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Recensement/OTMF : Le combat continue pour les negro-mauritaniens de France
L’objet de notre démarche touche des dizaines de milliers de citoyens mauritaniens en France et dans le monde, c’est pour ces raisons que la Diaspora Mauritanienne en France et l’Organisation des Travailleurs Mauritaniens de France se permettent de vous exposer les problèmes rencontrés dans notre ambassade en France et pour lesquels nous sollicitons votre aide et votre intervention.

Tombouctou libérée, mais Tombouctou brisée
Selon une mission d’enquête de l’Unesco au Mali, Tombouctou, la “Ville aux 333 saints”, a davantage souffert de l’occupation jihadiste qu’on ne l’avait redouté.

À coups de pioche et de marteau, ils ont commencé à abattre les mausolées où les sages du Sahara devaient reposer pour l’éternité. La libération de la ville par les troupes françaises, le 28 janvier 2013, a permis à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) d’aller évaluer les dégâts.
« Nous avons été atterrés par le nombre et l’ampleur des destructions qui dépassaient nos estimations, explique Bandiougou Diawara, du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco. Nous pensions que 11 biens avaient été touchés, ce sont en fait 14 mausolées qui ont été intégralement rasés. Nous avions prévu la destruction de 2 000 à 3 000 manuscrits, il en manque en réalité 4 200. Les trois musées ont été totalement pillés, nous ne nous y attendions pas, et la vieille ville a aussi souffert des combats. »
Sur les 16 mausolées inscrits au patrimoine mondial, 9 ont été anéantis et les 2 qui se dressaient dans l’enceinte de la mosquée de Djingareyber, également classée, ont connu le même sort. La « ville aux 333 saints » compte des dizaines de ces tombeaux monumentaux, mais ceux qui ont subi les foudres salafistes étaient parmi les plus beaux et les plus prestigieux. Senghor voyait dans cette cité l’expression de « la civilisation africaine la plus riche, sinon la plus brillante, parce que la plus humaine » ; Tombouctou a été meurtrie dans sa chair d’argile sèche.
Générosité
« L’Unesco a sauvé les temples d’Égypte et reconstruit le pont de Mostar. L’Unesco reconstruira les mausolées du Mali », a déclaré sa directrice générale, Irina Bokova. Un plan d’action évalué à plus de 8 millions d’euros, budget exceptionnel auquel l’institution ne pourra contribuer que modestement. Sa situation financière est en effet critique depuis que les États-Unis ont interrompu le versement de leur cotisation à la suite de l’admission de la Palestine comme État membre.
L’Unesco en appelle donc à la générosité des États et des institutions : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’Union européenne, la France et la Norvège se sont déjà engagées. Ainsi que le Qatar, qui avait été soupçonné de soutenir les jihadistes sahéliens. La nécessité de lever des fonds explique-t-elle l’alarmisme de l’organisation ? « Si nous devons sensibiliser l’opinion et mobiliser la solidarité internationale, le ton de notre communiqué reflète les préoccupations des experts, réplique Diawara. Et il y a des dommages qu’on ne répare pas avec des millions de dollars : le patrimoine immatériel a été atteint, la population a été traumatisée par ce vandalisme et il y a un vrai travail de reconstruction morale à effectuer. »
Source:JeuneAfrique
pourquoi Bamako refuse de signer le projet d’accord avec le MNLA
Les questions de la justice, du cantonnement des rebelles, du retour de l’armée à Kidal et de l’organisation institutionnelle et administrative font partie des principales difficultés rencontrées dans les négociations entre Bamako et le MNLA à Ouagadougou.
« À huis-clos, dans la salle de négociations, les deux délégations ne sont plus face à face mais côte à côte, et on sent que les choses avancent bien », dit un médiateur de la Cedeao dans la crise malienne. Mais l’accord accepté par les rebelles touaregs n’est toujours pas validé par Bamako.

Apaisement
Intitulé « Accord préliminaire aux élections présidentielles et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali, le document de 23 pages aborde la question de la justice malienne dans son article 17, à la formulatio ambigüe. « Dans un souci d’apaisement et de confiance, le gouvernement du Mali prendra toutes les dispositions nécessaires pour suspendre les poursuites engagées par la justice malienne du fait du conflit armé contre les membres des groupes armés signataires du présent accord ».
Cependant, « les parties conviennent que cette suspension ne s’applique pas aux crimes de guerre, aux crimes contre l’humanité, aux crimes de génocide, aux crimes de violence sexuelle et aux violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire », poursuit le même article.
Bamako veut des précisions
Par ailleurs, Bamako demande aussi plus de précisions dans l’accord, alors que les rebelles demandent de leur côté que le texte soit signé en gage de bonne volonté avant d’entamer l’examen des sujets dis secondaires.
L’article 20 du projet dit en effet que c’est après la présidentielle prévue les 28 juillet et 11 août et 60 jours après la mise en place d’un gouvernement qu’il sera question de « l’organisation administrative et institutionnelle du Mali, en particulier les régions du Nord du Mali désignées par certains sous le terme Azawad ; la stratégie de développement intégré des collectivités territoriales du Mali ; la gestion des ressources et richesses nationales ; la réorganisation des forces de défense et de sécurité ainsi que le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion socioéconomique (DDR) des groupes armés du Nord Mali ». Tout sauf des détails…
Source:JeuneAfrique
Maghreb : à quoi joue le Qatar ?
Maniant pression et gros chèques, le Qatar cherche à peser sur la politique régionale en surfant sur son soutien au Printemps arabe. Une omniprésence qui le rend de moins en moins populaire.
« Les Qataris apprennent la communication. Leur image leur a échappé », analyse Mohammed El Oifi, maître de conférences à Sciences-Po Paris et spécialiste de la chaîne qatarie Al-Jazira. L’assassinat, le 6 février, du Tunisien Chokri Belaïd, leader du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU) ? « Nous n’excluons pas l’implication d’un État de la monarchie du Golfe [sic] », suggère Mohamed Jmour, numéro deux du PPDU, le 2 avril. En Mauritanie, nombre de médias ont vu l’ombre de l’émirat derrière les tirs qui ont blessé le président Ould Abdelaziz en octobre 2012. « L’assassinat politique n’est pas dans la culture du Golfe », objecte le chercheur Naoufel Brahimi El Mili.
“Votre tour viendra !”
Des soupçons d’ingérence inspirés par le comportement même de la monarchie multimilliardaire. Enivré par « ses » victoires révolutionnaires en Égypte, en Tunisie et en Libye, l’émir, Hamad Ibn Khalifa Al Thani, a pu s’y croire en terrain conquis. Rien n’est pourtant moins vrai. Dès novembre 2011, le représentant de la Libye révolutionnaire aux Nations unies, Abderrahmane Chalgham, tempêtait : « La Libye ne sera pas un émirat dirigé par le calife du Qatar ! » Et quand, à Tunis, les autorités déroulaient le tapis rouge au souverain, en janvier 2012, l’avenue Bourguiba grondait « Dégage ! ». Il en faut pourtant plus pour refroidir les ardeurs qataries. En témoignent les déclarations de l’émir, en visite officielle en Mauritanie en 2012, incitant Mohamed Ould Abdelaziz à se rapprocher du parti d’opposition islamiste Tawassul et brandissant la menace d’une révolution. Ou l’avertissement adressé à deux reprises – fin 2011 puis début 2013 – par Hamad Ibn Jassem aux autorités algériennes hermétiques à sa politique syrienne : « Votre tour viendra ! » Cette arrogance agace et, du Caire à Tunis, les drapeaux du Qatar flambent.
Tissés bien avant les événements de Sidi Bouzid, les réseaux de l’émirat lui ont permis de se réserver les meilleures places aux banquets des révolutions. Ami de Kaddafi, entretenant des relations cordiales avec Ben Ali et Moubarak, Hamad Ibn Khalifa Al Thani n’en accueillait pas moins leurs opposants. On pouvait ainsi croiser à Doha Youssef al-Qaradawi, le prédicateur star d’Al-Jazira, d’origine égyptienne ; le religieux libyen Ali Sallabi ; ou encore le gendre du Tunisien Rached Ghannouchi (leader du parti islamiste Ennahdha), Rafik Abdessalem, qui dirigeait le département des recherches au centre d’études d’Al-Jazira avant de rentrer en Tunisie et d’y occuper le poste de ministre des Affaires étrangères (de fin 2011 à mars 2013). Pas de quoi rassurer Alger et Nouakchott, capitales épargnées par le Printemps arabe : l’émir n’offre-t-il pas asile à l’Algérien Abassi Madani, cofondateur du Front islamique du salut (FIS), ainsi qu’à l’ancien président mauritanien Maaouiya Ould Taya, chassé du pouvoir par l’actuel chef de l’État ?
Car Sa Majesté n’accorde pas droit de cité aux seuls militants de l’islam politique. Des figures des régimes déchus ont également trouvé refuge – au moins un temps – sur ses terres, comme le Libyen Moussa Koussa, ancien chef des renseignements et ministre des Affaires étrangères du « Guide », ou le Tunisien Sakhr el-Materi, gendre de Ben Ali. Le paradoxe n’effraie pas l’émirat : ce paradis fiscal, où nombre de figures des régimes déchus ont placé leur fortune, a vu son procureur général, Ali Ibn Fetais al-Marri, chargé par les Nations unies de coordonner les enquêtes sur les fonds détournés par les dirigeants arabes renversés.
Paralyser
« Ceux qui considèrent le Qatar comme un État-nation traditionnel ne pourront que se tromper », explique Mohammed El Oifi. Petit et faiblement peuplé, l’émirat doit, pour exister, s’imposer à l’extérieur. Et le Printemps arabe lui en a apporté l’occasion sur un plateau : il a paralysé les derniers grands de la diplomatie régionale, Égypte et Syrie, alors que l’Irak déchiré n’a plus guère de poids et que l’Arabie saoudite reste empêtrée dans ses problèmes de succession. La Ligue arabe est ainsi tombée sous l’emprise qatarie. Les caisses de l’Égypte sont à sec ? L’émirat y déverse quelques milliards de dollars. La zone grise du Sahel, déstabilisée par la guerre libyenne, a vu débarquer ses convois humanitaires. Et, fin 2012, Hamad Ibn Khalifa Al Thani est allé se faire acclamer à Gaza, déserté par les chefs d’État arabes depuis 2007.
De quoi confirmer, pour certains, le soupçon d’un agenda impérialiste caché. C’est la thèse des journalistes Jacques-Marie Bourget et Nicolas Beau dans Le Vilain Petit Qatar : le Printemps arabe ne serait que l’aboutissement d’un grand projet panarabe à teinte islamiste fomenté par Doha. Plus mesuré, Naoufel Brahimi El Mili considère plutôt le petit émirat comme le bras agissant d’une Amérique qui a vu dans les révolutions l’occasion d’édifier le « Grand Moyen-Orient » démocratique que George W. Bush avait échoué à imposer. Mais pour Mohammed El Oifi, l’activisme qatari ne s’inscrit pas dans une stratégie préméditée : « La seule obsession de ce petit État coincé entre Iran et Arabie saoudite est d’agir pour exister et d’exister pour survivre. » Emportée par son instinct de survie, la machine qatarie ne finirait-elle pas par échapper au contrôle de ses pilotes ?
Source:JeuneAfrique
Mauritanie: Une nouvelle coordination politique opposante
Une nouvelle coordination politique opposante regroupe désormais la Convention pour l’Alternance Pacifique (CAP) et l’Alliance Patriotique (AP).
Cette nouvelle coordination opposante a été annoncée lors d’une conférence de presse hier jeudi à Nouakchott.
La Convention pour l’Alternance Pacifique, crée le 13 mai 2012, regroupe les trois partis d’opposition dits dialoguistes à savoir APP,Wiam et Sawab.
L’ l’Alternance Pacifique, crée le 21 avril 2013, réunit les trois partis ADIL, MPR et RD qui ont récemment quitté la Coalition des Partis de la Pajorité présidentielle.
Il existe déjà en Mauritanie la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) qui regroupe les partis qui ont boycotté le dialogue politique et qui exigent le départ sans condition de Mohamed Ould Abdel Aziz du pouvoir.
Source: Al Akhbar




