Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Sécurité: TPMN dénonce “des nominations racistes”

altLe mouvement Touche Pas à Ma Nationalité (TPMN) a dénoncé vendredi “le caractère raciste” des nominations opérées dans les rangs de la Sûreté Nationale en Mauritanie. “Sur une trentaine de nominations concernant des cadres de la police, les négro-mauritaniens sont totalement exclus, ce qui est devenu une habitude”, s’est indigné le mouvement.

Dans un communiqué parvenu à Alakhbar, le coordinateur du mouvement Abdoul Birane Wane a fustigé que ces nominations soient “fondées sur le simple critère racial et tribal”, ce qui “démontre le visage raciste du régime du général Ould Abdel Aziz qui, par ses pratiques racistes, défend les intérêts de la seule communauté arabo-berbère au détriment des noirs. Ces nominations de honte ne constituent plus une gêne pour le régime raciste”, a-t-il indiqué.

“TPMN, qui fait du partage du pouvoir une des conditions d’un équilibre au sein de l’Etat, dénonce ces nominations arbitraires qui traduisent le mépris du régime du général à l’endroit des négro-mauritaniens. Le constat est amer, les négro-mauritaniens sont exclus de tous les secteurs. Dans ces conditions peut-on parler d’un Etat? peut-on parler d’un seul peuple uni? Peut-on parler d’égalité?”, s’est-il interrogé.

Le mouvement a prévenu que des “telles pratiques ne peuvent plus être tolérées. Il est temps que la question de la coexistence soit reposée pour que les mauritaniens se prononcent sur la volonté de vivre ensemble ou de se séparer. Il est devenu évident que l’Etat raciste, l’Etat d’Apartheid ne laisse plus le choix aux noirs. Les négro-mauritaniens ont besoin de savoir s’ils sont de ce pays ou non”.

Source; AL Akhbar

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Urgent : Le MUJAO exécute le vice-consul algérien

altLe Mujao a annoncé avoir exécuté, samedi, le vice-consul algérien Taher Tewatti qu’il détenait en otage depuis cinq mois après son enlèvement à Gao dans le nord du Mali.
L’exécution est intervenue, selon le mouvement après avoir épuisé trois ultimatums donnés au gouvernement algérien pour libérer des membres d’AQLI arrêtés à Ghardaya en contrepartie de la mise en liberté de Tewatti.
Selon un communiqué d’AQMI parvenu à ANI, le mouvement a indiqué que « le gouvernement demeure responsable des conséquences de décisions erronées et irresponsables de son président et de ses généraux ».
Dans son communiqué, AQMI rappelle avoir remis toutes les opportunités de négociation entre les mains du pouvoir algérien.
Ila en outre appelé « le peuple algérien à la révolte armée contre les despotes renégats et de s’allier aux moujahidins »
Le Mouavement pour l’unicité et le Jihad(Mujao) avait accordé un troisième ultimatum à l’Algérie pour qu’elle libère des membres du mouvement contre la vie de diplomates enlevés depuis trois mois à Gao dans le nord du Mali, a appris ANI de source informée.
Le vice-consul algérien Taher Tewatti avait été enlevé, en même temps que trois autres membres du consulat algérien de Gao au moment de son investiture par les islamistes armés.
Le deuxième ultimatum donné par le MUJAO avait expié vendredi dernier, alors que des appels avaient été lancés par les familles des otages demandant de leur accorder une nouvelle chance.
Selon cette même source, le mouvement avait accordé ce dernier ultimatum en réponse à l’appel du peuple algérien et dans l’espoir de voir les autorités algériennes répondent positivement à ses exigences.
Le mouvement avait exigé la remise en liberté de membres d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique(AQMI), dont Abou Ishagh Abderrahamne responsable juridique du mouvement arrêtés avec d’autres membre d’AQMI non loi de Ghrdaya.

Source: ANI

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Aleg: Des dizaines de rapatriés privés d’enrôlement

altDes dizaines de rapatriés dans le localité de Gorel (relevant de la ville d’Aleg) se sont vus privés de se faire enrôler au centre d’accueil des citoyens, sous prétexte qu’ils ne disposent pas de quoi certifier leur nationalité, a fait savoir le chef de la dite localité Oumar Ahmed Sow.

Ces rapatriés sont, d’ailleurs, frustrés et se sentent encore “étrangers”, aux dires de leur chef qui se confiait au correspondant d’Alakhbar à Aleg, à cause de problèmes de vie qui y persistent en matière de santé, d’éducation, d’électricité et de logement, “du moment que l’Etat n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis d’eux”.

Il importe de souligner que la localité de Gorel abrite près de 300 familles des rapatriés qui furent déportés de Mauritanie lors des évènements douloureux de 89 et 91.

Source: Al Akhbar

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GAMBIE : Le bilan chiffré des crimes de Yaya Jammeh

altAu pouvoir depuis 1996, Yaya Jammeh dirige la Gambie en maître absolu et d’une main de fer. Il ne supporte ni critique des opposants, a fortiori la presse. Jammeh n’en n’a cure de la liberté d’expression ni des droits de l’homme. Le jour de la fête de l’Aïd-el fitr, il a annoncé à la ville et au monde l’exécution, en mi-septembre, de 47 condamnés à morts. Mais ce n’est pas une première. Une liste de ses quelques victimes circule sur la toile. Ils sont journalistes, hommes politiques, étudiants, soldats et agents de sécurité, ou encore ministres, activistes des droits humains, étrangers de passage en Gambie, à être victimes de la paranoïa d’un être qui a ramassé presque le pouvoir, à cause de la poltronnerie de son prédécesseur. Guidé par son libre-arbitre, Yaya Jammeh terrorise tout un peuple, musèle la presse et les organisations des droits de l’homme, torture et tue depuis des années, et en toute tranquillité. Dans les geôles gambiennes, on torture, on massacre, on assassine par pendaison. Le 20 août dernier, Jammeh annonçait l’exécution, mi-septembre, de 47 condamnés à mort. Alors que c’est l’un des meilleurs jours pour accorder clémence à l’offenseur. Peu de jours après cette annonce effroyable, Amnesty international, qui cite des « sources fiables » et « crédibles », annonce l’exécution de 9 personnes dont deux Sénégalais. « Neuf personnes, dont une femme, ont été extraites de leurs cellules de détention la nuit dernière et ont été exécutées ». Et deux des prisonniers annoncés morts « seraient des Sénégalais», indique le communiqué. Des sources jointes à Banjul ne confirment ni n’infirment l’information, selon l’Agence France Presse (AFP). Néanmoins, une source sécuritaire a déclaré que les prisonniers condamnés à mort avaient simplement été tous «transférés la nuit dernière en un même endroit» et n’avoir pas connaissance d’exécutions effectuées. Elle a toutefois soutenu : « L’homme-là (le président gambien Yahya Jammeh, NDLR) est déterminé à exécuter les prisonniers, et il le fera». Plus tard, l’information sera finalement infirmée par Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO). «C’est une information erronée. Elle a été démentie par le président Yaya Jammeh lui-même », a dit M. Tine. Toujours-est-il que la cruauté de Yaya Jammeh n’est pas une nouveauté, il avait juste observé un répit Palmarès de la cruauté Yaya Jammeh a commis quantité de crimes. Il a fait assassiner 26 soldats et agents de sécurité, fait disparaitre mystérieusement plus de 17 personnes, et fait massacrer en 2000 autour de 14 étudiants de diverses écoles gambiennes. L’assassinant de 12 civils, dont Ousman Koro Ceesay, ancien ministre des Finances, Deyda Hydara, correspondant Reuters et directeur du journal Le Point et l’opposant Sidia Sanyang, mort sous torture, lui sont imputés. Les étrangers n’échappent pas à la machine meurtrière du président gambien. Yaya Jammeh a massacré cinquante-huit (58) étrangers : cinquante-cinq (55) Ghanéens, deux (2) sénégalais, un (1) guinéen, un (1) togolais. Cinq prisonniers politiques ont été victimes de torture en Gambie dont Alhagie Kebbeh, maintenant paralysé, Wassa Janneh (politicien membre de l’UDP), Marian Denton, activiste, Ousman Rambo Jatta, politicien, Tamba Fofana, enseignant. Euégard à cette terreurs les avocats Ousman Sillah et Mai Fatty, eux n’avaient qu’à accepter de subir ou de s’exiler. Et bien, ils ont fait la deuxième option pour sauver leur peau. Gambie, vraisemblablement, il suffit de franchir le territoire national pour que de forts soupçons pèsent sur vous sans justification. Comble de paranoïa ! Le journaliste de l’Agence Apanews, raconte qu’en 2004, il s’était rendu à Banjul pour réaliser une interview avec un opposant. Après l’entretien avec son cameramen, un agent de sécurité les intercepte et leur demande ce qu’ils sont allés chercher chez ce type. Le journaliste, pour esquiver, feint de n’être pas anglophone. Alors, l’agent se mit au wolof. Notre confrère fit par le signe du doit qu’il ne comprenait rien et réellement il n’est pas un locuteur wolof. Alors que son cameraman voulut répondre à l’enquêteur, le journaliste le dissuada discrètement. Et c’est comme ça que l’agent colla la paix au journaliste et son cameraman qui ont rallié Dakar. FREDERIC ATAYODI La communauté internationale aphone La communauté internationale, habituellement prompte à hausser le ton sur les agissements de tel ou tel dirigeant africain, est étonnamment presque aphone sur le cas Yaya Jammeh. Mandat d’arrêt international contre Omar El Béchir (Soudan) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ; pression sur Tandja qui s’était octroyé une rallonge de 3 ans, après son deuxième et dernier mandat présidentiel ; soutien au Conseil national de transition en Libye ; pression sur le capitaine Dadis Camara (Guinée) pour qu’il quitte le pouvoir ; appel pressant à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire) pour qu’il accepte sa défaite suite à la présidentielle, etc. Les cas de pression sur les personnalités africaines sont légion. Mais dans la plupart des cas, les pays où cette communauté internationale est intervenue fortement, on constate que les ressources minières sont débordantes. Pour la Gambie, petit pays pauvre qui n’a ni or, ni pétrole, ni uranium, la communauté internationale qui malheureusement n’est composée de quelques pays riches, observe un silence coupable. Une hypocrisie qui ne peut passerinaperçue. A l’annonce de l’exécution par Jammeh, les réactions n’ont pas fusé de partout comme dans certains cas. Fatou Bensouda mal à l’aise Le 16 juillet dernier, la gambienne Fatou Bensouda a pris ses fonctions comme première femme, et en même temps, première personnalité d’origine africaine à la tête de la Cour pénale internationale. La CPI est une juridiction créée le 1er juillet 2002 par le statut de Rome, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre. Après Carla Del Ponte, Luis Moreno Ocampo, une africaine a accédé à la tête de cette institution. Fatou Bensouda avait été fortement soutenue par l’Union africaine et par ricochet, tous les Africains. Yaya Jammeh dont elle fut le ministre de l’avait également épaulé. Mais aujourd’hui, le président Jammeh met très mal à l’aise l’une des 10 femmes africaines les plus influentes. Mme Bensouda, lors de sa prise de fonction, avait averti que la juridiction qu’elle dirige accomplira sa mission sans une cible particulière. Une déclaration pour rassurer ceux qui présentent la CPI comme une justice de « Noirs contre les Blancs».

Source:seneweb

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Les «experts» européens débarquent au Sahel

altAu Sahel comme ailleurs, la nature a horreur du vide. L’incapacité de Bamako à contrôler le nord de son territoire, laissé depuis plusieurs années aux trafiquants de tous ordres et à des combattants islamistes de plus en plus radicalisés, a eu des conséquences tragiques.

Les autorités maliennes ont perdu en quelques jours le contrôle de la moitié Nord du pays. Terrible humiliation pour le drapeau national.

Les voisins du Mali, comme les Occidentaux, n’ont qu’une hantise: l’effet domino. Et surtout la contagion au pays voisin le plus fragile, le Niger.

L’incapacité de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à envoyer une force militaire au Mali pousse donc les Européens à agir.

Des experts européens ont commencé à discrètement se déployer au Niger début août. Au total, la mission baptisée Eucap Sahel Niger comptera une cinquantaine d’experts et devrait étendre son champ d’action au Mali et à la Mauritanie.

Sa mission est de former les forces de sécurité locales. Basée à Niamey, la mission aura des officiers de liaison à Bamako et Nouakchott.

Comme le souligne l’UE, «le Sahel occupe une place importante dans l’agenda politique de l’Union européenne. Les intérêts de l’Europe dans cette région sont multiples: ils comprennent la lutte contre l’insécurité et la criminalité organisée, la sécurité énergétique et l’immigration illégale».

Sécurité énergétique. L’UE n’insiste pas sur ce thème mais tout le monde a compris. Le Nord malien ne représente aucun intérêt stratégique vital pour les Européens. Il n’en est pas de même pour le Nord-Niger, notamment pour la France.

La mine géante d’Imouraren

Personne n’a oublié que la société française Areva y exploite de l’uranium, qui alimente les puissantes et nombreuses centrales nucléaires françaises. Elle y exploite deux gisements à Arlit et Akokan.

Mais surtout, elle doit —si la situation sécuritaire le permet— exploiter en 2013-14 la mine géante d’Imouraren, toujours dans le grand nord, qui sera alors la deuxième plus importante mine du monde.

«Sauver le soldat» Niger

Et il est bien sûr hors de question, pour les Occidentaux, que cet uranium tombe aux mains des «fous de Dieu». On imagine sans mal l’utilisation qui pourrait en être faite au moment où l’Iran, accusée d’être en train de se doter de l’arme nucléaire, menace de rayer Israël de la carte…

Il faut donc «sauver le soldat» Niger, d’autant plus que le régime au pouvoir à Niamey n’est pas une sanglante dictature tropicale. Mahamadou Issoufou a été élu en mars 2011 lors d’une présidentielle «juste et transparente» et sans heurt.

Le président Issoufou est donc le partenaire idéal, sans grand risque de déclencher la colère des organisations de défense des droits de l’Homme. Fin juillet, le ministre français des Affaires étrangères a d’ailleurs débuté à Niamey sa tournée africaine, preuve de toute l’attention que Paris porte à son allié.

Le Niger constitue en outre un maillon essentiel dans la lutte anti-terrorisme, car situé entre le sanctuaire malien d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et les fanatiques de Boko Haram qui terrorisent depuis plusieurs années le Nord du Nigeria.

Renforcer l’armée nigérienne, c’est aussi empêcher les islamistes de constituer un corridor entre ces deux foyers islamistes. D’autant plus qu’aujourd’hui, les frontières sont poreuses et les échanges entre Aqmi et ses frères nigérians existent déjà.

Mais le renforcement de la présence d’experts, civils et militaires, de pays occidentaux, France et Etats-Unis en tête, dans les pays sahéliens, a le don d’irriter les Algériens.

Mais Paris juge avoir fait preuve de suffisamment de patience. Un rapport parlementaire français, publié en mars, avait critiqué l’attitude d’Alger, attitude jugée trop passive par rapport à la dégradation de la situation sécuritaire à ses frontières méridionales.

«Il est incontestable que, jusqu’à présent, l’attitude de l’Algérie face à la menace représentée par Aqmi sur son flanc sud a été ambiguë et a pu confiner au double, voire au triple langage», selon le rapport. La critique, exprimée en terme diplomatique, n’en est pas moins virulente.

Et c’est bien cet immobilisme suspect d’Alger et la défaillance de la Cédéao qui a poussé les Occidentaux à agir rapidement et dans la discrétion pour contenir l’incendie islamiste.

Obama ne veut pas s’embourber dans les sables du Sahara

Que l’Algérie le veuille ou non, il y a aura de plus en plus de militaires français et américains dans la bande sahélienne.

Si Alger avait voulu éviter cette situation, il aurait fallu qu’elle envoie ses hommes soutenir l’armée malienne. Maintenant, il est trop tard. Mais l’envoi d’«experts» ne signifie pas pour autant que les Occidentaux préparent une intervention militaire.

Juste avant une élection présidentielle, Barack Obama ne veut pas s’embourber dans les sables du Sahara. La crise syrienne et la menace iranienne mobilisent déjà suffisamment la diplomatie américaine. Quant à l’armée US, elle se retire progressivement d’Afghanistan.

Même chose pour la France. Le paisible François Hollande n’est pas l’hyperactif Nicolas Sarkozy, qui a projeté l’armée française en Libye et en Côte d’Ivoire.

Le président français a déjà fort à faire pour éviter que son pays plonge dans une terrible récession économique et doit déjà faire face à des plans sociaux à répétition.

Il a engagé un retrait anticipé d’Afghanistan, soutenu en cela par son opinion publique, davantage intéressée par le maintien de son pouvoir d’achat que par des aventures militaires sous de lointains tropiques.

Si intervention militaire il doit y avoir dans le Nord-Mali, elle sera le fait des Africains. Ce qui est somme toute plutôt normal pour une «Afrique émergent » qui veut prendre son destin en mains. Mais les «experts» européens et américains seront là pour apporter une aide logistique à leurs frères africains.

N’en déplaise à Alger, les choses commencent enfin à bouger au Sahel pour éteindre l’incendie islamiste.

Source: SlateAfrique

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