Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Samory Ould Bèye, SG de la CLTM: «Messaoud Ould Boulkheir était notre Mandela national… Ce n’est plus le cas aujourd’hui»

Samory Ould Bèye, Secrétaire Général du Syndicat Libre des Travailleurs mauritaniens (CLTM) et membre fondateur du parti El Moustaqbel, est l’une des figures de proue de la lutte contre l’esclavage et pour la reconnaissance des droits des harratines. Entretien.


Samory Ould Bèye, SG de la CLTM: «Messaoud Ould Boulkheir était notre Mandela national… Ce n’est plus le cas aujourd’hui»
 

Quelles appréciations faites-vous de la situation aujourd’hui des travailleurs en Mauritanie ?

Samory Ould Bèye : la situation du travailleur mauritanien est critique, aussi bien dans le secteur public que privé. Dans le public, les droits des travailleurs sont en quelques sortes compressés. Ses heures supplémentaires ne sont pas payées, ses primes et les avantages des missions ne sont plus respectés. Du coté du secteur privé, la situation est pire. À peu prés 80 % des travailleurs n’ont pas de contrat de travail et vivent dans l’instabilité de l’emploi et de la précarité. Ils sont confrontés à ces pratiques arbitraires et abusives quotidiennement que ça soit au niveau du secteur minier, du BTP que du secteur agricole. Les normes de travail ne sont plus respectées, la réglementation internationale du travail en vigueur est bafouée, aucun conseil d’administration ne prévoit la représentativité des travailleurs…

Que pensez-vous de la crise entre les dockers et les autorités, et de son dénouement ?
 
C’est une situation grave à multiples visages. Sur le plan juridique, on assiste à une violation des textes qui régissent le travail puisque l’accord qui a été fait n’a pas concerné les syndicats, et en plus il a été signé directement entre le ministre et les employés.

Tout cela a été conduit exprès pour fragiliser les organisations syndicales. Cela visait aussi à créer d’autres problèmes pour deux objectifs, à savoir détruire le syndicat et avoir un groupe instrumentalisé à des fins politiques dans une vision électoraliste. Alors que des dockers ont été soutenus financièrement après avoir eu accès aux medias officiels pour s’en prendre aux organisations légalement constituées, les autres groupes des dockers s’activent sous l’égide des autorités. Pendant la fête des travailleurs du 1er mai, les groupes des dockers constitués en dehors des structures syndicales ont été autorisés à défiler sans une couverture légale dans un pays soi-disant de droit. Ils scandaient des slogans favorable à Ould Abdel Aziz, ses photos en bandoulière. Il y avait même la présence d’un de ses conseillers dans la marche. C’est un groupe reçu plusieurs fois par le ministère de l’équipement alors qu’il n’est pas légal.

Ceci est une tentative pour diviser les dockers et fragiliser les structures syndicales. Mais cela n’arrivera pas. Le ministre a trahi aussi son engagement après avoir signé un accord avec les structures syndicales des dockers. Comment se fait-il que, trois semaines après un compromis, une commission du ministère de l’équipement débarque au port pour réviser la liste des dockers professionnels dans un soi-disant but d’en extraire les personnes âgées, les militaires retraités entre autres. Ceci nous ne l’acceptons pas, et nous travaillerons pour l’empêcher. D’ailleurs, conséquemment, la situation au Port est toujours difficile.

La situation des dockers se résumerait-elle à une sorte d’esclavage moderne ?

La situation des dockers montre aussi un autre visage de cette Mauritanie de l’injustice et de la discrimination. Ça prouve en réalité que la communauté harratine se trouve dans une situation particulière par rapport aux autres communautés dans la mesure où la majorité de la population est harratine (environ 80%). Tous les travaux misérables sont réservés aux harratines. La Mauritanie connait depuis son indépendance un déséquilibre entre les communautés. Cette situation doit être corrigée en premier lieu, à travers des politiques nationales qui permettront à l’ensemble des communautés nationales de s’impliquer dans la gestion des affaires du pays et en second, de bénéficier des richesses nationales à travers une clé de répartition raisonnable. La situation dans laquelle vit la communauté harratine aujourd’hui dans le domaine social et économique est assimilée aux pratiques de l’esclavage.

Je ne dirai pas moderne mais classique. Après 50 ans d’indépendance, le pays doit être assorti des bases d’un Etat-nation qui assure à tous les Mauritaniens, les chances égales et le traitement de droit. Cet Etat doit aujourd’hui assumer toutes ses responsabilités et les conséquences qui peuvent découler des erreurs historiques commises par la classe dominante. Parce qu’il y a un contrôle quasi absolu de cette classe de toutes les fonctions importantes, dans le partage des richesses, la gestion des institutions de l’Etat… et qui gère un système d’Etat basé sur la discrimination, d’exclusion et d’exploitation de l’homme.

Qu’a apporté Samory et compagnie ou plutôt, votre parti El Moustaqbel à la communauté harratine ?

Nous avons beaucoup fait pour la communauté harratine et ça remonte depuis le temps d’El Hor. Jamais nous n’avons cessé de lutter pour un meilleur devenir de cette communauté ; et nous continuons ce combat pour les droits des harratines dans ce pays. Nous avons commémoré l’anniversaire du mouvement El Hor cette année avec une particularité : nous avons produit un livre blanc pour la première fois, sur des questions relatives à la harratanité. Nous avons combattu le système à travers des déclarations, des prises de positions, des documents, des communiqués à travers les médias, des discours… Nous avons contribué à la prise de conscience, de l’éveil des harratines.

Sur le terrain de la lutte pour les droits des haratines, vous semblez peu visible, contrairement à Biram Ould Abeid…

Il faut distinguer notre combat et celui de Biram. Lui, agit en qualité d’un défenseur des droits de l’homme en s’attaquant aux problèmes de l’esclavage. Mais El Hor pose l’équation en termes de problème de communauté, en termes de projet de société. Notre parti n’aborde pas seulement le problème de l’esclavage, mais celui de toute la communauté haratine. Comme d’ailleurs nous abordons les problèmes de l’ensemble des autres communautés du pays, soumises à l’exploitation et au déni de droit.

La nouvelle création du parti RAG, ne consacre-t-elle pas une énième division des harratines ?

Ceci est vrai. Cela est arrivé malgré nous, malgré la nécessité impérieuse de s’unir, de nous renforcer les uns les autres. Aujourd’hui on est en face de cette décomposition mais cela va à l’avenir connaitre une autre figure. Puissent les harratines prendre plus de maturité et s’unir autour d’un seul et unique idéal. Les prémices d’un tel état de fait étaient visibles le mois dernier quand une conférence a été organisée à la Maison des jeunes à l’issue de laquelle tous les harratines quelques soient leurs organisations ont adhéré à un document appelé « le manifeste harratine » qui est un message fort adressé au système en place dans le pays.

Croyez-vous à l’unité des harratines au moment où l’élite affiche des divisions profondes dans des problèmes de leadership ?

Quand il y a la maturité, cette prise de conscience pour l’unité, que ça soit au niveau de l’élite, ou au niveau de la base, devient très facile. Je ne dirai pas que les harratines vont se regrouper dans un seul cadre mais ce sera l’unité d’action des différentes composantes harratines. Les prémices commencent à clore.

Le torchon brûle-t-il toujours entre El Moustaqbel et Messaoud Ould Boulkheir ?

Nous sommes en divergence avec lui sur des questions de fond. Faut-il rappeler qu’à la création d’El Hor vers les années 90 et 91, nous l’avons placé comme premier responsable de notre mouvement. On a fait de lui Notre Mandela National. On avait espoir que notre Mandela conduira notre projet à bon port et qu’il nous sortira des sentiers battus. Malheureusement cela n’a pas était le cas. Rappelez-vous que pendant l’avènement parlementaire en 2007, Messaoud avait tenu dans un très grand meeting un discours dans lequel il avait annoncé la fin de son combat pour le règlement du problème harratine. Il avait soutenu en substance que c’est à l’esclave désormais de se libérer ou de rester esclave. Cela nous avait profondément choqués.

Pendant les élections de 2009, il tiendra des propos qui l’éloignent du projet de ses amis en présentant des excuses aux morts à la place des harratines. Aucun harratine n’a jamais commis un crime… Nos divergences avec lui ont atteint un nouveau pallier lors des journées de concertation suite aux résultats présidentielles. Nous avons déclaré que les maures n’ont jamais voté pour les harratines. Messaoud a changé de veste et il a été frustré et déclarera la dissolution d’El Hor. C’est en ce moment que j’ai écrit une lettre critique sur la situation du pays et de la condition des harratines que j’ai envoyée au Secrétaire des Nations Unies. Cette lettre a changé la donne. Plus tard, Ould Abdel Aziz m’appellera pour connaitre les raisons de cette lettre. Il dira être prêt à négocier, prêt à se rendre dans les adwabas pour voir la condition de la population. Même des leaders de nationalistes arabes sous la férule d’Abdoul Salam Ould Horma sont venus me voir pour discuter.

C’est à partir de cela que Messaoud s’est rendu auprès de Aziz pour lui dire de contenir Samory qui agissait contre lui, qui sème la zizanie dans le mouvement des jeunes, des femmes de l’APP. Il s’est tourné vers les coordinateurs régionaux pour discuter de ma situation et me discréditer à leurs yeux. Ceci n’a pas marché. D’ailleurs, la majorité des harratines m’ont donné raison. Notre Mandela n’est plus ce Mandela qu’on espérait tant. Il a abandonné les causes des gens au milieu du chemin, au moment où la pression des esclavagistes, et du système de l’Etat se fait fort.

Comment se porte votre formation politique ?

Nous sommes là. Il n’y a pas une sortie de la COD où les membres d’EL Moustaqbel ne prennent la parole. Ils développent un discours très clair sur le déséquilibre national, l’unité nationale et prennent part aux débats et aux émissions. El Moustaqbel est en pleine campagne d’implantation. Le parti va surprendre les Mauritaniens à l’image de l’ancien parti Action pour le Changement (AC).

A voir l’activité des structures syndicales, la votre n’est-elle pas un peu absente du champ de bataille ?

La CLTM est diabolisée. Elle est victime du Système. Pour autant, elle est sur le terrain. Nous avons des positions de principe. Nous ne faisons de la propagande comme certains. Les actions menées pour un meilleur traitement des travailleurs dans les sociétés, c’est la CLTM. Celles qui sont menées au port, c’est toujours la CLTM. Les activités avec les autorités portuaires, c’est avec la CLTM seule. La force principale au niveau du port c’est la CLTM.

 
 
Source: Le calame 

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Exactions à Kidal : le MNLA sur le banc des accusés

Les populations noires et les arabes de la ville de Kidal ne se sentent plus en sécurité dans cette localité, qui échappe au contrôle des soldats de Bamako. Ce week-end plusieurs témoignages font état de pillages et arrestations des hommes à la peau noire. Des personnes considérées par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) comme des espions à la solde des autorités de Bamako.


Exactions à Kidal : le MNLA sur le banc des accusés
 
C’est la psychose à Kidal. Les populations noires notamment les Songhaï et les Arabes vivent dans la crainte et la peur. Depuis ce week-end, elles restent terrer à la maison. Et pour cause, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui règnent en maitre absolu sur cette localité du Nord-Mali depuis l’opération Serval, s’en prend à ces populations considérés par le groupe de Touaregs comme des espions à la solde des autorités de Bamako. Selon le porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, interrogé par RFI, les personnes arrêtées sont des espions à la solde de Bamako. Parmi eux, il y aurait un capitaine de l’armée malienne affirme-t-il.

A Bamako, les autorités n’ont pas réagi à cette chasse aux Noirs qui se déroule actuellement dans la capital de l’Adrar des Ifogas. Mais plusieurs témoignages recueillis par la télévision nationale ORTM font état de pillages et d’exactions. Le Mouvement indépendatiste est accusé de s’en prendre aux populations noirs notamment les Songhaï ainsi qu’aux commerçants arabes. Ainsi, à en croire Badi Ould Cheick, président des jeunes de la commune de Tarkint, interrogé par la télévision nationale, les soldats du MNLA viennent dans les campements où vivent les Arabes pour s’attaquer à eux.

La détérioration de la situation à Kidal intervient au moment où, les groupes armés touaregs à savoir le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), ont la semaine dernière à Ouagadougou, au Burkina Faso, écarté toute présence de l’armée malienne à Kidal. Ils posent, par ailleurs, comme conditions à toute négociation avec le gouvernement malien, le retrait des militaires maliens d’autres zones du Nord où la future force onusienne, la Minusma, devrait prendre la relève.

Source:Afrik

 

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L’Union africaine annonce la création d’une force d’intervention rapide

Le Premier ministre éthiopien et président de l’Union africaine (UA), Hailemariam Desalegn, a annoncé, lundi 27 mai, la création d’une force d’intervention rapide pour les conflits du continent. Une “mesure historique” qui aura pour vocation de pallier les retards dans la constitution d’une Force africaine en attente (FAA), attendue depuis une dizaine d’années.


L'Union africaine annonce la création d'une force d'intervention rapide
Réunis à Addis-Abeba pour les 50 ans de l’UA, les chefs d’État africains ont-ils réellement pris conscience de la nécessité de régler leurs problèmes entre eux, sans attendre l’aide des Occidentaux, et sans se borner à des déclarations de principe ? Pour le président en exercice de l’UA et Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, qui a annoncé la nouvelle, lundi 27 mai, la réponse est « oui ». Il qualifie même de « décision historique (le fait) d’avoir une force de réaction rapide à laquelle de nombreux pays ont proposé de contribuer ».

En clair, la mise en place de cette force « se veut une mesure provisoire en attendant que (le projet de) Force africaine en attente (FAA) soit totalement opérationnelle », a précisé Ramtane Lamamra, commissaire de l’UA à la Paix et la Sécurité. Celle-ci serait opérationnelle « immédiatement » grâce aux contributions en hommes, matériel et financement d’ores et déjà offertes par l’Afrique du Sud, l’Ouganda et l’Éthiopie, sur la base du volontariat.

 “UA, qu’as-tu fait de tes 50 ans ?”

La FAA est en attente depuis des années. Initialement prévue dès la constitution de l’UA, puis programmée pour la fin de 2010, elle ne sera finalement mise en place, au mieux, qu’en 2015. « L’Afrique aurait pu faire mieux, aurait pu agir plus vite et peut-être faire un effort significatif, pour faire en sorte qu’une contribution française ne soit pas indispensable » au Mali, a relevé M. Lamamra. « Il est vraiment dommage que cinquante ans après notre indépendance, notre sécurité dépende à un tel point d’un partenaire étranger », a-t-il également regretté.

Réalisme

La FAA doit compter à terme 32 500 membres, militaires ou civils, issus des cinq principales régions du continent. « D’ici là, des crises, des changements inconstitutionnels de pouvoir, des violations massives des droits de l’Homme risquent de se produire ici ou là, donc si nous voulons être réalistes, nous ne pouvons pas attendre d’avoir l’outil parfait à notre disposition », a relevé M. Lamamra.

Présent samedi à Addis Abeba, le président français François Hollande a invité pour sa part les chefs d’État africains les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet destiné à discuter de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme en Afrique.
M. Lamamra a estimé que cette proposition était « en soi positive, incontestablement », mais « qu’il s’agira de bien préparer » cette rencontre. « Il s’agira de se mettre d’accord sur (…) la ligne directrice fondamentale selon laquelle l’Afrique a la responsabilité principale et que les partenaires internationaux se mobiliseront autour de l’Afrique, en soutien a l’Afrique, en appoint à l’Afrique dans la plus grande transparence, » a-t-il ajouté.

Source:JeuneAfrique

 

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Les FLAM invitées de Radio Pulaar Speaking.

altRadio Pulaar Speaking (radiopsa.org) reçoit ce Mardi 21 Mai a 19h heure de New York;

En direct depuis la Mauritanie: M. Ibrahima Mifo Sow vice président et par ailleurs secrétaire national a l’organisation des FLAM.

Les discussions feront une rétrospective des activités du vice président depuis son retour au pays et l’état des préparatifs avant l’arrivée du président des FLAM et de sa délégation.

Pour écouter cette émission par téléphone, composer le :1832-225-5375.

Et pour participer au débat: composer le:1646-459-8157 ou se connecter par Skye: psaradio1

 

La lutte continue.

www.flamnet.info

www.flamonline.com

 

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Politique : Aziz s’oppose au gouvernement d’union nationale, proposé par O.Boulkheir

altLe président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a rejeté le point essentiel de l’initiative de Messoud Old Boulkheir concernant la constitution d’un gouvernement d’union nationale, a appris Alakhbar lundi d’une source politique.

Le président a exprimé cette position lors d’une réunion, qui a eu lieu dans la discrétion, entre Ould Boulkheir et Ould Abdelaziz. Celui-ci s’est dit, selon la même source, étonné de l’attachement de Messoud à la constitution d’un gouvernement d’union nationale et le fait d’y lier toute solution consensuelle.

Ould Abdelaziz s’est, par ailleurs, dit prêt à différer, encore une fois, la date des élections et la restructuration de la CENI. Il avait aussi proposé à Ould Boulkheir la mise en place d’un cadre composé de différentes formations politiques pour statuer sur toutes les questions d’intérêt et y trouver de solutions.

Aziz s’est engagé par ailleurs, sur une demande de Messoud, à rendre une réponse écrite par rapport à l’initiative.

Source: Al Akhbar

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