Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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L’univesité de Nouakchott ne recrute plus de professeurs francphones (SNEM)

altL’université de Nouakchott ne recrute plus de professeurs pour ses filières francophones, selon le Syndicat National des Etudiants Mauritaniens (SNEM), qui voit en cela “une manière d’en finir avec le Français en Mauritanie”.

Le SNEM constate que “l’écrasante majorité des étudiants inscrits en Master notamment en Sciences sociales et humaines sont des arabophones”. Il ajoute qu’une cinquantaine d’étudiants francophones qui voulaient faire un master en Géographie environnemental ne l’ont pas pu, du fait que la filière n’existe qu’en Arabe”.

Le SNEM organisait ce lundi, une «foire des poblèmes» à la Faculté des Sciences juridiques de l’Université de Nouakchot. L’occasion était pour Boubou Thiam, secrétaire général du syndicat, de dresser un tableau de problèmes dont font face les étudiants.

On note parmi ces difficultés “le dysfonctionnement du système de gestion intégrée (le système informtique universitaire) d’où l’origine d’erreurs dans les attestations et bulletins de notes des étudiants. Des erreurs qui retardent les concernés parfois plus de deux ans à l’univesité après la fin de leurs études.

Les étudiants déplorent aussi le fait que l’univesté de Nouakchott lance des masters “avec des critères d’inscription auxquels ne répond aucun étudiant”. Imaginez, s’insurge un étudiant, “ils (un univsesité) ont exigé pour un master la mantion: «Assez bien» à toute une promotion qui n’a recuilli que «passable»”.

“Les masters proposés sont parfois vagues. Par exemple, dans le  master «Droit public», on a la science politique, les raltions internationels et autres, mais ils ne détaillent rien de cela. Je pense qu’ils lancent ces masters juste pour faire taire les critiques des étudiants”, lance le même étudiant.

L’autre problème constaté par le SNEM s’agit “des professeurs incompétants ou dont le profile ne correspond pas au domaine enseingné.  Il y a des profésseurs qui cumulent plusieur matières; Un seul professeur dispanse quatre cours  différents en un seul semestre pour un seul departement”.

Le SNEM dit avoir recensé ces problèmes durant la période entre octobre 2012, qui conincidait aux ouvertures, et mars 2013. Il promet de les mettre bien tôt  dans un rapport détaillé.

 

Source: Al Akhbar

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Elections municipales et législatives: La CENI est-elle allée vite en besogne ?

L’annonce, par la CENI, de la date des élections municipales et législatives est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique. Même au sein de l’UPR et de certains partis de la majorité qui réclamaient, depuis quelques mois, l’organisation rapide de ces élections, pour mettre fin à ce qu’il convient d’appeler l’« illégitimité » des institutions parlementaires et municipales actuelles dont le mandat est arrivé à terme fin 2011.

Elections municipales et législatives: La CENI est-elle allée vite en besogne ?
 

 

Le communiqué de la CENI, au lieu de mettre fin à la tension politique a plutôt ajouté à la confusion, renforcée par l’attitude des médias publics qui ont choisi de carrément zapper la déclaration de la commission. Chose qu’ils ne peuvent se permettre sans l’avis du Palais gris. Quelle mouche a donc piqué la CENI à fixer, tout de go, la date des élections, sans aucune concertation, pas même avec celui qui l’a mise sur pied ? Surtout qu’elle avait entrepris, la veille, des concertations avec les différents pôles politiques de la place. Si le président de l’AJ/MR reconnaît que son parti a eu la primeur du communiqué, lors d’une rencontre avec la commission, d’autres disent n’en avoir reçu ne serait-ce que la moindre allusion…

La CENI a ses raisons

Voici quelques raisons que pourrait avancer la CENI pour fonder sa décision. En agissant de la sorte, la CENI chercherait à prouver son indépendance ; du pouvoir, surtout. Et pour cause, mise en place après l’accord politique entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition, devenue, depuis, Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP) soutenant l’initiative du président Messaoud Ould Boulkheïr, la CENI a vite été contestée par la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) militant pour le départ du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, actuel président de la République. Pour la COD, l’actuelle commission électorale n’est pas suffisamment indépendante, dans la mesure où la confection du fichier électoral, le transport des urnes, etc. ne relèvent pas de ses compétences. Selon une source proche de la CENI, il existe, au sein de cette commission, une réelle volonté de faire les choses dans la transparence et sans parti pris. Sa décision de fixer, seule, la date des élections en serait, ainsi, la plus parfaite illustration.

La seconde raison serait de mettre notre démocratie à l’heure, au plus tôt. Une démocratie ne peut pas continuer à fonctionner à vue, affirme la même source. En fin de mandat depuis bientôt deux ans, l’Assemblée nationale et les municipalités ne peuvent plus continuer à le proroger indéfiniment. La décision de la CENI se fonderait, ensuite, sur les appels, répétés, à l’institution, de fixer rapidement ladite date. L’UPR, au lendemain de son conseil national, et le parti El Wiam ont été les plus ardents en cette exigence, abondant dans le sens du président de la République, dans son interview à RFI, France 24 et TVM. Quelques jours avant, le ministre de l’Intérieur avait évoqué, lui-même, l’organisation des élections, avant de recadrer ses propos.

Et si l’UE soutenait la CENI ?

Enfin, la décision de la commission nationale électorale constituerait une réponse à la demande des bailleurs de fonds du pays, notamment l’Union Européenne. A cet égard, rappelons que l’ambassadeur et chef de délégation de l’UE en Mauritanie déclarait, dans une interview accordée au Calame (N° 857 du 13 novembre 2012) : « la tenue des élections municipales et législatives, qui auraient dû avoir lieu il y a un an et dont, aujourd’hui, nous ne connaissons pas encore la date, devient maintenant urgente et prioritaire.» Cette position du premier responsable de l’UE en Mauritanie semble refléter l’opinion des partenaires au développement qui ne peuvent assister, sans réagir, à la prolongation des mandats d’institutions démocratiques. Comme ce sont eux qui détiennent les cordons de la bourse et financent les élections, il est évident que leurs déclarations pèsent lourd, dans les décisions de notre gouvernement. La CENI aurait-elle lorgné de ce côté pour fonder la sienne ? La réaction de ces bailleurs de fonds sera scrutée avec beaucoup d’attention, du côté de la présidence de République, empêtrée, depuis bientôt un mois, dans un duel avec l’homme d’affaires Bouamataou, un des grands financiers de la présidentielle de 2009.

Impulser le dialogue

Ces quelques raisons sont valables pour justifier la décision de la CENI mais suffiront-elles, pour autant, à organiser un scrutin transparent et inclusif ? Là est la grande question. On pourrait, de fait, reprocher, à la CENI, non pas de jouer son rôle – ce serait, tout de même, un comble – mais, peut-être, de n’avoir pas suffisamment mûri sa réflexion, de s’être « un petit peu » pressée, de n’avoir pas tenté de rallier d’abord, à sa décision, l’ensemble des pôles politiques, avant de la prendre. Les concertations qu’elle évoque, dans son communiqué, auraient pu se poursuivre, pour donner une chance de rapprocher les positions des uns et des autres, d’arriver à un consensus national. D’autant plus qu’elle ne travaille pas seule sur ce projet : elle aurait pu mettre à profit l’initiative de sortie de crise du président Messaoud Ould Boulhkeïr pour parvenir, justement, à ce consensus. Même si la COD traîne les pieds, par rapport à cette initiative, elle ne la rejette dans son ensemble. Pour la majorité des partis de la COD, elle peut même servir de cadre de discussion avec le pouvoir. C’est une piste à explorer, pour une bonne organisation des élections. La CENI se devait, aussi, d’amener le pouvoir à une espèce de déclaration sur l’honneur. Le président de la République doit, pour apaiser la tension, rassurer tout le monde, déclarer la neutralité de l’administration et de l’armée. On n’est pas sans savoir l’influence que ces deux institutions ont sur les citoyens. Si elles prennent partie, elles faussent le jeu, comme elles l’ont fait, avec récurrence, par le passé.

Cela dit et même si la décision de la CENI n’a pas fait l’unanimité autour d’elle, loin s’en faut, elle aura, tout de même, rappelé, aux uns et aux autres, la nécessité d’arrêter leurs querelles et d’aller aux élections, la meilleure manière de départager démocratiquement les protagonistes de la scène politique. Pourra-t-elle éviter la réédition du 19 juillet 2009 ? Mystère. Saura-t-elle capitaliser les réticences des différents pôles politiques, pour les pousser au dialogue ? C’est là, à notre avis, le souci de tous les démocrates mauritaniens. Et c’est le plus important.

 
 
Source: Le calame 

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Karim Wade devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite

altKarim Wade, fils de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade et son ex-ministre de l’Energie, des Transports aériens, des Infrastructures, de l’Aménagement du territoire et de la Coopération internationale, a été entendu, ce vendredi à Dakar, par le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).

La CREI estime “à 700 milliards de FCFA, les fonds acquis de manière illicite par le fils d’Abdoulaye Wade. Une fortune qu’il a pu amasser au moyen, entre autres, de prises illégales d’intérêt dans plusieurs sociétés s’activant au Sénégal dans les secteurs des transports aérien et maritime, détournements de deniers publics etc. “,apprend-on de Dakaractu, un site d’informations sénégalais en ligne.

Plusieurs militants du PDS (parti dirigé par son père), venus le soutenir, ont été dispersés par les forces de l’ordre à gaz l’lacrymogène.

Source: Al Akhbar

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L’insoutenable nostalgie du communisme

altIl y a plus d’une façon de lire l’histoire d’une ville : Berlin par exemple a sa version turque, bien différente de la vision allemande de Christa Wolf ou de Peter Schneider. La présence de travailleurs d’origine turque établis à Kreuzberg ou Neukölln est connue. Ce qui l’est moins, ce sont les contacts intellectuels et politiques que les Turcs ont entretenus avec la capitale de l’Empire dès la fin du XIXème siècle, quand les élites ottomanes puis les militaires très tôt formés dans les académies militaires prussiennes y séjournaient.
Berlin 1900 fascinait alors presque autant que Paris. Après 1918, l’Empire ottoman sera démantelé, et en 1923 naquit la République : plusieurs contingents d’ouvriers et d’apprentis inaugurèrent la collaboration économique sur le sol allemand tandis que la ville, trépidante, inventive, drainait les étudiants turcs. Après la deuxième guerre mondiale, Berlin-Est attirait les membres dispersés du TKP, le parti communiste turc clandestin et alors interdit en Turquie — d’autres iront à Moscou et à Budapest. Certains de ces exilés ont réalisé des programmes en langue turque pourBizim Radyo, qui émettait à partir de 1958 depuis Leipzig à destination des populations turcophones des Balkans, de Turquie bien sûr et du sud Caucase, en riposte aux émissions de la Voice of America ou de Radio Free Europe (Munich). Parmi ces exilés, on trouve le couple Zekeriya et Sabiha Sertel, le Bulgare Fahri Erdinç et le poète Nâzim Hikmet. La guerre des deux blocs se poursuivait par langues interposées…
Nâzim Hikmet [1] s’est réfugié à Moscou après sa fuite de Turquie en 1951 et il y demeura jusqu’à sa mort en 1963. Il devint alors l’un des plus flamboyants représentants de l’intelligentsia communiste, aux côtés de figures comme Ilya Ehrenburg, Pablo Neruda ou Louis Aragon. Il a échappé d’une certaine manière aux foudres staliniennes en passant de longues périodes dans les « pays frères », en Hongrie, en Tchécoslovaquie ou en RDA. Il intervenait sur des sujets culturels et politiques, considérait son pays, désormais sous influence américaine, avec beaucoup de méfiance et de recul, et n’était pas toujours très amène à l’encontre de l’évolution du communisme en URSS… Pendant la pire période de la guerre froide, il a su garder son statut d’humaniste marxiste.
Nedim Gürsel, depuis longtemps familier de Berlin et auteur de travaux remarqués sur Hikmet, entreprend une représentation fantasmée de la vie du poète dans le Berlin-Est des années 1950 et 1960. A travers les propos d’un narrateur avide de révélations sur les choix politiques de Hikmet, les rapports donnés à la STASI et la vie berlinoise de celui qui fut son délateur, Ali Albayrak, l’homme de l’ombre, l’homme des ombres, on voit émerger un monde crépusculaire, rongé par la culpabilité et les amours impossibles. Ce roman historique recrée avec nuance les ambiances contrastées des deux Berlin en s’attachant à l’histoire mal connue du Parti communiste turc, clandestin, exilé et peinant à faire entendre sa voix parmi les autres partis soumis à Moscou.
C’est sans doute la seconde partie du roman, les rapports du mouchard, (« Le Poète et le démon ») qui est la plus intéressante : ironique et cruelle, elle joue sur plusieurs tableaux, y compris linguistiques — plusieurs passages sont écrits en turc azéri, évoquant un accent régional — des références, pastiches et clins d’oeil. Autant d’éléments peu faciles à rendre en français mais qui, peu à peu, distillent l’atmosphère de ce monde des exilés politiques, isolés dans le paysage blafard et inquiétant de l’Allemagne socialiste. Ces exilés s’acheminent lentement vers un naufrage concerté. La troisième partie revient sur l’enfance et l’adolescence du « Diable » (le surnom du délateur), né d’un père français inconnu et d’une souillon. Homme empli de frustrations, il nourrit néanmoins des sentiments affectueux envers son neveu, Celik, symbole de la nouvelle génération issue de l’immigration des années 1960.
Le roman présente ainsi un bilan et un regard dessillé sur un pan de l’histoire contemporaine, où la Turquie ne joua qu’un rôle mineur malgré sa position stratégique. Il faudra attendre l’arrivée massive des immigrés pour que le pays de Nâzim Hikmet regagne en importance aux yeux de l’Europe.
 
Timour Muhidine
Le monde diplomatique

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Mali: création officielle d’une “Commission dialogue et réconciliation”

Mali: création officielle d'une 'Commission dialogue et réconciliation'Le conseil des ministres du Mali a annoncé officiellement mercredi la création d’une “Commission dialogue et réconciliation” (CDR) qui était souhaitée par les partenaires étrangers de ce pays en guerre.
La CDR, qui a pour mission “de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes”, sera également chargée “de recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue de réconciliation”, précise un décret rendu public par le Conseil des ministres.
Cette commission sera composée “d’un Président, de deux vice-présidents, et de trente commissaires”, qui seront prochainement désignés par le président malien par intérim, Dioncounda Traoré.
M. Traoré avait déclaré fin janvier qu’au sein de la communauté touareg, “le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations c’est certainement le MNLA (Mouvement de libération national de l’Azawad, rébellion), à condition que le MNLA renonce à toutes ces prétentions territoriales”.
Ce mouvement rebelle, qui estime que les Touareg sont marginalisés et réclame l’autodétermination du nord du Mali, leur région d’origine, avait lancé en janvier 2012 une offensive dans cette région avec des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, avant d’en être éliminé par eux.
Depuis le 11 janvier, une opération militaire franco-africaine est en cours pour chasser les islamistes armés du nord du Mali.
Outre le volet militaire, la communauté internationale insiste sur la nécessité de la réconciliation entre les diverses composantes de la société malienne, dont les Touareg.
La CDR aura aussi pour mission d’enregistrer “les cas de violation des droits de l’Homme commis dans le pays du début des hostilités, jusqu’à la reconquête totale du pays”.
Plusieurs associations de défense des droits de l’Homme ont accusé les forces rebelles du nord du Mali, ainsi que des militaires maliens, d’avoir commis de nombreuse exactions.
 
 
Source: JA

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