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Communiqué de Touche pas à ma nationalité
Le président de la république a été victime, le samedi 13 octobre 2012, de tirs, qui selon la version officielle, sont de nature accidentelle. Il est évident que cette version ne convainc personne. Le peuple mauritanien a le droit d’être informé surtout quand il s’agit d’une institution aussi importante que celle du président de la république.
Une enquête doit être diligentée pour faire la lumière sur cet incident gravissime qui a ébranlé l’Etat au plus haut point. Cela doit être aussi l’occasion de faire la lumière sur l’ensemble des pages sombres de l’histoire de la Mauritanie : le génocide contre la communauté noire, l’assassinat de Lamine Mangane et bien d’autres forfaitures. En effet ; il ne faut pas s’y tromper ; la survenue d’un tel incident n’est pas fortuite. Le racisme et l’esclavagisme érigés en système de gouvernement dans notre pays ne peuvent prospérer que dans le désordre et le chaos. Il est inutile de rappeler ici les différents coups d’état qui ont ponctué l’histoire du pays et dont le dernier en date est celui qui a justement porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir en 2008. Cette tentative d’assassinat du président, puisque selon toute vraisemblance c’est de cela qu’il s’agit, n’est qu’un énième effet pervers du système.
Touche pas à ma nationalité exige la vérité sur cet évènement sans précédent dans l’histoire de notre pays et ose espérer que le pouvoir ouvrira enfin les yeux sur la déliquescence du système de gouvernement inique qui régit la vie des Mauritaniens et qui est inéluctablement voué à l’échec.
Nouakchott le 15 octobre 2O12
La coordination
Mauritanie: “L’attentant” contre Aziz était “prévisible” (TPMN)
“L’attentat” contre le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz “était prévisible”, selon le Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité. “Il traduit un profond malaise même dans les rangs de l’armée raciste”.
Le mouvement rappelle, dans une déclaration parvenue à Alakhbar, que “le président Ould Abdel Aziz a été victime le samedi 13 octobre d’un attentat alors qu’il rentrait à Nouakchott. Selon le ministre de la communication, il s’agit d’une erreur et non d’un attentat, ce qui est loin d’être logique vu l’impressionnant dispositif militaire à certains endroits de la capitale”.
“Cette situation était prévisible. Depuis son accession au pouvoir le président Ould Abdel Aziz dirige le pays d’une main de fer favorisant le racisme, le clientélisme, le tribalisme, la gabegie et l’impunité”, ajoute la déclaration.
“L’attitude du président qui s’est opposé à toute forme de dialogue a eu pour conséquences l’instabilité et la radicalisation de la population. Cet attentat traduit un profond malaise même dans les rangs de l’armée raciste”.
TPMN se profite pour dresser à Ould Abdel un bilan “très médiocre: La paupérisation des masses, Le recul de la Démocratie, le renforcement de la discrimination raciale, la persistance de l’esclavage, les répressions sauvages a favorise une vague de contestations”.
“Devant cette situation, au lieu de privilégier le dialogue, le président a opté pour la logique de la force”.
TPMN “exhorte le président à tirer une leçon de cet attentat en acceptant d’écouter le peuple outragé et martyrisé qui est déterminé à arracher ses droits”. Il encourage, par la même occasion, le peuple “à résister contre les dérives du général et ses acolytes qui incarnent le système raciste appelé à s’écrouler brutalement”.
Source: Al Akhbar
Mauritanie – Armée: Arrestation de deux officiers accusés d’avoir tiré sur Aziz (nouvelles précisions)
Deux officiers de l’armée mauritanienne accusés d’avoir tiré sur le président Ould Abdel Aziz ont été arrêtés quelques heures après l’incident. Le président mauritanien a été blessé par balle dans la soirée du samedi 13 octobre vers la localité de Tweila à environ 35 km au nord de Nouakchott sur la route de Tidjikja. Des sources exclusives à Alakhbar ont raconté que le président était à bord d’une voiture particulière de marque V8. Il était en compagnie de son cousin, Ahmed Ould Abdel Aziz. Les deux sortaient, comme tous les weekends, dans les environs d’Akjoujt. Au retour à Nouakchott, ils refusent de s’arrêter au poste de contrôle situé à 35 kilomètres de la capitale. Deux officiers de l’armée en poste leur lancent un premier avertissement. Aziz et son cousin continuent leur discussion et refusent toujours d’obtempérer. Les officiers tirent sur la voiture, et celle-ci quitte la route principale et emprunte une autre secondaire.ALAKHBAR
Mauritanie: Le président Aziz évacué en France
ALAKHBAR (Nouakchott)-Le président le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, blessé par balle, a été évacué en France à bord d’un avion français médicalisé. L’appareil a décollé tout à l’heure (10: 55 GMT) de l’aéroport de Nouakchott.Mauritanie- Mali : Guerres invisibles
Une des grandes maladies du Mali est la confusion entre l’univers des renseignements et celui de la prise des décisions par les gouvernants. On peut sans nul doute situer ce tournant à l’après-démocratie dans notre pays.
Il nous revient d’attester que déjà en 2009 l’alerte avait été donnée sur l’imminence d’une rébellion qui se préparait en Mauritanie. Les autorités d’alors avaient été informées et par négligence, elles n’ont pas accordé un grand crédit à ces informations. Voilà que nous sommes attaqués maintenant par les mains armées par la France de Sarkozy et la Mauritanie et vilipendés par leurs médias. Enquête !
Aguelhok- « 100 militaires mauritaniens ont combattu aux côtés du MNLA »
Samedi 11 août 2012, nous sommes dans un des nombreux marchés de Nouakchott chez un vendeur de ferrailles. Vers 16 heures, arrive un jeune homme, la trentaine bien sonnée. Il porte un colis de bronze : des douilles de cartouches d’armes de guerre. La marchandise pèse un peu plus d’une tonne. Pour la première fois, nous voyons une telle quantité de douilles. Pour satisfaire notre curiosité, nous lui posions donc la question :
-D’où vient tout çà ?
-Des champs d’entraînements. Nous nous ne sommes pas comme les militaires maliens. A l’entraînement, il nous arrive de tirer jusqu’à nous crisper les doigts.
-Sur quoi vous basez-vous pour juger la capacité des militaires maliens ?
-J’étais à Aguelhok.
Après son départ, le vendeur de ferrailles nous apprend que notre interlocuteur est un soldat de l’armée mauritanienne. Intrigués, nous nous sommes alors mis à chercher dans nos récents souvenirs de la rébellion pour tomber sur ce que nous cherchions.
L’embuscade tendue par le MNLA au convoi de renforts maliens en provenance de Gao à destination d’Aguelhok, le 20 janvier 2012, à 15 Km de la ville aurait duré de dix heures le matin, jusqu’au début de l’après-midi. Bilan : 101 soldats assassinés, 65 prisonniers, 2 hélicoptères, 40 véhicules 4X4 Pick-up, 5 engins blindés, des camions de transport de troupes détruits (Source MNLA)
C’est à Aguelhok que l’attaque a été la plus violente et les pertes militaires effroyables. Ces combats ont été menés par Iyad ag Ghali et Cheick Houssa pour le MNLA avec l’appui d’AQMI. Un charnier sera découvert lors de l’arrivée de l’armée malienne à Aguelhok. C’est après cette aventure sanglante qu’Iyad ag Ghali va créer formellement son mouvement islamique dur, ce que n’approuveront pas le MNLA et ses soutiens étrangers : la France de Sarkozy et la Mauritanie.
Nos souvenirs sont assez édifiants, cependant nous voulons en savoir davantage. C’est ainsi que nous avons fait sonder un officier de l’armée mauritanienne par un ami commun. Le gradé mauritanien affirme que cent soldats de son armée étaient engagés aux côtés du MNLA à Aguelhok.
La Mauritanie chargée de déstabiliser le Mali
Lors de nos recoupements, dans les milieux diplomatiques, nous apprenons qu’effectivement il y avait des mauritaniens à Aguelhok, mais nos sources ne confirment pas toutefois le nombre 100. Un diplomate d’un pays ami du Mali nous dira qu’après Wagadou, l’armée mauritanienne n’a jamais quitté le sol malien où elle avait installé une base avancée.
Avant de donner l’indépendance au Mali, la France proposait la création d’une Organisation des Communautés des États Riverains du Sahara (OCRS), préfiguration de l’État de l’Azawad. Depuis, au gré de ses relations avec le Mali, la France a régulièrement tenté de déstabiliser notre pays (1963, 1990, 2006, 2012). A partir de 96, la Mauritanie et le Burkina Faso sont mis en contribution par Paris pour aider les forces rebelles maliennes armées et financées par la France.
Ainsi, d’après des informations bien recoupées, en 1994, le Directeur de la Société Nationale d’Exploitation Minière de Mauritanie a remis deux milliards d’Ouguiya (monnaie mauritanienne) aux rebelles maliens dans le camp militaire à Zouerate. L’argent provenait de l’Ambassade de France à Nouakchott.
En 2009, le chef d’état-major particulier du président Mohamed Ould Abdoul Aziz et l’ambassadeur de la France ont assisté à des scènes d’entraînements des éléments touaregs dans le camp toujours de Zouerate.
En son temps, l’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré, en avait été informé. De sources proches d’ATT, nous avons eu confirmation. Selon des informations concordantes, des touaregs en tenues militaires ont été aperçus dans plusieurs camps mauritaniens, notamment à Zouerate et Ayoune. Un informateur nous dira que face à l’inertie des gouvernants d’alors, il s’est vu contraint de filer les informations à Oumar Mariko, qui, à ses yeux, est le seul homme politique qui adore le Mali.
« Bédouinisation » de l’économie malienne !
De nos enquêtes, il ressort qu’il y a une politique bédouine pour permettre aux populations blanches de contrôler l’économie malienne. Après la signature du Pacte National, sous la pression de la France, les deux présidents du Mali, Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré, sont contraints au respect de la paix en envoyant des valises de billets de banque aux chefs rebelles. Systématiquement, tous les projets présentés par les populations blanches sont financés par différents bailleurs européens et les ONG locales.
Une banque mauritanienne de capitaux mauritaniens s’installe au Mali dans le but express de faciliter la bédouinisation de l’économie malienne. Une compagnie pétrolière serait dans le même registre.
Une société qui a construit un tronçon routier dans la région de Kayes ne déroge pas à cette règle. Ahmed Diané Séméga avait attribué le marché (plusieurs milliards de francs CFA) de gré à gré à cette entreprise de droit mauritanien, dont ATT et certains de ses proches seraient actionnaires.
Plusieurs boutiques de vente de produits d’alimentation, qui s’ouvrent à Bamako et dans d’autres grandes villes du Mali et qui appartiennent aux communautés blanches (touaregs, maures et arabes) sont financées par les banques mauritaniennes et les marchandises importées de Mauritanie. Au même moment, cinq compagnies maliennes de transport sont bloquées au profit d’une Compagnie de Mauritaniens.
Les renseignements mauritaniens au cœur de la Sécurité malienne
Selon certaines informations de sources concordantes, les services de renseignements mauritaniens disposent d’importants relais dans l’armée malienne (éléments intégrés et arabophones). Les maîtres de trois écoles qui enseignent le programme mauritanien au Mali, émargent à la Direction de renseignements mauritaniens.
Pas seulement ! Deux journaux maliens ont eu des fonds des renseignements mauritaniens. Dans tous les pays bien gouvernés, les analystes de renseignements militaires mettent au point des « plans de campagnes médiatiques » afin de livrer des messages, de contrecarrer la propagande adverse, et d’amener la population à coopérer avec les troupes engagées. Un gradé anglais rappelle que les médias les plus divers, radio, télévision, Internet, presse écrite, affiches, tracts, etc., doivent être mobilisés dans le but de « dominer pour affaiblir » et « faire douter de la cause adverse, de la capacité de ses chefs, de leur intégrité et de leur habilité. »
Le peuple meurtri du Mali et les jeunes militaires qui voulaient renverser la vapeur à la faveur du coup d’État en prennent pour leur grade. Cependant, tout le monde sait que le drame dont vit notre pays aujourd’hui, n’est autre que les conséquences des négligences cumulées des gouvernements successifs et leurs Services de Renseignements depuis 1992. Et pour cause.
A suivre !
Par Abdoul Karim Dramé
Source: Le Challenger.



