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Election du 21 juin prochain : La démocratie en 2019 ou … 2024 ?
Le Calame – Question on ne peut plus légitime, aujourd’hui. En effet, s’il ne fait l’ombre d’aucun doute que le tombeur de Sidi Ould Cheikh Abdallahi va rempiler pour un second mandat, les observateurs se demandent s’il ne va pas réaliser un score « troublant », le 21 juin. Les moyens déployés, le zèle de certains cadres et de l’UPR, les faucons du staff de campagne, les « partis-satellites », les notabilités dépoussiérées, les initiatives… pourraient bien faire monter la pression » au point d’offrir, à leur candidat, un score qui pourrait troubler et le vainqueur et l’opinion internationale. Même si les autre « concurrents » ont lancé quelque avertissements, rien, a priori, ne semble pouvoir arrêter la machine conçue pour les écraser, à moins que le pouvoir n’en décide autrement, comme l’a prétendu l’opposition, lors des dernières municipales et législatives. Certains s’en sortiront complètement laminés et mettront longtemps à se remettre de cette « victoire »…ou de cette défaite, c’est selon. Dans les meetings et rassemblements d’« initiateurs », des orateurs n’hésitent pas à réclamer du « 100% pour Aziz », cet homme « prodige qui aura sorti le pays des ténèbres ». On se croirait revenu à l’époque du « Savoir pour tous », les campagnes d’alphabétisation et les maisons des Livres qui poussaient, comme des champignons, dans les capitales régionales et départementales. Nous ne chassons pas le naturel, nous l’avons dompté. Critiques tous azimuts Dans ses discours de campagne, Mohamed Ould Abdel Aziz ne se cantonne pas à dérouler, simplement, son programme pour les cinq ans à venir. Il s’attaque, vertement, aux « croulants » de l’opposition, invités à « prendre leur retraite », parce qu’ils n’ont pas « osé » l’affronter dans les urnes. Une retraite que le président-candidat présume dorée, parce qu’ils auraient, selon lui, « pillé ce pays depuis son indépendance ». La cour n’est donc pas pavée de bonnes intentions. Côté jardin, Mohamed Ould Abdel Aziz laisse entendre que la Mauritanie n’est née qu’en ce jour béni de 6 août 2008, quand il renvoya Sidi Ould Cheikh Abdallahi, un autre « croulant » qu’on l’accuse, pourtant, d’avoir importé du Niger, pour en faire son candidat, en 2007. Tout ce qu’on voit de positif, aujourd’hui, dans ce pays, ne peut pas avoir plus de cinq ans d’âge. Tout le négatif provenant, a contrario, d’avant. Oublie-t-on ce proverbe qu’aime tant citer Alain Foka, le journaliste de RFI : « on n’efface pas une page d’histoire d’un pays car un peuple sans histoire est un monde sans âme » ? Le président-candidat a pris goût à l’auto-encensement. Il cite, pêle-mêle, les routes goudronnés, les ouvrages réalisés, les projets exécutés, les crédits distribués, les établissements supérieurs fondés, la sécurité rétablie, les performances macro-économiques saluées par les institutions monétaires internationales et pays amis, le tout pour « ce peuple mauritanien chéri ». Ce n’est pas une chimère sous les arcades du pouvoir, c’est une « réalité réelle », sauf pour l’« opposition nihiliste et amnésique ». Tentations Pour les cinq, voire les dix ans à venir – parce qu’avec l’UPR, tout est possible et les tentations fortes – le président prévoit de consolider « ses acquis » et de moderniser davantage la Mauritanie. On en a certainement besoin. Mais avec quelle manière ? Celle en cours, depuis six ans, a bien besoin d’être revue et corrigée. Fortement, si l’on veut que les performances dont se vante le pouvoir puissent réellement profiter au peuple mauritanien, dans son ensemble, et non à l’oligarchie militaro-civile qui a mis le pays en coupe réglée, depuis 1978. Il est indéniable que le président Mohamed Ould Abdel Aziz ait tenu, au cours de son premier mandat, quelques paris qui méritent d’être salués. Notamment installer la peur, parmi ceux qui n’ont en tête que de piller les ressources du pays et s’enrichir de manière éhontée, au détriment de pans entiers de citoyens, parqués dans les kebbas des grandes villes ou survivant en brousse (éleveurs et agriculteurs). Comment comprendre que des fonctionnaires de l’Etat puissent s’offrir, avec leurs salaires de misère, des villas et autres châteaux, des limousines, des troupeaux de vaches et de chameaux, des centaines d’hectares de terre cultivables dans la vallée, et mener un train de vie qui frise l‘« insolence et l’immoralité » ? Le tout en moins de dix ans de carrière… Au passif, le président n’a pas su ou pu s’émanciper des lobbies qui n’ont cessé de graviter autour de la « mangeoire », depuis l’indépendance du pays. Et l’opposition a beau jeu de lui reprocher d’avoir contribué à l’émergence, autour de lui, d’une « caste » de nouveaux hommes d’affaires, et de s’être lui-même enrichi, de manière exponentielle, ce que son refus de déclarer, comme l’exige la loi fondamentale, ses biens, pourrait accréditer. La transparence et la bonne gouvernance commencent par là. Le FNDU en quête d’une stratégie Dans une récente interview, début juin, à notre confrère « Temps forts », le président des Forces de Libération Africaine en Mauritanie (FLAM) suggérait, au FNDU, de se focaliser sur l’échéance présidentielle de 2019, en mettant l’accent sur les dispositions qui pourraient lui permettre d’interdire toute velléité, au président Aziz, de briguer un troisième mandat. Ce conseil d’ami d’un homme qui a du flair est-il passé inaperçu, du côté du Forum ? C’est une question qui mérite d’être posé. Si l’on considère que le deuxième mandat est déjà plié, il faut se battre pour l’échéance de 2019. Sinon 2024. Dans les deux cas, se situer, dès maintenant, dans le dynamisme de l’inéluctable évolution démocratique du pays. Enonçant les forces et faiblesses du FNDU, le président des FLAM estime que celui-là n’a pas réussi, en tout cas à ce jour, à obtenir un rapport de force en sa faveur. Depuis 2008, l’opposition n’a jamais pu obliger Mohamed Ould Abdel Aziz à établir les conditions objectives à une alternance par les urnes. Les échecs répétés de dialogue, entre le pouvoir et l’opposition rassemblée au sein du Forum, les tentatives de « déstabilisation » par la rue, le Printemps arabe, ni, même, les incertitudes, lors de l’absence prolongée du président de la République, parti se soigner des « balles amies » qu’il aurait reçues d’un soldat en faction, n’ont en rien ébranlé le pouvoir. Le boycott des élections locales de novembre et décembre derniers n’a pas plus perturbé le sommeil du Rais, dopé qu’il est par le soutien de la France et, d’une certaine façon, de l’Union Africaine. Pour toutes ces raisons, le FNDU doit changer de stratégie. En occupant davantage le terrain, en se fixant l’ambition de conquérir et de s’implanter, politiquement, dans la Mauritanie profonde, au lieu de se cantonner à Nouakchott et de n’en sortir qu’en période électorale, pour des marches de protestation. Une méthode qui n’a pas fait recette, jusqu’ici. Un travail de longue haleine en perspective. Sinon quoi ? Accepter de se suicider, en allant au dialogue dans les conditions qu’on a jusqu’ici refusées ? Ou entrer, tous, à l’UPR, pour finir d’en faire un parti unique ? Certes, il y aura toujours à mener des combats de conjoncture mais il faut, désormais, les articuler autour d’un objectif plus général et, probablement, assez lointain. Ne jamais lâcher la proie pour l’ombre, une erreur fatale à plus d’un – en tout cas, très pénible, pour notre démocratie – un certain 6 août 2008… Dalay Lam
Nouadhibou: le parti APP s’attaque à la CENI
Le coordinateur de l’APP, Abdallah Ould Mbareck, estime que la commission électorale s’es illustrée de par son “incapacité et manque de compétence elle s’est d’ailleurs transformée de juge en partie”.
“Nous ne pouvons pas participation aux élections parce que le pouvoir a refusé la restructuration de la CENI qui elle-même ne respecte pas délais constitution relatifs aux élections présidentielle”, a expliqué Ould Mbareck.
Les Nations unies pour un processus inclusif pour l’organisation de la Présidentielle en Mauritanie
Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, a recommandé vendredi à l’Etat mauritanien la mise en oeuvre d’un processus de dialogue inclusif dans les préparatifs de l’ élection présidentielle prévue le 21 juin prochain.
Intervenant lors de la 26ème réunion périodique de concertation entre les chefs de mission des Nations unies pour la sous-région, qui se tient à Dakar, au Sénégal, M. Djinnit a lancé un appel à tous les partis de l’opposition et au gouvernement mauritanien à revenir vers un dialogue inclusif pour la bonne tenue de la Présidentielle. Cet appel fait suite à la déclaration de l’Alliance populaire progressiste (APP), principal parti d’opposition, annonçant le boycott du scrutin. “Nous lançons un appel pour que les acquis démocratiques en Mauritanie ne soient pas mis en cause, car il est important de préserver ces acquis pour la stabilité politique du pays et dans la sous-région”, a dit M. Djinnit. On rappelle qu’il y a quelques semaines, M. Djinnit et le Secrétaire général-adjoint aux affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, avaient rencontré, à Nouakchott, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui les avait rassurés sur la situation politique du pays. “Nous nous sommes réjouis du bon dialogue qui régnait entre le pouvoir et l’opposition. A l’époque, nous avons soutenu le processus de dialogue et encouragé tous les partis à prendre part à cette initiative”, a rappelé M. Djinnit. Selon lui, le processus inclusif est un élément important pour la stabilité et l’apprentissage de la démocratie. Au cours des dernières semaines, note-on, les principaux partis politiques mauritaniens, l’Union pour la république (UPR, au pouvoir), la Coalition pour une alternance pacifique (CAP) et le Forum national pour la démocratie (FNDU), ne sont pas parvenus à établir un dialogue visant à créer les conditions d’une élection présidentielle “inclusive, libre et transparente”. Sept candidats, parmi lesquels le président sortant, Mohamed Ould Abdel et une femme, ont déposé leurs dossiers de candidature devant le Conseil constitutionnel.
Pana
Source: mauriweb
FLAMNET-ACTU: Mise en place du bureau provisoire de la ligue des femmes FLAM.
L´Assemblée générale de la ligue des femmes des Flam s´est tenue hier jeudi 24 avril 2014 au siège du mouvement. Le bureau provisoire suivant est proposé et validé par l’assemblée:
• Présidente d’Honneur : Kadiata Sangaré.
• Présidente : Aminetou Wane.
• Vice-présidente : Sala Haidara.
• Secrétaire Générale : Coumba Diarra.
• Secrétaire générale adjointe : Racky Wane.
• Trésorière : Rougui Sow.
• Trésorière Adjointe : Kadia Watt.
Secrétaire chargée à l’organisation : Ba Diallo.
Secrétaire à l´organisation adjointe : Hapsa Mbow.
Secrétaire chargée des relations extérieures : Adama Thiam.
Secrétaire adjointe chargée des relations extérieures : Haby Kébé.
Commissaire aux comptes : Hapsatou Dioulde Sow.
Commissaire aux comptes adjointe : Ramata Watt.
Nous remercions l’ensemble des militants et militantes qui se sont mobilisés pour faire de cette rencontre une réussite.
Le bureau se caractérise par l’engagement et l’abnégation des militantes proposées qui ont toutes été acclamées par l’assemblée générale.
Aux camarades élues nous souhaitons bonne chance et nos vives félicitations à la direction du mouvement d’avoir pu organiser une telle manifestation dans le climat qui prévaut dans notre pays.
La lute continue!
MAMOUDOU TALL.-FLAMNET-MAURITANIE.
Dialogue politique en Mauritanie: l’opposition redoute d’être “flouée”
ALAKHBAR (Nouakchott)-Le forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) qui regroupe plusieurs partis de l’opposition radicale en Mauritanie redoute d’être “flouée” dans les négociations entamées depuis lundi avec le pouvoir, en vue dune élection présidentielle transparente et inclusives.«Nous redoutons que le président (Ould Abdel Aziz) s’en tienne à des engagements de pure forme pour mieux nous flouer ensuite, comme il l’a déjà fait par le passé», a expliqué Kane Hamidou Baba, vice-président du FNDU au site d’information sous-régional Le Courrier du Sahara.
Le site rappelle qu’en 2009, le pouvoir et l’opposition avaient signé l’accord de Dakar pour mettre fin à la crise consécutive au renversement, par le général Ould Abdel Aziz, de Sidi Ould Cheikh Abdallah…L’accord a ouvert la voie à l’élection de Mohamed Ould Abdel Aziz à la Présidence de la République. Depuis, l’opposition ne cesse de dénoncer la «trahison» de Dakar. Les années suivantes, de nombreuses manifestations ont été organisées pour dénoncer l’application «partielle» de cet accord.
Les analystes sont plus circonspects. Journaliste à Radio Nouakchott Libre, Sidi Ould Jiddou, cité par le Courrier du Sahara ne se fait aucune illusion: «Le problème, c’est que le pouvoir et l’opposition affichent, aux yeux du monde, une volonté d’arriver à un consensus. Mais en réalité, chacun campe sur ses positions. Ils n’avancent pratiquement pas.»




