Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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DECLARATION

Déclaration 

Depuis plusieurs mois des  militants de l’organisation anti-esclavagiste –IRA sont victimes de brimades,  d’empri sonnement ,d’arrestations répétées, placés sous contrôles judiciaires vexatoires, sans raisons objectives valables.

Ce fut  d’abord des lanceurs et lanceuses d’alerte qui avaient été pris pour cibles. Récemment c’est au tour de MARIEM CHEIKH et GHAMOU  ACHOUR – députés de leur Etat, en exercice -, qui tombent sous le coup de cette loi scélérate sur les symboles.

D’un côté on arrête avec célérité  en application d’une loi ,de l’autre, on fait  délibérement fi d’une autre loi qui,  pourtant, exige la levée de l’immunité parlementaire pour le faire . Double standard !

Deux députés sont jetées en prison comme de vulgaires individus,en violation flagrante des règles et procédures en vigueur dans l’hémicyle  et dans le mépris  total du principe de séparation des pouvoirs.

Des sources dignes de foi indiquent que ces deux députés auraient surtout dénoncé le ‘’ deux poids deux mesures ‘’  dans le traitement réservé en général aux détenus par la police et la justice suivant la couleur; une autre lanceuse d’alerte avait été arrêtée pour des motifs similaires ,mais s’est vue bien traitée et vite relâchée, pour appartenir  à cette race des élus – citoyens à part entière- Voilà le ‘’ deux poids deux mesures ‘’ , assez courant , qui a porté la colère et l’indignation des deux députés à leur  comble .

Toutefois, la Coalition rappelle que même dans la plus vive  dénonciation de l’adversaire, l’on ne saurait se départir de l’éthique et de la morale insufflées par nos valeurs africaines ancestrales .Dénoncer n’est pas insulter…

Cette opération qui a foulé aux pieds l’immunité des deux parlementaires et violé le principe de séparation des pouvoirs, encore une fois, constitue une dérive inquiétante et un nouvel épisode dans le baillonnement des libertés fondamentales garanties par notre constitution. Elle demeure  un précédent dangereux pour tout député de l’Opposition car  la loi est devenue manifestement un jouet aux mains du ministre de l’intérieur et de la justice inféodée.

La Coalition anti-système met en garde le pouvoir contre ce genre de pratiques irresponsables qui sont de nature à polluer le climat social et à attiser des tensions de toutes sortes qui ne servent pas la paix sociale. 

La Coalition anti-système  souligne que le régime en proie aux difficultés de toutes sortes , cherche en réalité ,pour masquer son échec, à  détourner l’opinion des véritables problèmes de l’heure que sont la flambée des prix et la mauvaise gouvernance, aux conséquences désastreuses sur  les populations en situation de survie.

La Coalition exprime enfin sa solidarité à tous  les détenus et  exige leur libération immédiate et sans condition.

Nouakchott le 13  avril 2026

La Coalition anti -système

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*L’éditorial de La Nouvelle Expression : Samba Thiam : Refuser l’assimilation, et être accusé de racisme*




En Mauritanie, il existe une règle non écrite, mais solidement ancrée : tu peux exister, à condition de te diluer. Tu peux appartenir, à condition de t’effacer. Et surtout, tu peux parler… à condition de ne rien déranger.
 
Samba Thiam a choisi l’inverse. Et il en paie le prix.
 
Depuis les années de braises — celles des fractures, des expulsions, des silences organisés — jusqu’aux arènes contemporaines du dialogue politique, il n’a pas changé de cap. Membre-fondateur des FLAM, il a porté une parole constante, y compris pendant plus de trente ans d’exil. Trente ans sans reniement. Trente ans sans ajustement opportuniste. Trente ans sans ce réflexe si répandu qui consiste à édulcorer ses convictions pour rester audible.
 
Et c’est peut-être cela, au fond, qui dérange le plus.
 
Car dans un environnement politique souvent marqué par les repositionnements, les silences tactiques et les revirements discrets, Samba Thiam apparaît comme une anomalie : il est resté le même.
Même discours.
Même ligne.
Même exigence.
 
Lorsqu’il revient au pays sous Mohamed Ould Abdelaziz, certains espéraient une inflexion, une adaptation, une forme d’alignement. Mais non. Il revient avec ce qu’il n’a jamais quitté : une parole droite, sans détour, sans compromis sur l’essentiel.
 
Il dit : Je suis noir, je suis Mauritanien.
Et derrière cette affirmation, il y a plus qu’une identité — il y a un refus : celui de se conformer à un modèle unique imposé comme norme nationale.
 
C’est ici que le débat bascule.
Car ce refus de l’assimilation est immédiatement requalifié.
Non pas comme une revendication légitime, mais comme une menace.
Non pas comme une exigence d’égalité, mais comme une forme de radicalité.
Et le mot tombe, commode, disqualifiant : raciste.
 
Mais de quel racisme parle-t-on ?
Celui de l’homme qui demande à être reconnu tel qu’il est ?
Ou celui, plus insidieux, qui exige que certains cessent d’être eux-mêmes pour être acceptés ?
 
Samba Thiam ne varie pas, et c’est précisément cette invariance qui dérange.
Parce qu’elle empêche la récupération.
Parce qu’elle déjoue les stratégies d’usure.
Parce qu’elle expose, dans sa nudité, le décalage entre les discours officiels et les réalités vécues.
 
Traqué, caricaturé, diabolisé — oui. Mais jamais dévié.
Là où d’autres ajustent, il maintient.
Là où d’autres négocient, il affirme.
Là où d’autres s’effacent, il insiste.
 
Dans les dialogues nationaux, il ne vient pas pour accompagner. Il vient pour dire. Et dire, dans ce contexte, est déjà une forme de rupture.
 
Alors non, Samba n’est pas un accident du paysage politique.
Il en est une ligne de fracture.
 
Et s’il dérange autant, ce n’est pas seulement pour ce qu’il dit.
C’est pour ce qu’il incarne : une cohérence que le temps n’a pas entamée, et une constance que les pressions n’ont pas brisée.
 
Dans un pays où l’on pardonne souvent les contradictions mais rarement la fidélité à soi-même, cela suffit à faire de lui une cible.
 
Et pourtant, c’est peut-être précisément de cela que manque le plus le débat national : des hommes qui, malgré tout, restent debout dans ce qu’ils ont toujours été.
 
*Camara Seydi Moussa*
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Mauritanie : reprise prévue de négociations entre pouvoir et oppositions autour d’un dialogue national

RFI – En Mauritanie, les représentants de la majorité présidentielle et de deux coalitions de l’opposition sont censées reprendre ce 6 avril 2026 à Nouakchott des discussions autour d’un dialogue national. Des discussions qui bloquent, pour le moment, sur la question du nombre de mandats présidentiels. Cette reprise des réunions préparatoires intervient par ailleurs dans un climat social lourd, marqué par des manifestations contre la vie chère dans la capitale.

En Mauritanie, y aura-t-il un dialogue national ? Ces dernières semaines, plusieurs réunions préparatoires ont eu lieu entre la majorité et l’opposition, mais les discussions sont bloquées : l’opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la Constitution pour permettre un troisième mandat du chef de l’État.

Les trois pôles de l’échiquier politique – majorité et deux coalitions de l’opposition – se retrouvent ce lundi 6 avril 2026, à 11h.

C’est un Palais des Congrès sous haute surveillance qui accueille ce 6 avril 2026 la poursuite de ces réunions. Pour le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, l’objectif est de lever le blocage sur la question des mandats présidentiels. Ce point de discorde a provoqué l’arrêt brutal des discussions lundi dernier, entre la majorité et l’opposition.

Implication personnelle du chef de l’État

Pour sauver ce processus, le président Mohamed Ould Ghazouani s’est impliqué personnellement. Le chef de l’État, réélu il y a 2 ans pour un second mandat, a multiplié les consultations directes avec les leaders politiques.

Du côté du parti au pouvoir, l’Insaf, l’heure est à l’apaisement. Ses responsables assurent que la révision de la Constitution pour un troisième mandat n’a jamais été à l’ordre du jour. La majorité pointe un « procès d’intention » de l’opposition. Pour l’Insaf, le dialogue est l’occasion de « consolider l’unité nationale » et d’aborder les questions de gouvernance et de lutte contre la corruption.

L’opposition espère mettre sur la table la transparence du processus électoral et la question des réparations pour les victimes des exactions des années 1989 et 1991, période de grandes violences qui ont visé les Négro-Mauritaniens.

Plusieurs formations, comme la Refondation pour une action globale (RAG) de Biram Dah Abeid, ont choisi de boycotter ces assises. Elles dénoncent un processus « partiel » et « non-inclusif ».

Notre correspondant à Nouakchott, Oumar Elhadj Thiam

Source : RFI

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Mauritanie : reprise prévue de négociations entre pouvoir et oppositions autour d’un dialogue national

RFI – En Mauritanie, les représentants de la majorité présidentielle et de deux coalitions de l’opposition sont censées reprendre ce 6 avril 2026 à Nouakchott des discussions autour d’un dialogue national. Des discussions qui bloquent, pour le moment, sur la question du nombre de mandats présidentiels. Cette reprise des réunions préparatoires intervient par ailleurs dans un climat social lourd, marqué par des manifestations contre la vie chère dans la capitale.

En Mauritanie, y aura-t-il un dialogue national ? Ces dernières semaines, plusieurs réunions préparatoires ont eu lieu entre la majorité et l’opposition, mais les discussions sont bloquées : l’opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la Constitution pour permettre un troisième mandat du chef de l’État.

Les trois pôles de l’échiquier politique – majorité et deux coalitions de l’opposition – se retrouvent ce lundi 6 avril 2026, à 11h.

C’est un Palais des Congrès sous haute surveillance qui accueille ce 6 avril 2026 la poursuite de ces réunions. Pour le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, l’objectif est de lever le blocage sur la question des mandats présidentiels. Ce point de discorde a provoqué l’arrêt brutal des discussions lundi dernier, entre la majorité et l’opposition.

Implication personnelle du chef de l’État

Pour sauver ce processus, le président Mohamed Ould Ghazouani s’est impliqué personnellement. Le chef de l’État, réélu il y a 2 ans pour un second mandat, a multiplié les consultations directes avec les leaders politiques.

Du côté du parti au pouvoir, l’Insaf, l’heure est à l’apaisement. Ses responsables assurent que la révision de la Constitution pour un troisième mandat n’a jamais été à l’ordre du jour. La majorité pointe un « procès d’intention » de l’opposition. Pour l’Insaf, le dialogue est l’occasion de « consolider l’unité nationale » et d’aborder les questions de gouvernance et de lutte contre la corruption.

L’opposition espère mettre sur la table la transparence du processus électoral et la question des réparations pour les victimes des exactions des années 1989 et 1991, période de grandes violences qui ont visé les Négro-Mauritaniens.

Plusieurs formations, comme la Refondation pour une action globale (RAG) de Biram Dah Abeid, ont choisi de boycotter ces assises. Elles dénoncent un processus « partiel » et « non-inclusif ».

Notre correspondant à Nouakchott, Oumar Elhadj Thiam

Source : RFI

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Dialogue national: Terre en vue ?

Le processus préparatoire du dialogue national en Mauritanie semble être entré dans sa phase finale. Plusieurs acteurs issus des différents pôles politiques évoquent une étape importante, sans pour autant la considérer comme décisive. Il faudra sans doute attendre la réunion prévue le lundi 30 Mars pour mieux cerner l’orientation que prendra ce processus.

D’ores et déjà, les différentes composantes engagées dans les concertations ont transmis leurs observations finales sur le document soumis par le président de la République. Selon certaines sources, ce texte n’aurait pas connu de modifications substantielles par rapport au rapport élaboré par le coordinateur national du dialogue, Moussa Fall. La rencontre de lundi pourrait toutefois marquer un tournant. Elle devrait permettre de finaliser le document de référence et de trancher sur des questions essentielles : modalités d’organisation, mécanismes de fonctionnement, agenda, méthodologie, ainsi que les garanties de mise en œuvre des recommandations.

À ce stade, les principaux obstacles semblent avoir été levés. Une feuille de route consensuelle serait en voie d’aboutissement et les différents pôles politiques affichent leur volonté de contribuer à un dialogue inclusif et constructif. De son côté, le président de la République a accédé à certaines revendications, notamment celles relatives à l’apaisement du climat politique et aux garanties d’application des conclusions du dialogue. Il a, à plusieurs reprises, réaffirmé son engagement à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à la réussite de cette initiative.

Ces assurances répondent en partie aux préoccupations de l’opposition qui reste vigilante. Échaudée par les expériences passées, elle insiste sur la nécessité d’éviter que les recommandations issues du dialogue ne restent lettre morte, comme ce fut le cas, naguère, pour certaines propositions pourtant consensuelles. Le temps consacré à la préparation de la conférence est perçu par certains observateurs comme le signe d’une volonté politique de réussir le processus, dans la perspective d’achever le mandat présidentiel dans un climat apaisé. Une aspiration largement partagée au sein de l’opinion publique.

Cependant, des voix se sont récemment élevées pour suggérer que le dialogue pourrait également aborder une éventuelle révision constitutionnelle, notamment en ce qui concerne le nombre et la durée des mandats présidentiels. Ces appels ont suscité des interrogations, ravivant le souvenir des tensions liées au débat sur un éventuel troisième mandat, qui avait profondément marqué la scène politique nationale.

Dans ce contexte, la question de la succession du chef de l’État, évoquée dès le lendemain de sa réélection, continue d’alimenter les analyses. Si le président de la République considère ces débats comme des tentatives de diversion susceptibles de détourner l’attention de l’essentiel — à savoir la mise en œuvre de son programme « Mon ambition pour la patrie » —, son silence face aux partisans d’un troisième mandat entretient néanmoins les spéculations. Entre volonté affichée d’apaisement, attentes politiques et zones d’ombre persistantes, la réunion du 30 Mars pourrait ainsi constituer un moment-charnière pour l’avenir du dialogue national en Mauritanie.

Dalay Lam

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Encadré

Les différents camps choisissent leurs représentants au dialogue

La Coalition de l’Alternance Démocratique (CAD2029), une nouvelle force politique d’opposition créée récemment, a annoncé, dans le cadre de la finalisation de la délégation de l’opposition au sein du mécanisme de concertation, ses représentants pour le prochain dialogue national inclusif.

La liste comprend huit noms : Lô Gourmo Abdoul, Noureddine Ould Mohamedou, Samory Ould Bey, El Mokhtar Ould Cheikh, Sidi Ould El Kory, El Hadj Oumar Tall, Ekhyarhoum Ould Hamadi et Youssef Ould Issa.

Le parti du Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a présenté quant à lui trois représentants à savoir  Ahmedou Ould Mballa, Yahya Ould Aboubacar et Mohamed Lemine Ould Chouaïb.

Le Parti Insaf au pouvoir a présenté pour sa part trois délégués à ces concertations. Il s’agit de : Sidi Ahmed Ould Rais, El Moudir Ould Boune et Mohamed Yahya Ould Horma.

Les représentants des autres partis de la majorité n’ont pas encore été désignés.

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Encadré

Réunion préliminaire du dialogue : premier couac

La réunion préliminaire du dialogue national, tenue ce lundi 30 mars entre les représentants des différents pôles politiques, a été suspendue quelques heures seulement après son ouverture. Un démarrage difficile qui ne manquera pas d’alimenter le scepticisme de certains observateurs.
Selon des sources concordantes proches des discussions, les échanges ont rapidement achoppé sur la question sensible des réformes institutionnelles. En cause : l’introduction, par la majorité, d’une proposition relative à la modification des mandats présidentiels dans le document de travail. Une initiative aussitôt rejetée par l’opposition, qui en avait fait une ligne rouge clairement affichée lors de précédentes sorties médiatiques.
Face à ce blocage, la majorité présidentielle aurait sollicité un report de la réunion afin de mener des concertations internes. Les différentes parties pourraient ainsi se retrouver dès ce mardi pour tenter de relancer les discussions.
Cette tension intervient dans un contexte où la question d’un éventuel troisième mandat s’invite de plus en plus dans le débat politique national. Ces dernières semaines, certaines voix proches du pouvoir ont publiquement plaidé pour une révision de dispositions constitutionnelles encadrant le nombre et la durée des mandats présidentiels, sans qu’aucune position officielle n’ait été exprimée par la présidence.
Du côté de l’opposition, le ton reste ferme. « Il est hors de question d’introduire des modifications constitutionnelles dans ce dialogue », affirme un responsable politique, qui conditionne la poursuite du processus à des clarifications préalables.
Dans ce contexte tendu, l’avenir du dialogue national apparaît déjà incertain, suspendu à la capacité des acteurs à s’accorder sur son périmètre et ses priorités.

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