Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Propos du president de la republique: Reaction de Samba thiam

C’est maintenant que j’ai pu acceder aux propos du President de la Republique tenus au Palais du Congres…grace a Bidiel. Propos toujours en arabe , sans egards pour ceux qui ne parlent pas cette langue, comme par mepris… C’est donc maintenant que j’y reagis …

D’abord ,comme dit Bidiel, le lieu ou la circonstance est plutôt incongrue pour poser les disfonctionnements (techniques) de l’Administration devant quelque chose de beaucoup plus monstrueux , beaucoup plus grave …et dont il ne s’apercoit meme pas helas ,a savoir les images rendues : un groupe ethnique, un seul ,compose cette promotion de pres de 600 etudiants ! l’Unite nationale en question …. Et ceci ce President bizarrement ne s’en apercoit pas !!!

Concernant maintenant ces carences de l’Administration , la encore on fait fausse route tant pour le diagnostic que pour les solutions ,puisqu’on indexe par ci la Somelec et la SNDE , l’Etat civil par la …on oublie l’Education, la Sante, l’Armee ? Ainsi pose , on perd de vue l’ensemble qui est par terre . On perd de vue que c’est le Tout qui s’est ecroule, encore une fois…la solution ne peut donc etre parcellaire ou sectorielle mais globale . …et la cause profonde de cette degenerescence ou deliquescence de l’Etat renvoie , a mon sens , bien plus a cette mentalite refractaire au sens de l’Etat, allergique a la loi !

Redresser tel ou tel secteur ,pris isolement, ne sert donc a rien ,ne resout rien …. Il faut, pour changer les choses , que tout se redresse en meme temps dans un meme mouvement impulse d’en haut ,sans tergiversations , encore une fois…

Samba Thiam

27 mars 2022

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Réforme de l’éducation : Le projet de la loi d’orientation inquiète les associations Pulaar, Oulof et Soninké

Dans une conférence de presse qu’elles ont tenue le jeudi 24 mars 22 à la Socogim PS, les associations pour la promotion des langues Pulaar, Soninké et Ouolof expriment leur préoccupation par rapport à la loi d’orientation consécutive à des journées de concertations nationales, elles ont marqué leur désaccord avec le libellé de plusieurs titres, chapitres et articles de celle-ci. 

En effet, après avoir pris connaissance de son contenu, les représentants de ces associations considérèrent même qu’elle signe un net recul, voire même une contraction avec les recommandations des journées de concertations sur le système éducatif mauritanien. En effet, ces organisations qui se battent depuis des années pour l’officialisation et l’introduction des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof dans le système éducatif mauritanien relèvent beaucoup d’anomalies dans ce projet expliqué, il y a quelques semaines aux partenaires techniques et financiers par le ministre. Ainsi au niveau des finalités liées à l’instruction, les associations estiment que la diversité culturelle et linguistique du pays n’est pas respectée, l’équité des langues nationales est foulée au pied par des formulations pernicieuses. Comme au tire II et tire III et V. Dans ce dernier, on peut lire au chapitre 2 – « Des langues, il est écrit:  « instaure une nouvelle politique linguistique nationale instituant l’enseignement du Pulaar, du Soninké et du Wolof, en tant que langues nationales renforçant l’enseignement de l’arabe en tant que langue nationale et officielle ». Or, selon le rapport général, « toutes nos langues nationales s’équivalent au regard de notre devise nationale : honneur, fraternité, justice ».

Autre contradiction relevée, la section I du tire V : de l’enseignement des langues nationales », stipule que « l’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation aussi bien dans les établissements publics que privés d’éducation et d’enseignement » et que « l’enseignement des autres langues nationales, (Pulaar, Soninké et Ouolof) est introduit, promu et développé dans le système éducatif en fonction de la demande exprimée pour chacune de ces langues, le cas échéant ». Les représentants des associations culturelles nationales ont observé que l’arabe a la primauté même au niveau de l’enseignement des adultes et du préscolaire ; une chose inadmissible dans la mesure où cela consacre la supériorité de cette langue sur les autres, faisant fit de l’importance pour l’enfant de commencer l’enseignement par sa langue maternelle et oubliant -à dessein peut-être  – que pour consolider l’unité nationale, tous les enfants mauritaniens doivent apprendre au moins une autre langue nationale en plus de leur langue maternelle. Les journées de concertations ne devraient-elles éveiller nos décideurs ?

Face à une loi qui apparait comme discriminatoire, les associations ont rapidement saisi le ministre de l’éducation pour attirer son attention sur les contractions flagrantes contenues dans la loi d’orientation et leurs conséquences fâcheuses sur l’avenir des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof et sur l’unité nationale. Elles ont formulé plusieurs amendements à introduire dans la loi d’orientation pour redresser les insuffisances qu’elle porte. Pourtant beaucoup de spécialistes avaient exprimé leur scepticisme à la lecture des recommandations des journées de concertations. Le président des Forces Progressistes du Changement (FPC), M. Samba Thiam avait trop tôt exprimé ses craintes. « Les journées de concertations se sont déroulées dans un flou complet et leurs recommandations sont loin d’être consensuelles », avait-il dit. Parole d’un inspecteur de l’enseignement. L’école Républicaine, un des engagements du président de la République passera-t-elle par perte et profit pour ces 3 autres « langues nationales ».

le calame

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Ghazouani : L’administration souffre de grands dysfonctionnements et le citoyen a perdu confiance en elle

Adrar-Info – Le président Mohamed Ould Ghazouani a déclaré que l’administration mauritanienne souffre d’importants dysfonctionnements, ajoutant que le citoyen a perdu confiance en elle.

Dans un discours prononcé , lors de la cérémonie de remise des diplômes à un groupe d’étudiants de l’École nationale d’administration, il a souligné que la présidence reçoit chaque semaine un grand nombre de messages qui évoquent les problèmes des citoyens, ajoutant que nombre de ces problèmes peuvent être résolus rapidement, si l’administration fait son travail comme il se doit.

Ould Ghazouani a appelé tous les responsables à prendre leurs responsabilités, ajoutant que chaque responsable gouvernemental devrait remédier aux manquements ou laisser son poste à quelqu’un d’autre.

Il a critiqué l’absence d’un département chargé dans tous les ministères de recevoir les doléances et plaintes des citoyens et de les diriger vers le département concerné pour résoudre leurs problèmes.

Il a cité des exemples qui, selon lui, révèlent l’ampleur des manquements dont souffre l’administration dans le pays, notamment ce que fait la société des eaux (SNDE) « qui laisse les factures domestiques s’accumuler, puis ses services coupent l’eau aux citoyens sans préavis et pendant le week-end ».»

Il a ajouté que parmi ces manquements également : Ce qui se passe au niveau de l’administration régionale où les walis ne visitent pas les zones qu’ils gouvernent et ne prennent pas des décisions de résolution des conflits liés aux points d’eau et aux terres agricoles.

Ould Ghazouani a déclaré que le les gouverneurs donnent l’impression qu’il n’y a pas de problèmes, « alors que le but de leur mission est de trouver une solution aux problèmes des citoyens, pas de donner l’image qu’il n’y a pas de problèmes ».

Source : http://alakhbar.info/?q=node/39347

Traduit par adrar info

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 Mali : décès en détention de l’ex-Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

Le Figaro – L’ancien premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, est mort lundi 21 mars à 67 ans à Bamako, où il était en détention dans une affaire de fraude présumée, a-t-on appris auprès de sa famille.

Soumeylou Boubèye Maïga est décédé dans la matinée dans une clinique de Bamako, entouré de gardes, a indiqué à l’AFP une membre de sa famille, sans autre précision.

Poids lourd de la politique malienne, Soumeylou Boubèye Maïga, a été entre 2017 et 2019 le premier ministre du président Ibrahim Boubacar Keïta, arrivé au pouvoir en 2013, renversé en août 2020 par un coup d’État militaire, puis décédé en janvier. Soumeylou Boubèye Maïga a été auparavant ministre des Affaires étrangères, de la Défense et chef des services de renseignement.

L’ancien premier ministre avait été depuis août 2021 détenu à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Il avait été transféré en décembre dans la clinique de Bamako où il est décédé lundi. Il avait été incarcéré après avoir été inculpé notamment de «faux, usage de faux et favoritisme» dans le cadre d’une enquête sur l’achat d’équipements militaires et sur l’acquisition d’un avion présidentiel, en 2014 alors qu’il était ministre de la Défense.

Complications autour des élections

L’achat de cet avion avait été épinglé par le Bureau vérificateur général (BVG), autorité malienne indépendante, qui avait dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d’influence et de favoritisme.

Nommé premier ministre en 2017, Soumeylou Boubèye Maïga avait été contraint à la démission après le massacre de quelque 160 civils peuls en avril 2019 à Ogossagou (centre) par de présumés chasseurs dogons et après une série de manifestations dénonçant la mauvaise gestion du pays. Après une détérioration de sa santé, des médecins avaient demandé son évacuation à l’extérieur pour des soins. Son épouse avait saisi le 2 mars le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, dans une lettre ouverte.

Les médecins ont «fait le constat de la gravité de son état et conclu à l’impérieuse nécessité de son évacuation à l’étranger», avait indiqué sa famille dans un communiqué en décembre. L’ex-premier ministre était chef d’un parti, l’ASMA-CFP (Alliance pour la solidarité au Mali – Convergence des forces patriotiques).

Le colonel Assimi Goïta s’est engagé à céder la place à des civils après des élections dont la date n’a pas été fixée. Le retour des civils au pouvoir au Mali est source de contentieux avec les États ouest africains, qui ont sanctionné en janvier la junte pour avoir révoqué son engagement initial d’organiser un scrutin en février.

Le Figaro avec AFP

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CONTRIBUTION: A  Propos de la loi d’orientation …
Par Samba Thiam. 

J’ai lu  attentivement la loi d’orientation du ministre de l’Education nationale portant sur la réforme du système éducatif. L’appréciation que j’en fait  est qu’elle constitue un recul  net par rapport aux ambitions du Comité Militaire de Salut National (CMSN), pour reconduire et renforcer les aspects négatifs et désastreux de l’arabisation, issue de la réforme de 1999. Elle  consacre , de facto, une ‘’folklorisation’’ de nos langues nationales pulaar, sooninke et wolof, ni plus, ni moins. Et c’est inacceptable !
Le CMSN prônait, à travers l’exposé de motifs et le décret 81017/Pg/MEN, ceci : ‘’ Elaborer  un système éducatif {…} qui se fondera sur l’officialisation de toutes nos langues nationales, la transcription en caractères latins et l’enseignement du pulaar, sooninke et wolofs qui devront donner les mêmes débouchés que l’arabe ‘’. Le ministre choisit de passer sous silence  toute éventualité ‘’d’officialisation’’ de ces langues. Le CMSN poursuit : « les langues nationales doivent prendre place  et être utilisées  comme véhicules  du savoir , sous toutes ses formes… » , à quoi ce ministre oppose qu’elles seront des langues de communication ; que la langue ’arabe  sera enseignée à tous les enfants non arabophones comme véhicule d’apprentissage des sciences et autres disciplines, que  ‘’l’apprentissage des connaissances et aptitudes de compréhension  et les disciplines scientifiques se fera dans la langue arabe’’.Le CMSN insiste et  rappelle «  qu’il ne s’agit pas d’utiliser ces langues nationales  comme relais ayant pour fonction de faciliter les apprentissages dans une autre langue – c’est exactement ce que fait ce ministre -, mais de les installer d’emblée dans une dynamique propre  à assurer leur plein développement et leur insertion dans tous les secteurs de la vie sociale » ,  tout le contraire de ce projet !Enfin  le CMSN  met  en garde : «  il est  indispensable que vous compreniez tous que cette décision  n’est pas une mesure ‘’politicienne’’ qui cache un calcul sordide  et sans lendemain». Exactement le cas d’espèce qui nous occupe avec cette  loi d’orientation scélérate ! A la clarté de langage du CMSN dans les choix opérés, le ministre oppose des calculs et des agendas inavoués , l’ambiguité  et le flou le plus total sur bien des aspects …Flou sur le statut des langues; tantôt l’arabe est langue véhicule  de toutes les disciplines pour tous, tantôt elle est langue de communication ; tantôt ce sont les langues pulaar, sooninke et wolof qui le sont, tantôt c’est le français !Flou sur les caractères arabes de l’alphabet introduits au préscolaire  sans en fixer les limites, ce qui , par glissement et par stratégie, pourrait s’installer et signifier, sans le dire, une remise en cause même des caractères latins, acquis …Ce texte  parle de généraliser l’enseignement des langues nationales mais à la carte ! On fait preuve de  cynisme, lorsqu’on  pose  qu’il faut   ‘’capitaliser l’experience réussie de l’ILN  qui a été abandonnée sans justification valable’’ et, qu’en même temps, on annihile  la substance et l’essence même de ce qui  ‘faisait de  cette expérience une réussite’, à savoir l’érection du pulaar , sooninke et  wolof en  langues d’enseignement , langues véhicules du savoir, et non  comme  langues de ‘’facilitation pour l’apprentissage d’autres langues’’ comme c’est le cas proposé ici ; c’est-à-dire comme langues d’appoint et d’appui essentiellement à l’arabe,  ici dans ce projet. C’est hors de question ! C’est faire fi des raisons cognitives et pédagogiques qui sont à la base même de la théorie du recours aux langues maternelles dans l’approche nouvelle de l’apprentissage ! Non seulement ce projet fait abstraction de toute idée d’officialisation, mais remet en cause et le statut de  langues véhicules et le choix des caractères latins acquis depuis les années 70. Nous faisons face à un choix partisan qui  installe les enfants d’un même pays dans des conditions de départ  inégales et injustes d’acquisition du savoir. C’est inique et immoral ! L’injustice semble inscrite dans  l’ADN des pouvoirs mauritaniens !Enfin et surtout, les auteurs du projet de loi  parlent ‘’d’égalité des langues comme patrimoine national ‘’, mais   refusent  le caractère officiel à toutes .  C’est inacceptable ! Ce sera Identité contre Identité !                 Pour divertir l’opinion on  continue, bien sùr , à travers ce projet ,  à jouer sur l’opposition, fictive, entre le Français et l’arabe , disparue  depuis longtemps  à l’école ! Même stratégie de dupe qui s’exprime  par : ‘’ la  généralisation interviendra aussitôt que l’expérience aura été jugée probante’’ …Un piège à con !  Comme si  nous n’avions pas vécu similaire promesse, envolée en pleine expérimentation de l’ILN !  Seule l’officialisation de nos langues pourrait nous garantir la pérennité de leur usage , et nous prémunir des humeurs capricieuses de plaisantins, légion….Toute la problématique du système éducatif mauritanien réside dans son inégalité et et dans son  iniquité structurelles entre enfants devant l’acquisition du savoir. « La crise identitaire en mauritanie existe,  nous dit Maitre Taleb Khyar, en raison de plusieurs facteurs dont le plus important est l’école républicaine  {…} dans laquelle un enseignement  suprémaciste  faisant l’apologie de la superiorité d’une culture, d’une race, d’une langue sur les autres  est dispensé ». C’est exactement le cas  qui nous occupe  précisément ,  mais exprimée de façon sournoise et cynique à travers  cette loi  d’orientation  … La culture continue ‘’ d’être pensée, en mauritanie, comme un instrument de conquête et de confiscation du pouvoir’’, soulignait-il ; à des fins de domination ,d’assimilation et de prolétarisation des négro mauritaniens , devrait-il ajouter… L’agenda d’assimiler les négro africains n’est pas abandonné, loin s’en faut ! Il  explique cette  résistance acharnée et obstinée de nos gouvernements successifs à refuser toute officialisation de nos  langues nationales, à l’image du  berbère -Tamazight  au Maroc et en Algérie. C’est Identité contre Identité.
Nous sommes face à un projet non viable , qui va accentuer davantage les inégalités , sécréter deux sociétés parallèlles. Nos partenaires doivent comprendre  qu’il y a toujours  un écart entre ce qui se dit et ce qui se fait  chez nous … Nous excellons dans le faire-semblant et dans l’art de mystifier nos partenaires ou le reste du monde, même si certains partenaires internationaux ne sont pas dupes , mais optent pour la complaisance . Ces journées nationales de concertations et toute la suite sont  de la poudre aux yeux, un maquillage destiné  à faire  valider et légitimer, par un semblant  de  cachet populaire , un projet concocté et ficellé, en amont, par le ministère .La réforme scolaire préconisée  dans cette loi d’orientation  s’inscrit en droite ligne d’un  Système qui  cherche à imiter l’ordre social au  maghreb , où des  millions de  noirs, assimilés, sont rélégués aux basses besognes, à la culture de l’olive ,au  creusement de diguettes d’irrigation, au travail  de la forge ou au  débouchage d’égoûts, comme en Algérie avec près de 6 millions de noirs . Des millions de noirs , quasiment  invisibles dans la superstructure, dans tout le Maghreb… Voilà  le projet en gestation , voilà  le destin ,à moins et long terme, qui nous guette dans notre pays et que nous réservent les tenants du Système . Nous ne l’accepterons pas ! Comme nous n’accepterons pas  l’unité du cavalier et de sa monture …Nous affirmons  notre choix  pour  un pays qui accepte réellement et franchement son identité plurielle , sa diversité culturelle et ethnique .C’est  feu Yehdih qui disait ,plaidant pour l’Azawad, – ‘’ que si l’on ne peut vivre ensemble qu’au prix de l’oppression à l’égard d’une composante , c’est une position pas raisonnable qui, surtout,  n’est pas tenable’’. Trop d’injustices de nos gouvernements ! Un racisme d’Etat chaque jour plus accentué , affirmé et assumé ! Nous sommes poussés  dans nos derniers  retranchements . L’entêtement à vouloir poursuivre et préserver un ordre inique, un Système où un seul groupe ethnique  a contrôle sur tout , la main mise sur tout  est  dangereux à terme  . C’est le bon sens qui nous le souffle . ..Notre pays est à la croisée des chemins , à chacune et à chacun  de prendre ses responsabilités aux fins de redresser sa trajectoire , pour  un devenir en commun plus sain et plus équilibré .
Propositions concrètes de réajustement , pour la paix sociale :Revenir à l’esprit et à la lettre de la réforme du CMSN , à ses ambitions pour  l’enseignement de toutes nos  langues nationales  ; s’en tenir à ce principe : ‘’ le choix des langues d’enseignement dans l’Ecole repensée, au service d’une cohésion nationale apaisée, doit obéir à l’impératif d’offrir l’accès le plus efficace, surtout le plus équitable au savoir’’. D’où lever  le flou et les ambiguïtés qui  entourent ce projet  sur le statut des langues, en posant  clairement les options ci-après:                -Toutes les langues nationales sont officielles  et  toutes  sont des langues véhicules de savoir ou d’enseignement                 – Que chaque enfant démarre ses apprentissages dans sa langue maternelle                – le pulaar, le  sooninke, le wolof sont des langues d’enseignement au primaire pour les enfants non arabes, en attendant leur plein développement                    pour l’expansion au secondaire et au supérieur.               – l ’arabe est  enseignée à tous les enfants non arabophones, comme langue de communication et inversement               –  la langue arabe sera  la langue d’enseignement pour enfants arabophones                      – le Français est enseigné comme langue de communication au primaire .              – Dans les Examens et Concours il sera introduit, dès à présent,  une épreuve en langues nationales ( pulaar, sooninke ,wolof).
Au préscolaire, poser  clairement                   – que Les enfants apprendront dans leurs langues maternelles (1ere et 2ème année ), en alphabet latin pour les non arabophones                 – que l’apprentissage du Coran se fera dans des mahadras, librement  choisies par les parents d’élèves
Pour les mesures administratives et juridiques, – Réhabiliter immédiatement  l’ILN et  le  détacher du Supérieur- Associer, au plus près, la Direction première de l’ILN aux préparitfs de démarrage des travaux d’implémentation de la réforme. – Convoquer et réemployer, à titre transitoire, l’ensemble du personnel enseignant et technique disponible, impliqué dans l’expérience de 1979  de l’ILN – Sur le plan législatif, s’appuyer sur les textes initiaux de 1979,  à réactualiser au besoin .En période  transitoire :   _opérer un réajustement des coefficients, fantaisistes, affectés aux  matières en arabes qui  pénalisent  les enfants non arabophones.  _Délester les élèves de matières  et contenus  de tout ce qui n’est pas indispensable  pour la formation personnelle, professionnelle, ou pour la poursuite des études , et  consacrer l’essentiel du temps à la formation de l’esprit critique, d’analyse et de raisonnement.
Samba Thiam, Inspecteur de l’Enseignement Fondamental ,Président des FPC.Nouakchott, le 15 mars 2022.

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