Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Gambie : Interdiction formelle aux femmes de venir tête-nue au bureau

Gambie : Interdiction formelle aux femmes de venir tête-nue au bureauDepuis le 31 juillet 2015, il est interdit à tout employé de sexe féminin, travaillant dans l’administration gambienne, de venir à son lieu de travail sans mouchoir de tête.

Une directive émanant des services de Yaya Jammeh, dispose, en effet, qu’il est interdit à tous les personnels féminins au sein du Gouvernement, des ministères et agences gouvernementales d’exposer leurs cheveux durant les heures de travail.

La directive est entrée en vigueur le 31 décembre 2015. Les personnels féminins sont invités à utiliser un mouchoir de tête et envelopper soigneusement leurs cheveux.

 

 

 

SENEWB

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Prison de Nouakchott : un terroriste condamné à mort se fait la belle

altUn salafiste « dangereux » et « sous surveillance » sous le coup d’une condamnation à la peine capitale, s’est évadé de la prison de Nouakchott.

  Cheikh Ould Saleck a disparu « des radars » de la surveillance pénitentiaire depuis le jeudi soir.

L’absence de ce membre d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a été constatée à l’occasion de la grande prière du vendredi.  

Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les conditions de cette évasion.

 Ce jeune homme  est  condamné à la peine capitale par un verdict sanctionnant un projet d’organisation d’attentats avec trois (3) véhicules bourrés de bombes dont le mode opératoire prévoyait  des déflagrations à différents  endroits de Nouakchott. Une de ces actions devait viser la personne du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ces faits remontent à l’année 2011.  

 

le calame

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Pratiques esclavagistes : SOS esclaves fait envoyer deux maîtres en prison

altLes organisations de la société civile ne démordent pas après la sortie malencontreuse du Chef de l’Etat, lors d’une Conférence de presse  à Nouadhibou assimilant le combat des ONG de lutte contre les pratiques esclavagistes à un grotesque montage.bRéponse du berger à la bergère : « Nous sommes prêts à aller en prison si nous sommes coupables de manipulations de faits esclavagistes et responsables de montages grotesques »,  lance  Boubacar Ould Messaoud sous forme de défi  aux autorités .
L’existence de pratiques esclavagistes en Mauritanie ne souffre d’aucun doute de l’avis de SOS Esclaves   qui réfutant l’assertion du Chef de l’Etat et « loin d’être animé, précise d’emblée Ould Messaoud, par un souci d’accuser ou de salir un groupe ou une famille reste conscient des inégalités nombreuses dans une société profondément inégalitaire et estime que pour être unis, des concitoyens ne peuvent être opprimés, violés. C’est une illustration d’une grande insensibilité, de notre ignorance ». Le président  SOS Esclaves  a plaidé pour un éveil des consciences du coté des compatriotes maures : « ce combat est le leur », estime-t-il. Poursuivant, il déclare être prêt à soutenir tout esclave qui lève la tête.
Ainsi, SOS Esclaves a présenté, mardi 29 décembre, à  la presse une quinzaine de personnes notamment Fatma Mint Hemedi, Tahra Mint Vatma, Vatma Mint Zaida et leurs enfants respectivement emmenées d’Outeid Etalhaya et d’Azamad dans la Moughtaa de Nbeiket Lahwach.C’est la coordination de SOS Esclaves du Hodh el Gharbi a récemment présenté au
parquet de cette région les quinze victimes de pratiques esclavagistes. Après les dépositions de ces personnes et les auditions de Ikhalihina Ould Ahmed Haimad et Hanena Ould Bouna, leurs deux maîtres, le procureur les a aussitôt mis en accusation pour «pratiques esclavagistes «  et requis leur emprisonnement. « Cette affaire prouve pour la énième fois l’existence formelle de l’esclavage, surtout dans le milieu rural. Mais il est caché à cause du silence troublant des victimes incapables qu’elles sont de le dénoncer et du déni coupable des autorités qui s’entêtent à le nier, fait remarquer SOS Esclaves. Ce n’est que quand la victime parle que  l’esclavage ressort. Mais généralement, les responsables judiciaires refusent de le reconnaitre et s’emploient à le masquer en requalifiant les faits qui sont une illustration éloquente du phénomène».  SOS Esclaves se félicite de l’attitude constante de l’actuel procureur de la République de Néma qui traite avec diligence des affaires qui lui sont présentées. Toutefois, le juge d’instruction comme à son habitude depuis sept ans, au lieu de mettre les mis en cause dans cette affaire en prison, avait décidé de les mettre sous contrôle judiciaire. Ce n’est que sur arrêt de la chambre d’accusation de Kiffa annulant cette décision que les deux maîtres ont été déposés en prison, indique SOS Esclaves. Mieux, relate l’organisation de Boubacar Ould Mesaoud, ce juge qui vient d’être limogé lors de la dernière session du conseil
supérieur de la magistrature, allait même jusqu’à proposer comme dans beaucoup de cas tels ceux de Khaidama et de la vieille Chekrada une formule de conciliation dans une affaire aussi grave que l’esclavage. L’objectif étant de faire arrêter l’action publique à l’encontre des présumés accusés par un supposé retrait de plainte contre une modique somme.
SOS Esclaves considère, dans un communiqué de presse, qu’il est temps que le discours officiel change face aux réalités frappantes de l’esclavage. SOS Esclaves formule le vœu que « les tribunaux prennent en charge convenablement le ou les cas d’esclavage qui leur sont souvent présentés. Et que les victimes des criminelles souffrances puissent accéder à la justice et obtenir de justes réparations à travers la condamnation ferme de leurs bourreaux et leur entière prise en charge jusqu’à leur réhabilitation dans une vie digne et respectable ».
L’avocat conseil de SOS Esclaves Me Id a révélé que des dossiers de poursuite de plusieurs personnes sont pendants au Hodh el Charghi, à Atar et Nouadhibou. Revenant à la charge, Boubacar a déploré qu’il y ait en Mauritanie des gens intouchables et dénoncé ce qui les soutiennent. Le président de SOS Esclaves poussera le bouchon loin : «Nous sommes prêts à aller en prison si nous sommes coupables de manipulations de faits esclavagistes et responsables de montages grotesques ».
L’émotion a gagné l’assistance lorsque l’une des victimes a relaté les scènes horribles et les actes dégradants dont elle et les membres de sa famille ont été victimes, corroborant les propos de Maaloum Ould Mahmoud, coordinateur de SOS Esclaves au Hodh el Charghi. D’ailleurs, l’un des enfants de sept ans était chargé d’un troupeau de 300 chèvres au moment où ses  semblables sont encore au primaire.

le calame

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Fatou Diop , la candidate mauritanienne remporte la finale de l’émission Sen Petit Gallé – See more at: http://rapideinfo.net/node/10643#sthash.VoPocozc.dpuf

Fatou Diop , la candidate mauritanienne remporte la finale de l’émission Sen Petit GalléFatou Diop, la candidate mauritanienne à la voix d’or vient de remporter haut la main la finale de l’ édition 2015  de la compétition musicale juvénile “Sen Petit Gallé” organisée par la chaîne  de télévision GFM .

Une compétition organisée depuis quelques années et qui pour la première fois est remportée par un candidat non sénégalais .

Fatou ,  durant toute la compétition et particulièrement lors de cette finale, a su conquérir les cœurs en reprenant la chanson de la célèbre diva sénégalaiseCoumba Gawlo ,”Bine-Bine”, faisant vibrer toute la salle et convaincre le jury.Fagandajury.jury.Faganda Fagandajury.Faganda Copyright © 2015jury.Faganda

Source : Rédaction Cridem

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L’éditorial du calame: Dénonçons!

altIl s’appelait Ian de Grange. Il est devenu Mansour Tawfiq, depuis sa conversion à l’Islam et son installation en Mauritanie. Ian est né au début des années 50, dans un petit village de Bretagne, une terre où ses ancêtres, venus d’Ecosse, s’étaient installés il y a quelques siècles, fuyant sans doute une de ses intermminables guerres qui secouaient l’Europe à cette époque. Le Bac en poche et des idées plein la tête, Ian choisit le métier d’enseignant qu’il exercera pendant dix ans. Au début des années 90, pris d’une crise d’adolescence tardive, il balance tout et se lance dans l’aventure. Vivant dans son camping –car, il sillonne la France et se découvre une nouvelle jeunesse. Poussé par on ne sait quel instinct, il quitte son pays natal pour l’Afrique, en quête de spiritualité. Il vit quelques mois au Sénégal et décide de découvrir la Mauritanie. Après quelques mois au soleil, il revient en France. Mais la tentation était trop forte. Il plie de nouveau bagage et débarque dans notre pays. Il choisit Maata Moulana, se convertit à l’Islam et fonde un nouveau foyer. C’est le début d’une longue histoire d’amour avec la Mauritanie. Ne croyant pas en grand-chose jusqu’alors, l’homme trouve dans l’Islam les réponses à des questionnements qu’il s’est toujours posés. Dont celui de l’existence elle-même. L’homme se lance alors dans la recherche et l’écriture. Il obtient le prix Chinguitti en 2006 pour son livre intitulé ‘’Gens du Livre’’ et publie une seconde étude sur le wagf* dont il devient un grand spécialiste. Mansour s’essaie ensuite à la presse et devient collaborateur aux journaux Horizons et La Tribune avant de rejoindre Le Calame en 2008 pour s’occuper de la correction. Depuis lors, il est devenu membre à part entière de notre équipe et s’investit corps et âme pour que le journal paraisse chaque semaine avec le moins de coquilles possible. Une mision dont il s’acquitte à merveille, au grand bonheur de nos lecteurs.

Il y a près de deux mois, des policiers viennent le cueillir chez lui à Maata Moulana. C’est la consternation dans le petit village où Mansour n’a que des amis. Des hommes refusent de le laisser partir seul. Ils embarquent avec lui dans la voiture de la police, censée le conduire à Boutilimit. Mais, en arrivant à la route de l’Espoir, les policiers reçoivent l’ordre de le ramener à Nouakchott. Conduit à la brigade des stups, il est entendu le jour même par un juge qui décide de le placer sous mandat de dépôt, en attendant que la justice planche sur une demande d’extradition formulée par le tribunal de Toulouse en France, en vertu d’une convention d’entraide judiciaire entre les deux pays. Pour une affaire de moeurs qui date des années 90/91. Quelques jours après, la Cour suprême décide de rejeter la demande d’extradition au motif que les faits en question sont prescrits, que le prévenu est devenu entretemps musulman et ne peut donc, selon la loi islamique, être extradé vers un pays qui ne l’est pas. La Cour ordonne sa libération qui devait intervenir le mercredi 9 décembre mais, à sa sortie de prison, Mansour est cueilli par une voiture de police qui le conduit vers une destination inconnue. Sa famille et ses avocats restent plusieurs jours sans nouvelles de lui. Ils seront par la suite informés qu’il se trouve dans les locaux de la direction générale de la sûreté nationale. Depuis lors, rien n’a filtré. La police, à qui on a donné l’ordre de l’arrêter, ne sait toujours pas pourquoi et ne l’a même pas encore interrogé. Ses avocats n’ont pas accès à lui. Dans un pays qui se veut démocratique, où les libertés fondamentales doivent être naturellement respectées, kidnapper  et embastiller un individu au-delà de la durée normale d’une garde à vue s’appelle de la détention arbitraire. Des pratiques d’un autre âge qu’on continue à vivre de nos jours.

Quand la justice est aux ordres et quand le système de sécurité se transforme en outil de répression,  comment peut-on appeler le régime sous lequel on vit? “Qui ne dénonce le mal devient complice du mal”, disait Martin Luther King. Alors dénonçons, messieurs-dames, c’est le seul droit qui vous reste. Avant qu’il ne soit trop tard.

Ahmed Ould Cheikh

*Dans le droit islamique, le wagf est une donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique, pieuse ou charitable, ou fiducie. Le bien donné en usufruit est dès lors placé sous séquestre et devient inaliénable (wikipédia)

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