Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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COD :Vers le boycott des élections législatives et municipales

altDe sources bien informées ont indiqué à Alakhbar que la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) est presque unanime à boycotter les prochaines élections législative et municipaleS prévues en septembre prochain.

C’est ainsi qu’elle va bientôt rendre public une déclaration pour éclairer l’opinion publique sur sa position par rapport aux élections.

D’autre part, des sources médiatiques ont noté que leader de l’APP refuse d’y participer sous prétexte qu’il” n’a pas de garanties pour une élection transparente” et parce que c’est un refus de son l’initiative qu’il a avancé avant quelques jours.

Dans ce contexte l’abstention de médias officiels de diffuser l’information relative à l’agenda des élections fixé par la CENI a donné lieu à beaucoup de d’allégations et supputations, allant jusqu’à parler du refus de gouvernement .

 

Source: Al Akhbar

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Marche des harratines contre l’esclavage et pour la liberté à Atar: Biram réfute toute intention de brûler le Coran.

altBiram Dah Abeïd a fustigé, mercredi soir (20 février), devant une foule en liesse à Atar, la campagne d’intoxication et de dénigrement orchestrée par des groupes dominants et esclavagistes qui n’ont pas eu l’effet escompté. « Ceci prouve que IRA a changé la donne idéologique et politico-social dans le pays et que pour vaincre IRA et son président, il va falloir que les groupes dominants puissent changer de stratégie et de tactique ». La Marche des harratines contre l’esclavage et pour la liberté a entamé, ce mercredi matin, à Atar, la seconde phase de sa randonnée après l’expédition, au cours du week end dernier, dans les régions du Nord à Nouadhibou et après la caravane de la route de l’espoir.

Sous les tonnerres d’applaudissements de sympathisants surchauffés venus acclamer leur leader, Biram a qualifié de « mensongers et de particulièrement dangereuses les accusations véhiculées par certains milieux sur ses intentions de vouloir brûler le coran. » Selon Biram, ces accusations d’apostasie et d’adversité à l’islam charriées par l’ancien soutien Ahmedou Habiboullah dit Elmehdy ne peuvent coller à l’image que se font les populations du mouvement abolitionniste et de son leader. « Car IRA , explique-t-il, s’est adossée sur l’islam originel, le coran et la sunna pour reconquérir les droits à la liberté, à l’égalité et à la justice spoliée par les groupes dominants esclavagistes et racistes qui se fondent sur des livres négriers ouverts injustement et illégalement par la sacralité de l’islam ».

Comment IRA peut-elle s’en prendre au coran, livre de référence pour démolir les positions de ceux qui instrumentalisent cette religion pour pouvoir s’adonner impunément à des crimes réprimés par cette religion ? s’est-il interrogé.

Prenant à témoin les populations d’Atar, de la campagne de dénigrement, Biram pointe du doigt les groupes dominants arabo berbères de Mauritanie, certains journalistes, érudits et classe politique d’être à l’origine de ce lynchage médiatique qui vise à intimider « les h’ratines pour les empêcher d’aller de l’avant dans la reconquête de leurs droits inaliénables ».

Cette campagne est très dangereuse pour la paix civile et la cohésion nationale car « takfir » et accusations d’apostasie sont , indique Biram, synonymes de peine de mort dans les sociétés musulmanes donc c’est une incitation au meurtre auquel s’adonnent les érudits, journalistes et hommes politiques.

Le dirigeant abolitionniste a mis en garde les fossoyeurs de la paix civile car, dit-il, « le développement de cette campagne ne manquera pas de susciter une réaction des h’ratines pour défendre leur honneur, leur dignité, leur foi et leur croyance. Cette campagne de dénigrement sera donc, ajoute-il, « si elle continue le prélude à une rupture aux conséquences lourdes ».

Connivence au sommet de l’Etat

Biram Dah Abeïd déclare partager avec les sympathisants et engagés de IRA et les populations d’Atar la « décision irréversible de mener le combat sans merci contre ceux qui pratiquent l’esclavage dans l’Adrar et ailleurs que se soient les fils de grandes tentes ou de chefs confessionnels ou tribaux qui seront trainés devant les tribunaux et mis dans les cachots. Le président de IRA a dénoncé « la connivence continue de l’Etat mauritanien avec les groupes dominants ; une connivence qui s’est manifestée au grand jour par la mise en liberté de Rahma Mint Greyvé et la non poursuite de ces complices dans les crimes d’esclavage dont sont victimes Salma et ses enfants ».

Birame pense que le chef de l’Etat continue à céder aux pressions des groupes dominants esclavagistes visant à perpétuer le crime, à piétiner la loi et la constitution, à blanchir ce crime barbare et atroce dont les responsables continuent à être les vainqueurs dans toutes les affaires posées devant la justice au grand dam des victimes, des juges, des officiers de police judiciaire à cause de l’interposition de l’Etat pour empêcher la loi d’être appliquée.

Biram Dah Abeid a appelé les populations d’Atar à « s’engager massivement dans la formation politique qui va se créer bientôt parallèlement à l’ONG, le combat politique contre l’injustice, l’esclavage et pour les droits de l’homme. Peu avant la tenue de ce grand rassemblement, des groupes de rap (Double Black Hartani et Chicobass) se sont relayés sur la scène scandant des slogans vilipendant l’esclavage et appelant à la liberté.

Le responsable de l’antenne IRA, Mohamed Ould Sghaêr avait souhaité la bienvenue à la caravane avant que le faqih Mohamed Vall Ould Mouhamedou ne fustige les prises de position partisanes. Après Atar, la Marche des harratines contre l’esclavage et pour la liberté se rendra à Zouérate et à Akjoujt.

Source: Le calame

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Vatican : Oui, il y a déjà eu un pape africain, berbère


 

Des cardinaux lors d'une cérémonie à Saint-Pierre le 18 février 2012. REUTERS/Tony Gentile

Des cardinaux lors d’une cérémonie à Saint-Pierre le 18 février 2012. REUTERS/Tony Gentile

 

 

L’annonce de la démission du souverain pontife, le pape Benoît XVI ce 11 février a été, du moins pour ceux qui suivent ces questions de loin, une véritable surprise.

Dans le même temps, cela a relancé la sempiternelle question d’un pape africain pour diriger l’Eglise catholique. Le 28 février prochain, le siège d’évêque de Rome sera donc vacant et les conjectures quant au conclave qui devra élire le nouveau chef de l’Eglise catholique romaine vont déjà bon train.

Un pape noir? Et pourquoi pas? Le débat est rouvert à chaque occasion, notamment lorsqu’il a fallu élire le pape Jean-Paul II en 1978.

Seulement, pour le site Anecdote du Jour, un pape africain, n’aurait en soi, rien d’inédit. Le site saisit l’occasion de la démission de Benoît XVI pour rappeler que trois Africains ont déjà eu à être «successeur de saint Pierre».

Il s’agit donc pour Anecdote du Jour, de trois Africains originaires d’Afrique du Nord, trois Berbères précisément.

Il y a donc d’abord Victor Ier, né dans l’actuelle Tunisie et qui gouverna l’Eglise catholique à partir de l’an 189 et ce pendant une dizaine d’années. Vint ensuite Miltiade (ou Melchiade). C’est le 32e africain à diriger l’église catholique, di 2 juillet 311 à sa mort le 10 janvier 314. Seulement les origines de ce pape sont encore sujettes à polémique.

Selon le Liber Pontificalis (le Livre des papes), Miltiade serait né sur le continent, plus précisément en Afrique du Nord, sans aucune autre précision. Mais pour le théologien américain Richard Mc Brien, serait tout simplement romain.

Enfin, il y eut Gélase Ier, également berbère, qui dirigea l’Eglise catholique romaine de 492 à 496.

Anecdote du jour souligne qu’il n’ y a rien détonnant à tout cela:

«De nombreuses populations berbères étaient chrétiennes et le pourtour méditerranéen faisait partie de l’Empire romain. On connaît d’ailleurs plusieurs saints chrétiens africains de cette période, comme saint Augustin et sa mère sainte Monique.»

Et le site de conclure que la dislocation de l’Empire romain, les invasion vandales et les conquêtes musulmanes en Afrique ont fait disparaître les derniers chrétiens berbères. Tout ceci, sachant que l’Afrique noire n’a été véritablement évangélisée qu’au début du XIXe siècle.

Lu sur Anedcote du Jour

 
Source: noorinfo

 

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Exclusif, Noêl Mamère : « J’accuse » !

altNoêl Mamère persiste et signe dans ses accusations contre le président Aziz qu’il soupçonne d’implication dans le trafic de drogue dans la sous-région. Dans un entretien qu’il nous accordé, le parlementaire français ne va pas par quatre chemins et parle d’une affaire de «notoriété publique». Dans cet échange exclusif, Noêl Mamère se fonde sur des relations «suspectes » du président et sur les risques du blanchiment d’argent. Il y évoque aussi la situation au Mali.

Rien ne fait reculer le député Noêl Mamère dans ses accusations proférées contre le président Aziz à l’occasion  de l’émission « 28 minutes » diffusée sur la chaine franco-allemande Arte, lundi 21 janvier 2013. Une émission qui a fait tabac  hors métropole pour son caractère inédit. Dans cette émission, en effet, Noêl Mamère, député Verts, membre de la majorité présidentielle en France, discutant de la crise malienne sur le plateau, avait, sans détour, porté de graves accusations contre le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz. Le député français avait en substance dit parlant de la menace Djihadiste: « est-ce que vous imaginez que les Jihadistes vont disparaître et qu’ils ne vont pas se réfugier … en Mauritanie où il y a un président qui est le parrain d’un trafic de drogue par exemple ?». Le pavé était ainsi jeté dans la marre. On ne jasait plus, depuis cette interview, que de tels propos. Nous avons pu contacter le premier intéressé qui ne s’est pas dérobé à nos questions.

Relations troubles du président Aziz

A la question de savoir s’il se rendait compte de la gravité de ses déclarations et sur quels faits se basait-il pour porter une telle accusation contre le président Aziz, le député français ne s’embarrasse guère des états d’âmes et reste imperturbable réitérant les accusations déjà tenues dans l’émission précitée. « Je vous confirme les propose que j’ai tenus concernant le président de la Mauritanie, qui ne font que confirmer ce qui est de notoriété publique». Il n’y a donc pas de raison pour le député français de reculer dans ses assertions. Et pour les corroborer, le député français cite les relations troubles du président Mohamed Ould Abdelaziz notamment au travers de la grâce présidentielle accordée à Eric Walter Amégan, célèbre trafiquant de drogue, extradé en 2009 par le Sénégal, en Mauritanie. L’affaire avait, en effet, émaillé la justice mauritanienne lorsque la Cour d’Appel avait relaxé tous les détenus dans l’affaire Amégan-Mini Ould Soudani. Le 15 février 2011,  alors que le président Aziz est au Pouvoir, explique Noêl Mamère, le principal accusé bénéficie d’une mesure de grâce présidentielle réduisant de 15 à 10 ans sa condamnation à la réclusion criminelle avant de se voir -comme par enchantement- souligne-t-il, acquitté le 11 juillet 2011.  Dans cette affaire louche Eric Walter Amégan bénéficie d’une sympathie encore inexpliquée du président Mohamed Ould Abdelaziz, martèle Mamère. De telles relations  -tout d’ailleurs comme ses liens avec le consul général de Guinée Bissa, entourent les liens du président Aziz d’un voile très opaque, assure Noêl Mamère. Les mêmes relations poussées avec Hamdi Boucharaya, consul général de Guinée-Bissau, pays aujourd’hui plaque tournante du trafic de drogue, soulèvent encore bien des interrogations indiquent le député Français.   »On ne compte plus ses visites au Palais présidentiel de Nouakchott.  C’est un véritablement secret de polichinelle que de savoir qu’il a pignon à la Présidence mauritanienne et que le président Aziz ne lésine pas sur les marchés publics attribués en sa faveur sous le couvert d’un partenariat avec des sociétés espagnoles comme Atersa photovoltaique, inaugurée récemment par votre premier Ministre », précise Noêl Mamère. «Malheureusement, comme vous vous en doutez, un certain nombre de régimes de la sous-région du Sahel sont impliqués, de manière directe ou indirecte, dans toutes sortes de trafics lucratifs qui nuisent à la nécessaire stabilité politique de pays déjà touchés par une grande pauvreté des peuples », soutient fermement le député français, Noêl Mamère.

Quels enjeux au Mali ?

A la question de savoir, les raisons des tergiversations de la Mauritanie concernant son implication dans le conflit au Mali, Noêl Mamère croit savoir qu’elles ne tiennent pas qu’à ces raisons. « Ce pays a beaucoup agi dans l’élimination des djihadistes (contrairement au Mali), mais il compte sur son territoire de nombreux Touaregs et ne veut donc pas se laisser entraîner dans un engrenage dangereux pour ceux qui sont actuellement au pouvoir ». L’intervention française au Mali concerne directement les pays limitrophes, souligne pourtant Nôel Mamère, mais elle risque d’ajouter à la fragilité de la sous-région. Mais comme c’est une guerre « asymétrique » (une armée contre des groupes mobiles et bien armés), elle risque de s’enliser dans les sables du désert, indique Nôel Mamère tout en précisant qu’à l’exception du Tchad, aucune armée Africaine n’est formée à la guerre du désert. Le député « Verts » rappelle cependant que dans la continuité de sa politique Africaine, la France a choisi l’option militaire (peut être inévitable), résultat de graves défaillances dans sa politique d’aide au développement en direction de ses anciennes colonies précisant que la seule question qui vaille est de savoir quelle politique Africaine de la Gauche? Veut-elle la rupture avec la France-Afrique ou continuer à protéger ses intérêts coûte que coûte? Il met enfin en garde contre les appétits et les convoitises de certaines entreprises pour les gisements potentiels de gaz et de pétrole dans la région, soulignant que c’est là le véritable enjeu et que notre pays est dans la même tourmente.

 

Source: Mauriweb

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Marche pour l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 : “Une loi scélérate qui empêche la paix des coeurs”

Samedi 9 février, à l’initiative de l’AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, suivie par une partie de la société civile, de mouvements sociaux, et quelques partis politiques, une foule d’un peu plus d’un millier de personnes s’est mise en branle à partir de la mosquée marocaine de Nouakchott, jusqu’à l’assemblée nationale, pour remettre aux députés une lettre demandant l’abrogation pure et simple de la loi d’amnistie de juin 1993, pour permettre la poursuite en justice des criminels liés aux évènements de 1989 notamment.


La loi d'amnistie de 1993 empêche les familles des victimes de voir leurs plaintes recevables par la justice mauritanienne. Crédit : Noorinfo/MLK

La loi d’amnistie de 1993 empêche les familles des victimes de voir leurs plaintes recevables par la justice mauritanienne. Crédit : Noorinfo/MLK

 

A peine quelques centaines de personnes, à l’entame du rassemblement sur le grand espace qui jouxte la mosquée marocaine de Nouakchott. Au fur et à mesure d’une animation très revendicatrice par rapport à la loi de 1993, ponctuée d’interventions de rappeurs de la capitale, la foule se masse et se gonfle, arborant pancartes aux slogans sans équivoques, entre «non à l’impunité», «abrogation de la loi d’amnistie», «non au racisme d’état» et d’autres moins courtoises.

Mais un constat s’impose dans cet amas humain, que tout le monde fait : il n’y a que des négro-mauritaniens, à l’exception de quelques rares maures issus du mouvement du 25 février, venu pour l’occasion réclamer aussi la fin d’une «loi scélérate», à travers notamment son représentant Abdel Vettah Ould Habib qui soutient à la tribune qu’ «Aziz est un clone de Taya, qui reconstruit le même système bâti sur un racisme d’état répugnant».

«C’est dommage qu’il n’y ait que des négro-mauritaniens, c’est une cause et une injustice nationales» dit désolé, un journaliste radio de la place, venu couvrir l’occasion.

 


Les chaises vides des partis invités. Crédit : Noorinfo/MLK

Les chaises vides des partis invités. Crédit : Noorinfo/MLK

Même les partis majeurs ne sont pas là, de l’opposition ou d’une certaine majorité. Ce que le président de l’AJD ne manquera pas de souligner dans son intervention musclée à la tribune chauffée à blanc par les précédents intervenants : «La plupart des partis de l’opposition ont décliné l’invitation qui leur était faite, notamment l’UFP, qui ont prétexté l’argument fallacieux que c’est une question déjà évoqué lors des réunions de concertation nationale» argue-t-il, avant de clore par ses propos en exhortant la foule à participer à l’initiative de Messaoud Ould Boulkheir qui débute lundi, car dit-il, «l’avenir de ce pays se construira ensemble, ou ne se fera pas».

«Pourtant on voit nos frères maures mobilisés pour la question palestinienne. Malheureusement ils ne se mobilisent que pour les questions arabes, et c’est cela qui doit changer si on veut réconcilier les cœurs ici» avance pour sa part, Fatim Sall, jeune étudiante à l’université de Nouakchott, et orpheline de Baydi Sall, officier torturé et mort en prison durant les années dites de braise.

 


Leaders politiques, sociaux, et associatifs négro-mauritaniens se sont réunis à l'appel de l'AJD-MR. Crédit : Noorinfo/MLK

Leaders politiques, sociaux, et associatifs négro-mauritaniens se sont réunis à l’appel de l’AJD-MR. Crédit : Noorinfo/MLK

Une «loi scélérate»

La loi «N° 93-23 du 14 juin 1993 portant amnistie» dont l’article 1er disposait qu’une «amnistie pleine et entière est accordée aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violence».

Pourtant cette loi est reconnue par les avocats qu’elle n’est pas valable. «Elle repose sur une conception erronée de la notion même d’amnistie et viole des normes impératives du droit international auxquelles il ne peut être dérogé. Elle ne peut, donc, faire obstacle à la recevabilité de plaintes, l’investigation des faits, la poursuite, l’arrestation et la punition des auteurs de ces violations» explique l’avocat Omar Ould Dedde Ould Hamady.

Le président du collectif des victimes de la répression (COVIRE), Mamadou Kane, victime lui-même de la répression d’état de 1992, va au-delà de cet aspect illégal de cette loi d’amnistie : «On parle d’unité depuis quelques années maintenant dans ce pays. Allez voir ces orphelins et veuves qui sont à dix mètres de nous, qui n’ont jamais pu prier sur le corps de leur parent. Allez leur dire qu’il n’y aura ni vérité, ni justice, ni réparation décente, ni mémoire pour le mal innommable qui leur a été fait. C’est cela que cette loi empêche : déposer des plaintes pour mettre en branle ces quatre points qui constituent la base de la réconciliation dans ce pays».

 


crédit : Noorinfo/MLK

crédit : Noorinfo/MLK

Une impunité «enrageante»

A la tribune où se succèdent des ténors de la lutte sociale, politique ou associative mauritanienne, la plupart mettent le doigt sur l’impunité «écoeurante», pour Abdoul Birane Wane, coordinateur du mouvement Touche pas à ma nationalité, «enrageante» selon Brahim Ould Abeid, représentant d’IRA-Mauritanie.

«Nous marchons dans la rue et nous voyons des généraux, des colonels, des vice-présidents d’assemblée nationale qui ont les mains pleines de sang et qui ne sont pas inquiétés. C’est une insulte à ceux qu’ils ont torturés et tués, et à leurs familles» crie Brahim Ould Abeid.

Cette impunité est le fruit d’un «racisme d’état maintenu» en Mauritanie souligne au micro, Dia Alasane coordinateur de «l’autre» TPMN.

 


Souleymane (avec la capuche) témoigne que son père était un des 15 sous-officiers tués par Ould Jiddeine. Crédit : Noorinfo/MLK

Souleymane (avec la capuche) témoigne que son père était un des 15 sous-officiers tués par Ould Jiddeine. Crédit : Noorinfo/MLK

Le cas symbolique d’El Arby Ould Sidi Aly Ould Jiddeine

L’ex-colonel El Arby Ould Sidi Aly Ould Jiddeine, actuel vice-président de l’assemblée nationale, est symbolique et significatif à plus d’un titre, il est un des rouages essentiels de l’institution qui devrait permettre l’abrogation de cette loi d’amnistie, et dans le même temps, le COVIRE le dénonçait clairement et précisément, par rapport aux officiers torturés et abattus, dans une liste de ses victimes parue il y a deux ans.

«Il a sur les mains le sang de 89 personnes. 89 Bon Dieu ! Et il se trémousse librement sur son fauteuil à chaque session de l’assemblée nationale !» enrage Aboubacri Sy, représentant du collectif des rescapés militaires, (COREMI).

 


Ibrahima Moctar Sarr, à la tribune avant la marche, samedi 9 février. Crédit : Noorinfo/MLK

Ibrahima Moctar Sarr, à la tribune avant la marche, samedi 9 février. Crédit : Noorinfo/MLK

«Plus jamais ça»

Pour que cela ne se reproduise plus, le doyen de l’événement, Bâ Mamadou Alassane, président du PLEJ, insiste sur le fait que les communautés noires du pays doivent être plus unies. «Les consciences doivent être plus aigues pour permettre une unité forte qui ne pourra que porter ce combat».

«L’unité et la réconciliation sont possibles dans ce pays, mais d’abord les cœurs doivent être apaisés, et les gens doivent se parler, pour que tout puisse être pardonné et pouvoir passer à autre chose. On se fout de notre gueule quand on voit des ministères organiser on ne sait pour qui, des festivals dits d’unité nationale. Il n’y aura unité et réconciliation que lorsqu’il y aura vérité !» soutient Mamadou Sarr, SG du forum national des droits humains (FONADH).

 


 Près de 2000 manifestants ont marché vers l'assemblée nationale. Crédit : Noorinfo/MLK

Près de 2000 manifestants ont marché vers l’assemblée nationale. Crédit : Noorinfo/MLK

Une marche et un député

Après plus d’une heure et demi de tribunes et d’animations musicales, la foule composée maintenant de près de 2000 personnes à 18h30, se met en mouvement vers le Parlement, où un seul député, Kane Hamidou Baba, du Mouvement pour la refondation, recevra des mains d’Ibrahima Sarr, la lettre demandant l’abrogation de la loi d’amnistie de 1989.

«Malouma Mint Bilal devait être là mais son enfant est souffrant, il se pourrait qu’elle revienne. Et d’autres députés qui ont des contretemps ou ne sont pas sur place» justifie sa solitude, le président du MPR.

Ce que quelques manifestants en colère souligneront et commenceront à crier après la remise la remise de la lettre, et que la foule se dispersait : «Il faudra nous dire clairement si on peut vivre ensemble dans ce pays, et qu’on en tire les actions qui s’imposent».

Mamoudou Lamine Kane

 
Source: noorinfo

 

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