mêmes qui l’accablent aujourd’hui, et pourtant le condamnent  à l’inhumaine indignité de l’esclavage  !

Ould Abeid fait face, présentement, à la même situation qu’avait vécue Martin Luther King Junior, auprès des Blancs du Sud ( Etats-Unis), pendant les campagnes chaudes du “Civil rights movement”.

Je crois que Ould Abeid, tout comme Samory ( en plus timide ), tente d’une certaine manière, de s’inspirer  de  la  méthode et des  justifications du Dr King.

King rappelait, à travers une lettre écrite à partir de sa cellule de prison à Birmingham, la nécessité de ?’créer la tension?’, seule façon, disait -il, « d’amener en surface l’injustice vécue par les négros, et d’aider les honnêtes gens à se hisser au dessus de l’esclavage et du racisme, et à tendre vers la fraternité ».

Une différence essentielle toutefois entre les deux hommes, King, lui , bénéficia d’une complicité interne de taille à la maison blanche, en la personne de Lyndon B Johnson qui incita  au  jeu de  rôle «  inside-outside »*** ; circonstance favorable très éloigné de Ould Abeid, quand on sait que le « Président des pauvres » tergiversait et hésitait encore à s’attaquer aux problèmes de fond , en s’offrant  quelque diversion !                                                                                                                                         

King , songeur , soulignait par ailleurs sa déception à l’endroit « des Whites moderate »( Blancs modérés )  qui  restaient plus dévoués à l’ordre qu’à  la justice ; qui préferaient  la paix négative -qui est absence de tension -, à la paix positive -ou présence de justice.  Whites moderate qui, constamment, vous disent, ajoutait -il,«  je suis d’accord avec vous sur vos objectifs, mais je ne puis être d’accord avec vos méthodes » !

Ces « whites moderate » sont symbolisés, chez nous, par Ould Nany et ce type de professeurs  à l’image des Ould Bilal, Ould Maouloud et consort et qui sont légion …

Miské , Yehdih Bredeleil , Babaha, Mohameden Ould Babah symbolisaient le KKK !

Daddah et Jemil, eux, avancaient, masqués . mais non loin des seconds.

Ould Abeid, Samory, et tous ces jeunes loups, se devraient, je crois , de méditer cette maxime de Césaire   , « une révolte qui n’est que révolte conduit à une impasse historique » !

Hartaanis arabes, Hartaanis-négro-africains ou « awlad Hartaani » tout court ?

La problématique est  posée, qu’il  appartiendra  aux haratines  de  trancher !

Bara Ba – Militant FLAM- Dakar Sénégal

Le 30 Mars 2010

www.flamonline.com

www.flamnet.info

Notes

** Certains esprit retors se plaisent à arguer que « tous les Haratines ne sont pas noirs, et que tous les Bidhaans ne sont pas blancs » !… Nous fondons nos assertions sur l’immense majorité, et n’avons que faire de quelques rares cas d’exception isolés !

Aussi, ces quelques  Bidhaans qui sont noirs de peau, se sentaient-ils ou se considéraient-ils  dans leur tête , comme Noirs ? certainement pas !  

*** « role inside -outside » .le Président Johnson s’etait entendu secrétement avec M L King dans la distribution des rôles : King devait agiter le système de l’exterieur en lui donnant le pretexte d’apporter les changements de l’interieur !

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TEXTE DE NIZAR QABBANI. Un texte qui a fait l objet de controverse,

Nizâr Qabbâni est un célèbre poète syrien, né le 21 mars 1923 à Damas, et décédé le 30 avril 1998, à Londres.

Non, nous ne sommes pas des Arabes. Assez de mensonge, de tromperie, de fraude, de faiblesse, d’impuissance et de peur.

Le Syrien n’est pas un Arabe, l’Irakien n’est pas Arabe, l’Égyptien n’est pas un Arabe, le Libanais n’est pas un Arabe, le Jordanien et le Palestinien non plus.

Nous sommes des Levantins, nous sommes des Byzantins, des syriaques, des Chaldéens, des Assyriens, des Coptes, nous sommes les descendants des Mésopotamiens, des Phéniciens, des Pharaons, nous sommes du Levant et de son peuple autochtone. 

Nous ne sommes pas des Arabes. 

Assez  de viol, et de  falsification de l’Histoire, de la géographie, de la vérité et de la réalité.

Les descendants de l’Arabie sont les Arabes – et pour rester fidèle à l’Histoire – nous disons qu’il y a des tribus arabes qui sont devenues chrétiennes mais l’arabité de la minorité ne saurait se généraliser à la majorité Levantine qui n’a jamais été Arabe.

Même si nous sommes arabophones, cela ne veut pas dire pour autant que nous sommes des Arabes. 

L’Américain qui parle anglais n’est pas un anglais pour autant, le brésilien qui parle portugais n’est pas  portugais pour autant, et l’Argentin qui parle espagnol n’est pas espagnol pour autant.

Ce sont des langues coloniales héritées d’un passé colonial.

Même si nous parlons arabe, nous ne sommes pas des Arabes et nous ne ressemblons en rien aux Arabes, ni dans la pensée, ni dans le goût, ni non plus dans la civilisation. 

Eux, leur  terre est le désert alors que la nôtre elle est celle du lait, du miel, de la figue, de l’amande, de la pomme et du raisin. 

Nos ancêtres avaient cultivé la terre et s’y sont enracinés et ils y sont devenus « des Authentiques » quant à vous, vous êtes des nomades, vous ne semez point et vous n’y êtes jamais enracinés.

Nos ancêtres avaient planté la vigne, fabriqué du vin et cultivé la musique, ils ont fait la fête, ils ont dansé, ils ont construit des civilisations et ont écrit des livres, vos grands-parents ont bu du sang et ils le  font toujours, ils ont dansé sur des cadavres de certains d’entre eux et ont abattu certains d’entre eux pour faire la fête et ils le font toujours.  

Ils ont détruit les civilisations et brûlés des livres et ils le font toujours. 

Que ce soit dans l’Histoire ancienne ou dans l’Histoire contemporaine, nous ne vous ressemblons point.

Notre passé est fait d’épopées, de science, et de gloire, quant à vous, votre passé est une trahison, votre présent est une trahison et votre avenir est une trahison.

Nous ne vous ressemblons en rien, ni par notre passé humain, ni par notre passé chrétien, ni par notre passé musulman. 

Les musulmans de mon pays, sont des musulmans aimants de la science, de la vie, alors que vous avez élevé des peuples emplis de haine, de complexes, de maladies, qui adorent la mort. 

Notre passé est une civilisation, une science, une littérature, une musique, une poésie, votre passé est fait de sang, d’invasions, de haine et de convoitises.

Celui qui est devenu musulman dans mon pays, après l’invasion arabe, a gardé sa noblesse sociale, ses traditions, et ses coutumes et même celui qui a vécu parmi nous est devenu l’un des nôtres du point de vue social, nous avons mangé ensemble, dansé ensemble, ri ensemble et pleuré ensemble, mais vous, vous ne changez jamais. 1400 ans et vous ne changez jamais et quand vous vous êtes rendu compte que vous n’arriverez pas à nous changer, vous avez détruit notre pays, notre patrimoine, notre coexistence et vous nous avez détruit. 

Le musulman Levantin n’a plus foi en vous, vous le dégoûtez plus que vous l’êtes pour un chrétien Levantin.

Nous vous avons enseigné, construit vos villes, vos hôpitaux et vos universités et préservé votre langue. 

Si seulement nous ne l’avons pas fait, si seulement nous vous avons laissé à la justice de Dieu et votre destin plus foncé que votre pétrole.

Nous étions un pont entre vous et l’Occident et vous êtes devenus un outil entre les mains de l’Occident pour détruire notre orientalité.

Nous vous avons connu à travers vos fruits, un passé barbare, fait d’humiliations et de fractures. 

Rappelez-nous une seule victoire à vous ? Ou une seule gloire à vous  ? 

Vos victoires se réduisent à l’anéantissement de l’Autre, du frère à frère, du fils à son père pour le pouvoir, ou pour une femme, ou pour un chameau, ou encore pour un âne.

L’Occident vous a écrasé, celui-là même que vous taxez d’infidèle et vous lui léchez quand même les pieds pour qu’il préserve vos trônes, et  voler ensuite les deniers des pauvres pour remplir ses ( l’Occident ) banques.

On en a assez et on ne couvrira plus jamais cette farce à partir d’aujourd’hui.

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Soutien des FPC à la candidature de Biram, la reaction de Moulaye El hassene 

La décision extrêmement sage, de soutenir la candidature de Biram Dah Abeid , prise par la direction du parti FPC, sous la présidence de son leader, le Président Samba Thiam, démontre qu’il y a encore dans le pays quelques irréductibles militants qui ont encore le “sens du sacrifice” quant il s’agit de l’intérêt suprême de la nation.

   Cette décision, qui n’est pas étonnante quand on sait la maturité intellectuelle et la longue expérience dans le militantisme intègre et foudroyant du Pr. Samba Thiam, constitue une ponctualité nette à ce grand rendez-vous électoral qui opérera certainement, un tournant dans l’Histoire politique et sociale du pays. 

   On ne peut que s’en réjouir, nous autres, jeune génération, qui rêvions tant de cette Union Sacrée, indispensable à notre effort commun et à nos aspirations communes pour une Mauritanie reprise des mains du système chauvin, raciste et tribaliste qui l’a en otage depuis des décennies; et remise à toutes ses filles et à tous ses fils sans distinction aucune, sans stratifications, sans hiérarchisations claniques. 

   Félicitations à nos deux leaders, Pr Samba Thiam et Biram Dah Abeid, pour l’aboutissement de ce cette conjugaison des forces.

Moulaye El hassene 

(Texte écrit en français, si lu en arabe, c’est la traduction “approximative” de Facebook).

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Conférence  de  Presse  des  FPC

Officialisation du  soutien  des FPC  à  Biram DAH Abeid, candidat à la présidentielle  de 2024.

Notre  soutien découle d’une réflexion approfondie , longuement mûrie, qui nous a conduits  à la conclusion qu’il faut donner une chance à l’avènement du Changement dont  notre  pays a tant  besoin.  Biram , à notre avis , symbolise  cette  chance pour le Changement  pour réunir ces critères de crédibilité, de légitimité pour son long combat porté , de popularité qui ne se dément pas .

Ce pays a tant souffert du joug des généraux  qui ont tout détruit : la cohésion nationale , l’Ecole, le service public. En plus de nous piller.

A l’heure des grandes décisions , fussent – elles  difficiles,  mais jugées justes, notre parti  ne faiblira et ne tergiversera pas. Il  ne se dérobera pas face à  ses responsabilités historiques.

 Il est des moments où il faut savoir sérier l’essentiel  de l’accéssoire , s’éloigner des considérations dictées par des instincts grégaires .

Voilà pourquoi nous appelons le peuple , toutes composantes confondues, les forces vives du pays à faire preuve de lucidité  pour  comprendre que nous sommes  face  à  un tournant historique qui ne saurait permettre  une erreur  de choix  ,fatale pour le devenir de notre pays, déjà  assez compromis  par ces  régimes  militaires pernicieux  qui  nous  gouvernent .

Il  faut donner au changement  cette chance d’advenir …

Mais cela ne saurait se réaliser  sans la transparence requise . L’opposition au premier chef -la vraie opposition- et la presse doivent prendre leur responsabilité  toute, et imposer cette  transparence . Il faut esperer que les partenaires sérieux du pays sauront sentir la direction du vent pour nous y aider.

Nous sommes fatigués  des  Républiques bananières !

A ceux-là qui , de nouveau, reprennent leur travail  de  l’ombre sur la question du ‘’Passif humanitaire’’ , nous disons qu’il ne saurait être réglé en catimini . Le timing choisi -perspective des élections – incite fortement à penser qu’il ne s’agit  là que  d’une  manœuvre politicienne , électoraliste, sans volonté politique réelle de prendre ce dossier à bras le corps. Nous ne saurions permettre à personne- ni à un ministre  ni  à un commissaire- de bâcler ce dossier, qui est une  affaire  nationale .   

 Tous  derrière  Biram  Dah  Abeid !

Les  f P C

Nouakchott  07 Mai 2024

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