Category Archives: Uncategorized
Les prémices d’une nouvelle guerre sur les frontières Nord de la Mauritanie
Zahraa – L’état-major général du Front Polisario a annoncé la levée, au sein de ses forces armées, de l’état d’alerte à son niveau maximal, depuis le cessez-le-feu et l’entrée des organes dirigeants dans une concertation sérieuse sur la manière à adopter face aux nouveaux défis dans la région.
Le Front Polisario a appelé toutes les structures et appareils de l’Etat sahraoui à prendre l’uniforme et à se préparer pour contrer cette approche agressive, faire échouer les enjeux de l’ennemi et braver ses conspirations, rapporte le journal sahraoui Moustaghbel.
Des complots qualifiés par le Front Polisario d’aventures aux conséquences incalculables, reflétant l’état d’insouciance, de déception et d’’isolement international vécus par l’ennemi, dénué de légitimité et de logique, écrit le confrère.
L’état-major de l’armée populaire de libération sahraouie fait, à la localité de Bir Lehlou, une évaluation complète de la situation actuelle afin de répondre aux provocations marocaines et de faire face à toutes les hypothèses.
Traduit de l’Arabe par Cridem
8 mars: La présidente d’AFCF déplore la situation des femmes
La présidente de l’Association des Femmes Chefs de Familles (AFCF)- Mme Aminetou Mint Moctar, a dressé un tableau sombre de la situation des femmes dans le pays, au cours d’une conférence/débat organisée mardi à l’occasion de la célébration de la fête internationale du 08 mars.
Listant les problèmes auxquels sont confrontées les mauritaniennes, Mme Mint Moctar a dénoncé « la recrudescence des actes de violence, un taux élevé et en constante hausse des cas de divorce, passés de 49% à 52% en l’espace de quelques années, selon les estimations fiables de plusieurs institutions, la délinquance juvénile, une crise économique dont les effets se font beaucoup plus sentir chez les femmes ».
La militante des droits humains a également déploré des cas de violences sexuelles tues et dont les auteurs restent impunis.
Elle a toutefois noté « certaines avancées » à travers l’adoption d’un nouveau cadre judiciaire prévoyant des peines sévères à l’encontre des individus reconnus coupables de violence contre les femmes.
le calame
Nomination de M. Mohamed El Hacen Lebatt de Mauritanie comme Représentant Spécial de l’UA pour la République Centrafrique
Addis Abéba, le 20 février 2016: La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a nommé, ce jour, M. Mohamed El Hacen Lebatt de Mauritanie comme Représentant spécial de l’UA pour la République Centrafricaine (RCA) et Chef de la Mission de l’UA pour la RCA et l’Afrique Centrale (MISAC), suite à la démission du Général-Major Jean-Marie Michel Mokoko.
M. Lebatt a une riche expérience tant au niveau national qu’international. Professeur de Droit, depuis 1987, il a occupé d’importantes fonctions universitaires, y compris celle de Président de l’Université de Nouakchott et de Doyen de la Faculté des Sciences juridiques et économiques, avant d’assumer des responsabilités gouvernementales dans son pays, comme Ministre des Affaires étrangères (1997-1998), puis comme Ambassadeur en Éthiopie, Représentant Permanent auprès de l’UA (2003-2005) et Ambassadeur en Afrique du Sud (2005-2007). Il a également assumé des fonctions publiques internationales, ayant successivement été Envoyé spécial au Burundi (1998-200) et en République démocratique du Congo et au Tchad (2008-2013), ainsi que Directeur du Bureau du facilitateur du dialogue national inter-congolais (2000-2002).
La Présidente de la Commission rend hommage au Représentant spécial sortant et voudrait exprimer au Général-Major Jean-Marie Michel Mokoko sa sincère gratitude pour son leadership et son engagement ainsi que pour son travail remarquable et sa contribution à la stabilisation du pays. Sous sa direction, la situation sécuritaire s’est progressivement améliorée, ce qui a ouvert la voie à la promotion du processus politique et à la tenue des élections en Décembre 2015.
La Présidente de la Commission demande à tous les acteurs concernés d’apporter leur entière coopération au nouveau Représentant spécial pour lui permettre de s’acquitter effectivement de l’importante mission qui lui est confiée dans l’intérêt du pays.
Enquête sur la corruption: Poursuivi, Mohamed ElHadi Macina lâche des noms!
Entendu dans l’affaire de corruption qui défraye aujourd’hui la chronique à Nouakchott, l’ancien secrétaire général du ministère de l’intérieur aurait lâché des noms de hauts responsables impliqués dans des affaires de corruption, tient-on de source informée. Le prévenu qui aurait plaidé coupable dans l’affaire Smith and Ouzman portant de lourdes charges contre lui aurait décidé de vider son sac en évoquant d’autres cas de corruption avérée impliquant des ministres et des personnalités haut placés, indique-t-on de même source. Mais les enquêteurs auraient décidé d”ignorer ses révélations non “concernées” dans l’affaire Smith et Ouzman. Seul Mokhar Ould Ahmed, directeur administratif et financier au même ministère a été entendu et a refuté les charges contre lui. Rappelons que plusieurs articles de la presse locale avaient fait l’écho de l’enquête concernant Smith et OUzman pour une présomption de corruption mais que les autorités politiques avaient toujours ignoré cette affaire avant que n’intervienne une décision judiciaire des autorités britanniques mettant à nue toutes les affaires de corruption en Afrique de cette entreprise. Des noms et des montants perçus par des responsables mauritaniens ont été livrés par la Justice britannique.
Nouvelles d’ailleurs de Mint Derwich : Je, Nous….
A chaque fois que j’entends un érudit religieux nous dire qui nous devons respecter, à quel « chef» nous devons obéir, j’ai des boutons…. Non pas que cet érudit là n’ait pas le droit à la parole. Mais parce qu’en disant ceci, en nous indiquant un chemin officiel, il ne fait que rendre nos existences encore plus misérables qu’elles ne le sont déjà…
En vertu de quoi tel homme de pouvoir ou tel autre se trouve-t-il paré de vertus qui justifieraient l’obéissance absolue de la part de ses « sujets » ?
Et en quoi un religieux a-t-il le droit de choisir pour nous ?
Dans un pays, le nôtre, politiquement morcelé, enjeu de pouvoir entre gens qui appartiennent à la même sphère, qui ont grandi dans les mêmes conditions, qui ont étudié dans les mêmes universités, qui se partagent le même gâteau, la voix du conseil « religieux » n’apporte qu’un peu plus de délitement de la pensée.
Du « Je » qui est celui du citoyen, nous faisons un « Nous » absolu, qui n’est que masse, mouvement grégaire…
Nous attendons la parole presque divine, celle du chef…
Lors des élections, nous nous empressons de voter selon le desiderata de la famille, de la tribu….
Comme si le Je ne devait exister que dans le silence honteux d’une intimité qui nous est refusée.
Penser dans le groupe, penser comme on nous dit de penser.
Surtout ne pas penser par nous-mêmes…. Avoir besoin de guides, de leaders, de quasi gourous….
Ce besoin frénétique d’être « éclairés », ce vide complet de la pensée, sont nos marques de fabrique…
On ne choisit pas tel homme de pouvoir. On l’élit parce que certaines de nos autorités morales nous disent de l’aimer…
C’est la fracture profonde de notre entendement, le vide abyssal…. Penser par soi même est un crime… Choisir par soi même une hérésie…
je n’ai nul besoin qu’une autorité religieuse, toute érudite qu’elle soit, me dise à qui je dois faire allégeance… Est-ce dans l’allégeance à un pouvoir personnifié par un homme ou une famille que je suis moi ?
A force de tout mélanger, de faire du politique un salmigondis de profane et de religieux, d’utiliser la religion à toutes les fins possibles, de justifier l’injustifiable au nom d’un pré supposé concept musulman, l’allégeance à un homme ou à une politique, nous ne faisons que laminer un peu plus toute tentative de penser par soi même….
Le courage dans le vide. Le courage dans la fuite en avant…
Laisser quelqu’un d’autre penser pour nous est la mort de l’entendement….
Mais nous aimons ça… Nous n’aimons que ça : des gourous qui nous disent comment choisir, comment manger, comment nous habiller, comment et quoi écrire, comment aimer, comment respirer…. comment voter, pour qui voter….
Et, surtout, qui nous disent tous les châtiments qui nous pendent au nez si nous désobéissons….
Partout ce discours là, cette injonction faite en nos noms, détricote l’humain en nous.
Le Je devenu Nous…. Et le Nous qui fait du Je l’ennemi à abattre…
J’aime le Je, ce Je là qui me permet de regarder dans le miroir de ma pensée et du monde. Ce Je qui m’autorise l’intelligence. Ce Je qui me dit que Nous, dès lors qu’il devient secte, n’est que le reflet d’une violence inouïe, tapie en nous….
Mon Je contre le Nous qui a perdu son sens premier, pluriel, non pas colmaté…
L’autre jour j’écrivais sur mon ressenti en tant que femme de ce rôle féminin que la société a décidé pour moi, en ma place.
Il me fut reproché par certains ( des hommes) que je menais un combat d’arrière garde, occidental.
Parler de nous femmes en utilisant le Je, pour parvenir au Nous Femmes, ce Nous là possédant en lui toutes les souffrances inhérentes à nos non dits, est salvateur.
Il n’est pas posture. Il n’est pas féminisme, si tant est que l’on puisse me donner la signification de ce terme…
Quand je dis que nous devons lutter pour une égalité parfaite avec les hommes, je ne parle que de nous…
Quand je dis que nous femmes mauritaniennes vivons, quoi que l’on veuille bien dire, dans un schéma violent, je dis Nous….
Quand je dis que les violences ne sont pas seulement celles que l’on voit dans l’excision, les mauvais traitements, les coups, les viols, les meurtres, les mariages précoces, la polygamie, etc…. je dis Nous…. Ce Nous qui est Je, qui est Femmes.
Quand je dis que la violence est aussi dans le regard, dans ces lois qui nous infantilisent, dans ces éducations qui nous stoppent au degré de l’obéissance, dans ces tuteurs, dans ces codes ritualisés qui font de nous des femmes fleurs en plastique, assignées à des postures particulières, dévolues à des tâches précises, élevées en reproductrices, en femmes modèles, en mères, en passeuses de morale….
je dis aussi Nous….
Non pas le Nous du groupe, mais le Nous de la force muette….
Quand je dis que nos sociétés sont aussi assassines envers les femmes que d’autres de par le monde, je dis nous….
Le Nous de ces femmes qui tuent leurs bébés nés hors mariage parce que nos vivons dans un monde où la grossesse extra conjugale est considérée comme la mort de la « normalité », de la bienséance, de la norme, de l’honneur….
Le Nous des ces femmes qui ont subi des viols, qui ont été battues, qui ont été mariées très jeunes…
Mon JE est ce Nous de la petite fille qui subit un homme qui pourrait être son père, au long de nuits permises par la morale…
Mon Je est ce Nous de ces femmes qui ont peur de prendre un taxi, qui ont peur la nuit, qui regardent par dessus leur épaule…
Mon Je est ce Nous de la petite fille excisée…
Mon Je est ce Nous de la femme violée et qui se trouve comme une misérable sous les yeux d’un juge ou d’un procureur qui lui dénient le droit d’être victime….
Mon Je est ce Nous de l’inégalité des droits….
Mon Je est ce Nous dont certains religieux ont fait leur fonds de commerce, prêches à après prêches, discourant sur la femme objet de péché, seule coupable de la chute de l’homme hors du Paradis, oublieux qu’ils sont que ce péché là fut partagé et par l’homme et par la femme, chassés tous DEUX hors de l’Éden….
Mais dans mon Nous, dans ce Je multiple, il y a toute la pensée du monde, pas le monde refermé sur un Nous d’injonction….
Salut
Mariem mint DERWICH




