Category Archives: Uncategorized
Mauritanie : jours tranquilles à Doha pour Ould Taya

Maaouiya Ould Taya (àg.) avec Mathieu Kérékou et Abdou Diouf au sommet de la CEDEAO à Ouagadougou, le 29 juin 1989 © AFP
Publié le 30 septembre 2015 à 09h35 — Mis à jour le 30 septembre 2015 à 09h40
Par Jeune Afrique
Dix ans après son renversement, en août 2005, alors qu’il était sur le chemin du retour d’un voyage en Arabie saoudite, l’ancien président mauritanien Maaouiya Ould Taya vit toujours en reclus au Qatar, où l’émir lui a accordé l’asile politique.
Pris en charge dans une confortable villa sécurisée, il n’a jamais quitté Doha depuis sa chute. Il y vit avec Aïcha, son épouse, et leurs enfants (ses deux aînés, une fille et un garçon, issus d’un premier mariage, résident l’une à Nouakchott et l’autre à Las Palmas, aux Canaries), partageant son temps entre la lecture, la prière, les exercices physiques et quelques apparitions à la cour de l’émir.
Selon ses rares visiteurs, celui qui dirigea la Mauritanie pendant près de dix-neuf ans n’a plus aucun contact avec la classe politique de son pays (même ses anciens fidèles), ni avec ses ex-pairs chefs d’État, ni bien sûr avec l’actuel président Ould Abdelaziz, qui fut naguère son aide de camp. Aucune déclaration, aucune interview non plus (cela fait partie de l’accord passé avec les autorités qataries), mais « cela ne l’empêche pas de se tenir informé, ni de penser que l’Histoire réhabilitera son œuvre et son image », confie un proche.
À 74 ans, Ould Taya, qui a depuis longtemps renoncé à reconquérir le pouvoir, aspire aussi à rentrer le moment venu en Mauritanie. Pour y couler ses vieux jours chez lui, dans sa ville natale d’Atar.
jeune afrique
États-Unis : New York ferme ses écoles publiques pour l’Aïd el-Kébir
À l’occasion de l’Aïd el-Kébir, l’une des grandes fêtes de l’islam, pour la première fois les écoles publiques de New York seront fermées.
« Refléter la force et la diversité de notre ville ». C’est par ces propos que le maire démocrate Bill de Blasio avait annoncé cette mesure, qui était une promesse de campagne, en mars dernier. Il avait également annoncé qu’à partir de l’été 2016 un autre jour de congé serait consacré à l’Aïd el-Fitr, la fête qui marque la fin du jeûne du ramadan.
« Nous nous étions engagés vis-à-vis des familles à changer notre calendrier scolaire, pour refléter la force et la diversité de notre ville. Des centaines de milliers de familles musulmanes n’auront plus à choisir entre respecter les jours les plus sacrés de leur calendrier ou aller à l’école », avait-il expliqué.
Cette mesure qui concerne quelque 1,1 million d’élèves new-yorkais – dont 10% sont musulmans – renforcera également le sentiment d’appartenance de la communauté à la ville, qui consacre déjà des jours fériés aux religions chrétienne et juive (Yom Kippour). À partir de 2016, le 8 février serait également chômé pour célébrer le Nouvel an lunaire, observé en Chine et dans de nombreux pays asiatiques.
Interrogé par l’AFP, des représentants de la communauté musulmane ont exprimé leur satisfaction. « C’est une grande victoire de voir ce jour arriver », a expliqué Linda Sarsour, membre de la « Coalition for Muslim School Holidays » et mère de trois enfants.
« En tant qu’imam et parent, je suis très heureux », a également déclaré l’imam Shamsi Ali, directeur du Jamaica Muslim Center dans le quartier du Queens. « Je pense que ce genre de politique va contribuer à donner aux musulmans un sentiment d’appartenance », a-t-il ajouté.
Lutter contre l’islamophobie
Les leaders de la communauté musulmane misent beaucoup sur cette mesure pour faire reculer l’islamophobie, car 14 ans après les attentats de 2001, « la période est très tendue » explique Linda Sarsour. « Personne ne peut parler d’islam sans parler de terrorisme ».
Personne ne peut parler d’islam sans parler de terrorisme »
Les violences islamophobes viennent ponctuellement alimenter les colonnes des faits divers des médias américains. Le 8 septembre, un Americain Sikh a été sévèrement battu près de Chicago par un adolescent qui l’avait traité de « terroriste » en raison de la couleur de sa peau et de son turban.
Au Texas, un musulman de 14 ans, Ahmed, fils d’immigrants soudanais, a été arrêté pour avoir construit une horloge, dont ses professeurs pensaient que c’était une bombe. Des photos de l’adolescent menotté ont été massivement diffusées et de nombreux internautes se sont mobilisés pour dénoncer un acte raciste et islamophobe derrière le hashtag #IStandWithAhmed. Une fois l’erreur dénoncée et l’adolescent libéré, le président Obama a félicité le jeune garçon et l’a invité à la Maison Blanche pour lui présenter son horloge. De son côté le jeune homme s’est exprimé à la télévision américaine sur le racisme dont il avait déjà été victime : « Je me sentais traité comme un criminel ou comme si j’étais un terroriste. Ce sont des noms que j’ai déjà entendu quand j’étais au collège, on m’appelait le terroriste ou le fabricant de bombe et ce à cause de mes origines et de ma religion ».
L’un des candidats républicains à la présidence, Ben Carson, un neurochirugien noir à la retraite, a aussi jeté de l’huile sur le feu en affirmant ce week-end qu’un musulman ne pouvait pas être président des États-Unis.
« Dans ce climat de hausse du sentiment anti-musulman et de la rhétorique anti-musulman », le jour de congé accordé aux élèves pour l’Aïd el-Kébir arrive au bon moment, estime Ibrahim Hooper, porte-parole du Council on American- Islamic relations (CAIR), la plus grande organisation de défense des droits civiques des musulmans aux États-Unis. « Cela envoie un message très positif d’intégration », dit-il.
New York n’est pas pionnière en la matière. Certaines écoles des États du Vermont, du Massachusetts et du New Jersey – tous dans le nord-est des États-Unis – ferment déjà pour les fêtes musulmanes.
Auteur: Jean-Sébastien Josset – Jeune Afrique
L’opposition mauritanienne condamne le coup de force au Burkina-Faso
Alakhbar – Le Forum Nationale Pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), regroupant des partis d’opposition mauritaniens, condamne le coup de force “qui a renversé le Conseil de la transition et arrêté le processus électoral au Burkina-Faso“.
Dans un communiqué reçu à Alakhbar, le FNDU parle d’acte « stupide » dont « le seul but est de perturber le consensus national» au Burkina Faso.
Le FNDU estime que la Mauritanie a vécu le même scénario lors du coup d’Etat du 06 Août 2008. Et « l’inquiétude demeurera si des unités du genre (BASEP en Mauritanie) ne sont pas dissoutes ou soumises au commandement des armées nationales»
Le FNDU attire l’attention sur l’existence, en Afrique, de ces unités militaires, « bien équipées, qui peuvent à tout moment “renverser” la volonté des peuples ».
Mobilisation en faveur de Biram et Brahim Bilal : IRA fait part de sa détermination
Diop Amadou Tidjane membre de la direction d’IRA a affirmé que son organisation est déterminée à poursuivre ses marches pacifiques jusqu’à ce que son président et vice-président en l’occurrence Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane recouvrent la liberté.
Diop, qui s’est exprimé dans le cadre d’une de presse animée ce mardi 4 août dans les locaux du FONADH, a précisé qu’IRA réclame une remise en liberté sans conditions de ses deux dirigeants incarcérés à Aleg.
Il a appelé les militants d’IRA à continuer à se mobiliser de manière pacifique et de ne répondre à aucune provocation de la part des forces de l’ordre promptes à user de la violence à l’égard des militants et sympathisants de l’IRA.
Diop a enfin déclaré qu’IRA est solidaire des Forces progressistes du changement (FPC) le parti dirigé par Samba Thiam que les autorités ont refusé de reconnaître récemment.
Mauriweb
L’IRA réclame des amendements sur la nouvelle loi antiesclavagiste
Des militants et sympathisants de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), ont manifesté jeudi devant l’assemblée nationale, pour apporter une contribution à un débat parlementaire en prélude au vote d’un projet de loi remplaçant une loi incriminant et réprimant les pratiques esclavagistes, adoptée en 2007.
Avant le vote du nouveau texte, l’ONG antiesclavagiste entend « apporter une contribution constructive au débat parlementaire en appui au travail du gouvernement et à celui des députés » et sensibiliser les populations sur les lois qui seront votées.
Ainsi, IRA réclame des amendements sur la définition du concept de réparation « qui a plusieurs formes conformément aux principes fondamentaux et directives des Nations Unies (ONU), organisation dont la Mauritanie est membre ».
Le principe de la réparation en faveur des victimes de l’esclavage a été adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies (ONU) le 16 décembre 2005.
Les amendements proposent également l’organisation d’une journée nationale qui doit répondre « à un idéal de préservation de la mémoire collective et prendre la forme d’une condamnation unanime des pratiques esclavagistes par la société mauritanienne dans toute sa diversité et illustrer la détermination collective à combattre le phénomène ».
Les amendements proposés par l’ONG insistent également sur une définition claire des concepts clés basés « sur la terminologie des conventions internationales, pour permettre au juge d’appliquer facilement la loi à plusieurs situations ».
La Mauritanie met actuellement en œuvre une feuille de route pour l’éradication de l’esclavage et de ses séquelles, élaborée en collaboration avec le rapporteur des Nations sur les formes contemporaines de cette pratique.
Mais ce sujet reste au centre d’une vive polémique entre les autorités et les ONG, qui doutent de la bonne foi du gouvernement en dépit de l’adoption de plusieurs lois.
le calame




