Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Nouakchott:Interpellation de Birame et 4 membres d’IRA par la police

altALAKHBAR(Nouakchott)-Samedi 28 Avril, à 21 heures trente,un cordon de six véhicules de la police spéciale anti-émeute cerne le domicile de Birame Ould Dah Ould Abeid,à Riyadh,alors qu’il est en réunion avec son bureau exécutif,à propos de la prière et l’incinération des livres du rite Malikite du vendredi,nous révèle une source proche de Birame.

En voulant pénétrer dans la maison,la garde rapprochée du patron de l’Ira s’interpose,là,la police réagi selon ses moyens:jets de grenades et coups de matraques pleuvent de partout,citent des témoins oculaires.

Moins d’un quart d’heure,les éléments de la police réussissent à franchir la porte et mettent la main sur Birame ,Yacoub Diarra,Ayli Ould Saleck,Abidine et Namoury.

Embarqués à bord de l’une des voitures de la police, les activistes ont été déposés dans un lieu, pour l’instant non connu,par leurs proches.

Lors de l’escalade, il y a eu des blessés graves dont des jeunes qui se revendiquent du mouvement IRA et ils n’ont pas été évacués à l’hôpital,affirment des sources proches du mouvement.

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Les Négro-Mauritaniens se sentent enfin chez eux… ou presque

altAmorcé en janvier 2008, le “rapatriement volontaire organisé” des Négro-Mauritaniens explusés il y a près de vingt ans a pris fin le 25 mars. Le 25 mars, 3 millions de Sénégalais changeaient le destin de toute une nation en élisant Macky Sall président de la République. Au même moment, une poignée de Mauritaniens traversaient le fleuve Sénégal.

En foulant pour la première fois depuis deux décennies la terre de leurs ancêtres en présence du président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, ils vivaient peut-être le jour le plus important de leur vie. La plupart d’entre eux avaient été expulsés de Mauritanie entre 1989 et 1991. À l’époque, près de 60 000 Négro-Mauritaniens avaient connu le même sort. Une petite partie s’était retrouvée au Mali, la majorité au Sénégal, où ils ont vécu pendant des années dans des camps de fortune qui longent la frontière ou dans les quartiers périphériques et souvent miséreux des grandes villes.

S’ils ont été accueillis par le président à Rosso, à 200 km de Nouakchott, c’est parce que ces quelque 300 Mauritaniens appartiennent au dernier contingent de rapatriés du Sénégal. La phase dite de « rapatriement volontaire organisé », débutée le 29 janvier 2008 et menée conjointement par Nouakchott, Dakar et le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), a en effet pris fin ce 25 mars. « Le gouvernement voulait clore définitivement cette opération. Dorénavant, les retours se feront de manière individuelle », explique Diawara Kane, un responsable de l’Agence nationale d’appui et d’insertion des réfugiés (Anair), une structure étatique créée en juin 2008 pour organiser ces retours.

Au total, quelque 24 000 réfugiés (plus de 5 000 familles) sont rentrés au pays. À leur retour, ils ont été inscrits dans les registres, puis acheminés vers l’un des 118 camps de rapatriés sommairement aménagés dans le sud du pays. Là, chaque famille s’est vu attribuer une parcelle désertique, une tente, une à trois vaches et, pour les plus chanceux, une pièce de 4 mètres sur 5 devant servir de chambre. L’Anair a fait en sorte de les aider à trouver du travail en leur offrant des magasins communautaires ou des moulins à grain. Au final, « le bilan est globalement positif », affirme Diawara Kane.

Une “réussite”

Pour la représentante du HCR Nada Assaad Merheb, le programme qui vient de se clore est « l’un des meilleurs » menés par l’ONU. Cette « réussite » est due, selon elle, à la « bonne volonté » des autorités mauritaniennes. Quant aux critiques émises par les rapatriés eux-mêmes, elle les balaie d’un revers de main. « Certains font de la politique », glisse-t-elle. S’il l’entendait, Mouhamadou, la cinquantaine, aurait bien du mal à garder son sang-froid. Sous la tente dont il a hérité à son retour en 2008, cet ex-fonctionnaire de police qui ne veut pas dévoiler son nom peste à intervalles réguliers contre « ces nantis » du HCR qui « utilisent tout l’argent qu’ils ont pour se déplacer en 4×4 climatisés », mais qui « ne font rien pour nous aider ».

Pour certains, cette reconnaissance est une victoire, pour d’autres, c’est un trompe-l’oeil.

Au camp de Rosso Lycée, situé à cinq minutes du fleuve qui sépare le Sénégal de la Mauritanie, on trouve 126 familles, plus de 600 rapatriés, deux écoles, un marché, un magasin communautaire aux portes closes, des chèvres mais plus de vaches. Les siennes, les deux que lui avaient données les autorités, Mouhamadou les a vendues aussitôt. « Que vouliez-vous que j’en fasse ? Je n’avais rien pour les nourrir ! » Au Sénégal, où il a vécu pendant dix-neuf ans, « c’était dur », mais, au moins, il cultivait du riz. Ici, il n’a aucun moyen de gagner sa vie. Régulièrement, il franchit le fleuve et part travailler dans un champ situé à une trentaine de kilomètres. Si Mouhamadou fulmine, c’est parce qu’il se sent trahi. « On nous avait promis qu’on retrouverait nos terres ; ce n’est pas le cas. On nous avait promis, à nous les fonctionnaires, qu’on retrouverait notre emploi : on attend toujours. On nous avait promis de l’aide : au début, on nous a donné du blé et de l’huile, mais c’est fini… Si j’avais su, je serais resté au Sénégal. »

Bocar Mbodj, le responsable du site, qui vit à trois tentes de Mouhamadou, est moins critique. Pour ce père de trois enfants, un ancien fonctionnaire chassé de ses terres en août 1990 et rapatrié en mars 2008, c’est déjà une victoire que d’avoir obtenu le droit de revenir. « Pendant vingt ans, je me suis battu pour ça. L’État nous a reconnus, c’est une satisfaction. » Il admet cependant des « insuffisances ». Et s’il dit vouloir « rester au pays pour continuer la lutte », il comprend ceux qui ne veulent pas rentrer dans ces conditions. Abdoulaye Diallo et Mamadou Wane, rencontrés à Dakar, en font partie. Pour eux, ce retour organisé est un trompe-l’oeil. « On nous propose de rentrer, mais de tirer un trait sur nos terres. Ceux qui sont rentrés sont aujourd’hui employés sur leur propre terre ! » dénonce le premier. Tous deux disent aussi être restés pour leurs enfants : « Ils sont nés ici, ils ont des papiers sénégalais, ils sont exclus de la nationalité mauritanienne », pensent-ils. Bientôt, un troisième homme les rejoint. Il se nomme Ousmane Sy. En 2008, il a fait partie des premiers rapatriés. Mais depuis, il est revenu au Sénégal. « Là-bas, on ne peut pas nourrir ses enfants », explique-t-il.

Des associations estiment à 15 000 le nombre de réfugiés au Sénégal qu’il reste à rapatrier, sans compter ceux qui se trouvent au Mali, où aucun recensement n’a été effectué. « Ces gens vivent dans la misère. Ils n’ont pas de travail et aucune aide. Certains ont le même récépissé depuis vingt-deux ans. Ils n’existent plus pour l’administration », déplore Abdoulaye Diop, président d’une association de réfugiés à Saint-Louis qui fut expulsé en 1989. Les yeux rongés par un glaucome, il ne voit plus très bien. Tout est flou pour lui, à commencer par la situation de ses enfants, dont trois sont nés à Saint-Louis. Sont-ils sénégalais ou mauritaniens ? Une chose est sûre : il ne rentrera pas dans ces conditions. « Qu’on nous redonne ce qui nous appartient : nos terres, notre emploi… On ne demande rien d’autre.»

 

Par Rémi Carayol, envoyé spécial JEUNE AFRIQUE

 

 

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IRA: Birame incinére des livres du rite Malikite à Riyadh

altALAKHBAR (Nouakchott) – Après une prière organisée vendredi par IRA,non loin du domicile de son leader,dans la Moughataa de Riyadh,le président de ce mouvement Birame Ould Dah Ould Abeid a tenu un point de presse au courant duquel il a déclaré que les recueils de Khalil, Ebn Acher, Risalla, Alakhdary et d’autres sont une sorte de légalisation de l’esclavage. Il a ensuite souligné que tous ceux qui consultent ces livres favorisent l’esclavage et sa pratique.
Birame a par la suite passé à l’acte qui est de mettre feu à un bon nombre recueils de Khlil,Ebn Acher,sans ternir compte que ces livres contiennent des versets coraniques et des passages de Hadhit. Il a par ailleurs critiqué certains professeurs et érudits de la place en les accusant de pro-esclavagistes.

Selon Birame,c’est le début d’une vaste campagne que IRA compte entreprendre dans plusieurs villes et moughataas de la Mauritanie. En conclusion,il a dit qu’à chaque fois des livres seront brûlés pour lever le doute et dénoncer les esclavagistes.

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Un groupe négro-africain de la vallée du fleuve au palais présidentiel : « Je vous renouvelle ici tous mes engagements… »

altQu’est-ce qui fait courir Ould Abdel Aziz en ce moment dans la vallée du fleuve ? A peine revenu de sa tournée présidentielle au Brakna et au Gorgol, le président de la République vient de rencontrer au palais présidentiel dimanche 22 avril un groupe négro-africain de la vallée du fleuve, lors d’un dîner-débat ayant duré 3 h 30 d’horloge soit de 20 h 30 à 23 heures.

Ce groupe, rappelons-le, chapeauté par Bâ Bocar Alpha, avait vu le jour en 2009 en pleine crise politique pour soutenir la candidature de Mohamed Ould Abdel Aziz aux élections présidentielles de juillet 2009. Pas moins de 40 personnalités négro-africaines essentiellement pulaar ont répondu à l’invitation. Ils sont venus de tous les horizons de la vallée du fleuve, disons de NDiago à Khabou, entre autres : Rosso, Boghé, Bababé, MBagne, Kaédi, Monguel, Maghama, Sélibaby etc… Selon nos informations, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Kane Yahya, initiateur de la loi l’amnistie votée en 1993 sous le régime de Maaouya Ould Sid’ahmed Taya, , était de la partie à côté d’autres personnalités, notamment : Wane Ismaïla, colonel à la retraite Dia El Hadj Abderrahmane, NDiaye Bâ sénateur de Boghé, Bâ Amadou Racine ancien ambassadeur, Colonel Athié Hamath ancien ministre, Bâ Abdoul Fatah ancien député entre autres.

 Le chef de l’Etat, initiateur de cette rencontre, aurait dit en substance : « vous m’avez soutenu massivement et franchement depuis que je me suis porté candidat à la Présidence de la République. Vous venez de confirmer votre soutien à travers l’accueil particulièrement chaleureux que la vallée m’a réservé lors de toutes mes visites que je lui ai rendues. Je vous renouvelle ici tous mes engagements que je m’attellerai à remplir. Des gens malintentionnés ont tenté et vont encore tenter de nuire à ce climat de confiance qui s’est instauré entre nous. Ils ont usé d’intoxications abjectes au sujet de l’enrôlement, de l’affectation des terres de culture aux étrangers. Je me félicite que vous n’ayez pas prêté crédit à ces mensonges. Je vous renouvelle ma volonté de remplir toutes mes promesses. Je compte sur vous car, votre soutien est sincère, franc et massif. Je vous remercie encore une fois ».

Quant aux négro-africains, ils ont eu à aborder avec lui des thèmes relatifs à l’enrôlement en cours, les terres de la vallée du fleuve, la justice, les projets de développement, la marginalisation des cadres négro-africains dans les nominations aux postes de responsabilité etc. Sans doute que ces différentes personnalités ont dit haut ce qu’ils pensaient et sans détour, de la gestion du pays. Pour sûr quelque soit le soutien que lui apporte la communauté négro-africaine, les défis à relever restent nombreux et complexes pour le pays. Et il ne fait pas de doute que si le président de la République a choisi de se consacrer à la vallée, ces temps-ci, c’est que la situation politique devient de plus en plus périlleuse. Mais la vallée du fleuve qui le soutenait semble avoir déchanté pour rester critique à son encontre. Certes que cette rencontre s’est déroulée dans les civilités, mais elle est loin de confirmer le soutien négro-africain à sa politique. Et pour preuve il a été reçu à Boghé un bastion de l’opposition, mais il ne faudrait pas y voir un soutien à sa politique, loin de là. Ici comme ailleurs, à Kaédi, Maghama ou Sélibaby c’est le scepticisme qui gagne les masses. L’unité nationale est loin d’être une réalité. L’enrôlement est venu corser l’addition avec la mort du jeune Lamine Mangane à Maghama. Les affrontements estudiantins récurrents à l’Université de Nouakchott, la place des langues nationales dans les médias et d’autres problèmes culturels sur lesquels le chef de l’Etat fait l’impasse encore, trouvent franchement une oreille attentive à leur prise en compte. En fait il y a péril en la demeure qui dépasse le cadre négro-africain. Le malaise est national et concerne tout le pays et toutes ethnies confondues.

Moussa Diop –Le Quotidien de Nouakchott.

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Le ministre sénégalais des affaires étrangères rencontre ses ressortissants.

altAlioune Badara Cissé, le ministre sénégalais des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, en visite en Mauritanie, a rencontré, dimanche, ses compatriotes dans les locaux de l’Ambassade du Sénégal à Nouakchott.

L’occasion était pour les sénégalais à Nouakchott de faire part de leurs «inquiétudes», par rapport à l’instauration d’une carte de séjour aux étrangers en Mauritanie. «La plupart des Sénégalais vivent ici en famille ; et il leur sera difficile de débourser, pour chaque membre, les trente milles Ouguiyas requis pour l’obtention de cette carte», s’inquiètent-ils.

Ils ont également évoqué «des tracasseries subies» à la traversée au niveau de Rosso-Mauritanie et d’autres difficultés liées à la devise. «Il faut que les deux pays revoient leur convention pour exempter les sénégalais et mauritaniens résident de part et d’autre, et qui font la traversée en permanence, de la devise», proposent-ils.

Les Sénégalais en Mauritanie ont encore émis le souhait de bénéficier d’ «un fond de dotation, de l’accès à l’habitat au Sénégal et d’une ambulance pour évacuer les cas de décès et certaines maladies graves.

La création d’une école sénégalaise en Mauritanie était aussi au cœur des demandes. Sur ce point, le ministre sénégalais a demandé à son l’ambassadeur d’engager les procédures nécessaires, auprès des autorités mauritaniennes, afin de trouver, le plus vite possible, le site qui pourra abriter cette école.

Concernant la carte de séjour, Alioune Badra Cissé a affirmé avoir partagé les inquiétudes des ses compatriotes, mais soulignant qu’il fallait avoir les renseignements nécessaires et prendre un peu de recul pour voir l’évolution de la situation. Il a toutefois promis d’en discuter avec les autorités mauritaniennes.

Les solutions à cette problématique et aux autres soulevées au cours des discussions seront traitées par son département, a promis Cissé, en collaboration avec l’Ambassade du Sénégal en Mauritanie. Elles seront encore abordées lors de la prochaine rencontre de la commission mixte mauritano-sénégalaise que devra convoquer Nouakchott.

Source: Al Akhbar

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