Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Messaoud optimiste sur son initiative et critique la position d’Aziz.

altAu cours d’une conférence de presse de la Convergence pour une Alternance Démocratique (CAP) pour le passage de sa présidence à Abdesselam Ould Horma, président du parti Sawab, le Président de l’Assemblée Nationale Messaoud Ould Boulkhair a exprimé son optimisme sur l’issue de son initiative comme voie qui permettrait la sortie de la crise politique dans laquelle se trouve le pays et a déclaré que : « le Président Ould Abdel Aziz est comme une boîte fermée, tantôt il répond avec souplesse et tantôt il réagit avec force. » Le Président Messaoud a ajouté son initiative a obtenu l’approbation de tous les Mauritaniens y compris la société civile et quelques partis de la majorité et a confirmé qu’il tiendra une conférence de presse pour parler de cette initiative la semaine prochaine. La CAP qui se compose de trois partis politiques (APP, El Wiam et Sawab) est entrée dans un dialogue en 2011 avec le pouvoir qui a abouti à un certain nombre de résultats que le gouvernement tarde à appliquer globalement.

Au cours de cette manifestation, le Président Boidiel Ould Houmoid a passé le témoin de la présidence de la Convergence au docteur Abdesselam Ould Horma. Aussi un document a été distribué dans lequel la CAP demande au Président Ould Abdel Aziz d’intervenir personnellement pour la promotion de la paix avec la classe politique. La Convergence rappelle la nécessité de l’application des résultats du dialogue et la prise en compte des opinions de tous les courants politiques.

La CAP a critiqué la situation économique du pays à travers des chiffres des taux du chômage, la léthargie des systèmes de l’éducation et de la santé, la prolifération de la gabegie, de la corruption, du clientélisme, du régionalisme et du népotisme dans tous les départements de l’Etat, le profit d’un petit groupe de proches des cercles du pouvoir dans une surdité totale du gouvernement aux problèmes quotidiens des populations. Dans le même ordre d’idées, la CAP a appelé à la création d’un climat économique serein dans lequel les critères scientifiques sont pris en compte. Selon elle, les derniers chiffres avancés par le Président à Atar dans son fameux show « rencontre avec le peuple » n’est que de la poudre aux yeux, car la pauvreté s’amplifie de jour en jour, le chômage continue à ravager des franges importantes de la population notamment les jeunes et les diplômés, l’exclusion se propage, la faiblesse du pouvoir d’achat et la folle flambée des prix sont autant d’indicateurs éloquents qui prouvent que le pays est dans une situation catastrophique. La CAP a réitéré son attachement à l’initiative de Messaoud Ould Boulkhair qu’elle considère comme la seule issue susceptible de sortir le pays de la crise et a appelé la majorité et l’opposition à faire valoir la raison pour éviter au pays les affres des dérapages dangereux sur la base de litige politique stérile. La CAP a aussi critiqué la campagne politique prématurée entreprise par les ministres du système qui est, selon elle, contraire à l’esprit de l’accord convenu entre les dialoguistes d’octobre 2011. La CAP a assuré qu’il est impossible d’organiser des élections en dehors d’un consensus national sur la base des accords issus du dernier dialogue politique dont l’application permet la sortie de crise et prépare à une alternance pacifique au pouvoir.

Enfin, la CAP a indiqué que la nonchalance du pouvoir dans l’application des clauses de ce dialogue est à l’origine de la situation de blocage politique et de la détérioration économique que connaît le pays.

Source: Le calame

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Les ordres d’Ould M’Bareck royalement ignorés .

altDes sources bien informées on apprend que les ordres donnés, mardi dernier, par le ministre du développement rural, en l’occurrence monsieur Ould M’Bareck pour que cesse l’exploitation d’une superficie de plus 400 hectares qui porte préjudice à huit villages du Trarza, ont été royalement ignorés par les mystérieux exploitants dont un qatari qui n’a jamais mis pied dans la région.

A peine le ministre a-t-il quitté la ville de Rosso, voilà en effet que le sous-préfet et le commissaire de Tekane seraient venus signifier d’une manière à peine voilée que l’exploitation de plus de 400 hectares qui ne cesse d’inonder les localités de Lemhariya ; Awleigue ; Madina N’Diaye,Yawlane ; Mechra Sayeh …va continuer quoique cela puisse coûter.

A l’heure où ces lignes sont écrites, nos sources affirment que les villageois sont au comble du désespoir face aux exploitants sans cœur qui non seulement auraient ouvert un bras du fleuve au point d’inonder continuellement les localités précitées mais aussi auraient annexé la seule piste praticable de la zone produisant au passage un effet d’enclavement sans précédent.

Source: Al Akhbar

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Mauritanie: Le geste de Biram est rentré définitivement dans l’histoire (AJD/MR)

altMalgré toute la polémique provoquée par l’autodafé, force est de constater que le geste de Biram est rentré définitivement dans l’histoire, a déclaré le président de l’Alliance pour la justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR).

Biram, président de IRA-Mauritanie a été arrêté le 28 Avril à Nouakchott après qu’il a incinéré des ouvrages du rite Malikite qui encouragent, selon lui, l’esclavage en Mauritanie. Il bénéficie depuis le 3 septembre d’une liberté provisoire.

IRA a effectivement produit par son acte inédit une onde de choc qui a heurté les mentalités et écorché durablement le conservatisme de certains ulémas encore prompts à justifier l’esclavage, selon le compte rendu de la rencontre Ibrahima Moctar Sarr/Biram, qui demande aux autorités judiciaires de libérer totalement les activistes de l’IRA.

Le Président de IRA a lui souligné que son acte était avant tout pédagogique et visait a revisiter certaines doctrines obscurantistes ayant travesti l’humanisme et la dynamique égalitaire engendrés par l’islam.

Biram a dit sa surprise de n’avoir jamais été interrogé pendant son incarcération sur l’incinération de livres malékites, principal motif de son inculpation pour apostasie, un délit passible de la peine de mort. Apparemment, c’est plutôt sa stratégie visant à unifier le combat des opprimés qui serait à l’origine de ses multiples déboires, ajoute le compte rendu.

Pour le leader de l’AJD/MR, l’enjeu majeur en Mauritanie est le règlement du problème de la cohabitation intercommunautaire. L’esclavage, les inégalités sociales, le génocide et la déportation des négro-mauritaniens, pour ne citer que ces maux, ne sont que les corollaires du refus obstiné par les tenants du système d’aller vers une résolution consensuelle de la question nationale. Il prévient qu’un cadre politique qui occulte la cohabitation exclut de facto toute collaboration avec l’AJD/MR.

Source: Al Akhbar

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Tripoli verse 1 225 000 000 Euros à la Mauritanie en échange de Al-Senoussi

altUn parlementaire libyen a confié à Alakhbar que l’extradition de Al-Senoussi vers la Libye est survenue après que Tripoli a levé l’interdiction sur d’importantes sommes qui étaient approuvées par Kadhafi en faveur de la Mauritanie. A cela s’ajoute une grosse enveloppe financière au profit de la Présidence et du gouvernent mauritaniens.
Ces sommes approuvées sont estimés à un milliard d’Euros dont 500 millions euros devraient être décaissées dans le cadre de la table ronde de Bruxelles sur la Mauritanie, selon le parlementaire.

Et l’enveloppe financière concerne 200 millions d’Euros destinés au gouvernement mauritanien et 25 millions d’Euros alloués à la Présidence de la République mauritanienne.

Le parlementaire ajoute que le gouvernement libyen sera bienôt interpelé sur les moindres détails de cette transaction et promet une enquête sérieuse sur l’affaire.

Selon une autre source de Alakhbar, le gouvernement libyen n’avait plus de temps à perdre après que le Liban commençait à manifester son intérêt sur le dossier Al-Senoussi. Le ministre libanais des affaires étrangères, Adnane Mansour a effectué du 2 au 4 septembre une visite officielle en Mauritanie. L’ojet de la visite était Al-Senoussi, selon des médias libanais. Beyrouth accuse Al-Senoussi d’être impliqué dans la disparition forcée en Libye en 1978 de Moussa al-Sadr, l’imam chiite qui a inspiré la création du Hezbollah libanais.

La Libye a alors dépêché à Nouakchott une forte délégation composée du chef d’Etat-major de l’Armée libyenne, Youssouf El-Mangouch, du ministre des Finances, Hassan Mokhtar Zaghlan, de celui de la Justice, Ali Hmeida Ashour Chaban et du porte-parole du gouvernement libyen, Nasser El-Manaa. La délégation est restée quatre jours en Mauritanie et a rencontré cinq fois le chef d’État Major de l’armée mauritanienne, le Général de division Mohamed Cheikh ould Ghazwani, ajoute la source.

Al-Senoussi a été arrêté le 16 mars dernier à l’aéroport de Nouakchott. Il était en provenance de Casablanca en possession d’un vrai faux passeport malien. Il a été placé le 20 mai sous mandat de dépôt à la prison civile de Dar Naïm, après être inculpé d’entrée illégale en Mauritanie.

Source: Al Akhbar

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La double appartenance de la Mauritanie : Un héritage galvaudé

alt«La Mauritanie assume, fièrement, sa double appartenance au Maghreb arabe et à l’Afrique de l’Ouest», déclarait notre ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Hamadi Ould Hamadi, dans une allocution prononcée devant le 9ème sommet de la Fondation Sullivan, tenu à Malabo (Guinée équatoriale), le 20 août dernier.
Rappelant l’éminent «rôle que joue la Mauritanie, dans le rayonnement de la civilisation musulmane sur le continent», le patron de notre diplomatie a insisté sur le caractère « multiethnique et multiculturel de la Mauritanie, avec les communautés arabe, peule, soninké et wolof qui ont toujours vécu en parfaite harmonie, nourrissant les mêmes sentiments que les autres peuples d’Afrique noire auxquels elle est, profondément, attachée et avec lesquels elle est unie, par d’intenses liens de solidarité réciproque». Une féconde réalité sociologique, humaine et culturelle qui se traduit par «un attachement mutuel ». Illustration avec ces « lettrés qui ont porté le flambeau du rayonnement de la civilisation musulmane jusqu’aux contrées les plus éloignées du continent Noir et dont une importante diaspora est présente, précisément, dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Des compatriotes qui apportent une importante contribution, de la plus honnête manière, à l’activité économique de leur pays d’accueil », a ajouté Hamadi Ould Hamadi.
Au plan sous-régional, le ministre a insisté sur la double appartenance de la Mauritanie au Maghreb et à l’Afrique de l’Ouest, grâce à sa position « charnière », permettant de servir de « courroie de transmission et passerelle continentale, entre le nord et le sud du Sahara. Une réalité incontournable et une chance, offerte par cette situation géographique qui lui permet « de jouer un rôle positif, dans le rapprochement entre ces deux espaces, aussi bien dans la vie politique du continent que dans le cadre du fonctionnement de ses différentes organisations ».
Abordant l’appui historique de la Mauritanie aux différents mouvements de libération en Afrique, le ministre a ajouté : « chacun sait, en effet, le soutien actif que nous avons apporté, dès l’aube de notre indépendance, à la lutte de libération dans les anciennes colonies portugaises, jusqu’à l’indépendance du Mozambique, de l’Angola, de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert, comme nous avons soutenu, énergiquement, la lutte contre le régime raciste de Ian Smith, en Rhodésie du Sud, et le régime d’apartheid, en Afrique du Sud ». En conclusion, Ould Hamadi a exprimé « le sentiment de sympathie, d’estime et de considération que nourrissent les Mauritaniens, à l’endroit de la diaspora africaine en Amérique et de ses élites politiques ».

Au-delà des belles paroles

Au-delà des déclarations « sucrées » et des belles envolées lyriques, les propos du patron de la diplomatie mauritanienne seront-ils l’occasion d’un véritable débat, sur ce que doit être le rôle de la Mauritanie qui a, trop souvent, manqué des rendez-vous importants qui lui auraient permis de donner un contenu, concret, à ses réalités géographique, historique, culturelle et humaine, pas toujours assumées ? Illustration de cette absence de vision, devenue véritable cécité politique et diplomatique, avec, en 1999, le retrait de la Communauté des Etats DE l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), organe politique d’une sous-région où notre pays est naturellement ancré, au plan géographique, humain et culturel. Une décision qui équivalait à un refus d’assumer une double appartenance qui constitue, pourtant, une chance inestimable.
La Mauritanie a-t-elle beaucoup gagné à son attachement exclusif à l’Union du Maghreb Arabe (UMA), plombée par le conflit, bientôt quarantenaire, du Sahara occidental, et réduite au rang de coquille vide, par l’interminable querelle de leadership entre l’Algérie et le Maroc ? On en doute tous mais on en est toujours là, pourtant.
Autre élément de nature à accentuer le décalage entre le discours du ministre et la réalité, le peu d’importance politique, économique et humaine accordée, à la diaspora mauritanienne en Afrique et ailleurs, par les différents pouvoirs ayant régné, à Nouakchott, ces dernières années. Ces compatriotes de l’extérieur, vivant, parfois, dans des conditions difficiles exigeant un sacrifice de tous les instants, contribuent, pourtant et grandement, à l’équilibre économique et social et, partant, à la stabilité politique de la Mère-patrie, grâce à de copieux transferts de fonds à leurs familles, dans un environnement caractérisé par une forte prévalence de la pauvreté.
Dans les pays voisins – Sénégal, Maroc, Mali et Algérie – l’enveloppe totale de la manne financière provenant des transferts de leurs immigrés est connue. Au Sénégal, le flux annuel est proche de 600 milliards de francs CFA, c’est-à-dire à peu près l’équivalent du budget de la Mauritanie. Ce montant est supérieur à l’ensemble de l’Aide Publique au Développement (APD) allouée à notre voisin du Sud. La Mauritanie, quant à elle, n’a jamais encore entrepris le moindre travail pour établir, avec précision, le montant des apports financiers, au pays, des membres de sa diaspora. Il est urgent, pour nos autorités, de s’intéresser un peu plus à celle-ci et à son organisation, pour mieux tirer profit des différentes opportunités offertes, par la présence de nos compatriotes un peu partout dans le monde. Puisse le discours du ministre des Affaires étrangères, dont la pertinence théorique est incontestable, constituer un déclic dans cette direction !
Amadou Seck

Source: Le calame

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