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Un document révèle les biens saisis de l’ex président Ould Abdel Aziz
Les biens liquides et en nature de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz saisis par les autorités judiciaires s’élèvent à 29,356 milliards dont 7,2 milliards représentent des dépôts en monnaie nationale faits auprès de banques nationales, en plus d’autres liquidités en ouguiyas et en devises, ont révélé les données de l’enquête relative au dossier de corruption de la décennie.
6,8 milliards ont été saisis par contre sur des personnes qui ont reconnu aux autorités judiciaires, détenir des fonds qui leur avaient été confiés par l’ex Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, fait savoir le document de l’instruction susmentionné.
La valeur des propriétés foncières confisquées dont les usines, les fermes, les marchés, les immeubles, les maisons à destination résidentielle, les ranchs et les terrains non viabilisés à caractère résidentiel, touristique et commercial, est quant à elle de 10,5 milliards, selon ledit document.
Les résultats de l’enquête ont révélé par ailleurs la saisie de 2,5 milliards ouguiyas, représentant des voitures, des camions, des engins et des chantiers de prospection et de forages et autres appareils, en plus de 356 millions ouguiyas représentant la valeur de biens animaux.
DES DIPLOMATES AMÉRICAINS CHEZ LES FPC
Le président Samba Thiam des FPC a reçu ce matin au siège du parti la visite du premier conseiller politique de l’ambassade américaine en Mauritanie. L’échange s’est porté sur la situation politique du pays et surtout sur la vie des FPC et de notre position sur les questions de l’heure et de la question nationale en Mauritanie.
Le pôle d’enquête procède à la saisie des maisons de Ould Abdel Aziz dont l’ex siège de l’UPR
Mourassiloun – Le pôle d’enquête chargé des crimes économiques et financiers a lancé les procédures relatives à la saisie de dizaines de maisons sises à Tevragh Zeina, d’immeubles et d’autres bâtiments appartenant à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, ont révélé des sources généralement bien informées.
L’ancien siège de l’Union Pour la République (UPR) au pouvoir fait partie des biens saisis, indiquent les sources précitées. Ould Abdel Aziz avait demandé l’année dernière à la direction dudit parti de quitter ledit siège.
Ce qui fut fait, mais, la procédure judiciaire en cours a décidé aujourd’hui de l’inclure dans les biens visés par l’ordre de saisie.
Les immeubles visés par la procédure compte entre autres le « HLM » contigu au stade olympique, initialement destiné à devenir une clinique privée, en vertu d’un accord à long terme signé par Aziz dans ce cadre avec la CNAM, avant son départ du pouvoir.
L’ex Chef de l’Etat Ould Abdel Aziz avait refusé lundi passé de répondre aux questions du juge d’instruction, rappelle-t-on.
Edité par Mourassiloun
Traduit de l’Arabe par Cridem
Editorial : Le premier ministre tape du poing sur la table
Initiatives News – Le changement promis par le président de la République tarde à venir et la léthargie observée au sein de l’équipe gouvernementale devient de plus en plus inquiétante.
C’est dans ce cadre qu’il convient de placer le blâme du Premier ministre qui a déploré le retard dans l’exécution des programmes gouvernementaux. Cette gifle du chef du gouvernement qui a tout dernièrement sillonné plusieurs départements semble être le signe annonciateur de la rupture tant attendue avec les vieilles recettes qui ont fait tant de dégâts.
Ce désaveu du premier ministre ouvre la voie à un changement de cap qui devrait se traduire par un chamboulement au sein de l’équipe gouvernementale, histoire d’insuffler du sang neuf et de repartir sur de nouvelles bases.
Les problèmes d’accès aux droits sociaux d base avec entres autres la pénurie d’eau, y compris dans certains quartiers de Nouakchott, l’insécurité avec la montée en flèche de la délinquance juvénile, le problème de l’emploi, la détérioration des conditions d’enseignement, le pillage des ressources halieutiques, la hausse des prix, les problèmes d’exclusion, les problèmes de la presse, ce sont là autant de problèmes que le président s’était engagé à résoudre dans le cadre de son ambitieux programme « Taahoudati » mais dont beaucoup demeurent en l’état, ce qui a suscité l’ire du premier ministre.
Face à ces grands défis, le gouvernement actuel a montré ses limites même si certains ministres-une infime minorité- ont pu tirer leur épingle du jeu.
Ainsi, malgré les slogans mirobolants et les missions régulières payées au frai du contribuable les résultats se font toujours attendre et le bilan à mi-parcours est fort mitigé.
Pour le citoyen lambda malgré des gouvernements nommés à intervalles réguliers, sur le plan de la gestion des affaires de l’état c’est toujours du kif-kif, la vieille approche tant décriée avec des ministres qui se présentent comme de vrais bonzes évoluant dans leurs coquilles et complètement coupés des réalités. Et jusque là le slogan chouchou à savoir l’administration au service du citoyen demeure un refrain vide de sens.
Les mauritaniens attendent toujours avec toute la patience requise la désignation d’un gouvernement de combat capable de réaliser les ambitions du président de la République, un gouvernement totalement en porte-à-faux avec l’approche anachronique des dosages qui continue à faire des ravages.
Bakari Guèye
Mauritanie – Appel à la Charia, face à l’explosion de la criminalité
– Des voix de plus en plus nombreuses se font entendre en Mauritanie pour l’application de la Charia face à la recrudescence des crimes et l’impunité des criminels.
Pas un jour ne passe sans son lot de crimes et de cambriolages à mains armées. Des crimes perpétrés par des multirécidivistes fichés par la police et maints fois condamnés. Aguerris par l’ampleur de l’impunité dont ils bénéficient, de la légèreté des peines qui leur sont appliqués et de la nonchalance d’une justice devenue un antre de légèreté, les criminels de plus en plus endurcis, multiplient leurs actes entre deux séjours en prison.
La série de crimes perpétrés en une seule nuit il y a deux jours à Nouadhibou, causant la mort de deux personnes et la blessure grave de trois autres à l’arme blanche, représente un cursus non négligeable de l’ampleur de la criminalité en Mauritanie.
En effet, le banditisme et les gangs armés étaient jusque-là circonscrits à Nouakchott, la capitale tentaculaire de la Mauritanie, aujourd’hui scindée en trois régions qui représentent chacune un échantillon représentatif de l’empire du crime.
Le cœur de cette faune visqueuse se trouve à Dar-Naïm, un département qui concentre à lui seul 60% des actes criminels perpétrés à Nouakchott, selon les statistiques de la police divulgués par une source qui a requis l’anonymat.
Suivent en ordre non moins négligeables Arafat, Riadh, El Mina, Sebkha et Teyarett. Nulle place dans la Capitale n’est plus réellement sûre, prise en tenaille par des bandes de jeunes drogués, perdus et sans repères.
Les actes les plus horribles sont rapportés quotidiennement par les médias locaux. Tels cet incident qui s’est produit il y a quelques jours à Toujounine, où deux jeunes filles et leur maman ont été tailladées à la suite d’une tentative infructueuse de viol. Quant aux attaques à l’arme blanche dans les rues de Nouakchott, elles ne se comptent plus.
La hardiesse des gangs est arrivée à un tel point, qu’ils n’hésitent plus à opérer en plein jour. C’est le cas de l’attaque massive conduite par des jeunes au marché de Sebkha, dépouillant les boutiquiers du coin et détroussant les passants sous la menace de couteaux et de haches.
C’est aussi le cas de cette jeune fille qui a échappé de justesse à Dar-Naïm à un jeune déséquilibré qui voulait l’immoler dans une maison abandonnée.
Des citoyens paisibles sont agressés en pleine nuit dans leur domicile, dépouillés par des bandes de plus en plus hardies.
Le crime s’est transporté dans d’autres villes et localités du pays, connus pourtant il y a quelques années pour leur tranquillité, comme Adel Bagrou, Touil, Kiffa, Rosso, Zouerate. La Mauritanie toute entière est aujourd’hui à la merci d’une multitude de jeunes, victimes du chômage, des divorces intempestifs, de la pauvreté et de la misère qui frappe les trois quarts de la population.
La drogue, les séries télévisées, la chute des valeurs, la désocialisation et la déscolarisation, sont autant de facteurs qui ont jeté des milliers de jeunes sur les routes du crime organisé.
Face à tant d’innocentes personnes tombées victimes de ces gangs criminels, des voix s’élèvent de plus en plus hautes pour réclamer l’application de la Charia qui recommande de couper la main du voleur et les membres opposés du brigand et de tuer les auteurs de crimes.
Exactement comme cela est appliqué dans plusieurs villes américaines qui continuent selon leurs arguments, à appliquer la peine de mort. « Nous devons appliquer les recommandations divines sur la loi du Talion, nonobstant l’avis des organisations des droits de l’homme et de l’Occident.
L’Etat mauritanien doit protéger l’intégrité physique de ses populations, préserver la paix civile et sauvegarder la vie et les biens des citoyens » a déclaré tout dernièrement un imam de mosquée.
Un avis qui n’est pas loin d’être partagé par des pans de plus en plus importants de la population.
Pourtant, les services de police ont toujours, et avec promptitude, arrêté tous les auteurs de crime, dans des délais relativement courts. Tous les cas de cambriolages, de viols, de vols, et de meurtres ont tous été résolus par la Police.
Là où le bât blesse, selon plusieurs observateurs, c’est au niveau de la justice. Ils soutiennent « la police arrête et la justice relâche ». Plusieurs dossiers judiciaires pendant devant les tribunaux ne connaissent pas selon eux les mêmes traitements.
Des meurtriers retrouvent la liberté trop tôt, au bout de deux ou de trois ans, alors qu’ils doivent être condamnés au moins à la perpétuité, selon l’un des observateurs. Aujourd’hui, une partie non négligeable de la population demande tout simplement qu’ils soient exécutés. Pour l’exemple.
Cheikh Aïdara
Source : Thaqafa




