Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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 Mauritanie – Kaaw Touré immortalisé dans « I’AM BLACK », un film documentaire

Kassataya — Figure de la lutte politique et de la défense des droits des noirs en République Islamique de la Mauritanie, le parcours de Kaaw Toure est aujourd’hui immortalisé à travers une œuvre cinématographique. En effet, le grand producteur Suèdois Matz Eklund a realisé un film sous le titre « I ́AM BLACK » (Je suis noir, Ndlr).

Ce documentaire retrace le parcours de ce militant de la des droits humains de la prison à l ́exil. Cette œuvre a été primé comme meilleur film documentaire au festival de films scandinaves de Boden en Suède.

Kaaw Touré plus connu sous le nom de Elimane Bilbassi est originaire de Jowol, dansle Sud de la Mauritanie, une des anciennes capitales du Fouta et village du légendaire guerrier peul Samba Guéladio Djégui. Il s’est engagé dans la lutte dès son jeune.

Malgré son jeune âge, le jeune lycéen de 15 ans s’est engagé à porter le combat des droits humains, notamment des noirs en Mauritanie. Cette lutte acharnée lui a valu un séjour en prison à l ́âge de 18 ans.

Ceci a fait de lui, le premier plus jeune prisonnier politique de Ould Taya en 1986. Cette arrestation est intervenue, selon Kaaw Touré, après la publi-cation du « manifeste du négro-mauritanien opprimé ».

Une vie d’exilée au Sénégal

« Cette expérience carcéral sous le régime militaire dur et pur m´a renforcé dans mes convictions»; confie-t-il. Loin de se décourager, il récidive aussitôt après sa sortie de prison en 1987. Mais cette fois-ci, il était avec d ́autres jeunes camarades au lycée de Kaëdi en dirigeant une grève pour protester contre l´exécution des 3 premiers martyrs noirs le 6 décembre 1987 au camp de Djreïda à Nouakchott.

« J ́ai été à nouveau recherché et poursuivi par la police mauritanienne, ce qui m´a plongé dans la clandestinité et ensuite vers un exil forcé le 15 décembre 1987 au Sénégal. De Dakar j ́ai continué mes études au lycée Seydina Limamoulaye de Pikine où j´ai obtenu mon Bac et admis à l’ENEA (école nationale d’économie appliquée) de Dakar où je suis sorti comme ingénieur en planification économique et travaillé comme consultant à l´ONG Plan international dans la région de Thiès », nous raconte Kaaw Touré.

En dehors de ses études et activités professionnelles, l’activiste a continué la lutte avec ses camarades mauritaniens exilés au Sénégal pour alerter l´́opinion internationale sur la situation politique en Mauritanie et l’apartheid méconnu. « Plus tard, je fus propulsé à la tête du département de la presse et de la communication des FLAM et directeur de publication de notre organe d ́information le FLAMBEAU, journal interdit en Mauritanie.

Cet activisme débordant auprès de la presse sénégalaise et internationale m´a valu des mises en demeure répétées de la police sénégalaise et j’ai échappé de justesse à une tentative d ́extradition suivie d ́une expulsion en juillet 1999, suite aux pressions diplomatiques du gouvernement mauritanien, notamment du régime du colonel-président Ould Taya qui ne voulait plus de ma présence au pays de la Téranga.

Grâce aux Nations Unies j´ai obtenu l ́asile politique en Suède où je vis depuis et continue mon activisme en tant que porte-parole du parti d´opposition mauritanienne, les FPC (Forces progressistes du changement).

En Suède, M. Touré a continué ses études jusqu ́au master en sciences sociales et histoire des langues dans lesuniversités suédoises et travaille comme responsable d´́insertion et d´intégration des chercheurs d´emploi et denouveaux établis (immigrés) en Suède et par ailleurs formateur en langues modernes.

« A mes heures perdues je suis poète pulaar, j ́ai déjà écrit un recueil de poèmes en pulaar ”Sawru gumdo” (la canne de l ́aveugle) et enregistré plusieurs audios de la poésie pulaar. Je suis dans la rédaction d ́un recueil de poèmes-pulaar-français». Sa page Facebook est l´une des pages francophone les plus suivies en Mauritanie et qui compte plus de 100.000 abonnés.

Dieynaba TANDIANG

Source : LE QUOTIDIEN Numéro 1218 du vendredi 24 janvier 2025

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DECLARATION SUR LE PROJET DE LOI RELATIF AUX PARTIS POLITIQUES 

Malgré la vive opposition de la quasi-unanimité de la classe politique, toutes origines confondues,contre son projet de loi liberticide sur le statut des partis politiques, le gouvernement persiste et signe et s’apprête à faire adopter par une assemblée nationale quasi-monocolore, son projet de loi sur les partis politiques. Revenant sur la parole maintes fois réaffirmée par les plus hautes autorités du pays et sur les engagements definis de commun accord avec les partis d’opposition à maintes occasions, le gouvernement  a donc décidé un passage en force pour imposer definitivement la fin programmée et à court terme, du peu de pluralisme qui restait encore de  notre balbutiante démocratie.  Cette méthode de  décision unilatérale qui rappelle les pires moments de la dictature militaire rompt avec les orientations d’apaisement et d’ouverture au dialogue affichées jusqu’ici par le regime. 

Dans le fond, le projet de réforme transforme radicalement le statut et le régime juridique des partis politiques qui passent du système déclaratif ( dépôt de récepissé ) à celui de l’autorisation qui donne au Ministère de l’interieur le rôle du grand parrain des partis disposant sur eux, par voie discretionnaire, du droit de vie et de mort. L’ordonnance 1991-024 du 25 juillet 1991 ( modifié) que le projet en cours veut déchirer en mille morceaux est en effet, on ne peut plus clair en son article 7. La constitution des partis résulte d’une déclaration auprès du Ministre chargé de l’Interieur qui reçoit la demande et délivre obligatoirement un récépissé en retour. L’art 15 précise que ledit récépissé ” confère au parti politique la jouissance de la personnalité morale.” 

Pour détruire ce système de déclaration en vigueur, des mécanismes d’une grossiereté inouie sont proposés qui transforment les partis en simples organismes tolérés par le régime  à travers son ministere de l’Interieur qui disposerait même du droit souverain d’exclure des citoyens de toute vie politique suivant son seul bon plaisir, en posant des conditions de reconnaissance et d’activités des partis qui violent gravement la constitution et les conventions internationales et remet en cause l’essentiel des acquis de notre peuple en matiere   de multipartisme.  On peut  légitimement se poser la question de savoir ce que cherchent reellement les initiateurs de ce projet maléfique. 

Face à la gravité de la situation et aux risques graves qu’elle fait courir aux principes élementaires de la démocratie pluraliste, les partis signataires de cette déclaration exigent du gouvernement :

– La fin immediate du gel illegal des acrivités des partis qui ont rempli toutes les conditions légales prevues dans la loi en vigueur sur les partis politiques, en leur délivrant  le recipissé de leur déclaration 

–  Le retrait immediat du projet de loi liberticide et l’ouverture  des portes du dialogue sur toutes les questions liées aux aspects saillants de notre démocratie en difficultés majeures ( statut des partis, code électoral, neutralité de l’administration…)

Signataires:

 1.AJD/MR

2-UFP

3-TAWASSOUL

4-RFD

5-COALITION ANTI SYSTEME

6-PLEJ

7-FRUD-

8- Les Forces Nationale pour le Changement

9.M.P.P:Mouvement populaire progressiste

Nouakchott le 23 Janvier 2025

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Samba Thiam reçoit les jeunes de l’IRA et du parti RAG au siège des FPC : Un vibrant hommage à l’unité et à la lutte

Ce mercredi 8 janvier 2025, Samba Thiam, président des Forces Progressistes pour le Changement (FPC), a accueilli au siège de son parti une délégation de jeunes militants de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) et du parti RAG. Cette rencontre, à l’initiative des jeunes, visait à exprimer leur reconnaissance à cet homme de conviction et à réaffirmer leur attachement à l’unité des forces progressistes en Mauritanie.

Les jeunes, dans un vibrant hommage, ont salué l’engagement indéfectible de Samba Thiam pour la justice et l’égalité. Ils n’ont pas hésité à désavouer publiquement les manœuvres du ministre de l’Intérieur, qu’ils accusent d’avoir tenté de diviser Samba Thiam et Biram Dah Abeid, deux figures emblématiques de la lutte pour les droits humains et la fin des discriminations en Mauritanie.

Dans une déclaration empreinte de sagesse et de fermeté, Samba Thiam s’est dit honoré par cette visite spontanée et a salué le courage des jeunes qui, « à visage découvert », ont dénoncé les dérives du ministre. Il les a encouragés à s’approprier pleinement la lutte, à porter haut le flambeau des revendications populaires et à transmettre le message avec détermination.

« L’enjeu fondamental réside dans le maintien de la coalition des forces progressistes. C’est cette union qui permettra enfin un changement réel en Mauritanie, pour le plus grand bonheur du peuple », a-t-il affirmé avec conviction.

La rencontre a également été l’occasion pour Samba Thiam d’appeler la jeunesse à persévérer dans l’effort collectif, à dépasser les divisions et à garder le cap sur les objectifs communs. Selon lui, cette solidarité est la clé pour transformer les espoirs en actions concrètes et les rêves en réalités.

Cet échange au siège des FPC illustre une nouvelle fois la détermination des jeunes militants à jouer un rôle actif dans la construction d’une Mauritanie plus juste et égalitaire. Il témoigne également de la force des liens qui unissent les figures de la lutte et les générations montantes, dans une quête inlassable de justice et de dignité.

BTVRIM

استقبال سامبا تِيام لشباب حركة إيرا وحزب راغ بمقر حزب القوى التقدمية للتغيير: إشادة حارة بالوحدة والنضال

في يوم الأربعاء 8 يناير 2025، استقبل سامبا تِيام، رئيس حزب القوى التقدمية للتغيير (FPC)، بمقر حزبه وفداً من الشباب المناضلين في مبادرة إحياء الحركة الانعتاقية (إيرا) وحزب راغ. جاءت هذه المبادرة من الشباب للتعبير عن تقديرهم لهذا الرجل الملتزم بالقضايا العادلة، ولتأكيد تمسكهم بوحدة القوى التقدمية في موريتانيا.

وقد أشاد الشباب، خلال هذا اللقاء الحار، بالتزام سامبا تِيام الراسخ بالعدالة والمساواة. كما لم يترددوا في رفض المناورات التي قام بها وزير الداخلية، متهمين إياه بمحاولة زرع الفتنة بين سامبا تِيام وبيرام الداه اعبيد، وهما رمزان بارزان في النضال من أجل حقوق الإنسان وإنهاء التمييز في موريتانيا.

وفي تصريح اتسم بالحكمة والحزم، أعرب سامبا تِيام عن شرفه بهذه الزيارة العفوية، مثنياً على شجاعة الشباب الذين “بوجوه مكشوفة” أدانوا تجاوزات الوزير. كما دعاهم إلى تبني النضال بكل مسؤولية، ورفع راية المطالب الشعبية، ونقل الرسالة بعزم وإصرار.

وقال سامبا تِيام: “إن التحدي الأساسي يكمن في الحفاظ على التحالف بين القوى التقدمية. فهذا التحالف هو السبيل لتحقيق تغيير حقيقي في موريتانيا، من أجل سعادة الشعب ورفاهيته”.

كما استغل هذا اللقاء لدعوة الشباب إلى المثابرة في العمل الجماعي، وتجاوز الانقسامات، والتركيز على الأهداف المشتركة. وأكد أن هذه الوحدة هي المفتاح لتحويل الآمال إلى أفعال ملموسة، والأحلام إلى واقع حقيقي.

هذا اللقاء، الذي احتضنه مقر حزب القوى التقدمية للتغيير، يجسد مرة أخرى إصرار الشباب المناضلين على لعب دور فاعل في بناء موريتانيا أكثر عدلاً ومساواة. كما يُظهر قوة الروابط التي تجمع بين رموز النضال والجيل الصاعد في سعيهم الدؤوب نحو العدالة والكرامة.

بي تي في ريم (BTVRIM)

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Naissance d’une Coalition anti-système: Biram plébiscité pour la diriger

Au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 30 décembre au siège de IRA, les leaders de la coalition Biram Président 2024 ont officialisé la création de d’une nouvelle coalition dénommée Coalition anti-système.

Ce nouveau rassemblement est constitué de partis politiques, d’associations, de mouvements et des organisations de la société civile ayant tous soutenu la candidature à la dernière présidentielle de Biram (juin 24).

Pour rappel, le candidat Biram Dah Abeid, arrivé en 2e position continue de revendiquer la victoire avec près de 22% des suffrages. La coalition a épinglé la « fraude et la falsification des résultats » en faveur du candidat du pouvoir, Mohammed Cheikh El Ghazwani.

Le choix à l’unanimité du président Biram pour diriger la nouvelle coalition se justifie par « son engagement sans faille, son courage, son parcours de militant contre l’injustice, les sacrifices qu’il a consentis, et son souci constant pour préserver l’unité nationale et la coalition sociale », a expliqué le président des forces progressistes pour le changement (FPC), dans un mot introductif de la rencontre avec la presse.

Dans une longue déclaration rendue publique et distribuée à la presse, la coalition a dressé un sombre tableau de la gouvernance du président Ghazwani.

Pour la coalition, ce régime est marqué par la fraude massive des élections législatives de 2023, de la présidentielle de 2024, par la corruption, source de frustrations, de division, de l’injustice, le népotisme, le trafic d’influence.

« Sous Ould Ghazwani le système ne fait que renforcer l’injustice et la discrimination en tout genre favorisant le racisme institutionnel et la corruption, au lieu de les combattre comme promis », lit-on dans la déclaration de la coalition avant de poursuivre : «Au lieu d’engager de véritables réformes, son gouvernement recycle des élites corrompues, les gabegistes, et amplifie l’anarchie dans les administrations publiques, où des pratiques d’épuration ethnique sont systématiquement menées ».

Et la coalition d’enfoncer le clou : « il s’abstient de s’attaquer aux formes de discriminations les plus fréquentes, notamment l’esclavage, l’enrôlement des populations et le passif humanitaire ».

Et face à cette situation, « nous avons décidé de mettre sur pieds cette coalition pour confronter ce régime et opérer un changement radical et pacifique », ont indiqué les leaders de la coalition qui en appellent à la communauté internationale pour « créer les conditions d’émergence d’un Etat de droit, une Mauritanie réconciliée, égalitaire, moderne et développée et qui accepte pleinement sa diversité ».

Signalons que l’annonce de la création de la coalition antisystème intervient au lendemain de la décision du gouvernement d’adopter une nouvelle loi portant sur les conditions de mise en place des partis politiques.

Une loi considérée par certains observateurs et leaders politique comme dirigée contre le RAG de Biram Dah Abeid et les FPC de Samba Thiam qui courent depuis des années derrière leur reconnaissance par les services du ministère de l’intérieur.

le calame

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Analyse et commentaire critique du nouveau projet de loi du ministre de l’Intérieur (Forme, Fond et Perspectives)

Dans la Forme, il y a eu sélectivité dans les convocations ( FPC non convoquées ), et par ailleurs l’opinion des partis convoqués n’a pas été prise en compte. En vérité, c’est toujours notre faire-semblant, soutendu par un subterfuge que nous avait servi Ould Eyih, avec les fameuses journées de concertation sur la réforme de l’Education…

Il faut donner l’impression d’une caution de popularité, et ici de crédibilité, par le “soutien” des partis politiques présents, “associés” qui auraient donné leur aval au projet ! Tout ça relève d’un grossier montage –un gros mensonge-, destiné à la consommation de l’opinion nationale et internationale mystifiées, car le projet est déjà concocté et mûri en amont.

En tout état de cause, il ressort des conclusions de l’échange que tous les partis demandeurs de reconnaissance et les partis officiellement reconnus ont tous désavoué le projet et demandé l’application de la loi 91-024, bien plus flexible.

Mais le ministre n’en eut cure…

Si nous nous attaquons à la critique de fond, nous dirons que les motivations secrètes du gouvernement à travers certains critères mentionnés (5000 parrains issus de toutes les régions, des sièges dans la moitié du territoire ) pour des partis qui n’existent que par le sacrifice de leurs membres, et au regard, comme on le sait, du bon vouloir du parti au pouvoir à accorder à la carte les parrainages) c’est d’effacer, d’éliminer toute Opposition crédible ou tout parti qui refuse d’être inféodé au parti au pouvoir.

Entre autres arguments, en lieu et place des critères, arbitraires, retenus, d’autres paramètres plus pertinents auraient été plus indiqués, telle

+ la participation active du Parti à la vie politique du pays

+ sa vie politique active interne ( Assemblée, activités internes, journées de réflexion, fora etc )

+ la possession d’un siège ( être localisable )

+ une gestion transparente des ressources du Parti ( règles de gestion et de contrôle respectées etc )

+ Dissolution à moins de 1 ou 2 % des suffrages, par compromis.

Ces critères sont suffisants et pertinents pour l’évaluation du sérieux d’un Parti politique.

Par ailleurs que penser de l’appel au dialogue du Président Ghazouani si ce n’est que cet appel manque de crédibilité et de cohérence, pour relever de l’hypocrisie et du cynisme ? En effet, comment, d’un côté appeler au dialogue, et de l’autre avancer son agenda secret sur des questions qui devaient relever du justement de ce Dialogue ? Comment d’un côté chercher à discuter avec les partis, dans l’inclusion, en même temps préparer en secret une loi pour les avoir pieds et poings liés ?

Cynisme quand tu nous tiens !

Quelle perspective ou conclusion tirer des manouvres du gouvernement à travers son ministre de l’intérieur ?

– Il est clair que ce projet de loi constitue une menace pour tout le monde, y compris pour les partis politiques officiels, dépourvus pour la plupart de ressources ( parrainages et nombre de sièges requis dans une limite de temps restreinte ) d’une part, et, d’autre part, par cette disposition du projet très élastique que traduit la menace à l’ordre public. A tout moment le ministre de l’intérieur peut faire tomber un parti sous le coup de cet article. Voilà pourquoi je pense que ces partis politiques reconnus devraient être plus audibles, dans leur opposition au projet du ministre…

Ce projet constitue un recul démocratique marquant et notoire !

Je crois, dur comme fer qu’avec ce gouvernement, par l’élimination des partis de l’opposition significative, l’on s’achemine, vers l’instauration d’un régime de parti unique, à la manière de Moctar Un Remake de sa stratégie; comment il procéda ?

En effet, l’on se souvient comment Moctar se débarrassa des personnalités fortes de son régime (ould Cheikh Sidiya, Mohamed Ould Cheikh et leurs partisans ) pour imposer le parti unique ), devenant le seul chef à bord !

– Faire disparaitre les Opposants, bâillonner les activistes, supprimer les libertés fondamentales d’expression et d’opinion, à terme, inféoder tous les médias pour instaurer la pensée unique comme actuellement au Mali, en Guinée Conakry, au Burkina et au Maghreb, voilà l’objectif secret de ce gouvernement.

C’est la menace ou l’épée sur nos têtes !

Quelle solution ?

Revenir à la loi 91- 024 et laisser les partis politiques compétir librement, sous la sanction des électeurs ou l’arbitrage des urnes. C’est la seule voie juste et de pacification du climat politique.

Maintenant commentons un peu les conditions personnelles, scandaleuses posées par le ministre de l’intérieur à Biram Dah pour l’obtention de son parti. Il s’agit de :

– Reconnaitre la victoire de Ghazouani, qui est une position de toute la Coalition.

– Se séparer de Samba Thiam dans cette Coalition.

– Revenir sur son jugement concernant l’ex-président Abdel Aziz.

Quelle lecture en faisons nous?

D’abord faire remarquer que cette personnalité centrale et officielle de l’Etat, ne fait pas honneur à notre Etat, si tant est qu’on en ait un !

En temps normal, dans un pays normal, elle démissionnerait ou on la ferait démissionner, parce que sa posture indique que le citoyen n’obtient pas ses droits en conformité à la loi, mais par le bon vouloir personnel d’un ministre…Mépris et violation flagrante de la loi, pour un magistrat en charge de veiller à son application !

Requête pour 1 fois, 2 fois passe, mais 4 fois de suite la même condition cela suppose qu’il s’agit d’une conviction forte, d’une posture ancrée.

Ces révélations indiquent que notre Etat n’a aucune crédibilité …

C’est un piège dans lequel, le camarade Biram n’est pas, heureusement, tombé. Satisfaire ce ministre serait se faire hara kiri, politiquement, par l’immensité du discrédit, et la perte totale de son aura politique…Et au bout, perte toute capacité de nuisance. Et c’est là que le ministre l’attendrait pour le jeter comme du klenex usé!

Biram a compris la ruse, le piège tendu, et l’a soigneusement évitée. Il faut le féliciter pour avoir fait preuve de dignité mais surtout de lucidité.

Le 30 décembre 2024

Samba Thiam

Président des FPC.

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