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Déclaration du candidat de l’Amérique du nord
Le Calame – La diaspora mauritanienne de l’Amérique du nord, par le biais de son candidat, «le candidat qui rassure et rassemble », tient à exprimer ses vives préoccupations face à l’opacité totale et les incertitudes qui entourent les conditions d’organisation des élections législatives à l’étranger, de manière générale et, dans la circonscription électorale de leur lieu d’établissement, en particulier.
Venant de ce régime, il n’y a là, à vrai dire, rien de surprenant, lui qui érige le tâtonnement, l’improvisation et le dilettantisme en règle de gestion politique et administrative des affaires publiques.
Ce pouvoir s’empêtre chaque jour davantage dans la spirale sans fin du décalage flagrant entre des proclamations populistes de bonnes intentions et la réalité tangible de sa pratique politique.
A titre d’exemple, de l’affirmation urbi et orbi et à grand renfort de propagande pompeuse de la mise en application de la Loi organique No.2009-022 du 02 avril 2009 relative au vote des Mauritaniens établis à l’étranger, on en est réduit à une petite liste de pays au choix orienté alors que la loi susmentionnée ordonne, à son article 3, l’organisation « des opérations électorales dans des pays où sont établis des Mauritaniens lorsque le nombre des inscrits sur la liste électorale… atteint cent (100)».
Combien de Mauritaniens dans des pays répondant à ces critères sont-ils aujourd’hui omis et privés de leur droit constitutionnel de participation au choix libre de leur représentants légitimes au parlement ?
Pire encore, même dans ces pays triés au volet, les citoyens mauritaniens sont assurés de devoir faire face à des obstacles savamment érigés qui ne manqueront de causer frustrations et désagréments pour en démotiver le plus grand nombre.
C’est de la peine perdue, cependant, car la diaspora mauritanienne de l’Amérique du nord est prête et parée pour braver les intempéries, le périls de longs voyages, les contraintes professionnelles et familiales afin d’exercer son droit électoral, mais ces concitoyens se souviendront, au moment de glisser le bulletin dans l’urne, avec quel degré de mépris les autorités de leur pays tiennent-elles leur bien-être.
La diaspora mauritanienne exhorte la CENI à se désolidariser de la mascarade en préparation en assumant pleinement sa mission de mise en œuvre des conditions optimales permettant à tous nos concitoyens le plein exercice de leur droit électoral. Dans cet ordre d’idées, il est de son devoir de veiller à ce que les opérations d’inscription sur les listes électorales soit accessible à tous et que des bureaux de vote soient ouverts dans toutes les zones de grandes concentrations des mauritaniens à travers les USA.
En tout état de cause, Washington seule ne saurait être l’unique option. Ce serait, par exemple, imposer aux milliers de Mauritaniens vivant dans le « Tri-State » (Indiana-Ohio-Kentucky) deux fois le voyage de plus de deux jours pour ces élections.
La diaspora mauritanienne exige de l’ambassade mauritanienne et, à travers elle, les autorités de leur pays, que le doute soit levé le plus rapidement possible sur les conditions d’organisation des élections en Amérique du Nord afin de permettre aux Mauritaniens de se préparer dans la sérénité et la paix pour l’exercice de ce devoir civique qui participe pleinement à l’instauration d’un Etat de droit auquel ils aspirent.
Le Service de communication de la campagne du candidat de la Diaspora
Le candidat Ibrahima Mifo Sow
Fait à Cincinnati, OH, le 7 février 2023
Congrès AJD/MR: «Les Négro-mauritaniens sont dans une situation d’un malade mourant qui n’a plus faim ni soif, ils ne pensent plus au plaisir de la vie…», affirme Ibrahima Sarr
L’Alliance pour la Justice et la Démocratie, Mouvement pour la Refondation (AJD/MR) a tiré les rideaux sur son congrès ordinaire, tenu à Nouakchott les 18, 19 et 20 Janvier 2023. La cérémonie de clôture a été marqué par la reconduction de son président Ibrahima Moctar Sarr pour une année à la tête du parti. L’homme qui voulait passer le témoin à la jeunesse pour une relève en douce s’est finalement plié à la demande des militants, avec cependant une condition : une année, pas plus, pour préparer un congrès extraordinaire et élire son successeur. Une condition acceptée par acclamations. La décision du président Ibrahima Sarr intervient après une longue réflexion et un bilan du fonctionnement du parti. Dans son discours d’ouverture, l’ancien journaliste de Radio Mauritanie, ancien bagnard de Oualata, ancien candidat indépendant à la présidentielle de 2007 qu’il acheva en quatrième position, jugeait que les moyens d’actions utilisées par son parti n’avaient pas été efficaces pour déconstruire le système en place. Celui-ci « ne cesse de se renforcer » et « il faudrait par conséquent », proposait le vieux leader, « passer le témoin à la jeunesse. »
En dépit des désillusions léguées par le régime précédent, les coups de boutoir contre son parti, les reproches et attaques portés à son encontre, le président Sarr rappelle que l’AJD n’a « jamais versé dans la surenchère ou l’extrémisme suicidaire » mais bien « plutôt prôné le dialogue entre les patriotes de tous les bords du pays » pour faire face à un système décadent et dévastateur. « Après avoir atteint les limites de son développement intrinsèque et sans ressources intelligentes de renouvellement et de dépassement, à l’instar de l’apartheid sud-africain, ce régime se débat dans les contradictions qui opposent ses dirigeants pour son contrôle et le menacent d’implosion ».
Poursuivant son propos, le rescapé du bagne de Oualata rappelait les différentes tentatives de saborder son parti de l’intérieur, par des frondes de certains de ses membres visant à amarrer l’AJD au pouvoir. Évoquant la situation des Négro-mauritaniens dont le parti est accusé de se préoccuper exclusivement, IMS affirme avec force qu’« ils sont dans la situation d’un malade mourant qui n’a plus faim ni soif, ils ne pensent plus au plaisir de la vie, ils veulent simplement ne pas mourir bêtement en tant qu’individu, en tant que communauté, en tant que peuple fort d’une histoire multiséculaire qu’il veut sauvegarder. Ce n’est pas du sectarisme ! »Et son président d’affirmer : « les Négro-mauritaniens veulent être considérés comme des citoyens à part entière. Même s’ils partagent avec la grande masse des autres mauritaniens le lot des déshérités du système, ils sont les seul à vivre l’exclusion au plan culturel, voire médiatique, la déportation et le bannissement. Les Négro-mauritaniens ne gèrent plus les deniers publics pour avoir la tentation de les détourner. » Pour Ibrahima Sarr, l’école est le lieu de l’exclusion par excellence. Et de citer pour preuve la dernière loi de réforme du système éducatif où l’on entend introduire les langues nationales, pulaar, soninké et wolof sans les avoir au préalable officialisées.
Puis l’honorable tribun constatait avec amertume le recul des rares libertés acquises de haute lutte : liberté d’expression, liberté d’association, liberté politique tout court. « L’exclusion et l’oppression ont atteint un niveau jamais égalé, les lois liberticides sont adoptées à tour de séances, nous assistons à une passation de service entre les hauts gradés de l’armée reconvertis en civil, un relais qui connaît des ratés, avec le cas du président Ould Abdel Aziz », indique-t-il.
Face à l’« exclusion rampante du système en place », l’AJD continue à se battre sur tous les forums, surtout au niveau de l’opposition démocratique mais aussi au sein de l’Assemblée nationale où elle avait envoyé quatre députés en 2013, pour réclamer l’abolition de la « loi scélérate » de 1993 et permettre ainsi l’apurement du passif humanitaire, prémisses indispensables à l’avènement d’un régime démocratique et égalitaire où tous les fils de ce pays auront les mêmes chances de s’épanouir ; l’officialisation des langues nationales pulaar, soninké et wolof et leur introduction dans le système éducatif afin de garantir à tous les chances de réussite ; la fin des injustices et du recul des libertés.
Pour réussir un tel challenge, il est nécessaire, estime le président de l’AJD/MR, que les justes et patriotes des autres communautés nationales acceptent d’apporter leur contribution. Maishélas, déplore-t-il, « les agendas au sein de l’opposition divergent et la Communauté internationale reste insensible à notre combat ». Si l’AJD se bat en effet pour déconstruire le système injuste en place, d’autres partis de cette opposition ne s’opposent, quant à eux, qu’au pouvoir qui le gère. « Voilà pourquoi », indique le président Sarr, « notre parti a décidé de marquer une pause afin de tirer les leçons de son combat depuis 2007. « Place à la jeunesse ! Je l’espère plus dynamique, plus imaginative et plus incisive car la question ne se pose pas entre exister ou disparaître. Vive la vie ! » Et la décision du vieux leader à n’accepter qu’un prolongement d’une année seulement à son poste est à cet égard sans équivoque. Un exemple dont devraient s’inspirer d’autres partis, de l’opposition bien sûr mais également de la majorité présidentielle.
TM
le calame
Beelly Konate – Monsieur le Président de la République de Mauritanie,
Nous, enseignants francophones mauritaniens, vous écrivons pour exprimer notre profond mécontentement face à la discrimination institutionnelle à notre égard. Nous sommes consternés de constater que dans certaines wilayas du pays, les directeurs francophones et certains arabophones ont été remplacés par des instituteurs arabophones ou bilingues dans les écoles à cycle incomplet et complet.
Nous considérons que ces directeurs, certains en poste depuis plus de 20 ans, ont été dégradés de manière inacceptable. Nous considérons qu’il est important que les francophones ou usagers de la langue française soient également pris en compte dans les nominations en fonction de leurs compétences.
Nous vous demandons de prendre des mesures immédiates pour mettre fin à cette discrimination institutionnelle et de garantir l’égalité de chances pour tous les enseignants et tous les élèves mauritaniens. Nous demandons la restitution des directeurs francophones à leurs postes et l’introduction d’enseignants arabophones et francophones dans les écoles à cycle incomplet.
Cela permettrait aux élèves de bénéficier d’un enseignement de qualité dans les deux langues et de se préparer aux exigences du système éducatif mauritanien et international.
Ainsi, ce remplacement des enseignants francisants par des arabisants et des bilingues est fait sans tenir compte de leur niveau de compétence en français. Cela rend l’apprentissage du français plus difficile pour les élèves et compromet leur réussite scolaire.
Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout, quelles que soient les conséquences, car il s’agit des carrières de certains fonctionnaires qui sont mises en jeu. Cet acte est un sacrifice de nos carrières et une marginalisation.
Nous considérons que les Mauritaniens sont les victimes de cette réforme qui ne peut conduire qu’à l’échec sur tous les plans. Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette lettre de protestation et nous espérons une rencontre ou une solution favorable.
Cordialement,
Noms et signatures de certains victimes

Révélation des pays dans lesquels les expatriés mauritaniens peuvent voter
Senalioune – Ils sont au nombre de 8 pays où les mauritaniens de l’étranger sont autorisés à voter au cours des futures élections législatives, régionales et municipales. Trois sont dans le continent africain, à savoir la Gambie, la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau.
Dans le continent asiatique, les Etats où le vote des expatriés mauritaniens est autorisé sont l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Qatar.
Les deux autres Etats inclus dans cette dérogation sont la France et les États-Unis d’Amérique.
Ces 8 pays ont été fixés par décision conjointe signée par les ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation et des Affaires étrangères, de la coopération et des mauritaniens à l’extérieur, respectivement Mohamed Ahmed Ould Lemine et Mohamed Salem Ould Merzoug.
Cette décision qui omet de nombreux pays où élisent domicile des centaines d’expatriés mauritaniens, dont à titre d’exemple le Sénégal, le Mali, le Maroc, l’Espagne, la Cote d’Ivoire …etc., va malheureusement priver des citoyens de participer à travers leur vote à l’élection des représentants du peuple.
Par Oumlbenina Mint Bamba
cridem
Ouverture du procès de la décennie : Toute la vérité, rien que la vérité
Le procès très attendu de l’ancien président Aziz et certains de ses anciens collaborateurs et proches a démarré ce 25 janvier 2023 au palais de justice de Nouakchott. Le jour J, on attendait du monde, c’est pourquoi les autorités ont déployé les forces de sécurité pour parer aux débordements. Les soutiens du président Aziz étaient attendus de pied ferme. Certains sont venus crier leur colère et dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « forfaiture ». Des journalistes nationaux, des correspondants étrangers et des curieux ont effectué le déplacement. L’évènement est très important car c’est pour la première fois qu’un ancien chef d’état, homme très puissant et redouté était appelé à la barre pour s’expliquer les sur les faits qui lui sont reprochés : détournements de deniers publics, blanchiment d’argents, obstruction à la justice etc. Des faits passibles de lourdes peines certainement si le ministère public réussit à les prouver. Pour cela, l’état mauritaniens s’est attaché les services des avocats avec à leur tête, le bâtonnier de l’ordre national des avocats mauritaniens, Me Ebetty. Face aux conseils de l’état qui a réussi à dénicher et fait geler le patrimoine suspect de l’ancien président, on trouve d’autres avocats nationaux et étrangers ayant à leur tête Me Ichiddou et Me Taleb Khiyar. Ils ont le soutien d’un des ténors du barreau sénégalais, le pénaliste, Me Clédor Ly et une avocate libanaise et un avocat français. Ce collectif qui se plaignait de n’avoir pas eu accès au dossier de leur client, a déclaré l’avoir reçu, juste à la veille de l’ouverture du procès. Un dossier de milliers de pages, affirment-ils. L’équipe continue cependant à dénoncer l’arrestation et le placement en prison de son client à la veille du procès. Dans la bataille médiatique, les conseils d’Aziz parlent d’un dossier vide, illégal tout simplement « politique ». Ils ont promis de le démonter durant les prochains jours. L’avocate libanaise affirme qu’il est impossible pour le tribunal de prouver la culpabilité de leur client en quelques semaines, en quelques mois, voire en quelques années en se basant sur les accusations avancées. Ils ont fini aussi par obtenir l’annulation de l’inscription comme témoins des organisations de la société civile, ce qui en soi, constitue pour les avocats de l’ancien président les prémices de la bonne disposition du tribunal en attendant la suite du procès
Le décor est donc ainsi campé. Les deux parties auront à défendre chacun son client. Sans préjuger sur le sort des plaidoiries, il sera difficile, voire impossible de voir l’ancien président et ses coaccusés échapper à la case prison sauf bien sûr si les uns et les autres arrivent à trouver un arrangement. Et à ce niveau, il est impossible de l’envisager. L’enjeu est important pour le pouvoir surtout. Ce dernier n’a ménagé aucun effort pour arriver à la tenue de ce procès, à travers lequel il voudrait donner un exemple, dissuader tous ceux qui seraient tentés de confondre leurs poches avec les caisses de l’état. Dieu sait qu’il y en a beaucoup dans ce pays où chacun voudrait devenir riche, très riche même et tout de suite quitte à voler et à mentir. Même si la volonté politique de combattre la corruption à travers différents instruments juridiques adoptés dans ce sens, n’a pas réussi de dissuader les voleurs, le procès de la décennie pourrait servir tout de même d’exemple. Nul n’est au-dessus de la loi même si dans la pratique, il est difficile de maintenir en équilibre les deux plateaux de la balance. Ce procès aurait eu plus d’impact, de retentissement s’il avait été retransmis à la télévision et à la radio comme celui jadis de Moussa Traoré au début des années 90, d’ Hissène Habré en 2016 et celui en cours de Dadis Camara en Guinée. En tout cas, faute de retransmission en direct et de refus du tribunal d’accepter à l’intérieur de la salle d’audience des caméras, photos et téléphones, les mauritaniens s’accrochent aux réseaux sociaux et aux déclarations des avocats et proches des prévenus. Ils s’y accrocheront durant des semaines voire des mois. Le temps qu’il faudra pour connaître la vérité sur la gestion de dix ans de leur pays par l’ancien président Aziz. Toute la vérité, rien que la vérité, réclame le peuple qui se sent trahi au vu de la gravité des charges portées contre les prévenus. Ould Abdel Aziz a promis de le faire. Le déballage redouté et attendu de la part de l’ancien président est-il enfin arrivé? On verra.
En plus de leur aspect pédagogique, ce genre de procès demeure de véritables humiliations pour les anciens dirigeants qui ont eu à diriger, en hommes forts et craints leur pays. Aucun d’entre eux n’aurait pensé finir ainsi. Le roi est nu, diront certains. C’est d’ailleurs pourquoi certains d’entre eux ayant sucé leur pays s’accrochent à leur fauteuil jusqu’à la mort ou cherchent à céder celui-ci à leur fils. En Mauritanie, Ould Abdel Aziz qui a régenté le pays durant dix ans – avait le droit de vie et de mort sur tout le monde – était craint et redouté sinon comment il a pu piller le pays sans que quelqu’un puisse lever le petit doigt. Le procès doit être l’occasion de connaître les réseaux qui le soutenaient – des complices qui lui ont permis de s’enrichir ainsi sans puiser, comme il l’affirme, dans les caisses de l’état. C’est un des enjeux du procès, il doit lever le coin du voile sur cet aspect de complicité. Ould Abdel Aziz s’est trompé très certainement sur les hommes qui l’ont entouré durant des années, il méprisait certains et considérait d’autres comme des naïfs, incapables de se passer de lui, une fois hors du palais présidentiel.
Le temps que ça prendra
Depuis qu’il a démarré, le procès de l’ancien président alimente les débats des mauritaniens. Dans les bureaux, dans les transports, les marchés et autres commerces, les mauritaniens s’interrogent. Leurs questions portent sur l’énorme fortune dont disposerait l’ancien président. Certains organes de presse et de réseaux sociaux ont même sorti du frigo, les montants colossaux que l’ancien président avait placés dans des banques mauritaniennes. Une face cachée de l’iceberg diront certains. Il disposerait de plus et les montants et patrimoines seraient cachés sous des prête-noms. L’ancien président ne s’en cache pas, il est très riche sans prendre son salaire et sans prendre des commissions sur des marchés juteux. Les mauritaniens ont besoin de connaître comment il a réussi cette prouesse car ils ne comprennent pas qu’un président de la république qui s’est autoproclamé président des pauvres puisse s’enrichir à ce point alors que l’écrasante majorité du peuple crève de faim. Ould Abdel Aziz peut se targuer d’avoir produit quelques réalisations en infrastructures surtout, mais le jeu vaut-il la chandelle ? Le procès doit lever beaucoup de zones d’ombre et donc fournir aux mauritaniens sceptiques des informations claires et nettes, pour permettre d’écarter toute suspicion et volonté de règlement de compte ou de harcèlement contre l’ancien président Aziz.
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