Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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SÉNÉGAL: LES AVOCATS D’HISSÈNE HABRÉ CONTRE LE TRIBUNAL SPÉCIAL

altLes avocats de l’ancien président tchadien Hissène Habré veulent torpiller le processus de création d’un Tribunal spécial chargé de juger leur client. Depuis la signature le 22 août 2012 de l’accord signé entre le Sénégal et l’Union africaine (Ua) pour créer un tribunal spécial permettant de mener l’instruction et de juger l‘ancien président  tchadien Hissène Habré au Sénégal, ses avocats contestent l’existence dudit  Tribunal spécial et s’opposent  à la tenue d’un éventuel procès concertant Hissène Habré. Avocat français de Hissène Habré, Me François Serres a estimé qu’: «Il n’y aura pas de procès !». Il s’exprimait ainsi le 4 septembre 2012 à Paris, en France. Aucune copie du texte n’ayant été rendue publique, Me François Serres considère cet accord «comme un acte inexistant et s’il existait, un acte parfaitement irrégulier». Il entend, le cas échéant, contester l’autorité juridique des deux signataires de cet accord  «au regard du droit international public et du droit constitutionnel».

Soupçons contre le président Macky Sall

Me François Serres et des confrères sénégalais travaillent sur une stratégie visant  à éviter la tenue d’un procès. Cet avocat, qui entend mettre en cause les arguments de l’accusation sur le fond et sur la forme,  doute de la volonté du Président sénégalais Macky Sall à jouer franc jeu : «Je m’étonne de son empressement à prendre cette affaire comme une priorité au lendemain de son élection, comme s’il avait une dette auprès d’un certain nombre de bailleurs de fonds internationaux», a dit Me François Serres. Rédigé  après plusieurs journées de réflexion entre des experts de l’Union africaine et des juristes sénégalais, cet accord précise  les procédures et les modalités pour organiser le procès  et prévoit la création  de quatre chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises pour  juger Hissène Habré pour des  «crimes internationaux commis au Tchad durant la période 1982-1990».

Ces chambres ont compétence pour les crimes de génocide,  les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et la torture. Chaque chambre sera composée de magistrat africains, de juges sénégalais et d’un représentant de l’Union africaine. Hissène Habré est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Au cours de ses huit années de Présidence, l’ancien président tchadien exilé au Sénégal depuis décembre 1990 se serait rendu coupable de massacres, d’assassinats politiques et d’actes de torture. Selon des sources, le nombre de ses  victimes s’élève à 40 000 morts et 20 000 disparus. Avec la signature de l’accord qui marque une évolution  dans le dossier relatif aux plaintes des  familles des victimes d’Hissène Habré, l’Union africaine avait estimé que «le principe de lutte contre l’impunité (…) prend désormais forme».

Solution africaine

La Ministre sénégalaise de la Justice Aminata Touré avait déclaré qu’«Il n’y a plus aucun obstacle aujourd’hui pour commencer l’instruction».  Selon des sources, le Sénégal va débuter la phase d’instruction d’ici la fin de l’année 2012. Le financement du procès est  évalué à 8,6 millions d’euros. L’heure est  au recrutement magistrats et autres personnels de cette juridiction spéciale. Un défi pour l’Ua qui a régulièrement dénoncé l’instrumentalisation de la Cour pénale internationale (Cpi) et souhaité la mise sur pied d’une juridiction pénale africaine pour juger les dirigeants africains en terre africaine ! La nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine (Ua), la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma,  s’était déjà publiquement exprimée le 1er août dernier pour remettre en cause l’application du mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale (Cpi) contre le président soudanais Omar el-Béchir.

Elle estimait qu’«Il est important de faire la paix au Soudan, surtout au Darfour. Le président el-Béchir doit participer à ça (…) C’est plus important  de faire la paix au Soudan que de se précipiter pour l’arrêter», avait déclaré Mme Dlamani-Zuma devant plusieurs anciens chefs d’État africains : «Il serait néfaste d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide, car il doit être associé au processus de paix dans son pays», avait- elle ajouté. Nkosazana Dlamini-Zuma avait ainsi  réaffirmé la position officielle de l’Ua qui avait indiqué en 2009 qu’elle ne respecterait pas le mandat d’arrêt de la Cpi contre Omar el-Béchir. L’Ua avait même demandé la suspension de ce mandat d’arrêt aux Nations unies. Le président soudanais est accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis à l’encontre des populations du Darfour : «Ça n’est peut-être pas facile, mais nous devons (…) toujours trouver des solutions à nos conflits, Si nous n’en trouvons pas, qui le fera?» avait plaidé Nkosazana Dlamini-Zuma.

Source: Seneweb

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Messaoud optimiste sur son initiative et critique la position d’Aziz.

altAu cours d’une conférence de presse de la Convergence pour une Alternance Démocratique (CAP) pour le passage de sa présidence à Abdesselam Ould Horma, président du parti Sawab, le Président de l’Assemblée Nationale Messaoud Ould Boulkhair a exprimé son optimisme sur l’issue de son initiative comme voie qui permettrait la sortie de la crise politique dans laquelle se trouve le pays et a déclaré que : « le Président Ould Abdel Aziz est comme une boîte fermée, tantôt il répond avec souplesse et tantôt il réagit avec force. » Le Président Messaoud a ajouté son initiative a obtenu l’approbation de tous les Mauritaniens y compris la société civile et quelques partis de la majorité et a confirmé qu’il tiendra une conférence de presse pour parler de cette initiative la semaine prochaine. La CAP qui se compose de trois partis politiques (APP, El Wiam et Sawab) est entrée dans un dialogue en 2011 avec le pouvoir qui a abouti à un certain nombre de résultats que le gouvernement tarde à appliquer globalement.

Au cours de cette manifestation, le Président Boidiel Ould Houmoid a passé le témoin de la présidence de la Convergence au docteur Abdesselam Ould Horma. Aussi un document a été distribué dans lequel la CAP demande au Président Ould Abdel Aziz d’intervenir personnellement pour la promotion de la paix avec la classe politique. La Convergence rappelle la nécessité de l’application des résultats du dialogue et la prise en compte des opinions de tous les courants politiques.

La CAP a critiqué la situation économique du pays à travers des chiffres des taux du chômage, la léthargie des systèmes de l’éducation et de la santé, la prolifération de la gabegie, de la corruption, du clientélisme, du régionalisme et du népotisme dans tous les départements de l’Etat, le profit d’un petit groupe de proches des cercles du pouvoir dans une surdité totale du gouvernement aux problèmes quotidiens des populations. Dans le même ordre d’idées, la CAP a appelé à la création d’un climat économique serein dans lequel les critères scientifiques sont pris en compte. Selon elle, les derniers chiffres avancés par le Président à Atar dans son fameux show « rencontre avec le peuple » n’est que de la poudre aux yeux, car la pauvreté s’amplifie de jour en jour, le chômage continue à ravager des franges importantes de la population notamment les jeunes et les diplômés, l’exclusion se propage, la faiblesse du pouvoir d’achat et la folle flambée des prix sont autant d’indicateurs éloquents qui prouvent que le pays est dans une situation catastrophique. La CAP a réitéré son attachement à l’initiative de Messaoud Ould Boulkhair qu’elle considère comme la seule issue susceptible de sortir le pays de la crise et a appelé la majorité et l’opposition à faire valoir la raison pour éviter au pays les affres des dérapages dangereux sur la base de litige politique stérile. La CAP a aussi critiqué la campagne politique prématurée entreprise par les ministres du système qui est, selon elle, contraire à l’esprit de l’accord convenu entre les dialoguistes d’octobre 2011. La CAP a assuré qu’il est impossible d’organiser des élections en dehors d’un consensus national sur la base des accords issus du dernier dialogue politique dont l’application permet la sortie de crise et prépare à une alternance pacifique au pouvoir.

Enfin, la CAP a indiqué que la nonchalance du pouvoir dans l’application des clauses de ce dialogue est à l’origine de la situation de blocage politique et de la détérioration économique que connaît le pays.

Source: Le calame

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Les ordres d’Ould M’Bareck royalement ignorés .

altDes sources bien informées on apprend que les ordres donnés, mardi dernier, par le ministre du développement rural, en l’occurrence monsieur Ould M’Bareck pour que cesse l’exploitation d’une superficie de plus 400 hectares qui porte préjudice à huit villages du Trarza, ont été royalement ignorés par les mystérieux exploitants dont un qatari qui n’a jamais mis pied dans la région.

A peine le ministre a-t-il quitté la ville de Rosso, voilà en effet que le sous-préfet et le commissaire de Tekane seraient venus signifier d’une manière à peine voilée que l’exploitation de plus de 400 hectares qui ne cesse d’inonder les localités de Lemhariya ; Awleigue ; Madina N’Diaye,Yawlane ; Mechra Sayeh …va continuer quoique cela puisse coûter.

A l’heure où ces lignes sont écrites, nos sources affirment que les villageois sont au comble du désespoir face aux exploitants sans cœur qui non seulement auraient ouvert un bras du fleuve au point d’inonder continuellement les localités précitées mais aussi auraient annexé la seule piste praticable de la zone produisant au passage un effet d’enclavement sans précédent.

Source: Al Akhbar

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Mauritanie: Le geste de Biram est rentré définitivement dans l’histoire (AJD/MR)

altMalgré toute la polémique provoquée par l’autodafé, force est de constater que le geste de Biram est rentré définitivement dans l’histoire, a déclaré le président de l’Alliance pour la justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR).

Biram, président de IRA-Mauritanie a été arrêté le 28 Avril à Nouakchott après qu’il a incinéré des ouvrages du rite Malikite qui encouragent, selon lui, l’esclavage en Mauritanie. Il bénéficie depuis le 3 septembre d’une liberté provisoire.

IRA a effectivement produit par son acte inédit une onde de choc qui a heurté les mentalités et écorché durablement le conservatisme de certains ulémas encore prompts à justifier l’esclavage, selon le compte rendu de la rencontre Ibrahima Moctar Sarr/Biram, qui demande aux autorités judiciaires de libérer totalement les activistes de l’IRA.

Le Président de IRA a lui souligné que son acte était avant tout pédagogique et visait a revisiter certaines doctrines obscurantistes ayant travesti l’humanisme et la dynamique égalitaire engendrés par l’islam.

Biram a dit sa surprise de n’avoir jamais été interrogé pendant son incarcération sur l’incinération de livres malékites, principal motif de son inculpation pour apostasie, un délit passible de la peine de mort. Apparemment, c’est plutôt sa stratégie visant à unifier le combat des opprimés qui serait à l’origine de ses multiples déboires, ajoute le compte rendu.

Pour le leader de l’AJD/MR, l’enjeu majeur en Mauritanie est le règlement du problème de la cohabitation intercommunautaire. L’esclavage, les inégalités sociales, le génocide et la déportation des négro-mauritaniens, pour ne citer que ces maux, ne sont que les corollaires du refus obstiné par les tenants du système d’aller vers une résolution consensuelle de la question nationale. Il prévient qu’un cadre politique qui occulte la cohabitation exclut de facto toute collaboration avec l’AJD/MR.

Source: Al Akhbar

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Tripoli verse 1 225 000 000 Euros à la Mauritanie en échange de Al-Senoussi

altUn parlementaire libyen a confié à Alakhbar que l’extradition de Al-Senoussi vers la Libye est survenue après que Tripoli a levé l’interdiction sur d’importantes sommes qui étaient approuvées par Kadhafi en faveur de la Mauritanie. A cela s’ajoute une grosse enveloppe financière au profit de la Présidence et du gouvernent mauritaniens.
Ces sommes approuvées sont estimés à un milliard d’Euros dont 500 millions euros devraient être décaissées dans le cadre de la table ronde de Bruxelles sur la Mauritanie, selon le parlementaire.

Et l’enveloppe financière concerne 200 millions d’Euros destinés au gouvernement mauritanien et 25 millions d’Euros alloués à la Présidence de la République mauritanienne.

Le parlementaire ajoute que le gouvernement libyen sera bienôt interpelé sur les moindres détails de cette transaction et promet une enquête sérieuse sur l’affaire.

Selon une autre source de Alakhbar, le gouvernement libyen n’avait plus de temps à perdre après que le Liban commençait à manifester son intérêt sur le dossier Al-Senoussi. Le ministre libanais des affaires étrangères, Adnane Mansour a effectué du 2 au 4 septembre une visite officielle en Mauritanie. L’ojet de la visite était Al-Senoussi, selon des médias libanais. Beyrouth accuse Al-Senoussi d’être impliqué dans la disparition forcée en Libye en 1978 de Moussa al-Sadr, l’imam chiite qui a inspiré la création du Hezbollah libanais.

La Libye a alors dépêché à Nouakchott une forte délégation composée du chef d’Etat-major de l’Armée libyenne, Youssouf El-Mangouch, du ministre des Finances, Hassan Mokhtar Zaghlan, de celui de la Justice, Ali Hmeida Ashour Chaban et du porte-parole du gouvernement libyen, Nasser El-Manaa. La délégation est restée quatre jours en Mauritanie et a rencontré cinq fois le chef d’État Major de l’armée mauritanienne, le Général de division Mohamed Cheikh ould Ghazwani, ajoute la source.

Al-Senoussi a été arrêté le 16 mars dernier à l’aéroport de Nouakchott. Il était en provenance de Casablanca en possession d’un vrai faux passeport malien. Il a été placé le 20 mai sous mandat de dépôt à la prison civile de Dar Naïm, après être inculpé d’entrée illégale en Mauritanie.

Source: Al Akhbar

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