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Prison de Nouakchott : un terroriste condamné à mort se fait la belle
Un salafiste « dangereux » et « sous surveillance » sous le coup d’une condamnation à la peine capitale, s’est évadé de la prison de Nouakchott.
Cheikh Ould Saleck a disparu « des radars » de la surveillance pénitentiaire depuis le jeudi soir.
L’absence de ce membre d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a été constatée à l’occasion de la grande prière du vendredi.
Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les conditions de cette évasion.
Ce jeune homme est condamné à la peine capitale par un verdict sanctionnant un projet d’organisation d’attentats avec trois (3) véhicules bourrés de bombes dont le mode opératoire prévoyait des déflagrations à différents endroits de Nouakchott. Une de ces actions devait viser la personne du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.
Ces faits remontent à l’année 2011.
le calame
Pratiques esclavagistes : SOS esclaves fait envoyer deux maîtres en prison
Les organisations de la société civile ne démordent pas après la sortie malencontreuse du Chef de l’Etat, lors d’une Conférence de presse à Nouadhibou assimilant le combat des ONG de lutte contre les pratiques esclavagistes à un grotesque montage.bRéponse du berger à la bergère : « Nous sommes prêts à aller en prison si nous sommes coupables de manipulations de faits esclavagistes et responsables de montages grotesques », lance Boubacar Ould Messaoud sous forme de défi aux autorités .
L’existence de pratiques esclavagistes en Mauritanie ne souffre d’aucun doute de l’avis de SOS Esclaves qui réfutant l’assertion du Chef de l’Etat et « loin d’être animé, précise d’emblée Ould Messaoud, par un souci d’accuser ou de salir un groupe ou une famille reste conscient des inégalités nombreuses dans une société profondément inégalitaire et estime que pour être unis, des concitoyens ne peuvent être opprimés, violés. C’est une illustration d’une grande insensibilité, de notre ignorance ». Le président SOS Esclaves a plaidé pour un éveil des consciences du coté des compatriotes maures : « ce combat est le leur », estime-t-il. Poursuivant, il déclare être prêt à soutenir tout esclave qui lève la tête.
Ainsi, SOS Esclaves a présenté, mardi 29 décembre, à la presse une quinzaine de personnes notamment Fatma Mint Hemedi, Tahra Mint Vatma, Vatma Mint Zaida et leurs enfants respectivement emmenées d’Outeid Etalhaya et d’Azamad dans la Moughtaa de Nbeiket Lahwach.C’est la coordination de SOS Esclaves du Hodh el Gharbi a récemment présenté au
parquet de cette région les quinze victimes de pratiques esclavagistes. Après les dépositions de ces personnes et les auditions de Ikhalihina Ould Ahmed Haimad et Hanena Ould Bouna, leurs deux maîtres, le procureur les a aussitôt mis en accusation pour «pratiques esclavagistes « et requis leur emprisonnement. « Cette affaire prouve pour la énième fois l’existence formelle de l’esclavage, surtout dans le milieu rural. Mais il est caché à cause du silence troublant des victimes incapables qu’elles sont de le dénoncer et du déni coupable des autorités qui s’entêtent à le nier, fait remarquer SOS Esclaves. Ce n’est que quand la victime parle que l’esclavage ressort. Mais généralement, les responsables judiciaires refusent de le reconnaitre et s’emploient à le masquer en requalifiant les faits qui sont une illustration éloquente du phénomène». SOS Esclaves se félicite de l’attitude constante de l’actuel procureur de la République de Néma qui traite avec diligence des affaires qui lui sont présentées. Toutefois, le juge d’instruction comme à son habitude depuis sept ans, au lieu de mettre les mis en cause dans cette affaire en prison, avait décidé de les mettre sous contrôle judiciaire. Ce n’est que sur arrêt de la chambre d’accusation de Kiffa annulant cette décision que les deux maîtres ont été déposés en prison, indique SOS Esclaves. Mieux, relate l’organisation de Boubacar Ould Mesaoud, ce juge qui vient d’être limogé lors de la dernière session du conseil
supérieur de la magistrature, allait même jusqu’à proposer comme dans beaucoup de cas tels ceux de Khaidama et de la vieille Chekrada une formule de conciliation dans une affaire aussi grave que l’esclavage. L’objectif étant de faire arrêter l’action publique à l’encontre des présumés accusés par un supposé retrait de plainte contre une modique somme.
SOS Esclaves considère, dans un communiqué de presse, qu’il est temps que le discours officiel change face aux réalités frappantes de l’esclavage. SOS Esclaves formule le vœu que « les tribunaux prennent en charge convenablement le ou les cas d’esclavage qui leur sont souvent présentés. Et que les victimes des criminelles souffrances puissent accéder à la justice et obtenir de justes réparations à travers la condamnation ferme de leurs bourreaux et leur entière prise en charge jusqu’à leur réhabilitation dans une vie digne et respectable ».
L’avocat conseil de SOS Esclaves Me Id a révélé que des dossiers de poursuite de plusieurs personnes sont pendants au Hodh el Charghi, à Atar et Nouadhibou. Revenant à la charge, Boubacar a déploré qu’il y ait en Mauritanie des gens intouchables et dénoncé ce qui les soutiennent. Le président de SOS Esclaves poussera le bouchon loin : «Nous sommes prêts à aller en prison si nous sommes coupables de manipulations de faits esclavagistes et responsables de montages grotesques ».
L’émotion a gagné l’assistance lorsque l’une des victimes a relaté les scènes horribles et les actes dégradants dont elle et les membres de sa famille ont été victimes, corroborant les propos de Maaloum Ould Mahmoud, coordinateur de SOS Esclaves au Hodh el Charghi. D’ailleurs, l’un des enfants de sept ans était chargé d’un troupeau de 300 chèvres au moment où ses semblables sont encore au primaire.
le calame
Fatou Diop , la candidate mauritanienne remporte la finale de l’émission Sen Petit Gallé – See more at: http://rapideinfo.net/node/10643#sthash.VoPocozc.dpuf
Fatou Diop, la candidate mauritanienne à la voix d’or vient de remporter haut la main la finale de l’ édition 2015 de la compétition musicale juvénile “Sen Petit Gallé” organisée par la chaîne de télévision GFM .
Une compétition organisée depuis quelques années et qui pour la première fois est remportée par un candidat non sénégalais .
Fatou , durant toute la compétition et particulièrement lors de cette finale, a su conquérir les cœurs en reprenant la chanson de la célèbre diva sénégalaiseCoumba Gawlo ,”Bine-Bine”, faisant vibrer toute la salle et convaincre le jury.Fagandajury.jury.Faganda Fagandajury.Faganda Copyright © 2015jury.Faganda
Source : Rédaction Cridem
L’éditorial du calame: Dénonçons!
Il s’appelait Ian de Grange. Il est devenu Mansour Tawfiq, depuis sa conversion à l’Islam et son installation en Mauritanie. Ian est né au début des années 50, dans un petit village de Bretagne, une terre où ses ancêtres, venus d’Ecosse, s’étaient installés il y a quelques siècles, fuyant sans doute une de ses intermminables guerres qui secouaient l’Europe à cette époque. Le Bac en poche et des idées plein la tête, Ian choisit le métier d’enseignant qu’il exercera pendant dix ans. Au début des années 90, pris d’une crise d’adolescence tardive, il balance tout et se lance dans l’aventure. Vivant dans son camping –car, il sillonne la France et se découvre une nouvelle jeunesse. Poussé par on ne sait quel instinct, il quitte son pays natal pour l’Afrique, en quête de spiritualité. Il vit quelques mois au Sénégal et décide de découvrir la Mauritanie. Après quelques mois au soleil, il revient en France. Mais la tentation était trop forte. Il plie de nouveau bagage et débarque dans notre pays. Il choisit Maata Moulana, se convertit à l’Islam et fonde un nouveau foyer. C’est le début d’une longue histoire d’amour avec la Mauritanie. Ne croyant pas en grand-chose jusqu’alors, l’homme trouve dans l’Islam les réponses à des questionnements qu’il s’est toujours posés. Dont celui de l’existence elle-même. L’homme se lance alors dans la recherche et l’écriture. Il obtient le prix Chinguitti en 2006 pour son livre intitulé ‘’Gens du Livre’’ et publie une seconde étude sur le wagf* dont il devient un grand spécialiste. Mansour s’essaie ensuite à la presse et devient collaborateur aux journaux Horizons et La Tribune avant de rejoindre Le Calame en 2008 pour s’occuper de la correction. Depuis lors, il est devenu membre à part entière de notre équipe et s’investit corps et âme pour que le journal paraisse chaque semaine avec le moins de coquilles possible. Une mision dont il s’acquitte à merveille, au grand bonheur de nos lecteurs.
Il y a près de deux mois, des policiers viennent le cueillir chez lui à Maata Moulana. C’est la consternation dans le petit village où Mansour n’a que des amis. Des hommes refusent de le laisser partir seul. Ils embarquent avec lui dans la voiture de la police, censée le conduire à Boutilimit. Mais, en arrivant à la route de l’Espoir, les policiers reçoivent l’ordre de le ramener à Nouakchott. Conduit à la brigade des stups, il est entendu le jour même par un juge qui décide de le placer sous mandat de dépôt, en attendant que la justice planche sur une demande d’extradition formulée par le tribunal de Toulouse en France, en vertu d’une convention d’entraide judiciaire entre les deux pays. Pour une affaire de moeurs qui date des années 90/91. Quelques jours après, la Cour suprême décide de rejeter la demande d’extradition au motif que les faits en question sont prescrits, que le prévenu est devenu entretemps musulman et ne peut donc, selon la loi islamique, être extradé vers un pays qui ne l’est pas. La Cour ordonne sa libération qui devait intervenir le mercredi 9 décembre mais, à sa sortie de prison, Mansour est cueilli par une voiture de police qui le conduit vers une destination inconnue. Sa famille et ses avocats restent plusieurs jours sans nouvelles de lui. Ils seront par la suite informés qu’il se trouve dans les locaux de la direction générale de la sûreté nationale. Depuis lors, rien n’a filtré. La police, à qui on a donné l’ordre de l’arrêter, ne sait toujours pas pourquoi et ne l’a même pas encore interrogé. Ses avocats n’ont pas accès à lui. Dans un pays qui se veut démocratique, où les libertés fondamentales doivent être naturellement respectées, kidnapper et embastiller un individu au-delà de la durée normale d’une garde à vue s’appelle de la détention arbitraire. Des pratiques d’un autre âge qu’on continue à vivre de nos jours.
Quand la justice est aux ordres et quand le système de sécurité se transforme en outil de répression, comment peut-on appeler le régime sous lequel on vit? “Qui ne dénonce le mal devient complice du mal”, disait Martin Luther King. Alors dénonçons, messieurs-dames, c’est le seul droit qui vous reste. Avant qu’il ne soit trop tard.
Ahmed Ould Cheikh
*Dans le droit islamique, le wagf est une donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique, pieuse ou charitable, ou fiducie. Le bien donné en usufruit est dès lors placé sous séquestre et devient inaliénable (wikipédia)
Libre Expression : S’approche-t-on d’une Troisième Guerre Mondiale (TGM)?
Ely Krombelé – L’état de paix ne correspond pas à la nature humaine. Alors,à quand la troisième guerre mondiale ? De nos jours le problème réside dans la constriction du système d’alliances. S’il était tranché pendant les deux guerres mondiales entre les “alliés” vainqueurs et les puissances de l’“axe” vaincues,aujourd’hui, le couplet globalisation-mondialisation basé sur le profit comme le monde n’en a jamais connu, corrompt toutes les prévisions des stratèges et des géopoliticiens.
Justement nous assistons sur la scène géopolitique mondiale à un système d’alliances multilatéral hétéroclite et versatile, parce que mercantile. Les ventes d’armes occidentales, le pétrole des monarchies du golfe créent un système d’alliances qui brouille les vieilles recettes des relations internationales, fruit d’une diplomatie académique durable.
Souvenez-vous d’un film western où un “étranger” entre dans un saloon et commande un verre de.. whisky, avant de dire à la clientèle médusée : tous ceux qui sont à ma droite sont des vauriens et tous ceux à ma gauche sont des lâches.
S’en suit alors une bagarre où chacun tape sur son vis à vis sans raison évidente. Même le barman n’est pas à l’abris. Eh bien la TGM risque de donner lieu au même scénario ubuesque sur fond de conflit confessionnel. Car depuis l‘”homo faber” (homme fabricant d’outils) à l’homo sapiens ou homme pensant, le déclenchement des hostilités reposent le plus souvent sur les mêmes mécanismes que les lois de la physique.
Une tension peut éclater en déflagration,tout comme la montée en température d’un gaz peut donner une explosion.. Ainsi on peut prévoir le déclenchement des guerres, mais il est difficile de se prononcer sur la forme qu’elles prendront.
D’un point de vue ontologique, l’homme jeté dans un monde a priori hétéroclite,contingent ,cherche à donner un sens à son existence par le dualisme manichéen de la “destruction-évolution”. La guerre serait-elle “inscrite dans nos chromosomes” comme le montre d’ailleurs l’éthologie humaine ou étude des comportements individuels?
Autrement l’histoire humaine a toujours été structurée par la guerre. Dès lors, le problème pour nous n’est pas de faire les guerres mais plutôt les gagner et le plus rapidement possible.
De géographiquement limitées,comme la guerre de “Char bouba” qui,cependant a duré plus de 30 ans(1644-1674) dans le sud-ouest mauritanien après l’invasion du dernier contingent des Béni Hassan (les béni Maghvar), ou la prise de la capitale de l’empire Peul du Macina, Hamdallaye par les troupes d’Elhaj Oumar Tall en Mars 1862,les guerres sont devenues deux fois mondiales au 20 ème siècle(1914-1918 et 1939-1945).
Une troisième guerre mondiale d’une ampleur sans doute supérieure aux deux précédentes est-elle en gestation,eu égard à la globalisation-mondialisation? Si oui,quels en seront les principaux belligérants et surtout leurs systèmes d’alliances? Peut-on parler de “guerre de civilisations” ou de choc entre notre religion, l’Islam qui ne cesse de se renforcer, dans un monde certes dominé matériellement par la sphère judéo-chrétienne, même si elle est en déclin spirituel?
Depuis le 4 septembre 1870 où Napoléon 3 et le duc de Magenta, maréchal de France,futur président de la république française, Patrice de Mac-Mahon ont été faits prisonniers à Sedan par l’Armée prussienne, un courant vindicatif traversa la France pour ne s’arrêter que le 11 novembre 1918,jour de la signature de l’armistice signifiant la capitulation de la grande l’Allemagne.
La seconde guerre mondiale ne fût que le prolongement de la première et était elle aussi prévisible depuis la signature du traité de Versailles, et surtout dès l’arrivée d’Adolphe Hitler au pouvoir en 1933 et du parti militariste japonais en Asie.
La Société des Nations (SDN) n’a pas pu empêcher la boucherie qui se profilait à l’horizon. Après le second conflit mondial et la division du monde en deux blocs Est-Ouest, la guerre “froide” n’a jamais été totale entre l’occident et le bloc soviétique parce que la divergence n’était qu’idéologique.
Entre temps l’URSS s’est effondrée comme un ballon de baudruche et le monde unipolaire désormais tracté par le “think thank” des néoconservateurs de Washington a tenté d’imposer sa vision à toute la planète. La sphère Arabo-musulmane,le moyen-orient seront les régions-test du nouvel ordre mondial du lobby militaro-industriel yankee.
Dès Mars 2003, sans l’aval des Nations Unies, les USA mènent la guerre contre l’Irak,après avoir chassé les talibans d’Afghanistan. De là vont naître tous les ressorts propices à la propagande liée aux chocs des civilisations.
Car les trois alibis qui donnent réellement naissance aux guerres sont le nationalisme ethnique,le concept religieux et enfin l’intérêt économique sous toutes ses formes.
1/L’Europe n’est plus le centre du monde: A Suivre
Ely Ould Krombelé




