Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Le 15 octobre Jour de “l’anéantissement” de Thomas Sankara

altLe monstrueux complot qui a emporté le président Thomas Sankara le 15 Octobre 1987 se dévoile progressivement à mesure que passent les années et que le temps fait son œuvre. On sait de plus en plus avec exactitude les mobiles, les exécutants et les commanditaires. Depuis deux ans maintenant, et soupçonnant les risques évidents de fuites sur les événements du 15 Octobre, le dernier cercle des inconditionnels de Blaise Compaoré a pris l’initiative de raconter le 15 Octobre à sa manière. Un cercle d’historiens du ” 15 Octobre ” favorables au président s’est même constitué et il est dirigé par un certain Marcel Kouraogo. Ce sont les historiens de la cour. Après les juges et les journalistes ” acquis “, voici les ” historiens acquis ” du régime Compaoré. La vérité sur les événements du 15 Octobre peut être cependant difficilement et durablement travestie. Tout simplement parce que pour réussir le 15 Octobre, il a fallu mobiliser soigneusement certes, mais assez largement quand même. Le temps faisant son œuvre, les frictions et les abandons en chemin occasionnent de temps en temps des ” oublis de soi ” et certaines choses apparaissent. Depuis le 20e anniversaire, on a fait un grand pas dans la connaissance des circonstances exactes et des conditions d’ ” anéantissement ” du président Thomas Sankara. Les témoins des conditions d’anéantissement du président ne sont plus nombreux. L'” épidémie ” de la mort a largement clairsemé les rangs. Surtout celui des exécutants. Aujourd’hui, de la vingtaine de personnes qui ont fait irruption au Conseil de l’entente, ce 15 Octobre à 16h20 mn environ, il n’en resterait plus que six (06). Les trois soldats qui avaient en charge la DCA, deux officiers, toujours en services et puis évidemment le député Hyacinthe Kafando. Des informations se précisent aussi sur le moyen utilisé. Il est maintenant admis que dès 10 heures de la journée, le dispositif était connu de nombre de soldats qui devaient participer à l’exécution du président. Thomas Sankara en a-t-il été avisé par les renseignements ? C’est possible. Puisque ce même jour, il aurait longuement reçu, l’étudiant Jonas Somé, un protégé de Blaise Compaoré, à qui il aurait tenu ces propos, au moment de se dire au revoir “…je considère que l’incident est clos. Dis-le à Blaise… “1. Thomas Sankara avait-il pensé que cela suffirait à rengainer le complot qui était déjà en exécution ? Peut-être pas. Mais il peut sembler qu’il s’est trompé sur l’heure de l’exécution du coup d’Etat. Même s’il le croyait probable, il le projetait pour certainement plus tard dans la nuit. C’est pourquoi, il s’était remis à travailler sur son projet qu’il devait exposer ce jour même à 20 heures. Espérant, qu’une fois cette réunion tenue, il n’y aurait plus de mobiles pour ses adversaires de passer à l’acte. L’analyse de Sankara n’avait sûrement pas pris en compte le degré d’hostilité dont il faisait l’objet dans la sous région. Ou encore pensait-il, simplement, que ce qui importait, c’était la cohésion du front intérieur. En réussissant à colmater le front intérieur, croyait-il, il ferait échec aux velléités extérieures. Seulement, les choses avaient pris une tournure irréversible.

Gilbert Diendéré avoue avoir dirrigé l’opération du 15 octobre 1987


En ce 21e anniversaire, on sait plus précisément que la mort du président Sankara n’était pas incidente, mais programmée dès le début de la préparation du complot qui était devenu irréversible dès le mois d’août 1987. En rendant visite aux étudiants réunis, en conférence annuelle de leur CDR à Pô, en début septembre, le président Thomas Sankara évoquait déjà, sa probable mise à l’écart. Il faisait allusion, en terme à peine voilée, à la tension qui avait prévalu à l’occasion de la célébration du 4 Août à Bobo-Dioulasso2. Pendant cette célébration, de folles rumeurs d’un projet d’assassinat du président avaient couru au point de gâcher la fête de la révolution.
Il y a donc suffisamment d’éléments documentés qui montrent la préméditation. La préparation minutieuse du coup d’Etat avec des implications extérieures très précises.
En fait, Blaise Compaoré voulait le pouvoir. Il s’y est préparé et il l’a pris quand il a jugé le moment opportun, avec cependant de grandes appréhensions. Gilbert Diendéré qui était l’officier de service au moment de la perpétration explique que ” la décision a été prise dans un climat général d’inquiétude proche de la panique “.
Quand Blaise Compaoré a été informé de la réussite du coup, il se serait d’abord effondré, puis se serait isolé pendant près d’une heure, avant de sortir faire face à la nouvelle réalité.
Un certain nombre d’enchaînements reste à éclaircir. Il a beaucoup été question de l’argent, notamment des sommes énormes qu’un certain soldat Ballora, aujourd’hui décédé, aurait transporté avec sa femme déguisée à l’occasion en une femme enceinte sur sa moto de Pô à Ouagadougou. Vers la fin de sa vie, le soldat Ballora était tombé en disgrâce. Il est mort dans la misère, comme tous ceux des soldats qui ont perpétré le coup du 15 Octobre 1987.
Il reste aussi à creuser un peu plus les implications libériennes. Les paroles de prince Johnson sont insuffisamment précises. Elles permettent simplement d’accréditer définitivement la thèse de l’implication étrangère.
Dans l’ensemble donc, la perpétration du 15 Octobre 1987 est assez bien connue dans son déroulement. Les implications sont aussi suffisamment claires et c’est peut-être pourquoi, il est difficile à Blaise Compaoré d’aller au delà de certaines contritions. La réhabilitation totale de Sankara par lui est difficile. Il lui faut s’accrocher à la thèse ” c’était lui ou moi ” pour anesthésier sa propre conscience.
Il reste que le 15 Octobre est un haut moment de l’histoire. Nous contemporains des événements, nous ne pouvons même pas nous imaginer la ferveur qui entourera cette date dans les années à venir. Chaque année, malgré les manifestations de diversion des partisans de Blaise Compaoré, ce sont des milliers de personnes qui se recueillent sur les tombes de Dag-nöen. Sur trois étrangers qui foulent le sol burkinabè, pour la première fois, au moins deux demandent à se rendre sur la tombe de Sankara. C’est indicatif de ce qu’il a pu représenter. Sankara, même mort, restera indéfiniment au service des Burkinabè.
On peut dire sans risque de se tromper que Blaise et Thomas, quand ils se sont rendus compte que leur différend était irrémédiable, ils se sont chacun préparés à réussir la séparation. Blaise Compaoré a bien préparé son coup. Thomas Sankara s’est bien préparé à l’immortalité. C’est à la postérité de juger.

1 Jonas Somé, étudiant en médecine et responsable des structures CDR de l’université avait tenus des propos forts désobligeants envers Thomas Sankara, à propos des reformes politiques qu’il préconisait. C’était au moment de la commémoration de l’anniversaire du Discours d’orientation politique (DOP), la bible de la révolution burkinabè. Jonas Somé, ancien PMKaliste a depuis rejoint l’armée dont il est aujourd’hui un officier supérieur.
2 Sous la révolution, la date du 4 Août, date de l’avènement de la révolution, était fêtée comme fête nationale.

Source : archives.evenement-bf.net

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‘’le temps de la Françafrique est révolu’’ (François Hollande)

altLe président de la République française, François Hollande, a déclaré vendredi à Dakar, que ‘’le temps de la Françafrique est révolu’’.
S’exprimant devant l’Assemblée nationale sénégalaise, il a indiqué que les figures qui l’incarnent comme les émissaires et les intermédiaires ‘’trouvent désormais portent close a la présidence de la République française’’.
L’expression ”Françafrique” est un terme utilisé pour qualifier l’action néo-coloniale prêtée à la France qui ferait de l’Afrique sa ”chasse gardée”.

Il a à cet égard souligné sa volonté de ”renouveler” la relation entre la France et le continent africain.
Le président français François Hollande a salué vendredi dans son discours devant les députés sénégalais, la présence massive des femmes à l’Assemblée nationale, reconnaissant que sur ce plan le Sénégal a fait mieux que la France.

”Quand je vois, sous mes yeux, le nombre de femmes comme représentantes du peuple sénégalais, un rapport qui a doublé par rapport aux dernières élections, ça m’inspire beaucoup de modestie parce qu’en France, nous ne sommes pas encore à votre niveau’’, a relevé François Hollande, rappelant tout de même “quelques progrès” dans son pays.

Source: Dakaractu

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Intervention au Mali : Alger opposée à Paris

altUne véritable course contre la montre a lieu entre Paris et Alger. Alors que la France cherche le soutien de l’ONU pour une intervention militaire au nord du Mali, l’Algérie tente de convaincre ses voisins qu’une issue politique est préférable pour le Mali. Le ministre algérien des Affaires africaines, Abdelkader Messahel a clôt ce mardi à Niamey, la capitale du Niger, une tournée sahélienne.

Que ce soit en Mauritanie ou au Mali, son discours fut le même à chaque étape : dialoguer pour trouver une solution à la crise malienne. Une manière pour Alger de prouver son implication dans le dossier malien et de contrôler les décisions prises à ce sujet. Dans un même temps, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Europe, Philip Gordon, a annoncé le soutien de Washington à Paris en cas d’une éventuelle intervention militaire au Sahel.

Alger, l’incontournable

La tournée du ministre algérien affiche clairement la position de l’Algérie de vouloir jouer un rôle important dans la résolution du conflit. Elle souhaite surtout ne pas être mise sur le banc de touche au moment même où la France s’active à l’ONU. La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a annoncé être prête à intervenir, d’autant plus que le Mouvement de libération national de l’Azawad (MNLA) a réaffirmé ses intentions de l’indépendance de ce territoire presque entièrement désertique situé dans le nord du Mali.

Une situation compliquée pour Alger qui, désormais, redouble d’efforts pour faire contrepoids face à l’activisme de la France et de la Cedeao. D’ailleurs, comme le rappelle RFI, Abdelkader Messahel n’a pas cherché à rencontrer le dirigeant de l’organisation ouest-africaine lors de sa tournée. Il était accompagné du patron des renseignements extérieurs, le général Lallali, qui s’est longuement entretenu avec des responsables militaires maliens.

Lors de cette tournée ouest-africaine, le discours d’Alger, bien connu depuis le début du conflit, n’apporte toutefois aucune solution concrète : « Il ne faut pas laisser le territoire à des armées étrangères qui risquent de commettre des exactions et d’exacerber les tensions communautaires », « Il faut privilégier la négociation, et une solution entre Maliens, voire éventuellement avec les pays voisins ». L’Algérie a de nouveau encouragé Bamako à discuter avec le MNLA et Ançar Dine et isoler Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest). Elle s’est dite prête à combattre les terroristes et les narcotrafiquants, sans, là encore, expliquer comment cette lutte serait menée.

Paris, la déterminée

La France, qui a déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, prépare, depuis au moins l’élection de François Hollande, une intervention au Mali. Le 16 juillet dernier à Alger, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est évertué à convaincre les Algériens afin qu’ils s’impliquent dans une solution militaire. Il a rappelé, vendredi à Malte lors d’une réunion en marge du sommet des 5+5 (Europe du Sud + Grand Maghreb), que « l’intervention doit être menée, organisée par la Cedeao et l’Union africaine&». « Il y a des pays qui peuvent être réticents, mais ils ne sont pas ceux qui vont au Conseil de sécurité faire obstacle puisque nul ne fera obstacle», a ajouté le chef de la diplomatie française dans une claire allusion à l’Algérie.

Paris dispose de sérieux atouts comparé à Alger. Pour l’heure, la Mauritanie a refusé de s’associer à une intervention militaire au Nord-Mali. Elle s’est donc rangée du côté d’Alger. Le Niger, pays voisin du Mali, hésite encore. Quant au Mali, le pays est énormément fragilisé par la crise et fait l’objet de fortes pressions de la part de la Cedeao et de la France. Soutenu par les Etats-Unis, la France n’attend plus que le feu vert de l’ONU. Et selon François Hollande, « toutes les conditions sont réunies pour qu’une résolution soit votée dans un délai raisonnable, c’est-à-dire bref ».

L’Algérie, un acteur de poids dans la région, a encore beaucoup à faire pour influencer les décisions de ses voisins.

 

Source: Afrik.com

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Réaction de Bâ Mamadou Alassane, président du PLEJ à l’éditorial (n° 851) d’Ahmed Ould Cheikh, directeur de publication du Calame

altDans votre éditorial en date du 25 septembre 2012, vous avez posé une très pertinente question : « Comment sortir de l’impasse politique actuelle où se débat notre pays ? » Or, l’ébauche de solutions que vous évoquez, je crois l’avoir largement développée et justifiée dans le document que vous avez eu l’amabilité de publier dans les colonnes de votre journal. Permettez-moi donc de vous y renvoyer.
Le gouvernement d’union nationale, selon les expériences vécues dans certains pays et même chez nous, avant les dernières présidentielles de 2009, n’est et ne peut pas être une solution durable et efficace. Provisoire, ce n’est qu’un simple analgésique, inapte à guérir définitivement le mal chronique dont notre pays souffre, depuis des décennies. Les gouvernements d’union nationale qui consistent à faire asseoir, au sein d’un même gouvernement, des ministres issus de partis différents ont, globalement, échoué. Ils ne peuvent être des panacées parce qu’ils enfantent discordes et crises.
Laisser Ould Abdel Aziz achever son mandat n’est pas, non plus, une solution, parce que la crise ne cesse de culminer sous son régime. Au nom du salut national, c’est sans délai qu’il doit partir. Organiser des élections apaisées n’est pas facile : vingt ans durant et à une exception près, elles ne se sont jamais déroulées dans une atmosphère paisible, sans contestation. Pire, elles ont même été, comme ailleurs, sources de graves tensions dans notre pays,
Reste, alors, la dernière solution que vous avez ébauchée : accorder les mêmes chances à tout le monde. C’est, justement, l’objet de mes 17 propositions adressées aux acteurs politiques mauritaniens. Elles vont vers une sortie de crise, une égalité de chances entre tous les Mauritaniens dans l’accès aux emplois, le partage du pouvoir et des richesses, en vue de construire une société de justice qui seule nous permettra de voir le bout du tunnel et sortir de l’impasse ; une société de justice, édifiée sur le socle des principes et valeurs de morale islamique contenues dans le Livre Saint auquel nous croyons tous, sans exception. Dans mon document, j’ai plus insisté sur la légitimité par consensus que sur celle par vote. Nous nous rejoignons encore sur ce point. Je crois donc que mes propositions constituent une réponse à vos préoccupations, aux préoccupations de tous les patriotes, à savoir : « comment sortir de l’immobilisme politique où notre pays est plongé, depuis quelques années ? »
Tandis que vous terminez votre édito par l’invite « Prions ! », j’invite, pour ma part, les Mauritaniens à la réflexion : c’est une autre forme de prière. Réfléchissons sur notre spécificité, sur nos grandes valeurs, sur ce qui nous unit, et exploitons mieux notre potentiel cognitif, au lieu de (re)copier les autres, sur les autres, un « modèle » importé qui nous divise. Halte donc aux séquelles des idéologies héritées de la colonisation que l’Occident continue à nous faire subir !
J’estime que notre pays a besoin d’un autre « coup de tonnerre » que celui figurant en manchette de votre journal. Mes 17 propositions que vous a intégralement publiées – soyez-en remercié, au passage – constituent ce coup de tonnerre. J’encourage votre journal à poursuivre sur cette lancée. Il en va de l’intérêt de notre pays.

Bâ Mamadou Alassane
président du PLEJ

 

Source: Le calame

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Nord du Mali: Le MUJAO rejette toute négociation avec Bamako

alt Le mouvement salafiste MUJAO a vivement rejeté la proposition “mensongère” du président malien pour une négociation, brandissant “le jihad” contre le gouvernement malien et “les armées mécréantes”, selon un communiqué parvenu à Alakhbar.

Le mouvement a appelé “les musulmans au Mali et dans la région” à la mobilisation en perspectif de “la confrontation qui s’annonce avec la France et les armées mécréantes”, selon le communiqué signé par le chef du conseil de la Choura du mouvement, Abu Walid Sahraoui.

Les manouvres menées par la France au niveau du Conseil de Sécurité “pour soutenir l’action militaire au nord du Mali” ne représente qu’une “étape de la croisade contre l’Islam et la Charia”, selon le communiqué.

 

«Nous n’avons pas à dialoguer avec Traoré et ses alliés que nous devons plus tôt combattre pour faire triompher l’islam». Le communiqué appelle aussi les mouvements jihadistes «basés au Mali ou dans les pays frontaliers à se mobiliser pour une confrontation imminente avec la France et les infidèles», affirme le mouvement.

Pour le Mujao, la France symbolise le retour de la guerre des croisades et la haine contre l’Islam. «Elle a déjà porté atteinte à notre prophète à travers ses médias soumis au contrôle du Vatican».

«François Hollande, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, se lance dans une guerre contre l’islam au nord Mali. Il poursuit de ce fait l’œuvre de George Bush qui, prétendant combattre l’extrémisme, a envahi l’Afghanistan, l’Irak et le Yémen».

Selon le Mujao, «la France cherche à reprendre son histoire sombre de colonisation pour encore humilier les musulmans et exploiter nos sous-sols».
Ainsi, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest semble changer son langage de dialogue en celui de guerre. Les jihadistes avaient réitéré leur intention de dialoguer avec Bamako par le canal du Haut Conseil Islamique malien. Ainsi Omar Ould Hamaha, présenté comme chef d’état major général du Mujao, annonçait sur la radio privée malienne Radio Nièta que «c’est par le canal du Haut Conseil Islamique qu’on peut dialoguer et négocier avec les autorités du Mali».

Source: Al Akhbar
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