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Mauritanie – La menace claire du ministre de l’agriculture : l’accaparement de nos terres agricoles se fera par la force. Les masques tombent
On se demandait, il y a quelques mois, s’il y a encore un ministre de l’agriculture au gouvernement ?
L’omniprésence de son collègue des affaires économiques dans le dossier accaparement des terres agricoles du Sud éveillait presque le soupçon d’emploi fictif. On ne voyait et n’entendait que ce dernier parler de « gagnant-gagnant ».
La pratique sur le terrain a mis à nu ce leurre. Les paysans noirs de la Vallée n’ont absolument pas marché dans cette manipulation grossière. Ils savent que ce projet foncier maquillé en entreprise d’intérêt « national » est juste confiscatoire. Son objectif réel est la dépossession. Ils ont résisté à Féralla et Ngawlé. Ils ont demandé des moyens pour mettre en valeur leurs terres.
Réponse sèche et martiale de M. Sidna Ould Ahmed Ely, ministre de l’agriculture et presque de l’intérieur, ce dimanche 13 mars 2023 «Les terres qui ne seront pas cultivées seront reprises par l’Etat ». Lire ce lien repris par Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=754754
En termes clairs : fini le yiilo bango (tourner en rond), on est désormais dans le dur. La force sera utilisée partout pour déposséder les négro-africains de leurs terres. Les moyens de l’Etat raciste pour mettre en valeur des terres arables sont réservés aux palmeraies.
Trois liens en rapport pour lectures :
Face à cette énième provocation et dans ce contexte global de survie ou de disparition, de confiscations récurrentes de terres agricoles sur fond d’exclusion, la vigilance maximale et la mobilisation doivent être de mises. Le rapport de forces est nécessaire.
Ciré Ba
Paris, le 14/03/2022
L’Etat reprendra les terres non cultivées, avertit le Ministre de l’agriculture
Essahraa – Le ministre de l’Agriculture, Sidna Ould Ahmed Ely, a lancé hier dimanche 13 mars courant, un appel en direction de tous ceux qui disposent de permis de terres agricoles non encore exploitées au niveau de la zone de l’Aftout Essahli et des autres zones en bordure du fleuve pour qu’ils exploitent ces terres.
Les terres qui ne seront pas cultivées seront reprises par l’Etat, a-t-il mis en garde, mettant en exergue le défi de parvenir à l’autosuffisance alimentaire posé à la Mauritanie, qui dira-t-il, ne tolère pas un tel abandon.
Le ministre était en tournée dans les zones arables relevant de la moughataa de Keur-Macène au Trarza, dans le cadre d’une visite d’information et de reconnaissances des campagnes agricoles, notamment la campagne d’été pour le maraichage qui est la continuité de la campagne agricole maraichère en train d’être préparée en collaboration avec les grands investisseurs.
Certains grands périmètres peuvent produire des quantités appréciables de produits maraichers, notamment en période de rupture de production, a-t-il souligné, appelant les nvestisseurs nationaux et étrangers à investir dans cette zone où le climat est approprié, les terres agricoles sont fertiles et les eaux sont abondantes tout au long de l’année.
L’actuelle campagne d’été pour la culture du riz a permis de mettre en valeur 35000 hectares, dépassant ainsi les prévisions (32000 hectares), a-t-il affirmé.
CRIDEM
A la Une, l’enquête sur la mort de Mauritaniens au Mali
A la Une, l’enquête sur la mort de Mauritaniens au Mali
- mars 14, 2022 à 10:35
APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé
L’ouverture d’une enquête par les autorités maliennes sur la mort de citoyens mauritaniens à la frontière entre les deux pays et les conséquences économiques de la guerre russo-ukrainienne sur l’Afrique sont les principaux sujets consultés lundi par APA dans plusieurs médias du continent.
« Mort de Mauritaniens : Les FAMa n’y sont pour rien », indique Mali Tribune. « +A la suite d’un incident malheureux ayant coûté la vie à des Mauritaniens sur le territoire malien, Assimi Goïta a échangé avec son homologue de la Mauritanie pour lui apporter sa compassion et celle des Maliens. Aussi, l’ouverture d’une enquête a été faite pour retrouver les coupables de ces crimes en vue de les traduire devant la justice. Pour le moment, +aucune preuve ne met en cause l’armée malienne+ », précise le gouvernement dans un communiqué.
D’ores et déjà, « une cour militaire mène une enquête à propos du ciblage de citoyens mauritaniens en territoire malien », souligne Sahara Media. « Ces incidents concernent le meurtre en janvier dernier de 7 mauritaniens et la disparition de plus de 31 autres au début de ce mois de mars, des incidents que les soldats maliens sont accusés d’en être les instigateurs », explique le site mauritanien, ajoutant que « le Mali a fermé des zones frontalières avec la Mauritanie afin de protéger les citoyens des deux pays ».
Sur la dégradation de la situation sécuritaire au centre et au nord du Mali, Maliweb se demande « qui empêche les discussions avec les chefs terroristes ». « Parmi les points positifs de cette Transition, on mentionne le front sécuritaire, où l’armée malienne, de plus en plus bien équipée, parvient à avoir quelques succès dans la sécurisation du territoire. Sauf que ces derniers jours, l’on assiste à un certain réveil des attaques terroristes. Ce fut le cas de l’attaque de Mondoro, dans la région de Mopti, d’Intahaka, dans la région de Gao et d’Anderaboucane, dans la région de Ménaka. Ces événements malheureux ayant fait des victimes poussent à se demander pourquoi les plus hautes autorités tardent à enclencher le processus de discussions avec les chefs terroristes maliens. Puisque différents foras des forces vives du Mali ont déjà recommandé cette démarche, à laquelle la France s’était opposée », souligne le site malien.
Au Burkina Faso, Le Monde Afrique se fait l’écho de « treize gendarmes tués, plusieurs portés +disparus+ dans le nord du pays ». « Les attaques djihadistes ont fait plus de 2000 morts et contraint plus de 1,7 million de personnes à fuir leur foyer depuis 2015 », note le journal français.
Par ailleurs, « la France espère qu’il n’y aura pas de blocus au Burkina pour ses troupes quittant le Mali », indique dans l’Agence d’information du Burkina (AIB) l’ambassadeur de français Luc Hallade. « S’il devait y avoir un jour, sous réserve de l’accord des autorités, des nouveaux convois qui passent (au Burkina Faso, ndlr), ça serait plutôt pour désengager les moyens militaires qui sont au Mali, notamment pour les renvoyer en Europe», a-t-il déclaré.
Sur la guerre en Ukraine, Wakatsera se demande si « l’Afrique (n’est pas) prise en étau entre l’Occident et Moscou ». « La guerre en Ukraine, depuis le 24 février, a donné lieu à une abondante littérature, à travers les médias de tous bords. Les arguments, là-dessus, se multiplient, croisent en contradiction nourrie et permettent à chacun de s’en faire sa propre opinion. Loin géographiquement du conflit, le continent africain y est impliqué à travers trois dimensions. En tant que membre à part entière du «village planétaire», d’un côté, et au regard de l’Histoire, qui le lie à l’Europe autant qu’à la Russie, de l’autre », souligne le journal burkinabè.
Le quotidien sénégalais EnQuête parle des conséquences de cette guerre sur le continent, avec Emmanuel Macron qui « prédit une famine ». Le président français note que « dans 12-18 mois, l’Europe et l’Afrique seront très profondément déstabilisés sur le plan alimentaire ».
En outre, le journal indique que « le Sénégal a déjà réagi, en faisant passer le budget pour la campagne agricole 2022 de 10 à 70 milliards FCFA ». Quoi qu’il en soit, les conséquences de ce conflit constituent un « cocktail explosif pour le Sénégal », note Walf Quotidien.
ODL/cgd/APA
Maliens et Mauritaniens à la table des négociations
Deutsche Welle – Le litige entre la Mauritanie et le Mali sur des crimes commis contre des Mauritaniens à la frontière entre les deux pays est dans la phase de négociations à Nouakchott.
La porosité de la frontière entre le Mali et la Mauritanie permet une circulation facile entre les deux pays. A ceci s’ajoute le fait que les populations qui vivent de chaque côté de la frontière sont très similaires culturellement.
Cependant, les échanges de chaque côté ne sont pas toujours sans problème. Le vol de bétail, les activités de contrebande, de trafic de drogue ou encore les conflits intercommunautaires sont fréquents, sans que cela n’attire toujours l’attention des autorités.
Début des hostilités
Mais depuis 2012, quand le Mali commence à faire face aux premières attaques terroristes, principalement du MNLA, les Mauritaniens vivant près de la frontière, majoritairement des commerçants et des éleveurs, accusent les forces armées maliennes d’être les auteurs des disparitions ou tueries dont ils seraient victimes.
Depuis le week-end dernier, quand plusieurs autres personnes ont été déclarées disparues, la tension est de nouveau montée entre les deux pays. Les Mauritaniens ont ainsi manifesté en début de semaine contre “l’inaction” de leur gouvernement.
Le Mali admet ces disparitions mais il rejette l’accusation selon laquelle ces crimes seraient commis par les forces armées maliennes. Mais Boubacar Salif Traoré, un analyste politique malien, estime que la présence de groupes terroristes dans la zone complique le travail de l’armée malienne.
“Nous avons des acteurs hybrides qui évoluent dans cette zone, notamment des personnes qui appartiennent parfois aux groupes terroristes et qui peuvent parfois revêtir d’autres formes. Donc, il est très difficile pour les forces de défense et de sécurité d’avoir une bonne lisibilité de la situation”.
Les efforts des deux pays
Depuis 2015, les deux pays ont mis en place un mécanisme de surveillance des frontières afin d’éviter les incursions. Ils ont renouvelé leur engagement dans cette lutte, sans toutefois parvenir à calmer la situation.
Isselmou Moustapha Sahili, expert mauritanien en matière de sécurité : “Je me rappelle que le premier communiqué sorti fin 2021 parlait de patrouilles conjointes, de mesures entre les autorités sécuritaires au niveau des régions riveraines, pour justement faire de la prévention et veiller à ce que ce genre d’actes ne se reproduisent plus”, souligne-t-il.
“Mais je pense aussi que ce mécanisme n’est pas opérationnel, du moins du côté de cette frontière. Sinon, cela aurait contribué à limiter les exactions contre nos compatriotes”, poursuit l’expert en sécurité.
Les deux pays membres de la force conjointe du G5 Sahel partagent plus de 2.000 kilomètres de frontière commune, d’où la question du manque de moyens pour pouvoir gérer la crise qui les oppose actuellement.
Etienne Gatanazi
cridem
Mauritanie : le syndrome de la patate chaude de l’officialisation des Langues nationales sur la table
Les associations culturelles nationales ( pulaar, soninke et wolof) montent au créneau cette semaine à Nouakchott pour exprimer leur déception sur la lenteur des recommandations de la concertation nationale sur la réforme du système éducatif et réaffirmer la nécessité d’officialisation les langues nationales au même titre que l’arabe.
C’est le syndrome de la patate chaude de l’enseignement des LN ( pulaar, soninké et wolof) qui revient sur la scène nationale à l’occasion de la loi d’orientation de l’Education nationale sur la réforme du système éducatif.
Au lendemain de la demande de la coalition des six partis de l’opposition de son report après le dialogue politique, les associations culturelles nationales ne sont pas en reste et n’entendent pas céder le terrain à des activistes pro-arabes qui bloqueraient la réforme éducative. Les acteurs culturels demandent l’officialisation des LN au même titre que l’arabe.
Autrement dit faire des LN des langues d’enseignement et non de communication. Une forte revendication qui ne date pas d’aujourd’hui qu’ils ont renouvelé cette semaine à Nouakchott au ministre de l’Education nationale bien mal parti pour avoir des participants pour la réforme du système éducatif.
Des difficultés révélatrices que le principal obstacle est l’absence de volonté politique de la diversité culturelle qui date de plus de 60 ans. La balle est dans le camp de Ould Ghazouani, président de tous les mauritaniens.




