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Aziz aurait offert une île mauritanienne à l’Emir du Qatar
Saharamédias – La commission d’enquête parlementaire a ouvert mardi une enquête à propos de l’octroi par l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz d’une île comme cadeau à l’ancien Emir du Qatar Hamed Ben Khalifa Al Thani, et a entamé l’audition de certains responsables liés à ce dossier.
Des sources bien informées ont réaffirmé à Sahara Medias que la commission a auditionné mardi l’ancien ministre de la justice Brahim O. Abdallahi O. Daddah, à l’époque conseiller à la présidence et qui avait été chargé de suivre le dossier de l’île avec les responsables qataris.
La commission dispose d’un document confidentiel contenant une lettre datée du 12 janvier 2012, adressée par l’ambassadeur du Qatar à Nouakchott Mohamed Ben Kerdy Taleb El Merry au ministère qatari des affaires étrangères lui notifiant l’octroi par Ould Abdel Aziz l’une des magnifiques îles sur la côte de l’océan atlantique, près du banc touristique d’Arguin.
Dans cette lettre qui a été dévoilée il y a quelque temps, le diplomate qatari écrit qu’il a été convoqué par O. Abdel Aziz le 10 janvier 2012 pour lui exprimer sa gratitude pour la visite effectuée par l’Emir du Qatar en Mauritanie début janvier.
L’ambassadeur ajoute qu’ould Abdel Aziz l’a informé qu’il a décidé d’offrir l’une des îles mauritaniennes à l’émir qu’il pourra utiliser à sa guise.
Ould Abdel Aziz, selon différentes sources, voulait remédier à la « fin inamicale » de cette visite de l’émir qui n’avait pas été salué à son départ de Nouakchott par Ould Abdel Aziz.
Selon ces sources, le différend entre les deux hommes, est né après que l’émir du Qatar ait conseillé à Ould Abdel Aziz de consolider la démocratie et d’entreprendre des réformes économiques dans le pays.
La commission parlementaire a entendu mardi Brahim O. Abdallahi O. Daddah que Mohamed O. Abdel Aziz avait nommé en avril 2012 conseiller à la présidence de la république et qu’il avait chargé du dossier des relations mauritano-qataries, notamment la donation faite à l’émir du Qatar.
Selon un autre document qatari, une correspondance entre l’ambassadeur du Qatar à Nouakchott et le cabinet de l’émir, Brahim O. Abdallahi O. Daddah, avait tenu une réunion avec l’ambassadeur du Qatar en juillet 2012, au cours de laquelle O. Daddah avait informé le diplomate qatari qu’ould Abdel Aziz avait donné des instructions pour finaliser la question du « présent présidentiel ».
Il l’a informé que le dossier de cette donation est encore au niveau du cabinet du président de la république, réaffirmant qu’ould Abdel Aziz était disposé à les accompagner sur place ou d’en charger une haute personnalité pour le faire, ajoutant que la présidence était pressée de boucler le dossier le plus tôt possible.
Rien n’a filtré quant à l’interrogatoire de l’ancien ministre Brahim O. Daddah par la commission d’enquête parlementaire.
Le dossier de l’octroi d’une île mauritanienne à un tiers étranger est l’un des dossiers les plus compromettants à la disposition de la commission.
Des députés de l’opposition estiment que ce dossier va constituer l’une des raisons majeures d’accuser l’ancien président de « haute trahison ».
Ould Abdel Aziz avait refusé de recevoir la convocation qui lui a été adressée par la commission d’enquête parlementaire pour se présenter devant elle jeudi pour témoigner devant elle à propos de certains dossiers où son nom avait été nommément cité.
Aziz refuse de décharger la convocation de la CEP : Manœuvres dilatoires
Convoqué jeudi devant la Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) pour une audition sur plusieurs affaires ayant marqué sa gouvernance pendant la décennie écoulée, l’ancien président mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz (2008/2019), a refusé de décharger l’acte de notification, exprimant ainsi sa détermination à ne pas comparaître devant les députés. Un dernier baroud d’honneur de nul effet puisque la procédure est déjà enclenchée et la haute cour de justice sera mise en place dans quelques jours.
Après l’audition de plusieurs membres de son gouvernement et des hommes d’affaires considérés comme des proches, « Mohamed ould Abdel Aziz a été plusieurs fois directement cité par rapport à des faits et actes de nature à porter atteinte à la constitution », selon les termes de la lettre le convoquant.
Mohamed ould Abdel Aziz doit être entendu au sujet de plusieurs dossiers relatifs à des attributions de marchés dans les domaines de l’énergie, la pêche, la gestion et la liquidation de certaines entreprises publiques, des concessions de services publics (port), le foncier à Nouakchott….. En plus de la décision, heureusement non suive d’effet, de céder une île dans le banc d’Arguin à l’émir du Qatar. Rien que pour cette affaire, il mérite déjà de passer devant une haute cour de justice.
S’étant ostensiblement enrichi durant cette dernière décennie, Aziz aura des comptes à rendre pour justifier cette débauche d’argent alors qu’il n’est censé avoir exercé aucune activité lucrative ni avant ni pendant ses deux mandats. Si ce n’est le Ghangate qui n’a toujours pas dévoilé ses secrets. Il risque donc, si la loi est appliquée à la lettre, une expropriation, de fortes amendes et quelques années derrière les barreaux. Pour qu’il serve d’exemple et pour qu’on ne nous dise pas demain, chaque fois qu’un président ou un responsable se remplit les poches : ‘’tournons la page’’.
le calame
Mint Deye: l’enquête sur les scandales et les crimes de 2009 -2019 nécessite une autre décennie d’investigations
Agence Alwiam d’Informations– La célèbre blogueuse et illustre activiste politique Mouna Mint Deye est catégorique dans ses propos sur les réseaux sociaux : jeter la lumière sur les scandales et les crimes économiques, fonciers et autres de la décennie passée (2009-2019), requiert une autre décennie d’investigations.
C’est ce qu’elle fait savoir dans un tweet publié sur sa page facebook, dans lequel elle révèle l’existence de documents attestant le renoncement de l’ancien Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, à une portion de l’intégrité territoriale au profit de l’Emir du Qatar.
Il s’agit d’une presqu’ile mauritanienne située sur les côtés de la capitale économique Nouadhibou, rapporte Mint Deye.
Mais l’Emir du Qatar, conscient de la gravité de l’appropriation du territoire d’un autre Etat, a décliné ce présent empoisonné.
« Il faut juger Ould Abdel Aziz pour cette haute trahison, pour avoir décidé d’offrir en cadeau une partie du territoire national, sans oublier bien sûr le pillage systématique qu’il a fait des richesses du pays et ses crimes innombrables», tweete Mouna.
« Je pense que s’il fera l’objet d’un jugement juste, les accusations portées contre lui seraient considérables et les peines qui seraient prononcées à son égard atteindraient des centaines d’années d’emprisonnement.
https://alwiam.info/ar/11296
La lettre ouverte de la Cve/ Vérité-réconciliation à Macron
A Monsieur Emmanuel Macron
Président de la République française s/c de
Monsieur l’Ambassadeur de France en Mauritanie
Excellence,
Soyez le bienvenu chez nous. La Mauritanie que vous allez visiter dans le cadre du G5-Sahel, est un pays dans lequel sévit un “Apartheid déguisé”, non codifié comme il le fut en Afrique du sud. ’’ Être Noir en Mauritanie est un délit, sans que cela ne soit écrit nulle part’’ disait un observateur du CRAN.
Des lois non écrites confinent, en effet, l’homme noir mauritanien au mieux, au rang de citoyen de seconde zone, au pire, en victime du déni d’humanité à travers l’esclavage. L’exclusion, voire la négation, de l’Homme noir mauritanien a débuté dès les années 1960. Elle va se prolonger, s’aggraver au fil des années, pour culminer avec les régimes militaires.
Entre 1986 et 1991, la communauté négro-africaine de Mauritanie subira déportations et maltraitances dans ses composantes Peuls, Soninkés et Wolof ; 120.000 âmes se verront déportées au Sénégal et Mali en 1989, selon les chiffres du HCR ; des centaines de leurs villages seront détruits ou réoccupés le long de la vallée du fleuve Sénégal qui fut, part ailleurs, le théâtre d’exactions et d’exécutions extrajudiciaires massives .
En 1990, l’Etat mauritanien intensifie l’exclusion et entreprend de dénégrifier l’armée nationale, épurée de 3500 soldats et officiers négro-africains ; ces militaires sont quasiment tous arrêtés et jetés dans des camps mouroirs ou ils seront torturés, soumis aux traitements les plus dégradants.
Plus de 500 mourront, ensevelis dans des fosses communes qui vont essaimer les camps militaires du pays et la vallée du fleuve ; fosses communes qui n’ont pas fini de livrer leurs secrets, dont la dernière révélée à Benamira (2018) dans le Nord du pays, où 28 corps ligotés furent découverts en mars dernier par des chercheurs d’or, soit 28 ans après les faits, mais que le gouvernement mauritanien de Abdel Aziz s’évertua à cacher ou couvrir, refusant toute investigation…
Le 28 Novembre 1990,- fête de notre indépendance nationale – 28 soldats Negro- africains sont sacrifiés, pendus en guise de solidarité avec l’Irak arabe, ‘’victime de l’agression des USA’’. Le reste des militaires négro-africain ayant échappé à la mort est radié de l’armée.
Les auteurs de ces crimes et exactions courent toujours, circulent librement, occupant même, pour certains, de hautes fonctions de l’Etat à nos jours, protégés par une loi d’amnistie inique et scélérate, votée en 1993 qui consacre l’impunité dans le pays.
Pendant ces années de plomb la population négro-africaine, la composante Peule en particulier, va subir un véritable génocide exécuté par l’Armée, à l’image de ce qui se passe actuellement au Mali et au Burkina, mais beaucoup plus important par l’ampleur…
Au Mali et au Burkina les populations peuls subissent exactions, tortures, exécutions sommaires massives, sous prétexte de lutte contre les jihadistes ! Qu’ils aillent donc cueillir ces jihadistes que sont I ag Aly, Amadou kouffa ! Toute la communauté peule de ces deux pays est stigmatisée, violentée sous l’œil de la France. Comme hier, en 1990, nos voisins et le gouvernement de Mitterrand laissèrent faire le colonel ould Taya …
Si les déportations massives et les exécutions extrajudiciaires se sont arrêtées après cette période sombre de l’histoire de la Mauritanie indépendante, l’épuration ethnique, quant à elle, n’a jamais cessé ; elle a pris, depuis, des formes plus sournoises… Le Pouvoir de Ould Abdel Aziz a entrepris en 2011 une opération d’enrôlement qui vise- officiellement- à doter les Mauritaniens de papiers d’état-civil biométriques et sécurisés, mais qui, en réalité, s’est révélée, dans son exécution, être a caractère raciste et discriminatoire à l’égard des Noirs mauritaniens pour lesquels l’obtention des nouveaux documents relève du parcours du combattant pour les plus chanceux.
Des milliers de Noirs sont ainsi devenus apatrides dans leur propre pays faute d’état-civil. Des familles sont divisées, l’époux se voit enrôlé pendant que l’épouse est rejetée, sans épargner les enfants ; des élèves en cours e scolarité sont contraints d’abandonner l’école, faute d’acte de naissance …Les commissions techniques et le comité de supervision et de contrôle chargés de cet enrôlement sont quasiment monoethniques, alors que la population mauritanienne est pluriethnique.
Les hauts postes de l’Etat et de l’administration, l’appareil judiciaire, nos forces de défense et de sécurité, nos médias audiovisuels publics et privés, le secteur économique, les grandes Ecoles du pays, tous ces secteurs de la vie nationale, en un mot , sont presque exclusivement aux mains d’une seule composante nationale – la communauté blanche, arabo-berbere- , par choix politique délibéré de nos gouvernants…Le régime, nouveau, du président ould GHazouani n’a pas daigné changé cette situation, qu’il s’attèle, dirons-nous, visiblement, à perpétuer dans une sorte de continuité du Système .
L’esclavage demeure une réalité dans le pays aussi bien sous sa forme traditionnelle que sous celle qu’il est convenu d’appeler moderne, et les victimes sont en général toujours les mêmes : la composante harratine. On prend à cet égard des lois qui ne sont jamais en réalité appliquées. Excellence,
Il n’est pas besoin de se munir d’une loupe pour se rendre compte de la réalité de ‘’l’Apartheid déguisé ’’ en Mauritanie. Il vous suffira de regarder autour de vous… Observez bien vos interlocuteurs, prêtez attention également à ceux qui vous servent dans les hôtels , dans les salles de réunion ( serveurs, femmes de ménage, chargés de l’accueil etc. ), suivez nos télévisions pour quelques minutes, demandez à visiter nos marchés , nos administrations , nos écoles , notre Armée ‘’nationale’’, observez la rue mauritanienne et vous serez édifiés sur l’image, tronquée, que beaucoup d’Africains et d’Européens se font de la Mauritanie et que le gouvernement mauritanien s’efforce de vendre. Vous verrez alors le racisme d’Etat se déployer dans toute sa laideur sous vos yeux …
Excellence, La Mauritanie ne peut pas continuer à vivre dans l’ignominie de l’esclavage, de l’exclusion et de la discrimination sur des bases raciales, ethniques et tribales et continuer à travailler avec les autres nations libres du monde comme si de rien n’était! L’Apartheid avait combattu par le monde libre en son temps, vous ne pouvez faire profil bas sur qui se passe chez nous. Il y va de la crédibilité de votre institution(G5), il y va du respect de la dignité humaine, il y va de la paix et de la stabilité de la sous-région et du continent… car cette situation est pour le moins porteuse de lendemains incertains, dangereux pour tous…
S’il vous plaît agissez Président Macron
Nouakchott le 29 juin- 2020
Pour les organisations membres,
Le Président Alassane Dia
Organisations membres :
AJD/MR
Dekaalem
FPC
PLEJ
TPMN
Le Calame – A la fin de la réunion du comité interministériel chargé de lutter contre la propagation du coronavirus qu’il a présidé ce vendredi le président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a donné ses instructions à ce comité afin de pre
Le Calame – A la fin de la réunion du comité interministériel chargé de lutter contre la propagation du coronavirus qu’il a présidé ce vendredi le président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a donné ses instructions à ce comité afin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la cessation des mesures préventives imposées aux citoyens depuis le commencement de la pandémie du coronavirus dont le cas 0 a été enregistré le 13 mars.
Le président de la République voudrait que la fin de ces mesures débute à partir de la semaine prochaine en insistant sur la mise en place de toutes les conditions nécessaires pour assurer, garantir et mettre au-dessus de toutes considérations la santé des populations auxquelles le président de la République a demandé beaucoup de vigilance et de respect des instructions émanant des autorités sanitaires, administratives et sécuritaires.
Normalement, le comité interministériel devrait annoncer au courant de la semaine prochaine l’ouverture des frontières entre les wilayas et le recul du couvre-feu jusqu’à 00 heures.
La liberté de circulation entre les villes permettra à des milliers de citoyens suspendus depuis plusieurs mois à Nouakchott de regagner leurs terroirs et de désengorger la capitale considérée comme le foyer le plus important de la propagation du coronavirus dont les contaminations ont dépassé à ce jour la barre de plus de 4500 cas.
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