Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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ADIEU BABACAR L´AFRICAIN !

Sénégal: des hommes politiques et des médias mauritaniens réagissent au décès de Babacar TouréLe Sénégal pleure son fils, nous autres Mauritaniens pleurons un Mauritanien d´adoption et un panafricaniste dans l´âme. Pendant mon exil au Sénégal, j´ai eu la chance de connaitre mon domou baay Babacar Touré et toute sa ”bande” des pionniers de la presse indépendante au Sénégal et en Afrique. De la rue Raffenel, j´ai connu Babacar, Feu Ibrahima Fall, Sidi Gaye, Tidiane Kassé de Walf, Saphie Ly et plus tard mon ami Abdou Latif Coulibaly, Vieux Savané, Grand Demba Ndiaye l´homme de Hamadi Hounaré, Thierno Bocar Niang, Thierno Talla, Malick Rokhy Ba dit ”le faux toucs”, Linguère Aissatou Alioune Fall, mon grand captif Abdoulaye Sacou Faye, Babacar Dione, Feu Thiémokho Coulibaly le photographe, Michel Diouf, Omar Oumar-diouf Fall, Mamadou N´diaye, Pascal Faye, Cécile Sow, Alexis Bies, Mamadou Lamine Diatta, Moussa Diarra, Oumar Kouressy du Mali, Franck du Benin (Desk international) , mon autre captif feu Mame Ollé Faye, feu Madior Fall, Bakary Domingo Mané et les autres à l´imeuble Fahd.
Ce que j´admirais dans cette rédaction, c´est sa diversité africaine,
c´était presque la CEDEAO en miniature. On y retrouvait presque des journalistes originaires de toute la sous région, ce qui réfletait la philosophie panafricaine du groupe Sud-com. Sud était devenu ma seconde famille où je comptais mes meilleurs amis aussi bien au Sud quotidien qu´à la radio SUD-FM sen radio.

Babacar était un Mauritanien d´adoption et était intéressé par
l´évolution de la situation politique en Mauritanie pour y avoir vécu et travaillé à l´ambassade de l´Algérie pendant son ”exil” mauritanien.
Après l´arrestation de nos camarades Flamistes, suite à la publication du ”Manifeste du négro-mauritanien opprimé”, il était le premier journaliste africain à se rendre dans notre pays pour faire un reportage dans un spécial numéro de Sud magazine daté du 4 janvier 1987 sur la Mauritanie. Je garde toujours et précieusement ce numéro dans mes archives avec un titre évocateur: “Quels choix pour la Mauritanie”?

Après le transfert de nos camarades à la prison de Oualata, nous avions mené à partir de Dakar une campagne internationale de dénonciation auprès de la presse africaine et des organisations internationales des droits de l´homme comme Amnesty International afin de sauver la vie de nos militants détenus.
Suite à cette pression, Taya céda et autorisa la visite de la presse internationale. Le 12 décembre 1988, la prison est ouverte pour la première fois aux personnes étrangères. Babacar Touré, directeur de publication de l´hebdomadaire sénégalais Sud Hebdo,.et le très complaisant journaliste et ami du régime Abdel Aziz Dahmani de Jeune Afrique accompagnés de leur ”ange gardien” Fadili ould Mohamed directeur de la synthèse au ministère de l´intérieur comme nous l’a rapporté Babacar Touré, le gouverneur de la région Mohamed ould Mohamed Lemine, le préfet, le régisseur de la prison, s´entretiennent à Oualata avec les détenus militaires, et à Aioun, avec les prisonniers civils. D´emblée Fadili tient à préciser aux prisonniers qu´ils n´ont pas en face d´eux une mission d´enquête mais juste une mission de constation, et le gouverneur de marteler ”pas de syndicalisme et vous ne parlerez qu´en votre nom personnel”. S´adressant aux prisonniers choisis, il avertit qu’il “est juste question de vous entretenir avec vos hôtes sur vos conditions de détention que vous connaissez au même titre que tout le monde”. En fait les régles du jeu avaient été fixées dès mercredi, au cours d´une séance de travail au ministère de l´intérieur nous rapportait notre ami Babacar Touré. L´objectif de la visite n´était rien d´autre que de faire constater aux journalistes l´amélioration des conditions de détention des prisonniers et des prises de photos pour démentir notre campagne internationale et la mort annoncée par Amnesty international du commissaire Ly Mamadou, du journaliste Ibrahima Sarr et de l´ingénieur Sow Amadou Mokhtar.  Mais le régime était incapable d’infirmer les décès du plus célèbre écrivain mauritanien Tène Youssouf Gueye, de BA Alassane Oumar, de BA Abdoul Ghoudouss et de Djigo Tafssirou ainsi que la maladie des dizaines de prisonniers qui étaient sous traitement médical pour cause de mauvaises conditions de détention.
Après leur retour Babacar nous fait le compte rendu de la situation de nos camarades et nous rassure un peu.

Je l´ai vu pour la dernière fois dans son bureau le vendredi 25 juin 1999, quelques jours avant mon expulsion du Sénégal. Je venais de quitter le batiment de la direction de la sûreté d´Etat où j’ai échappé à une tentative de kidnapping et d´extradition vers la Mauritanie. Ce jour-là, j´avais pris un taxi à qui j´ai demandé de me déposer à l´imeuble Fahd, siège du Groupe SUDCOM où je pouvais trouver réfuge. J´ai trouvé mes amis et frères Mamadou Mika Lom, Bocar Niang, Housseinou BA et Grand Demba auxquels je fis le récit de ma mésaventure. lls m´ont informé que Babacar était dans son bureau. J´y suis entré pour la première fois et j´y ai retrouvé mon ami Latif Coulibaly, le grand sage Abdoulaye Ndiaga Sylla.
On s´est salué et je l´ai taquiné en disant que son bureau était digne d´un bourgeois et non d´un révolutionnaire, un homme de gauche comme lui. Il éclata de rire et m´acueillit chaleureusement.
Je lui ai parlé de toutes les menaces qui pesaient sur moi, de ma mise en demeure et comment j´ai quitté en catimini le ministère de l´intérieur. On parla de la Mauritanie, il me raconta son exil dans notre pays où il comptait de très grands amis. Nous abordâmes aussi ses relations avec le MND et les FLAM. Je le taquinais en disant qu´il était plus proche du Mnd dans ses approches et analyses sur la Mauritanie et il soutint le contraire en m´affirmant qu´ íl avait aussi des amis Flamistes. Il cita le nom de son ami Ibrahima Sarr qui fut de sa promotion au CESTI. Il me parla de sa visite à Oualata en 1988 et me donna quelques conseils pour ma sécurité. Il me raccompagna jusqu`à la porte de son bureau et me tapota l´épaule avec des mots : ”Courage jeune homme, tu es un vrai Touré et les Touré sont de vrais Djambars mais tiens-moi informé pour la suite …”. Telles furent les images et les paroles qui me sont revenues à l´esprit lorsque j´ai appris la triste nouvelle.

Babacar était un diplomate au vrai sens du mot, un intellectuel engagé, un panafricaniste de conviction mais surtout un grand combattant de la liberté. La presse sénégalaise perd un de ses pionniers et l´Afrique un de ses plus dignes fils et avocats et nous un ami, un frère. Il est parti mais il restera à jamais gravé dans nos mémoires.
Je ne peux finir cet hommage sans paraphraser Martin Gray qui disait : “Etre fidèle à ceux qui sont morts, ce n’est pas s’enfermer dans sa douleur. Il faut continuer à semer ses rêves, à creuser son sillon droit et profond, comme ils l’auraient fait eux-mêmes ou comme nous l’aurions fait avec eux et pour eux. Etre fidèle à ceux qui sont morts, c’est vivre comme ils auraient vécu et les faire vivre en nous”. (Le livre de la vie).
Adieu B.T , paix éternelle à ton âme Diambar. Amine.
Et la lutte continue !

Kaaw Touré.

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Le sacre des vivants

Le comité de pilotage remercie l’ensemble des participants sans qui ce «Prix Reconnaissance» n’aurait été effectif.

Nos récipiendaires étaient très émus.

Chaque récipiendaires a reçu en premier lieu notre reconnaissance symbolique à travers les trophées confectionnés pour l’occasion accompagnées de la somme de 2.600 000 Mro par personne.

Nous avons donné au Chef religieux (Abdoul sidik Kebe) 50 000 Mro, au communicateur traditionnel (Macky Diop) 30 000 Mro et 20 000 Mro au photographe.

Il reste 19 800 Mro que nous verserons à l’ONG ALCAE, de l’artiste RJ, qui s’occupe d’enfants abandonnés.

Nous remercions la délégation conduite par le doyen Souleymane Kane, qui était d’un enthousiasme contagieux. Il encourage les participants à promouvoir leurs langues et à faire vivre nos valeurs d’antan.

À tous les participants merci, merci et merci.

La cellule de communication

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Ghazouani : L’inertie en exercice. Par Pr ELY Mustapha

Ghazouani : L’inertie en exercice. Par Pr ELY MustaphaPr ELY MustaphaExercice 1

Si un élu a fait 1000 promesses, en un seul jour à ses électeurs et qu’il n’en a pas réalisé une seule en 365 jours, combien de jours lui faut-il encore au pouvoir pour qu’il les réalise ?

En supposant qu’il élève au carré son effort actuel, en combien de jours y arrivera-t-il ? (Noter bien que lorsqu’on élève au carré un nombre compris strictement entre 0 et 1, sa valeur diminue …).

Si ce même élu a pris, pendant ses 365 jours au pouvoir, des mesures contraires à ses promesses, et sachant que son prédécesseur a pris tous les jours et pendant 10 ans (soit 10 x 365 jours) des contre-mesures à ses propres promesses, combien de jours lui faut-il pour croiser, en un point « A », sur une courbe de la misère, la trajectoire gabégiste de son prédécesseur ?

Ecrivez la misérable équation de cette courbe (courbatures, courbettes etc.).

Déterminer le point « A » sur cette courbe de la misère, sachant que celle-ci s’inscrit dans un plan orthonormé, dont l’abscisse est la corruption et l’ordonnée le pouvoir.

Ainsi, déterminé le point « A » de la courbe de la misère, combien de droites peut-on y faire passer, sachant que la misérable géométrie politique est non euclidienne.

Exercice 2

Sachant que l’élasticité mesure la variation d’une grandeur provoquée par la variation d’une autre grandeur.

Sachant qu’un élu a été porté au pouvoir grâce à l’amitié d’un ancien élu, quelle est l’élasticité qui mesure la variation du comportement du premier élu, par rapport à l’ancien élu ?

Ainsi, par exemple, si la confiance du second augmente de 15% et que la méfiance du premier baisse de 10%, alors l’élasticité de confiance, déterminant la variation du comportement, est le quotient de la variation de la confiance rapporté à la variation de la méfiance, soit -1,5 = (15 % / -10 %).

Eu égard, à cette définition, qu’elle est l’élasticité caractérisant les rapports actuels Ghazouani-Aziz ?

Peut-on en déduire, une influence sur les variations de l’état d’inertie de Ghazouani, à court, moyen et long terme ? (Sachant, avec Keynes, « qu’à long terme on est tous morts »)

Exercice 3

Sachant qu’une commission d’enquête parlementaire (CEP) enquête depuis 6o jours, sur un ancien président qui fut le mentor de l’actuel président.

Sachant que Ghazouani est président de l’UPR depuis 365 jours alors que Aziz en fut le président pendant 10 ans.

Sachant que l’UPR a supporté Aziz 10 ans dans sa gabegie, et que La CEP comprend 6 membres UPR sur 9.

En tenant compte du temps passé par chacun à la tête de l’UPR (x), et du temps passé par ce dernier à les servir tous les deux (y) et du nombre de député UPR de la CEP (z), établir une fonction de crédibilité de la CEP pouvant expliquer l’inertie de Ghazouani ?

En somme vérifier si Ghazouani en tant que référentiel galiléen dans un espace en mouvement gabégiste, va conserver son inertie.

Exercice 4

Sachant que la première loi de Newton, la loi d’inertie, dicte qu’en l’absence d’influence extérieure, tout corps ponctuel perdure dans un mouvement rectiligne uniforme.

Sachant qu’un peuple vit depuis 42 ans sous un régime d’inertie, imposé par un corps militaire lui imposant un mouvement rectiligne uniforme (kaki) de sous-développement, quelle force (gravitationnelle, magnétique, électrique, nucléaire etc…) doit-il développer pour qu’il passe de la première loi de Newton à une loi du mouvement perpétuel capable d’imposer une accélération induisant la modification de son misérable état ?

Pour les besoins de la démonstration de force de l’exercice 4, vous pouvez manifester …pacifiquement

Pr. ELY Mustapha

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Président de la CNDH, Me Bouhoubeyni : “les problèmes de la Mauritanie sont les problèmes de la Mauritanie”

Président de la CNDH, Me Bouhoubeyni : Le président de la CNDH a invité à « déconstruire les préjugés » sur la situation des droits de l’Homme en Mauritanie, tout en martelant que tous les problèmes liés aux droits de l’Homme sont légitimes à poser mais il faut savoir les confronter de manière responsable.

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Me Ahmed Salem Bouhoubeyni, a fait cette déclaration samedi soir, lors d’un débat par visioconférence soir sur les droits de l’Homme en Mauritanie, un débat qui avait réuni des activistes des droits de l’Homme et des avocats de la diaspora mauritanienne vivant en France et aux Etats-Unis.

« C’est chez nous qu’il faut poser les problèmes. Il y’a un espace qui permet de poser ces problèmes. C’est là-bas qu’il faut le poser : la commission nationale des droits de l’Homme est un exemple. C’est une piste à explorer. C’est un lieu ouvert à toutes les questions nationales, à toutes les composantes nationales pour une discussion et échanger en vue de sortir avec des solutions », a affirmé Me Ahmed Salem Bouhoubeyni.

« Ce n’est plus la peine de poser les problèmes du pays dans le sens de salir l’image du pays. Ça ne servira à rien. Ou poser nos problèmes des droits de l’homme aux autres. Les autres s’en foutent. Aujourd’hui, quand Macron va en Chine, ce n’est pas pour voir la situation des droits de l’Homme en Chine. C’est pour vendre des Airbus, trouver des marchés à Bouygues. Quand Trump va en Arabie Saoudite, c’est pour vendre des avions de guerre. Donc, les gens ont d’autres soucis. Ça, c’est une nouvelle donne et approche qu’on doit comprendre. Y’a peu de pays dans le monde qui ont ce souci d’améliorer la situation des droits de l’Homme chez les autres. Par contre, ce qu’il nous faut, c’est de renforcer la dimension des droits de l’Homme dans notre pays par nous-mêmes », a ajouté Me Bouhoubeyni.

Le président de la CNDH s’est dite ouverte à la discussion et au dialogue allant dans le sens de trouver des solutions aux problèmes des droits de l’Homme qui se posent à la Mauritanie dans un climat apaisé et responsable.

Par La rédaction de Cridem

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LE PRIX DE LA RECONNAISSANCE

Le prix de reconnaissance : Les remerciements du président Samba Thiam des FPCLes remerciements du président Samba Thiam des FPC.

Lorsque au cours d’une après -midi ,sur le pas de sa porte ; mon neveu me confia ce qui se mijottait, j’en fus d’abord tout surpris ! Surpris mais ravi… Ravi et ému ; heureux de constater que mon action n’a pas été vaine, n’a pas été inutile.

Si, dans nos conduites de tous les jours , l’on nous conseille d’agir en bien vis-à-vis d’autrui ou pour des causes justes et nobles, sans attendre ,en retour, de reconnaissance, il faut dire que lorsque celle-ci survient, elle vous procure un sentiment d’apaisement momentané, de réconfort passager… Ce sont là les rares moments qui font , pour nous sur cette ligne de feu, l’effet de baume sur la plaie. C’est Mandela -encore lui- qui disait que ‘’la lutte laisse des marques indélébiles, des cicatrices invisibles gravées dans notre chair, qui dévastent sans rémission possible’’.

Merci donc infiniment , à tous , pour cette reconnaissance qui me va droit au cœur, d’autant plus qu’elle émane, massivement, des jeunes … Je me dois de remercier, particulièrement , le noyau premier, porteur de l’initiative.

J’apprécie, par delà la charge symbolique du geste , le caractère de la démarche particulier qui rompt avec une tradition, curieuse , qui n’honorait, jusques-là , ses ‘’héros’’ que posthumes …

‘’Savoir que durant ta vie tu as fais ton devoir est toujours gratifiant en soi , même si le rêve ne s’est pas réalisé’’, disait , je crois, Mandela… Ceci, pour vous dire- et pour tout vous avouer- que j’aurais préféré recevoir cet honneur en d’autres circonstances plus heureuses , plus joyeuses , et non pendant que nous sommes encore dans les fers …En effet, nous continuons de ronger le mors à travers cette Unité nationale qui n’est rien d’autre que celle du cavalier et de sa monture …

Si une jeunesse consciente refuse de prendre son destin en main, disait quelqu’un, il y a peu de chances qu’elle influe, positivement, sur le destin de son peuple.

Votre geste, d’aujourd’hui , me redonne l’espoir que tout n’est pas perdu, et qu’un jour, surgira cette jeunesse arc-en-ciel , plus consciente de ses responsabilités ; des jeunes propres, très peu portés sur l’accumulation de biens matériels, détachés du carcan tribal et ethnique qui emprisonne, nourris d’un idéal élevé comme naguère , dotés de vision , résolument tournés vers le progrès et qui n’aspirent qu’à ressouder, replacer notre pays –divisé et en mal de gouvernance- dans la trajectoire des nations modernes…

Merci infiniment , encore une fois , pour cet honneur qui m’est fait , et à travers moi, aux militantes et militants des FPC, et par delà, à la CVE/VR.

Samba Thiam Président des FPC.

26 juillet 2020.

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