Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Les accaparements de terres coûtent à l’Afrique son développement économique, selon le Pr Samir Amin

Les accaparements de terres coûtent à l’Afrique son développement économique, selon le Pr Samir AminEn marge d’un symposium organisé à Dakar, le Professeur Samir Amin (photo) a déclaré que l’accaparement des terres participe en grande partie au retard dans le développement économique des pays africains.

Dénonçant une forme de mondialisation qui défavorise les « petites » économies, l’universitaire franco-égyptien a rappelé que le salut du continent africain passe par un retour à l’agriculture paysanne qu’accompagneront de solides réformes foncières.

« La ligne générale du développement du capitalisme à travers l’histoire est fondée sur l’expropriation de la majorité de la paysannerie et donc entraînant, entre autres, une émigration des campagnes vers les villes ou vers l’étranger ou les deux en même temps.

Cette ligne de développement proposée par la Banque mondiale, l’Union européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce qu’une désagrégation de la paysannerie africaine ne peut donner à la planète que des bidonvilles », a expliqué, catégorique, le directeur du Forum du Tiers-monde et président du Forum mondial des alternatives.

Si le Pr Amin est aussi alarmiste, c’est sans doute parce que le phénomène de l’accaparement des terres prend des proportions inquiétantes, particulièrement en Afrique, le nouvel eldorado des multinationales agro-industrielles.

Dans son rapport publié le 11 octobre 2016 intitulé « Land Matrix Analytical Report II: International Land Deals for Agriculture », le projet Land Matrix révélait ainsi que depuis l’an 2000, les pays africains ont enregistré 422 transactions foncières, soit 42% du total des transactions recensées à l’échelle mondiale.

Souha Touré

 

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/1512-43259-les-accaparements-de-terres-coutent-a-l-afrique-son-developpement-economique-selon-le-pr-samir-amin

 

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Décès à 37 ans du journaliste Mamadou Demba Sy de Radio Mauritanie

Décès à 37 ans du journaliste Mamadou Demba Sy de Radio MauritanieLe journaliste à Radio Mauritanie Mamadou Demba Sy est décédé dimanche à Nouakchott à l’âge de 37 ans après une courte maladie.

Sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, des postings lui rendant hommage ont été constatés. Acteurs politiques, intellectuels, amis, proches, anonymes ont salué la mémoire d’une “perle rare, engagée et dynamique” de la presse mauritanienne.

Le Fouta est en deuil, la voix halpoulareen est partie, a témoigné sur Facebook un de ses collègues après l’annonce de sa disparition. Mamadou Demba Sy a connu une riche carrière journalistique. Il avait fait un passage à la Télévision de Mauritanie, à Radio Mauritanides (MFM), à la Télévision du Sahel et au journal mauritanien La Tribune.

Marié et père de famille, Mamadou Demba Sy s’est fait notamment illustrer ces dernières années par l’organisation d’hommages à d’illustres personnages à l’image de Ball Amadou Tijane, ancien journaliste à Radio Mauritanie.

Le dernier en date était celui de feu Mamadou Samba Diop dit Murtudo. Mais, il n’y assistera jamais, à la suite d’un malaise, la veille, qui l’avait conduit au Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott. Il décédera ce dimanche matin.

La Rédaction de Cridem salue à cette occasion la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie à la presse et à la Mauritanie.

Par Babacar Baye NDIAYE

©Cridem 2016 

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Aucune requête mauritanienne déposée à la Cour africaine des droits de l’homme et des Peuples

Aucune requête mauritanienne déposée à la Cour africaine des droits de l’homme et des PeuplesRMI Info – Le président de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), M. Sylvain Oré, a déclaré qu’aucune requête mauritanienne n’a été soumise au niveau de son institution, malgré que la Mauritanie ait ratifié la Charte de création de la Cour en 1998, ainsi que le Protocole.

Dans un entretien avec RMI-info, le juge Oré a déclaré être informé de la situation des droits de l’homme en Mauritanie. Avisé des différents procès politiques en Mauritanie, notamment celui du jeune bloggeur Ould Mkeithir, le juge d’origine ivoirienne a assuré que son institution est disposée à recevoir toute requête d’un citoyen mauritanien, dès lors que toutes les procédures juridiques en Mauritanie auront été épuisées.

La Mauritanie a ratifié le Protocole le 19 mai 2005. L’article 5 du Protocole indique que la Cour peut recevoir des plaintes et/ou des demandes qui lui sont soumises, soit par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, soit par des Etats parties du Protocole, soit encore par des organisations intergouvernementales africaines.

Au mois de septembre dernier, en collaboration avec la Coopération Allemande (GIZ), la Cour Africaine a organisé une formation sur les droits de l’Homme à Arusha – où se trouve son siège – à l’intention de 40 journalistes africains.

Le Président de la Cour, Sylvain Oré, a souligné dans son discours d’ouverture: « si j’ai décidé de vous réserver ce premier discours après mon élection en tant que Président de la Cour, c’est parce que je suis convaincu du rôle important que les journalistes et les organes de presse jouent en matière de protection des droits de l’homme ».

Il a insisté sur le rôle essentiel que jouent les journalistes dans la dénonciation des violations des droits humains, tout en rappelant qu’« il est évident que la liberté d’expression – bien qu’étant un droit fondamental de l’homme à part entière – n’est pas sans limite. Je suis convaincu que, grâce au respect de la déontologie et au professionnalisme dans l’exercice de votre métier de journaliste, vous pouvez contribuer à l’édification d’une société meilleure » a-t-il indiqué.

Deux journalistes mauritaniens ont pris part à cette rencontre pour présenter l’expérience de journalisme créatif en se basant sur le phénomène du Chitari rappé (JTP rappé) et sur la web-radio rmi-info.com.

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) est le principal organe judiciaire chargé de la protection des droits de l’homme en Afrique. Il a été établi par un protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples en 1998 et les juges ont d’abord été élus en 2004 après l’entré en vigueur du protocole.

La Cour se compose de onze juges élus pour un mandat de six ans, renouvelable une fois. La CAFFHP a statué sur plusieurs dossiers, notamment ceux du journaliste burkinabé Norbert Zongo et de Saif-El-Islam Khadaffi.

Bâ Sileye
sileye87@gmail.com

cridem

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION DES FPC-EUROPE : SÉMINAIRE ET CONFÉRENCE PUBLIQUE

altDans le cadre de ses activités politiques, La fédération Europe Occidentale des Forces Progressistes du Changement (F.P.C) organise deux événements majeurs le 3 decembre 2016:

1/ Un atelier – séminaire dédié aux militants et sympathisants le matin à partir de 11h00 à 14h

2/ Une conférence publique dans l’après-midi portant sur la ligne politique de notre parti à partir de 14h30.

 Cette journée aura lieu à la bourse du travail de Massy, située au 2, rue chemin des Femmes 91300 Massy.

Le programme des thématiques à aborder et le déroulement de cette journée vous seront communiqués ultérieurement.

 Les mauritaniennes et mauritaniens de la diaspora ainsi que nos sympathisants et amis Africains et Occidentaux sont invités et leur présence massive est vivement souhaitée.

La lutte continue!

 Paris, le 31 /10/2016

Le Secrétariat général du bureau exécutif local.

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POINT DE VUE – Manuel Valls : « On ne peut pas réparer l’esclavage mais on peut préparer l’avenir »

altEn tournée en Afrique de l’Ouest du 28 au 31 octobre, le premier ministre français Manuel Valls écrit pour « Le Monde » ce texte depuis Accra, capitale du Ghana.

De là, il se rendra en Côte d’Ivoire où se déroule un réferendum constitutionnel contesté par une partie de l’opposition.

Aujourd’hui, dimanche, au cours de ma visite officielle au Ghana, je me rendrai à la Franklin House, comme je me suis rendu à de nombreuses reprises sur l’île de Gorée, au Sénégal. Ces deux parcelles de l’Afrique, ces deux fenêtres sur l’Atlantique, disent toutes deux, avec la même force, la même émotion, la même indignation, ce que fut l’horreur de l’esclavage qui, pendant plusieurs siècles, au nom de l’appât du gain et au mépris de l’humain, a vidé le continent africain de son énergie vitale, piétiné les sociétés africaines, nié des cultures, des savoirs, un patrimoine ancestral.

La traite négrière a été un désastre à grande échelle. Cette réalité doit être rappelée, enseignée, martelée.

Il faut toujours rappeler l’enfer de douze millions d’hommes, de femmes, d’enfants arrachés à la terre de leurs ancêtres pour traverser l’Atlantique, enchaînés, réduits à l’état de bétail, de marchandises. Combien d’atrocités, de viols, de meurtres ! C’est un crime contre l’humanité. La France l’a pleinement reconnu par la loi du 21 mai 2001, dite loi Taubira.

Il faut toujours rappeler la réalité des crimes. Il faut aussi rappeler la dignité d’un combat. Celui de ces esclaves insurgés qui cherchèrent à briser les chaînes qu’on voulait leur imposer. Ils s’appelaient Frederick Douglass aux États-Unis, Toussaint Louverture en Haïti, Louis Delgrès en Guadeloupe, et sont encore aujourd’hui des exemples pour tous ceux qui se battent contre l’injustice et pour la liberté.

La dignité du combat, aussi, de Victor Schœlcher, celui sans qui le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 n’aurait pas vu le jour. Le 10 mai dernier, avec Jesse Jackson nous nous sommes recueillis sur sa tombe au Panthéon, ce lieu où la France honore ses grands hommes. Je pense également à Abraham Lincoln grâce à qui l’esclavage a été aboli aux Etats-Unis, le 18 décembre 1865.

C’est la tâche des historiens de restituer la nature, la profondeur des crimes, comme la réalité des combats vers l’abolition. C’est aussi la tâche des historiens d’éclairer dans toute sa complexité la réalité de l’esclavage, sans omission, ni simplification, c’est-à-dire en évoquant, bien sûr, la traite atlantique et le commerce triangulaire, dans lesquels l’Europe a une lourde responsabilité, mais aussi les traites saharienne, océan-indienne. La réalité des faits, toujours la réalité des faits qui permet de faire vivre la mémoire.

Cette mémoire de l’esclavage est au cœur de la conscience de l’Afrique. Elle vit dans des lieux où chacun peut se recueillir. Sur le continent africain mais aussi dans ces lieux que la France abrite : le mémorial de Nantes, le musée de Bordeaux, le mémorial ACTe de Guadeloupe. Chacun d’eux dit avec force l’horreur de l’esclavage et le devoir de se souvenir.

La mémoire ne doit pas désunir. Elle doit au contraire refermer les fractures et rassembler, dès lors que l’on fuit ce penchant terrible de la concurrence mémorielle, de la hiérarchie, de la comparaison entre les souffrances des uns et les malheurs des autres. Toutes les pages sombres de l’histoire de l’humanité doivent être dénoncées dans leur singularité. Nous devons poursuivre main dans la main – cela vaut pour mon pays, la France, et pour tant d’autres – cette longue marche vers la réconciliation des mémoires.

Une mémoire partagée, apaisée, nous arme contre le racisme, l’antisémitisme, les actes antimusulmans, antichrétiens, la xénophobie, la haine de l’autre, contre les préjugés et les discriminations – toutes ces formes odieuses d’intolérance qui continuent de nous emprisonner et d’empoisonner nos sociétés car elles sont autant de vexations, d’humiliations, de meurtrissures.

Je sais qu’il a fallu du temps pour reconnaître la réalité de l’esclavage. Je sais combien les silences, les non-dits ont pu peser sur les victimes et leurs descendants. Mais je sais aussi combien l’histoire de l’Afrique, ce n’est pas que l’histoire de l’esclavage, à laquelle on veut trop souvent la réduire. C’est bien plus que cela ! Et je sais que l’Afrique a en elle la force de s’affranchir de ce passé en faisant siennes les paroles de Frantz Fanon : « Je ne suis pas esclave de l’Esclavage ».

S’affranchir de son passé, ce n’est pas absoudre ceux qui ont pu commettre des crimes. Ce n’est pas oublier. Bien au contraire ! S’affranchir du passé, c’est connaître l’histoire et être fier de ce que l’on est aujourd’hui, fier aussi du fait que de l’autre côté de l’Atlantique, une culture afro-américaine a fleuri, dans la musique, les arts, les lettres. Déracinée, elle s’est réinventée. C’est cette fameuse Harlem renaissance dont parlait Langston Hughes qui, par un effet miroir, inspira notamment Léopold Sédar Senghor dans l’affirmation de la négritude.

S’affranchir de son passé, c’est aussi se tourner avec enthousiasme vers l’avenir. Il ne s’agit pas tant de vivre dans l’idée d’une réparation – comme disait le grand poète martiniquais, descendant d’esclaves, Aimé Césaire, l’esclavage est « irréparable » – que de regarder vers demain, c’est-à-dire renforcer les liens entre nos deux continents, de part et d’autre de la Méditerranée.

C’est pour cela que je propose la création d’un « Erasmus euro-africain » – à qui il faudra trouver un nom – pour que les jeunes africains et les jeunes européens puissent venir étudier les uns chez les autres, se rencontrer, échanger, apprendre ensemble.

C’est pour cela aussi qu’il faut soutenir la jeunesse africaine qui entreprend, comme je l’ai fait en juin dernier, en recevant les 100 jeunes chefs d’entreprise lauréats de l’Institut Choiseul, issus de 44 pays africains, anglophones et francophones. Il reste tant à faire pour bâtir des ponts entre nos deux continents.

L’avenir de l’Afrique est plein de promesses. Elle est notre horizon. L’Afrique d’aujourd’hui et celle de demain, c’est une Afrique qui crée, qui innove.

L’Afrique n’est pas en train de se relever : elle est debout, fermement installée dans l’Histoire. Ma conviction, c’est que la France, et l’Europe doivent se tenir à ses côtés, pour bâtir ensemble le monde de demain.

Manuel Valls

 

le monde.fr

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