Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Les véritables raisons du déplacement de Macky Sall en Mauritanie

altUne visite qui vient à point nommé, c’est bien celle du chef de l’Etat Sénégalais en Mauritanie. Car, c’est révéler un secret de polichinelle que de dire que nos relations de bon voisinage ont, au cours de ces dernières années, pris du plomb dans l’aile, notamment avec ce qu’il est convenu d’appeler le “cas des pêcheurs Guet Ndariens et les gardes côtes Mauritaniens”.

En clair, le Président Sénégalais a jugé impérieux de faire le déplacement chez nos parents Mauritaniens. Ce, dans un souci permanent de remettre de l’ordre dans les relations entre les deux pays.

Dakar Actu est en mesure de révéler que Macky Sall entend faire acte de la disposition du Sénégal à mettre fin aux différends bilatéraux dans un cadre approprié. Pour ceux qui l’ignorent encore, il a été maintes fois noté des frictions entre les pêcheurs Sénégalais et les gardes-côtes Mauritaniens.

Ce séjour de Macky Sall en République Islamique de Mauritanie aura été également une opportunité pour le chef de l’Etat sénégalais de proposer un chapelet de solutions sur les relations souvent tendues entre les acteurs de la pêche et la surveillance côtière de Mauritanie. Non sans rassurer le Président Aziz de sa “ferme volonté d’exhorter les pêcheurs Sénégalais au respect des lois Mauritaniennes” selon nos sources. Aussi, Macky Sall demandera t-il à son homologue de la République sœur de Mauritanie de faciliter le renouvellement des fameuses licences de pêche, objet des frictions constamment notées. Ce qui s’annonce comme un bol d’oxygène, particulièrement pour les acteurs du secteur maritime. En outre, il s’agira pour les deux Présidents de débattre sur l’actualité, notamment dans la sous-région. Aussi, Macky Sall saisira l’opportunité à lui offerte pour que la Mauritanie fournisse du gaz,entre autres produits énergétiques au Sénégal.

Source: Dakaractu

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La révolution en Egypte est-elle finie ?

altLe Caire. A chaque voyage en Egypte, depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, une atmosphère de pessimisme règne parmi les révolutionnaires qui ont contribué à cet événement historique. A chaque voyage, tel ou tel interlocuteur m’explique que l’ancien régime va revenir ou que le nouveau sera pire que l’ancien. En juin 2012, alors que l’on attendait dans la fièvre la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle, beaucoup étaient convaincus que le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) n’accepterait pas la victoire de Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans et que, même si ce dernier était proclamé vainqueur, il serait « encadré » par les militaires, sans marge de manœuvre.

Il est important de comprendre ce qui s’est passé durant ces jours étouffants du mois de juin. Dès le soir du second tour, il était clair que Morsi avait gagné. Si la proclamation des résultats a été repoussée, c’est que le CSFA a hésité : pouvait-il, malgré tout, proclamer vainqueur Ahmed Chafik le candidat qu’il avait soutenu de toutes ses forces ? S’il ne l’a pas fait, ce n’est pas parce qu’il ne le voulait pas, mais parce qu’il ne le pouvait pas : une telle décision aurait entrainé des conséquences incalculables et sans doute une nouvelle insurrection populaire. Le CSFA prenait ainsi acte du fait qu’aucun retour en arrière ne serait accepté par le peuple égyptien.

Nombre de révolutionnaires n’ont pas mesuré ce que cette décision signifiait : que le pouvoir militaire était en réalité beaucoup plus faible qu’ils ne le croyaient. Que, malgré toutes ses manœuvres et aussi la répression continue de nombre de mouvements de contestation durant près de 18 mois – avec arrestations arbitraires, jugements de civils devant des tribunaux militaires, torture, etc. – l’ère du CSFA s’achevait.

Sans doute aurions-nous dû le comprendre à ce moment et mesurer que le CSFA serait impuissant face à un président élu démocratiquement par le suffrage universel. Ce qui s’est passé le 12 août (la mise à l’écart du maréchal Tantaoui) n’est, finalement, que la traduction de ce nouveau rapport de forces.

Ainsi, un des principaux objectifs des révolutionnaires après la chute de Moubarak – « que tombe le régime des militaires » – a été obtenu, ce qui ne signifie pas que l’armée ne jouera plus aucun rôle dans la vie politique, mais qu’elle sera en seconde ligne. Si nombre de révolutionnaires sous-estiment ce résultat, c’est qu’ils ont peut-être une vision trop simple de la révolution : les deux semaines qui ont vu le peuple égyptien se soulever au début de 2011, un mouvement qui a soulevé l’admiration du monde, par sa détermination et par son côté pacifique, ont créé l’illusion que le changement radical était facile, que l’Egypte pouvait se transformer très vite. Et donc, que si elle ne changeait pas immédiatement, c’était que la contre-révolution l’emportait.

Mais changer l’Egypte, instaurer un régime démocratique stable, rénover les structures de l’Etat, impulser le développement économique, assurer la justice sociale, demande du temps, des efforts, des luttes continues. Pour prendre une comparaison qui n’est évidemment pas totalement pertinente, les objectifs de la Révolution française de 1789 ont mis un siècle avant de se traduire par une République stable et démocratique (et encore avec beaucoup d’insuffisances). Un parallèle plus proche est celui que l’on peut dresser avec la chute des dictatures en Amérique latine : des régimes démocratiques se sont petit à petit mis en place, mais il a fallu encore dix ou vingt ans pour que des mouvements populaires instaurent des politiques plus favorables aux couches les plus pauvres.

La mise à l’écart du CSFA ne marque pas la fin de la révolution. Et l’élection du nouveau président issu des Frères musulmans soulève des craintes et des inquiétudes, en partie justifiées : se dirige-t-on vers une « frérisation » (ikhwaniyya) de l’Etat ? Seule force vraiment organisée, les Frères musulmans exercent pour la première fois le pouvoir en Egypte et l’organisation, à la fois par sa structure et par son idéologie, peut être tentée par une politique d’hégémonie. Mais en a-t-elle les moyens ? J’en doute.

D’abord, elle ne dispose d’aucun projet pour le pays : son projet économique s’inscrit dans le cadre du libéralisme économique que l’ancien pouvoir a tenté d’imposer ; son projet de politique étrangère s’inscrit aussi dans la continuité, même si le président Morsi a pu prendre certaines initiatives positives, comme ses voyages à Téhéran ou à Pékin. Mais est-il prêt à imposer une politique étrangère indépendante des Etats-Unis et des pays du Golfe ? Une stratégie plus active sur la question palestinienne ?

Or aucune force politique ne peut imposer son hégémonie sur l’Etat si elle ne dispose pas d’un projet clair. « L’islam est la solution », ont proclamé les Frères durant des décennies ; mais maintenant leur gouvernement doit montrer au peuple égyptien comment ce slogan peut se traduire dans le domaine économique ou social, et les Frères ne savent pas comment s’y prendre. Ainsi, les mêmes (les Frères musulmans et les salafistes) qui expliquaient qu’un accord avec le Fonds monétaire international était incompatible avec l’islam, expliquent le contraire aujourd’hui. Ceux qui dénonçaient l’accord avec Israël l’entérinent.

Par ailleurs, qui peut penser que le peuple égyptien qui s’est révolté contre Moubarak accepterait un régime similaire dans lequel les Frères musulmans se substitueraient au Parti national démocratique de l’ancien président ?

Je ne fais d’ailleurs pas de procès d’intention aux Frères musulmans. Ils sont une force politique importante de ce pays et ils sont une partie de la solution aux problèmes de l’Egypte : on ne peut bâtir une démocratie en les excluant comme l’a montré l’expérience des années Sadate et Moubarak. Les intégrer au jeu politique est indispensable. Il faut reconnaître qu’ils ont gagné les élections et il faut tenter, par le dialogue et par la lutte politique, de faire en sorte qu’ils s’impliquent dans la construction de cet ordre démocratique dont l’Egypte a besoin, mais qui n’est qu’un des aspects de la reconstruction du pays.

Le combat politique ne s’arrêtera ni demain ni après-demain. Mais il faut aussi être capable de le mener sur le meilleur terrain, qui n’est pas celui de la religion. La création d’un grand front uni de la droite et de la gauche contre les Frères ne peut que favoriser l’approfondissement d’une ligne de fracture sur la question de l’islam. Le peuple égyptien s’est révolté contre un régime autoritaire, contre la corruption et la pauvreté ; la jeunesse a été un élément essentiel des mobilisations. C’est sur l’ensemble de ces terrains que les révolutionnaires peuvent faire preuve d’imagination : en proposant des politiques de démocratisation de la vie du pays, des transformations économiques et sociales, en défendant en priorité les plus défavorisés ; c’est à ces conditions que pourront transformer profondément les structures sociales du pays, à l’image de ce qui se passe dans certains pays d’Amérique latine. La jeunesse, garçons et filles, qui représente la majorité de la population mais qui reste encore largement marginalisée dans toutes les structures politiques (y compris celles de la gauche), et dans les institutions (de l’administration aux médias), pourrait y contribuer de manière décisive : la relève des générations est une nécessité historique.

Alain Gresh

Le monde diplomatique

 

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Mauritanie: Les oulémas appellent au boycott de Google et Twitter

altLa ligue des oulémas mauritaniens appelle au boycott de Google, Twitter et des autres moteurs de recherche ou réseaux sociaux sur Internet jusqu’à ce qu’ils arrêtent de diffuser des séquences du film ” Innocence of Muslims”.

 

Dans une déclaration parvenue à Alakhbar, le secrétaire général de la ligue, Hamden Ould Tah, a vivement critiqué ce film qu’il a qualifié “d’offense à la conscience de tous les musulmans”.

 Il a ajouté que “le filme ne  reflète pas le personnage du prophète Mohamed paix et salut sur lui. Ce film honteux témoigne plutôt de l’imagination perverse de son réalisateur américain”.

Ould Tah  a par ailleurs estimé  qu’“il est du devoir du gouvernement américain d’arrêter et de  traduire en justice les auteurs du film: ces haineux, ces  inconscients  qui portent atteinte aux valeurs sacrées de l’Islam“.

 

Source: Al Akhbar

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La Mauritanie et le Sénégal ont une continuité ethnique et territoriale (Abderrahmane Guaïdé

altLa Mauritanie et le Sénégal ont une continuité ethnique et territoriale, selon Abderrahmane Guaïdé, chercheur et enseignant mauritanien à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)..

Guaïdé était l’invité de la RTS (radio télévision sénégalaise) pour commenter la visite du président sénégalais en Mauritanie. Macky Sall est arrivé ce dimanche à Nouakchott pour une visite officielle de vingt-quatre heures.

Les deux pays, a ajouté Guaïdé, partagent la même histoire le même espace; et la ville de Saint-Louis joue un rôle de liaison entre les deux peuples, précisant que les deux nations ne sont pas condamnées à vivre ensemble, mais vivent effectivement ensemble.

Et pour Abderrahmane Guaïdé, la démarche diplomatique de Macky Sall fait penser que l’avenir des relations entre les pays de la sous-région notamment avec la Mauritanie sera plus serein. Il propose toutefois le renforcement de l’écoute à la demande sociale des deux rives.

Source: Al Akhbar

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SÉNÉGAL: LES AVOCATS D’HISSÈNE HABRÉ CONTRE LE TRIBUNAL SPÉCIAL

altLes avocats de l’ancien président tchadien Hissène Habré veulent torpiller le processus de création d’un Tribunal spécial chargé de juger leur client. Depuis la signature le 22 août 2012 de l’accord signé entre le Sénégal et l’Union africaine (Ua) pour créer un tribunal spécial permettant de mener l’instruction et de juger l‘ancien président  tchadien Hissène Habré au Sénégal, ses avocats contestent l’existence dudit  Tribunal spécial et s’opposent  à la tenue d’un éventuel procès concertant Hissène Habré. Avocat français de Hissène Habré, Me François Serres a estimé qu’: «Il n’y aura pas de procès !». Il s’exprimait ainsi le 4 septembre 2012 à Paris, en France. Aucune copie du texte n’ayant été rendue publique, Me François Serres considère cet accord «comme un acte inexistant et s’il existait, un acte parfaitement irrégulier». Il entend, le cas échéant, contester l’autorité juridique des deux signataires de cet accord  «au regard du droit international public et du droit constitutionnel».

Soupçons contre le président Macky Sall

Me François Serres et des confrères sénégalais travaillent sur une stratégie visant  à éviter la tenue d’un procès. Cet avocat, qui entend mettre en cause les arguments de l’accusation sur le fond et sur la forme,  doute de la volonté du Président sénégalais Macky Sall à jouer franc jeu : «Je m’étonne de son empressement à prendre cette affaire comme une priorité au lendemain de son élection, comme s’il avait une dette auprès d’un certain nombre de bailleurs de fonds internationaux», a dit Me François Serres. Rédigé  après plusieurs journées de réflexion entre des experts de l’Union africaine et des juristes sénégalais, cet accord précise  les procédures et les modalités pour organiser le procès  et prévoit la création  de quatre chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises pour  juger Hissène Habré pour des  «crimes internationaux commis au Tchad durant la période 1982-1990».

Ces chambres ont compétence pour les crimes de génocide,  les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et la torture. Chaque chambre sera composée de magistrat africains, de juges sénégalais et d’un représentant de l’Union africaine. Hissène Habré est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Au cours de ses huit années de Présidence, l’ancien président tchadien exilé au Sénégal depuis décembre 1990 se serait rendu coupable de massacres, d’assassinats politiques et d’actes de torture. Selon des sources, le nombre de ses  victimes s’élève à 40 000 morts et 20 000 disparus. Avec la signature de l’accord qui marque une évolution  dans le dossier relatif aux plaintes des  familles des victimes d’Hissène Habré, l’Union africaine avait estimé que «le principe de lutte contre l’impunité (…) prend désormais forme».

Solution africaine

La Ministre sénégalaise de la Justice Aminata Touré avait déclaré qu’«Il n’y a plus aucun obstacle aujourd’hui pour commencer l’instruction».  Selon des sources, le Sénégal va débuter la phase d’instruction d’ici la fin de l’année 2012. Le financement du procès est  évalué à 8,6 millions d’euros. L’heure est  au recrutement magistrats et autres personnels de cette juridiction spéciale. Un défi pour l’Ua qui a régulièrement dénoncé l’instrumentalisation de la Cour pénale internationale (Cpi) et souhaité la mise sur pied d’une juridiction pénale africaine pour juger les dirigeants africains en terre africaine ! La nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine (Ua), la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma,  s’était déjà publiquement exprimée le 1er août dernier pour remettre en cause l’application du mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale (Cpi) contre le président soudanais Omar el-Béchir.

Elle estimait qu’«Il est important de faire la paix au Soudan, surtout au Darfour. Le président el-Béchir doit participer à ça (…) C’est plus important  de faire la paix au Soudan que de se précipiter pour l’arrêter», avait déclaré Mme Dlamani-Zuma devant plusieurs anciens chefs d’État africains : «Il serait néfaste d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide, car il doit être associé au processus de paix dans son pays», avait- elle ajouté. Nkosazana Dlamini-Zuma avait ainsi  réaffirmé la position officielle de l’Ua qui avait indiqué en 2009 qu’elle ne respecterait pas le mandat d’arrêt de la Cpi contre Omar el-Béchir. L’Ua avait même demandé la suspension de ce mandat d’arrêt aux Nations unies. Le président soudanais est accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis à l’encontre des populations du Darfour : «Ça n’est peut-être pas facile, mais nous devons (…) toujours trouver des solutions à nos conflits, Si nous n’en trouvons pas, qui le fera?» avait plaidé Nkosazana Dlamini-Zuma.

Source: Seneweb

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