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Mauritanie: Le CSSA condamne “l’accaparement” des terres de la Vallée
ALAKHBAR (Nouakchott)- Les organisations membres du Comite de suivi de la sécurité alimentaire (CSSA) estiment que les administrateurs mauritaniens peu scrupuleux ont procédé à des distributions anarchiques des terres ancestrales des paysans sans défense, à des spéculateurs, qui ne les mettent même pas en valeur, de surcroit.
L’attention du CSSA a été attirée, ces jours-ci, par les collectivités villageoises de deux Dioudé et de Dounguel, qui l’ont informé de l’aménagement en cours d’exécution au niveau de leur zone de culture, selon une déclaration reçue à Alakhbar.
La déclaration souligne que les représentants des communautés concernées ont saisi toutes les autorités locales concernées, afin d’obtenir des informations précises par rapport à ce projet réalisé sur leurs terres. Malheureusement, force est de constater que, ni les autorités communales, ni les populations des communes concernées, ni les populations dépendantes de ces terres ne disposent d’aucune information sur les tenants et les aboutissants de ce projet.
Par conséquent, le CSSA, qui condamne tout accaparement des terres de la vallée, met en garde les autorités contre tout développement d’une situation qui pourrait menacer la paix et la sécurité dans la zone.
Il lance un appel solennel au gouvernement mauritanien pour trouver une solution juste et durable aux interrogations des communautés concernées par l’aménagement, demandent aux autorités en charge de ce dossier, d’associer et d’impliquer les populations concernées au processus dans le cadre d’une large concertation.
Le mouvement du 25 février dénonce “l’ingérence de l’armée dans la vie politique”
A l’occasion du 10 juillet 2012, le mouvement du 25 février a rendu public un communiqué dans lequel il a critiqué ce « l’ingérence des militaires dans la vie politique en Mauritanie, après 34 de leur arrivée au pouvoir le 10 juillet 1978 ». Le mouvement a rappelé que le pays vit depuis 34 ans sous l’emprise d’un pouvoir militaire à multiples facette, dont il continue à endurer la tragédie. Le communiqué indique que depuis le 10 juillet 1978, les communiqué se succèdent miroitant démocratie, développement et bonne gouvernance, pour aboutir à de fausse promesses, sapant les fondements de l’Etat. Le communiqué revient également sur l’histoire des changements militaires survenus dans le pays, soulignant au passage, les espoirs nés avec l’élection du premier président démocratiquement élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi en 2008 qui sera vite mis à l’eau par le changement du 6 juin qui selon le mouvement du 25 février « a ouverte la porte devant tout militaire aspirant à s’arroger le pouvoir ».
Le mouvement réaffirme sa ferme condamnation de toute forme d’intervention militaire dans les changements politique et appelle « le régime militaire en place à céder le pouvoir d’urgence à des instances civiles et de tirer la leçon des régimes militaires qui se sont écroulés devant la volonté des peuples ».
ANI
Meeting : Le Fonadh promet de se mobiliser
Au cours d’un meeting organisé en cette après-midi du samedi 7 juin, Sarr Mamadou, secrétaire exécutif du Fonadh a appelé les autorités à mettre un terme à la détention arbitraire de Birame Ould Dah Abeïd. Le secrétaire a fondé son appel sur la nullité des procédures, prononcée par cour criminelle en date du 27 juin passé, qui de facto a met fin aux poursuites contre Birame Ould Dah Abeïd et six autres militants anti-esclavagistes de l’IRA incarcérés suite à l’incinération de livres dits de rite malékite. Sarr a promis que le Fonadh qui regroupe plusieurs organisations de défense des droits humains va continuer à se mobiliser tant sur le plan intérieur que sur le plan international en faveur des militants anti-esclavagistes jusqu’à leur remise en liberté. Abondant dans le même sens que monsieur Sarr, Boubacar Messaoud président de S.O.S Esclaves a annoncé sa solidarité d’avec Birame et ses co-détenus avant d’appeler à son élargissement. Aux yeux du leader de S.O.S Esclaves Ould Dah Abeïd – qui n’a fait qu’incinérer des livres qui véhiculent l’opinion de leurs auteurs et donc n’est coupable en rien, mérite bien que l’on se mobilise pour sa remise en liberté car l’esclavage qu’il combat constitue un handicap majeur pour la réalisation de l’unité nationale. Boubacar a tenu à souligner que l’engagement de S.O.S Esclaves en faveur de Birame ne vise aucune communauté et s’inscrit par-dessus tout dans le cadre du combat contre l’injustice car la détention de Birame- qui aux arrêts pour sa lutte contre l’asservissement – n’est ni plus ni moins qu’une injustice patente.
Pour Lala Aïcha Sy – à l’instar d’Aminetou Mint Ely Mokhtar où encore maître Fatimata M’Baye – Birame est purement et simplement un détenu d’opinion incarcéré de façon arbitraire pour son combat contre l’esclavage. Madame Sy a soutenu que la lutte d’Ould Dah Abeïd s’inscrit dans le cadre de la défense des droits humains avant d’enjoindre aux Mauritaniens, aux progressistes épris de liberté et de justice de se mobiliser pour pousser à sa remise en liberté. Reste à savoir si elle sera entendue ou non.
Source: Taquadoumy
Grève de la faim des déportés mauritaniens: Des dignitaires du Fouta se mobilisent
Une forte délégation des dignitaires du Fouta, composée d’anciens ministres, des députés et des personnalités publiques, est venue preter main forte aux réfugiés mauritaniens qui sont en grève de la faim depuis le 19 Juin 2012 à Dakar, Sénégal. Conduite par l’ancien vice -président de l’Assemblée nationale, le doyen Aboubacry Kane, l’ecrivain et ancien ministre, Cheikh Hamidou Kane, l’ancien ministre des finances, Mamoudou Touré, les Présidents Kalidou Keneme, Boubacar Kane, Mamadou Mignane Diouf , la veuve de l’ancien président de l’Union pour la Solidarité et l’Entraide (USE), Amadou Malik Gaye et Racine Kane, la délégation a déclaré etre solidaire des refugiés Mauritaniens qui vivent le calvaire depuis les déportations massives de 1989. Après plus d’une heure de discussion empreinte d’émotion, la délégation est prète à s’engager pour trouver un dénouement heureux à la crise.« Nous allons tout faire, nous allons parler aux autorités du Sénégal et du HCR pour qu’on trouve un dénouement à cette crise » a souligné le doyen Aboubacry Kane, connu pour son sérieux et son engagement pour la paix. Abondant dans le meme sens, l’écrivain et ancien ministre, Cheikh Hamidou Kane et l’ancien ministre des finances, Mamoudou Touré ont tous les deux déploré les conditions dans lesquelles vivent les réfugiés avant de demander aux réfugiés de revenir sur leur mot d’ordre de grève. Un parti pour les dissidents de l’APP
Le Comité de Crise (dissidence de l’APP) a déposé une demande en vue d’obtenir la reconnaissance d’un parti politique sous le nom El-Moustaqbal (Avenir), ont révélé jeudi à Alakhbar des sources de ce comité. Selon les sources, Mohamed Ould Bourbouss sera le président du parti alors Samouri Ould Bey présidera le Conseil National de cette formation en gestation.
Le poste du secrétaire général se verra confié à Mohamed Ould Rabii, un cadre à la Banque Centrale de Mauritanie, précisent les sources. Le Comité de Crise, déjà membre de la COD, est né suite à une dissidence qui s’est produit au sein de l’APP de Messaoud Ould Boulkheir sous fond de divergence sur le sort du mouvement clandestin «El-Horr» auquel se réclament les cadres du Comité. Ould Boulkheïr affirme, par contre, avoir dissout le mouvement « qui a accomplit son rôle historique ».
Source: Al Akhbar



