Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Paris soutient le plan d’autonomie du Sahara

 

altA l’issue d’un entretien avec le président de la Chambre des représentants marocains, à Paris, l’ancienne Garde des sceaux française a salué l’engagement du Maroc dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et rappelé le soutien de Paris au plan d’autonomie marocain au Sahara.
La présidente de la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale française, Elisabeth Guigou a salué, le 8 février, à Paris le soutien du Maroc à l’action de la France contre le terrorisme au Sahel.
“Nous sommes très reconnaissants à la fois aux autorités marocaines et au peuple marocain pour leur appui à l’action de la France” contre les groupes terroristes au Mali qui menacent toute la région, a-t-elle affirmé  à l’issue d’un entretien au parlement français avec le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab.
“Nous espérons que  by I Want This” href=”http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130208192603/maroc-sahara-rabat-plan-d-autonomieelisabeth-guigou-reitere-le-soutien-de-paris-au-plan-d-autonomie-au-sahara.html” rel=”nofollow” target=”_blank”>cette crise puisse aussi justement montrer à quel point les intérêts des pays de la région, à la fois du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, sont liés”, a ajouté Elisabeth Guigou. “Il faut agir ensemble. Je pense qu’il y a une évolution favorable, j’espère que ça aura de bonnes répercussions sur la question” du Sahara.
Dans la conjoncture actuelle marquée par la menace  que font peser ces groupes sur la bande sahélo-saharienne et au-delà, “ce serait très important que la question du Sahara puisse trouver une issue”, a-t-elle estimé. La France “soutient depuis longtemps la proposition marocaine d’autonomie qui nous paraît être vraiment crédible”, a-t-elle assuré. “Les autorités françaises le disent et le redisent y compris en Algérie.”
 
 
Source: JA
 

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Comment le pire est arrivé en Tunisie

L’assassinat de l’opposant laïc de gauche Chokri Belaïd, le 6 février, ouvre une nouvelle ère dans la confrontation entre les Tunisiens et Ennahda, selon la presse tunisienne.

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Des manifestants à Tunis arborent le portrait de Chokri Belaïd, le 6 février 2013. Anis Mili/Reuters

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Pour beaucoup de Tunisiens, l’assassinat de Chokri Belaïd signifie le pire tournant que leur pays puisse prendre.

Tristes et en colère, ils sont descendus nombreux dans la rue, dès l’annonce sur les réseaux sociaux du meurtre de l’avocat et secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifiés.

Laïc de gauche, Chokri Belaïd était un opposant historique au régime de Ben Ali, puis au parti d’Ennahda aujourd’hui au pouvoir.

Oraison funèbre pour la Tunisie

Tunis Tribune rend hommage au héros assassiné. 

«Chokri Belaid est mort car il défendait les sans-voix, les opprimés et les brimés. Une main vendue, une main sale et une main corrompue a stoppé sa respiration.»

Le site publie une tribune en forme d’oraison funèbre dont on se demande si elle concerne le militant ou plutôt l’ensemble du pays.

Les Tunisiens protestent contre l’assassinat politique mais aussi contre la montée de la violence imputée aux milices de la révolution

La violence monte mais «les idées (elles) ne meurent pas», selon Tunis Tribune. Et le responsable de cette violence est «la dictature», cet Etat qui n’appartient plus au peuple mais aux«gangsters réunis sous la bannière de la Ligue de protection de la révolution».

«L’ordre est ferme et la stratégie macabre est en marche. Une stratégie élaborée dans les mosquées qui ne servent plus à la prière mais comme base arrière pour préparer les attaques et les humiliations contre les citoyens», prédit le site d’information.

La societé tunisienne post-révolutionnaire

Dans une tribune publiée par le site Nawaat, l’historien Mohamed Arbi Nsiri s’effraie de voir se développer de nouvelles formes de violence qui, comme une «malédiction», anéantiraient les idéaux «pacifiques» portés par la révolution de 2011.

Ce nouvel assassinat, c’est la représentation de la société tunisienne post-révolutionnaire selon l’historien. 

Dans les médias tunisiens, le crime est majoritairement analysé comme un point de non-retour. Tous annoncent un vent de radicalisation dans les semaines à venir.

La presse est, en particulier, intransigeante avec le parti au pouvoir qui se doit, selon elle, de prendre ses responsabilités.

Le président tunisien Moncef Marzouki est rentré en catastrophe d’un voyage au Caire. Condamnant l’assassinat par l’intermédiaire de son président Rached Ghannouchi, Ennahda tente de pacifier les foules.

Par la voix de son Premier ministre, Hamadi Jebali, il vient d’annoncer la formation «d’un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique». Les partis de l’opposition ont, quant à eux, appelé à la grève générale.

L’universitaire Salah Oueslati, sur le site tunisien Kapitalis, est intraitable avec Ennahda, qui a perdu toute légitimé. S’il faut une implosion du parti pour limiter la puissance de son aile radicale et sa prise de pouvoir par la force, celle-ci doit se faire au plus vite, ajoute-t-il.

Selon l’universitaire, l’assassinat ne visait pas l’homme politique, membre d’un parti qui ne «constitue nullement un concurrent électoral de premier plan», mais le militant qui, sans relâche, critiquait le parti au pouvoir.

Chokri Belaïd avait d’ailleurs prédit à la fois sa propre fin et la montée de la violence en Tunisie en «faisant une lecture pertinente de la stratégie du parti islamiste et (en n’hésitant pas) à révéler à maintes reprises son plan d’assassinat de ses opposants politiques».

Ennahda est responsable

Que le parti d’Ennahda ait dénoncé le meurtre de Belaïd ne constitue pas une preuve d’innocence, commente également l’universitaire. Peu importe s’il a été simplement «laxiste» ou véritablement «complice» du crime, la responsabilité de son gouvernement est de toute façon en jeu:

«Si Ennahda n’est pas le commanditaire direct de cet assassinat, et l’enquête policière le dira peut-être un jour, le gouvernement issu de ce parti et des autres membres de la Troïka est au moins responsable du climat d’impunité qui règne dans le pays.»

Il y a des lustres qu’ils auraient dû rechercher «les imams qui appellent à la haine, à la violence voire à l’assassinat d’hommes politiques de l’opposition», estime Salah Oueslati.

La famille de Chokri Belaïd a accusé Ennahda d’être à l’origine du meurtre. Le frère de la victime s’est également exprimé. Dans une vidéo reprise par le site de la radio Mosaïque FM, il a été sans équivoque: 

«Les membres de la Troïka ne sont pas les bienvenus aux funérailles.» 

«Sauver ce qu’il reste de la révolution»

Difficile également pour les principaux titres tunisiens de ne pas mettre en perspective ce meurtre avec celui, en octobre 2012, de Lotfi Nagdh, président de l’Union régionale des agriculteurs de Tataouine, par des membres de la milice révolutionnaire.

Dans un étrange concours de circonstances, l’assassinat de Belaïd s’est produit quelques jours après la demande de libération des assassins de Lotfi Nagdh, par un député d’Ennahda —pour qui les miliciens ont commis un acte de «défense» des «principes» de la révolution. 

Le Temps qualifie, quant à lui, le meurtre planifié et parfaitement orchestré de Chokri Belaïd de «terrorisme».

Pour montrer que les forces civiles critiques du pouvoir en place ne faiblissent pas malgré cette nouvelle déstabilisation, le quotidien tunisien propose une plongée dans les manifestations qui rassemblent, depuis le 6 février, avocats, étudiants, universitaires, hommes politique… tous unis autour du slogan «dégage Ennahda!».

Le quotidien s’interroge également sur l’héritage du printemps arabe en Tunisie. «Réveillée le 6 février 2013» sur ce qui apparaît comme une «phase sombre» de son histoire, la Tunisie évitera-t-elle une montée de la violence similaire à celle que connaît l’Egypte? L’important est de «sauver ce qui reste de la révolution».

Lou Garçon

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La demande d’asile du chef d’Ansar Edine embarrasse Nouakchott

Le chef d’Ansar Edine, Iyad Ag Ghali dont les combattants étaient jusque-là les plus « visibles » dans la guerre en cours au Mali depuis le 12 janvier dernier, demande l’asile politique en Mauritanie ! Une information qui, si elle se vérifie, constituera un véritable tournant dans le conflit malien mais aussi impliquera la Mauritanie, de façon directe, dans ce qui se présente déjà comme l’après-guerre du nord malien. Un à un, les chefs d’Ansar Edine quittent le bateau qui prend l’eau de toutes parts.

La demande d’asile du chef d’Ansar Edine embarrasse Nouakchott
En effet, des sources qualifiées de « bien informées » par les divers médias qui ont évoqué cette possible arrivée du chef du mouvement Ansar Edine, Iyad Ag Ghali en Mauritanie parlent de l’arrivée, par le point de franchissement de Bassiknou, ville frontalière avec le Mali, d’une délégation de 12 notables de la tribu touarègue des Ifogas (celle d’Iyad Ag Ghali) à bord de quatre véhicules tout-terrain. Cette délégation devrait se diriger vers Nouakchott et demander l’asile politique à celui qu’on surnomme « le lion du Sahara » et qui est de plus en plus acculé par les forces de la coalition internationale, notamment française, venues délivrer le Mali de l’emprise des groupes islamistes armés.

La démarche d’Iyad Ag Ghali ressemble, point par point, à celle du colonel Aghli Ag Mané, qui a abandonné la guerre, il y a quelques jours, et s’est rendu avec hommes et armes à l’armée mauritanienne. Il n’a pas tardé à bénéficier de l’asile politique grâce à l’influence de son grand frère, Mohamed Mané installé en Mauritanie depuis le début des années 90 du siècle dernier. Mais la comparaison entre les deux hommes s’arrête là. Iyad Ag Ghali est vraiment un personnage atypique dont le parcours, semé d’embûches et de retournements de situation, explique bien des choses.

Une décennie pour se faire un nom

L’aura d’Iyad Ag Ghali a commencé à briller au nord Mali, en août 2003, quand il parvient à jouer un rôle de premier plan dans la libération de 14 touristes allemands pris en otage en Algérie. .

Ce chef touareg qu’on voyait souvent debout devant ses hommes, avec un corps bien musclé et une barbe noire qu’il a laissé pousser depuis qu’il a épousé les idées islamistes d’AQMI et du MUJAO, tout en mettant en avant la spécificité de la lutte de son mouvement, est un homme complexe. Dans le passé, il était le chef de la tribu des Ifogas, qui vit dans les montagnes et les déserts du Grand Sahara mais présentement, la France considère Iyad Ag Ghali comme l’ennemi juré de l’Occident. Ag Ghali commande aujourd’hui le plus grand regroupement islamiste au Mali, Ansar Edine, qui compte quelque 1500 combattants, et contrôle – contrôlait plutôt – 60% du territoire. Il livre une guerre contre l’armée française qui les combat avec ses avions militaires, ses hélicoptères et son infanterie. Berlin qu’il a aidé dans le passé pour sauver la vie de ses ressortissants prête main forte aujourd’hui à la France en assurant le transport des troupes vers le Mali.

Il y a quelques années pourtant, les relations entre Ag Ghali et les Allemands étaient très bonnes. On le considérait, à l’époque, comme un allié, puisqu’il avait facilité, en 2003, la libération d’otages occidentaux dont 10 Allemands.

Ag Ghali était loin d’être islamiste, en plus du fait qu’il n’a jamais affiché des penchants extrémistes. Mais à cause de la pression née de la rivalité entre Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO), dissidente de la première, (et qui disposent chacune de 500 combattants), Ag Ghali a, lui aussi, recouru à la religion pour justifier son nouveau positionnement sur l’échiquier malien. Il a ainsi obligé l’application implacable de la charia dans les zones sous le contrôle d’Ansar Edine. Et depuis, il tient un discours enflammé contre les « mécréants ».

Sans doute que sa vocation religieuse ne convient pas à son mode de vie. Même au moment des premiers raids aériens de l’armée française, ce chef que ses hommes appelle « le lion du Sahara » vivait dans une imposante maison construite pour lui par le défunt guide libyen, Mouammar Kadhafi, non loin de l’aéroport de Kidal.

Mais selon des informations recueillies par les services de renseignements allemands (le BND), il y a une étroite relation ente Ag Ghali et les groupes liés à AQMI dans la zone. Le gouvernement de Bamako espérait, jusqu’à une date récente, que l’argent parvienne à convaincre les forces touarègues à renoncer à cette relation islamiste. Ag Ghali était même partie prenante dans les négociations. Mais le BND a mis en garde le gouvernement allemand : des propos tenus par le chef des rebelles à ses hommes montrent clairement que pour lui les négociations ne sont qu’une manœuvre pour gagner le temps et pour mieux préparer l’attaque contre le sud.

« C’était notre homme »

Dans le passé Iyad Ag Ghali était un homme politique connu, à tel point que le gouvernement malien l’avait envoyé une fois, en tant que diplomate, en Arabie saoudite. Au printemps 2003, un groupe d’aventuriers occidentaux ont été enlevés dans le grand Sahara. Ag Ghali avait alors aidé les Allemands en jouant un rôle d’intermédiaire ente la capitale Bamako et le groupe islamiste responsable de l’enlèvement, à savoir le GSPC algérien (groupe salafiste pour le prêche et le combat). Ag Ghali avait réussi, en fin de compte, à parvenir à un accord et, en août 2003, 14 otages ont été libérés contre une rançon de 5 millions d’euros (6,7 millions d’USD). Après cela, un haut responsable du ministère allemand des Affaires étrangères avait transporté l’argent à Bamako à bord d’un avion militaire ; il a remis le magot au gouvernement malien qui a envoyé, à son tour, Iyad Ag Ghali dans la zone frontalière entre le Mali et l’Algérie. Et comme le disait un ancien haut responsable dans le gouvernement allemand : « Ag Ghali était notre homme ». Mais plus maintenant. Les Occidentaux ne voient en lui que celui qui a aidé AQMI à trouver refuge au nord Mali et qui, depuis, a épousé ses vues islamistes sous le couvert de l’application de la charia dans une province de l’Azawad qu’on voyait déjà autonome. Si demain il est reçu en Mauritanie, alors qu’elle sera l’attitude de Paris et de Bamako ?

MOMS
Pour l’authentique

 

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Lancement officiel de son initiative : Jusqu’où ira Messaoud Ould Boulkheïr ?

altLa cérémonie de lancement officiel de l’initiative du président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheïr, également président de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), serait, de l’avis des cadres de ce parti, « très imminente ». D’aucuns avancent début février. La mise en place d’une commission d’organisation et de suivi – autrement dit, de pilotage – vient conforter cette thèse. Cette instance regroupe l’ensemble des soutiens de l’initiative que ceux-ci jugent à même de « faire bouger les lignes », dans une scène marquée, depuis juillet 2009, par des invectives en tout genre.

Réponse mitigée du président Aziz

personnes-ressources, la contribution à la sortie de crise, proposée par Messaoud Ould Boulkheïr, a reçu le soutien de quelque huit partis politiques et de presque toute la société civile, ce qui est, en soi, très réconfortant, mais le Collectif de la Majorité Présidentielle (CMP) et la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) traînent les pieds. Les uns et les autres apprécient diversement la proposition. Si la COD retarde encore sa réponse, certaines formations en son sein, comme l’UFP, Tawassoul et le groupe de Moussa Fall estiment qu’elle « peut servir de base de discussion », ce qui constitue une avancée mais annonce des nuages dans le ciel de la COD.
« Le président de la République, dont on attendait une réponse positive, n’a pas ménagé celui à qui il doit beaucoup », nous dit un cadre d’APP. « En effet », explique-t-il, « le président de l’Assemblée lui a évité le Printemps arabe, en acceptant de dialoguer avec lui, de tout faire, ensuite, pour couper court aux rumeurs folles, sur sa santé, lors de sa convalescence en France, et de l’accueillir, au bas de la passerelle, le jour de son retour au pays. Mais, faisant fi de tout cela, le président de la République a zappé une partie essentielle de son initiative ». En effet, si le Raïs se dit disposé à négocier tout ce qui concerne l’organisation d’élections transparentes, il exclut, en revanche, la constitution d’un gouvernement de large ouverture, ce qui permettrait, justement, la préparation concertée du processus électoral. D’où les méfiances, quelque peu « légitimes », de la COD. Comme on dit, « chat échaudé craint l’eau froide ». On se rappelle, en effet, qu’au lendemain de l’Accord de Dakar, la constitution d’un gouvernement de transition n’avait pas permis d’éviter les soupçons de fraude, sur le scrutin du 18 juillet 2009. Avec une administration, une institution militaire et sécuritaire acquises à sa cause, le président Mohamed Ould Abdel Aziz dispose de tous les atouts pour « mater » l’opposition. Or, la gestion concertée, à travers un gouvernement de large ouverture, pourrait réduire les risques et éviter, au pays, un contentieux électoral aux lourdes conséquences.
Avec la réponse a minima de la présidence, on peut se demander à quoi aura servi le dialogue politique avec le pouvoir si on est incapable d’organiser des élections inclusives, principale pomme de discorde de la classe politique ? Les Mauritaniens sont loin d’avoir oublié la courte expérience de 2007, où une concertation avait permis d’organiser des élections consensuelles. Le refus de l’actuel pouvoir de céder sur un gouvernement d’ouverture qui aurait, pour mission essentielle, la gestion du processus électoral, « jette un doute sur sa sincérité à organiser des élections transparentes », craint le cadre de l’APP.

La COD : entre ni oui ni non et secousses telluriques

Du côté de la COD, l’initiative ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut. Si l’UFP et Tawassoul, l’AJD/MR et certains cadres, regroupés autour de Moussa Fall, transfuges d’ADIL, se disent favorables, les autres formations hésitent à se prononcer officiellement. On sait qu’en privé, certains apprécient positivement la démarche de Messaoud. Mais, comme tous redoutent le leadership du tribun hartani, ils préfèrent ne pas lui donner toutes les cartes, une réserve qui avait fait capoter le dialogue inclusif enclenché, par celui-là, en 2011. « C’est la principale raison de la méfiance ou de la réserve de la COD », croit notre contact à l’APP.
En plus des divergences sur la réponse à donner à l’initiative, la COD est traversée par quelques remous consécutifs au lancement de la reconquête du Nord-Mali. Si les partis Tawassoul et Hatem ont condamné la guerre menée par la France au Mali, le reste de la COD reste sans voix.

Une troisième voie

En dépit de tout cela, le président Messaoud Ould Boulkheïr reste déterminé à aller jusqu’au bout de sa démarche, convaincu qu’elle est la seule voie pour sortir le pays de la crise politique. Aussi a-t-il décidé de passer à la vitesse supérieure. Après avoir recueilli l’avis de ses soutiens, le président de l’Assemblée nationale va populariser son initiative par une vaste campagne de sensibilisation des populations. « Pour quel résultat ? » est-on tenté de se demander. Pour au moins constituer, autour du président de l’APP, un vaste pôle politique, une sorte de troisième voie, afin de peser sur l’avenir du pays.
Le timing de lancement ne semble pas fortuit. La guerre du Mali, dont les conséquences sont particulièrement redoutées des Mauritaniens, est prise à sa juste mesure. Lançant cette initiative en ce moment précis, le président de l’Assemblée nationale entend alerter l’opinion sur les conséquences d’une telle guerre, pour une Mauritanie gangrenée par la crise politique. Une bonne opportunité pour appeler les Mauritaniens à faire front commun contre les dégâts collatéraux de ce conflit sur notre pays.

Dalay Lam

Source: Le calame

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La CENI déclare bientôt la date des élections législatives et municipales

altLa Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) relèvera la date des élections législatives et municipales avant la fin du mois de février prochain, a déclaré à Alakhbar une source proche du gouvernement.
La même source a indiqué aussi que le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a instruit certains ministres de son gouvernement que les élections seront organisées avant le mois du juillet 2013.
Dans cette ordres d’idées La CENI s’est réunie lundi 28 janvier à Nouakchott avec la coalition de partis de la majorité pour débattre l’organisation desdites élections.

Source: Al Akhbar

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