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Silence, la Mauritanie expulse des africains!
DAKARACTU.COM– Près d’un millier d’étrangers dont des centaines de Sénégalais établis à Nouadhibou, au nord de Nouakchott, en Mauritanie, sont tombés dans les filets d’une rafle hier, en plein jour. Ces derniers risquent d’être expulsés dudit pays car celui-ci a décidé il ya un peu plus d’une semaine que tout étranger demeurant sur son sol doit obligatoirement avoir une carte d’étranger. Faute de quoi le contrevenant serait en situation d’irrégularité et susceptible d’expulsion.
Arrestation ce matin de sept diplômés chômeurs a NKTT
La police mauritanienne a procédé, ce jeudi matin, à l’arrestation de sept jeunes diplômés chômeurs qui protestaient devant le palais présidentiel de Nouakchott.
La liste s’allonge de nouveau et elle est à 16 détenus.Et selon des sources proches des détenus, la police les a transportés de la direction régionale de la sûreté pour les commissariats de police qui se trouvent au nord de Nouakchott.
Nouakchott : Le palais présidentiel cible des diplômés-chômeurs
Hier, vers trois heures du matin, la police mauritanienne a arrêté de nouveau les diplômés-chômeurs qui tentaient de retourner dans le Palais présidentiel, pour y reprendre leur sit-in. Conduits quelques heures plutôt au commissariat de Tevragh Zeina, les protestataires ont été libérés, sauf le coordinateur, Abderrahmane Ould Mohamed Taleb. Mais ils sont retournés le même jour devant les grilles de la Présidence, d’où ils seront reconduits, cette fois-ci, dans différents commissariats de la ville. Et ce matin encore d’autres diplômés-chômeurs ont convergé à la Présidence, pour réitérer leur demande de travail et exiger la libération immédiate de tous leurs camarades.
Nouakchott : Manifestation estudiantine pour la levée des poursuites sur le SG du SNEM
A Nouakchott, les forces de l’ordre barrent en ce moment(11:15 GMT) l’accès au Ministère de la l’Intérieur et de la Décentralisation à des centaines d’étudiants, qui demandent la lavée des poursuites sur Bakary Bathily, secrétaire général du SNEM, syndicat national des étudiants mauritaniens.Déjà brutalisé par la police, suite à une manifestation de TMPN à Kaédi (Sud-Mauritanie), Bakary Bathily est aujourd’hui accusé d’être «le cerveau instigateur» du SNEM, qui a mené une série de grèves et boycotté les examens, pour demander, entre autre, la généralisation et l’augmentation des bourses. Plusieurs étudiants ont été ainsi arrêtés tendis que Batchily est toujours recherché.
Source: Al Akhbar
Ado à propos de l’intervention de la Cedeao au nord du Mali : “Nous mettrons tous les moyens pour stopper la rébellion au Mali”
Une réunion des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation politique au Mali s’est tenu hier lundi, à Dakar, en marge de la cérémonie d’investiture du président Macky Sall. Selon son président en exercice, le président Alassane Dramane Ouattara, « plusieurs chefs d’Etat des pays de la CEDEAO ont accepté d’envoyer des troupes au Mali, pour freiner l’avancée des rebelles touareg ».Nous sommes préoccupés par la situation à Gao et Tombouctou. Nous avons aujourd’hui (hier) une rencontre des chefs d’Etat de la CEDEAO et des représentants de la communauté internationale, pour prendre les mesures qui s’imposent », a affirmé M. Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, en marge d’une audience avec M. Sall. Au Mali, des soldats réunis au sein du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) ont renversé le président Amadou Toumani Touré et son gouvernement, le 22 mars. Ils reprochent surtout au gouvernement renversé son « incapacité » à faire face à la rébellion touareg, qui sévit dans le nord du pays. La CEDEAO, selon son président en exercice, tient à »l’intégrité du territoire malien ». A Bamako, capitale du Mali, la junte militaire en déroute a promis de se retirer du pouvoir et de mettre en place un gouvernement de transition sans toutefois en fixer le calendrier, selon la même source. »Nous tenons à l’intégrité du territoire malien. Nous mettrons tous les moyens pour stopper cette rébellion et que le Mali retrouve l’intégrité de son territoire. C’est un devoir pour la sous-région », a souligné le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Ouattara.Selon lui, plusieurs chefs d’Etat de pays de la CEDEAO ont accepté d’envoyer des troupes au Mali, pour freiner l’avancée des rebelles touareg. M. Ouattara a dit avoir eu un entretien avec le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo. Ce dernier, a-t-il rapporté, s’est montré favorable au retour de l’ordre constitutionnel dans son pays. »Nous allons travailler dans un délai bref, pour que cela soit fait », a encore dit le président de la République.



