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Nord du Mali: Le MUJAO rejette toute négociation avec Bamako
Le mouvement salafiste MUJAO a vivement rejeté la proposition “mensongère” du président malien pour une négociation, brandissant “le jihad” contre le gouvernement malien et “les armées mécréantes”, selon un communiqué parvenu à Alakhbar.
Le mouvement a appelé “les musulmans au Mali et dans la région” à la mobilisation en perspectif de “la confrontation qui s’annonce avec la France et les armées mécréantes”, selon le communiqué signé par le chef du conseil de la Choura du mouvement, Abu Walid Sahraoui.
Les manouvres menées par la France au niveau du Conseil de Sécurité “pour soutenir l’action militaire au nord du Mali” ne représente qu’une “étape de la croisade contre l’Islam et la Charia”, selon le communiqué.
Pour le Mujao, la France symbolise le retour de la guerre des croisades et la haine contre l’Islam. «Elle a déjà porté atteinte à notre prophète à travers ses médias soumis au contrôle du Vatican».
«François Hollande, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, se lance dans une guerre contre l’islam au nord Mali. Il poursuit de ce fait l’œuvre de George Bush qui, prétendant combattre l’extrémisme, a envahi l’Afghanistan, l’Irak et le Yémen».
Selon le Mujao, «la France cherche à reprendre son histoire sombre de colonisation pour encore humilier les musulmans et exploiter nos sous-sols».
Ainsi, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest semble changer son langage de dialogue en celui de guerre. Les jihadistes avaient réitéré leur intention de dialoguer avec Bamako par le canal du Haut Conseil Islamique malien. Ainsi Omar Ould Hamaha, présenté comme chef d’état major général du Mujao, annonçait sur la radio privée malienne Radio Nièta que «c’est par le canal du Haut Conseil Islamique qu’on peut dialoguer et négocier avec les autorités du Mali».
Gouvernement d’union nationale: Messaoud toujours en piste
Messaoud Ould Boulkheïr, leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP) et président de l’Assemblée nationale, est revenu à la charge pour faire aboutir son initiative visant à instaurer un véritable dialogue en Mauritanie.
Au cours des derniers jours, l’opposant historique qui ménage le pouvoir actuel, «dans l’intérêt d’un pays en proie à une crise multidimensionnelle», a rencontré toute la classe politique (majorité et opposition), les organisations de la société civile, les centrales syndicales, les organisations patronales et personnalités indépendantes. Un véritable marathon, mené pied au plancher, dont l’objectif est l’organisation d’assises réunissant toutes les forces vives de la Nation. Un forum inclusif qui dégage un fort parfum de conférence nationale, sur le modèle africain du début des années 90. Un exercice dont la source historique fut la déclaration du sommet France/Afrique de La Baule, en mai 1990, au cours duquel le président français de l’époque, François Mitterrand, signifia clairement à ses hôtes que la coopération avec les pays du continent Noir serait, désormais, conditionnée par un engagement dans le multipartisme, point de départ d’une ère de «démocratisation» à pas forcés.
Ce dialogue inclusif, dans un pays en crise, doit aborder tous les problèmes de la Mauritanie, selon Ladji Traoré, secrétaire général de l’APP. Pour lui, il est surtout question d’unité nationale. Des questions liées à la sécurité, dans un contexte sous-régional troublé par le terrorisme à visage islamiste. Une réalité basique dont la manifestation la plus cruelle « est l’occupation du Nord-Mali, frontalier de la Mauritanie sur plus de mille kilomètres, par des groupuscules gravitant autour de la nébuleuse Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI)».
Pour un diagnostic de la situation réelle du pays
Ces assises, dont la date serait déterminée de manière consensuelle, devraient également porter sur «l’opération en cours d’enrôlement des populations, la gestion du processus électoral, de l’économie…». Une énumération loin d’être exhaustive. Au finish, une remise au goût du jour du vieux modèle des conférences nationales – peu importe le nom qui sera retenu car l’esprit est dans la proposition – qui aurait pour résultat d’établir l’état des lieux de la Nation. Un diagnostic sur la base duquel les forces mauritaniennes pourraient dégager un tableau de bord, des pistes de solutions et des balises, pour une sortie de crise et la guérison, à terme, de la grande malade.
A travers l’exercice préconisé, les Mauritaniens se donneraient-ils la chance d’aller bien au-delà des sempiternelles querelles politiciennes et de chapelles, pour discuter la lancinante question d’une difficile cohabitation communautaire et de l’exclusion d’une importante frange de la population ? Sur un autre plan, pourrait-on mettre sur le tapis le lien entre les militaires et le pouvoir, véritable frein à la démocratisation du pays ? Quid de l’impunité, pour les auteurs de graves crimes de sang ? Une équation qui ne saurait se résoudre par de simples indemnisations, sans que les responsabilités aient été formellement distinguées. Comme si l’on pouvait passer par pertes et profits la mort de plusieurs centaines d’hommes. Au total, un vaste programme, pour des assises encore incertaines, dans un pays ou la culture du dialogue reste encore très mal partagée.
Ce forum devrait déboucher sur la formation d’un gouvernement de large union nationale, intégrant toutes les forces politiques, des organisations représentatives de la société civile et des personnalités indépendantes. Avec mission de mettre en œuvre les décisions issues du nouveau dialogue national. Chimères ? Dans un climat politique encore marqué par de nombreux signes de crispation, l’aboutissement de l’initiative de Messaoud Ould Boulkheïr est, certes, loin d’être évident. Mais la persévérance de l’homme dans sa démarche, bien au-delà du forum de septembre-octobre 2011 – limité à une majorité consolidée et quatre partis de l’opposition – montre clairement qu’il bénéficie d’une approbation, au moins tacite, du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Amadou Seck.
Source: Le calame
Mauritanie: “Mutinerie tacite” à l’Aviation militaire (Presse)
Cinq sous-officiers de l’Aviation militaire mauritanienne ont refusé d’exécuter les ordres de leur hiérarchie avant de déposer des lettres de démission. Ils prtestent contre “la situation catastrophique” du secteur, indique ce mercredi l’hebdomadaire “Alakhbar Info”.
L’hebdomadaire Alakhbar Info, qui publie son premier numéro ce mercredi 10 octobre 2012, ajoute que les sous-officiers “rebelles” affirment que l’Aviation militaire mauritanienne “ne répond pas aux normes internationales de sécurité et ne dispose non plus d’appareils pour évaluer la qualité des carburants”.
Les jeunes officiers s’indignent également d'”une décision, en vue d’être prise, qui les privera de leur droit à la promotion”, selon le journal.
D’autres sources évoquées par l’hebdomadaire craignent cependant que “la proximité entre le commandant de l’Aviation militaire, Mohamed Ould Hreitani et le président mauritanien” n’empêche toute discussion pour remédier à cette “situation catastrophique”.
Source: Al Akhbar
Avec François Hollande, les jours de la Françafrique sont-ils comptés?
À l’occasion du XIVème Sommet mondial de la Francophonie, le président français fait ses premiers pas en Afrique. D’abord à Dakar, au Sénégal, à l’occasion d’une visite au Président récemment élu, Macky Sall, puis à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où le chef de l’État français rencontrera de nombreux présidents africains qui attendent de lui un changement fort dans la voie des relations entre la France et l’Afrique. Ainsi, les mots de François Hollande détermineront-ils la fin de la Françafrique ?La COD redescend dans la rue.
Le conseil des présidents de la Coordination de l’Opposition Démocratique a décidé au cours d’une réunion tenue lundi soir 8 septembre 2012 de redescendre dans la rue à la mi novembre prochaine.
Cette nouvelle rentrée commencera par une marche populaire et un meeting le mercredi 14 novembre 2012. Le conseil des présidents de la COD a validé au cours de sa rencontre l’agenda qu’il compte mettre en œuvre au cours de cette période. La déclaration officielle de ces activités sera faite au cours d’une conférence de presse que la COD compte organiser le 15 octobre prochain.
Selon la source qui a donné l’information, le temps qui sépare la marche populaire du démarrage des activités prévues par l’agenda validé de la COD servira à entreprendre de vastes campagnes de sensibilisations dans les différentes moughataa.
Refusant de donner aucun détail, la source affirme néanmoins que le prochain agenda de la COD fait prévaloir la surenchère afin de faire déguerpir ce pouvoir incompétent qui tient en otage le pays selon les propos du responsable de l’opposition qui rapporte l’information.
Source: Le calame



