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Meeting de l’opposition : “Transition consensuelle…élection”
La Coordination de l’opposition (COD) a organisé, jeudi soir, à Nouakchott, un meeting, au cours duquel ses dirigeants ont appelé les forces politiques du pays à observer « une transition consensuelle », avant l’organisation d’élection.
Les dirigeants de la COD ont été unanimes sur « l’urgence d’organiser des élections afin de sortir le pays du vide constitutionnelle qui paralyse les institutions » depuis l’évacuation en France, le 14 octobre dernier, du président Mohamed Ould Abdel Aziz, où il continue à bénéficier de soins.
Devant quelques milliers de sympathisants mobilisés, depuis des jours pour ce rassemblement, reporté après la blessure du président Ould Abdel Aziz, les dirigeants de la COD ont appelé à faire la lumière sur la situation réelle du président Mohamed Ould Abdel Aziz, ainsi que sur les contours de l’incident au cours duquel il a été blessé, le 13 octobre dernier prés de Tweila
Ils ont, en outre, appelé l’ensemble des pôles politiques du pays à une vaste concertation pour protéger l’unité du pays et assurer la pérennité. Des institutions démocratiques.
Les manifestants ont exprimé leur souhait de voir se rétablir le président Mohmaed Ould Abdel Aziz. Ils ont toutefois scande des slogans hotile au en place.
Source: ANI
Le Conseil des ministres reporté pour la troisième fois consécutive
Le gouvernement mauritanien a reporté, pour la troisième fois, la réunion ordinaire du Conseil des Ministres qui ne s’est pas réuni depuis la blessure, le 13 octobre, du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz.
Selon des sources officielles, les ministres ont été demandés de préparer les budgets de leurs services pour la loi des finances et de continuer les visites sur les terrains de services dépendant de leurs départements pour garantir la continuité du travail.
Alors que les proches du président Aziz affirment qu’il gère les choses publiques lui-même, l’opposition dénonce “un vide juridique et politique” suite à l’absence du président et “l’opacité” qui entoure son état de santé ainsi que la fin du mandat des députés et des conseils municipaux depuis fin 2011.
Source: Al Akhbar
Mauritanie: Mouvements de jeunes pour un retour “définitif” des militaires aux casernes
For-Mauritania, la Jeunesse Al-Hor, le mouvement 25 février et Touche Pas à Ma Nationalité, ont exigé “le retour définitif des militaires dans les casernes et leur réintégration dans leur rôle exclusif de sécurisation du Peuple et de nos frontières” notant toutefois “l’impossibilité de trouver une solution en totale conformité avec la Constitution”.
Dans un communiqué conjoint parvenu à Alakhbar, les mouvements ont également exigé “la vérité sur l’état de santé du général” Mohamed Ould Abdelaziz et “une véritable transition qui, cette fois-ci, prendra en charge la question de la réconciliation nationale de fond en comble, qui est le point de départ d’une démocratie exemplaire”.
“Nous appelons les forces vives de la Nation à prendre leurs responsabilités en mettant en avant l’intérêt général” indiquent les mouvements signataires tout en appelant la jeunesse à se mobiliser “pour sortir le pays de cette situation chaotique”.
Pour les mouvements, “depuis le 13 octobre, la Mauritanie est confrontée à une situation particulièrement confuse suite à l’attaque contre le général Ould Abdel Aziz maintenu en France pour des raisons médicale. Aujourd’hui, le peuple mauritanien, pourtant en droit de connaitre la vérité, ignore tout de son état de santé. En raison de la concentration du pouvoir exécutif entre les mains du général, qui en plus, a réduit au mutisme et à l’inefficacité les contrepouvoirs législatif et judiciaire, nous assistons à une paralysie totale de nos institutions républicaines”.
Les mouvements précisent: “Tout reste bloqué parce que le général n’a rien délégué en partant. Les Mauritaniens restent interloqués par la chaîne d’absurdités suivantes qui minent leur pays :
– Une assemblée nationale avec des députés en fin de mandat depuis 2011
– Un Conseil constitutionnel avec des membres n’ayant pas encore prêté serment
– Une Cour suprême dont le président est nommé dans des conditions controversées et illégales
– Un gouvernement dont son premier ministre sans une véritable assise”.
Source: Al Akhbar
Ould Boulkheir s’entretient avec le président Aziz
Messaoud Ould Boulkheir, président de l’assemblée nationale a eu, mercredi un entretien téléphonique de quelques minutes avec le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz , pour. dit-il « m’enquérir de son état de santé ».
Mesaoud a déclaré au cours d’un point de presse tenu, dans son bureau, à l’issu de cet entretien, s’être entretenu avec le président de la république pendant 5 à 6 minutes, au cours desquelles il pu s’enquérir sur son état de santé.
Il a souligné que la santé du président connait une amélioration continue.
Ould Boulkheir a assuré qu’il s’agit bien de la voix du président Aziz, même si le timbre aurait un peu changé des suites de son état de santé.
En outre, Ould Boulkheir a indiqué avoir, auparavant, demandé au premier ministre un entretien téléphonique avec le président dans le but de s’enquérir de son état de santé, « ce qu’il m’a promis. « Cela s’est réalisé après un coup de fil pour m’informer que le président va me parler à travers le central de la présidence de la république », a-t-il souligné.
Messaoud, qui paraissait tendu dans ses réponses aux journalistes, s’est refusé de reprendre son propos pour un groupe de journalistes venus en retard au point de presse.
Il a enfin souligné qu’il « n’est pas question aujourd’hui de parler de la vacance de l’institution de la présidence ».
Le président Mohmaed Ould Abdel Aziz se trouve en France depuis le 14 octobre, pour des soins complémentaires, suite à sa blessure, le 13octobre, des suites d’un tor « par erreur » d’une unité de l’armée nationale, aux environs de Tweila , au nord de la capitale.
Source: Ani
Mali – Intervention militaire: Clinton tente d’arracher le soutien de l’Algérie
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton passe quelques heures lundi à Alger pour tenter d’arracher au président Abdelaziz Bouteflika son soutien à une éventuelle intervention militaire internationale dans le nord du Mali voisin pour en chasser des islamistes.
Arrivée très tôt dans la capitale algérienne, Mme Clinton devait avoir des entretiens avec son homologue Mourad Medelci puis être reçue en fin de matinée, pour des entretiens suivi d’un déjeuner, par le président algérien.
“L’Algérie étant l’Etat le plus puissant du Sahel, elle est devenue un partenaire crucial pour s’occuper d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique)”, a expliqué un responsable du département d’Etat à bord de l’avion de Mme Clinton.
Pour sortir de la crise malienne, “l’Algérie doit être au centre de la solution” a insisté ce responsable américain.
D’abord hostile à une intervention militaire internationale chez son voisin malien et allergique à toute présence étrangère dans son pré-carré, l’Algérie a récemment infléchi sa position, redoutant une “déstabilisation” de son territoire où vivent 50.000 Touaregs.
Depuis avril, des radicaux armés d’Aqmi et leurs alliés touareg d’Ansar Dine et du groupe jihadiste Mujao occupent le nord du Mali, imposant la charia et une partition de ce pays qui partage 1.400 km de frontière avec l’Algérie.
Tout en privilégiant la négociation, Alger n’exclut plus le principe d’une opération armée à la condition qu’elle soit exclusivement africaine et qu’elle n’y participe pas directement.
La communauté internationale a adopté le 12 octobre, via le Conseil de sécurité de l’ONU, une résolution préparant le déploiement d’une force internationale de quelque 3.000 hommes au Mali. Le Conseil a donné jusqu’au 26 novembre à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour préciser ses plans.
De fait, a assuré un autre diplomate américain, les Algériens “sont de plus en plus chauds face à cette idée” de force ouest-africaine.
Dotée d’une armée puissante, Alger dispose de renseignements et d’une expertise indéniable en contre-terrorisme pour avoir combattu pendant dix ans le Groupe islamique armé (GIA) dont Aqmi est une émanation, et d’une influence auprès des Touareg pour avoir plusieurs fois facilité des pourparlers entre l’Etat malien et la rébellion.
Les Etats-Unis et la France, en pointe sur ce dossier, sont disposés à fournir un appui logistique, mais considèrent avant tout que l’Algérie est “incontournable” dans le règlement de cette crise.
Aux yeux de Pierre Boilley, directeur du Centre des études des mondes africains, “une intervention au nord du Mali est possible sans le soutien militaire de l’Algérie, mais pas sans son accord”.
Paris pousse aussi Alger à donner son feu vert à une opération internationale, mais des experts et des diplomates pensent que Washington, qui n’entend pas se précipiter, a davantage l’oreille d’Alger.
“Au vu de l’étroite collaboration militaire et sécuritaire entre les Etats-Unis et l’Algérie, les Américains pourraient être plus compréhensifs que la France sur cette allergie algérienne face à une intervention militaire étrangère”, analysait il y a quelques jours Gilles Yabi, de l’International Crisis Group (ICG).
Très prudent sur la visite de Mme Clinton, le ministère algérien des Affaires étrangères s’est contenté d’annoncer des entretiens “sur la consolidation du partenariat économique et sécuritaire entre les deux pays ainsi que sur les questions de l’actualité régionale et internationale”.
Source: AFP




