Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: Les FPC et la Presse

LES RÉACTIONS: Docteur LO GOURMO DÉNONCE L´INTERDICTION

altLa décision prise par le autorités de Nouakchott d’interdire la tenue du Congrès des FLAM dans son propre Siège constitue une grave violation du droit de réunion reconnu aux citoyens et un acte de pure provocation politique destinée à alimenter et amplifier les rancœurs pour préparer les esprits à une répression de type communautaire comme le pays en a connu notamment à l’époque de Ould Taya. 

Les FLAM ont bénéficié depuis longtemps d’une reconnaissance de l’Etat, de facto, aussi bien à l’époque de Sidi Ould Cheikh Abdallahi que sous Mohamed Ould Abdel Aziz. La direction de l’organisation est officiellement rentrée d’exil et a été chaleureusement et publiquement accueillie par ses militants et sympathisants. Elle a déployé des activités politiques publiques, en rencontrant presque toute la classe politique y compris parmi les plus hautes autorités de l’Etat. 
Elle a un Siège Central public dans un quartier populaire à Nouakchott. 

Ne pas lui donner le droit formel de tenir un congrès pour décider souverainement de sa ligne et de ses orientations est tout simplement inacceptable et ne sera accepté par aucun démocrate ni aucun patriote sincères. Cette décision est aussi peu justifiée que celle du refus de reconnaissance du RAG ou de l’IRA dont le principal leader charismatique compte parmi les principaux rivaux du Président Aziz lors de sa dernière présidentielle. A elle seule, cette candidature, entérinée par le Conseil constitutionnel est la meilleure reconnaissance dont puisse bénéficier son organisation politique. 

De tout cela, il résulte que l’Etat et ses représentants locaux doivent cesser leurs actes incessants de provocation contre notre cohésion sociale et notre unité nationale. Ils doivent s’imposer eux même de respecter les bases élémentaires de l’Etat de droit en s’en tenant à l’esprit et à la lettre de nos lois et des règles internationales auxquelles adhère notre pays notamment en matière de libertés publiques et de respect de la dignité humaine.”. 

Gourmo Abdoul Lo

 

 

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Un opposant mauritanien dénonce “la persistance de la politique d’exclusion des Noirs”

PANA – Le président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), Samba Thiam, a vivement dénoncé «la persistance et la poursuite de la politique d’exclusion des Noirs», jeudi, au cours d’une conférence de presse.

La direction de ce mouvement, rappelle-t-on, est rentrée au pays après une trentaine d’années d’exil.

Cette réalité “est illustrée par l’absence des Noirs (Négro-africains et Haratines) des commissions mono-ethniques chargées de l’opération d’enrôlement des populations (Recensement à vocation d’état civil) lancée au mois de mai 2011”.

“On note la même politique d’exclusion au niveau des étudiants admis à fréquenter les grandes écoles de formation de l’élite civile et militaire destinée à la haute administration du pays”.

“Ce constat renvoie à une fuite en avant dans la mise en œuvre d’une politique d’exclusion, exacerbant ainsi la déchirure communautaire et rendant impossible toute idée de réconciliation et de cohésion nationale”.

Le président des FLAM a rappelé qu’après le retour d’exil, le mouvement qu’il dirige a décidé d’inscrire son action dans le cadre «d’une opposition démocratique et responsable pour apporter sa pierre à l’édification du pays et rendre possible la réconciliation nationale. Une démarche consistant à reconnaître les acquis, souligner les manquements et dénoncer les dérives».

Samba Thiam, rappelle-t-on, est un ancien détenu du bagne de Oualata (plus de 1.300 kilomètres à l’est de Nouakchott) dans lequel plusieurs cadres des FLAM sont morts à la suite de mauvaises conditions de détention au cours de la deuxième moitié des années 1980.

 

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Samba Thiam sur l’interdiction du congrès des FLAM : “Le congrès se tiendra, vaille que vaille, demain, au siège des FLAM” (PHOTOS)

altLe Calame  C’est ce qu’a affirmé M. Samba Thiam, président desForces de Libération Africaines de Mauritanie(FLAM) au cours d’un point de presse qu’il a tenu, ce midi dans les locaux du mouvement. 

Samba Thiam avait convoqué la presse pour réagir à l’interdiction par le Hakem de Tevragh Zeina de la tenue du 8e congrès de son mouvement, prévu, les 29 et 30 août, à l’hôtel Chinguity Palace. La notification a été faite, hier soir, au mouvement qui pourtant, quelques jours avant, avait reçu le feu vert de tenir son congrès. 

« Le Hakem de Tevragh Zeina nous a notifié, par arrêté 700485, en date du 27 août, l’interdiction de la tenue de notre manifestation.»

Cet arrêté dont le Calame a reçu une copie justifie cette décision par la non-reconnaissance officielle du mouvement. Pour Samba Thiam, la seule raison qui vaille c’est que « nous sommes des négro-africains, on voit tous les jours, les Beidanes et les Harratines organiser, sans aune forme de procès, leurs différentes manifestations.» 

Face à cette décision « incompréhensible », le président des FLAM a exprimé, sous des applaudissements, la détermination dealt son mouvement à tenir, « vaille que vaille son congrès dans son siège de Sebkha». Et Samba d’indiquer : « nous n’avons pas peur de la prison et nous sommes prêts à y retourner, nous avons fait le bagne de Oualata et celui plus difficile, l’exil de 23 ans. »

Au paravent, le président des FLAM avait rappelé les raisons qui ont conduit son mouvement à rentrer au bercail en septembre 2013. « Nous avions dit à l’époque que nous étions revenus porteur du rameau d’olivier, nous sommes revenus pour contribuer à l’édification d’une Mauritanie où tous, jouissent des mêmes droits, ont les mêmes devoirs, nous sommes revenus pour quitter l’illégalité et aller vers la légalité.» 

Poursuivant son propos, le leader des FLAM ajoute : «nous avions dit que notre opposition à Aziz n’était pas une opposition crypto personnelle, que nous sommes une opposition hors système, une opposition responsable qui salue les bonnes actions, mais qui n’hésitera pas à dénoncer les mauvaises.» 

Mais hélas, regrette Samba Thiam«le pouvoir a adopté, à l’endroit des FLAMune politique de fuite en avant, pire, il perpétue les pratiques que nous dénoncions et qui nous ont valu l’exil forcé de 23 ans». 

altEt le président des FLAM d’énoncer ces pratiques qui vont de l’ «enrôlement ségrégationniste», de la création des écoles supérieures spécialisées (l’école Polytechnique, Prytanée militaire, l’école des Mines, faculté de médecine). SiSamba Thiam reconnaît l’importance de ces grandes écoles pour le pays, il regrette qu’elles ne soient pas accessibles aux négro- mauritaniens et aux Harratines. Et de citer pour exemple le cas de l’Ecole Nationale d’Administration, de la Magistrature et du Journalisme (ENAMJ) qui vient de sortir une promotion 296 avec seulement 23 négro- mauritaniens.

Le président des FLAM a enfin évoqué, pour étayer son propos ce qui s’est passé récemment dans le Village de Niabina (M’Bagne). Et Samba Thiam de s’interroger : « Comment, dans une République normale, une tribu peut se permettre de venir assiéger tout un village, plusieurs jours durant, intimider, menacer et arrêter des gens parce que tout simplement son fils a disparu à côté et que son chameau y a été trouvé? » 

Voilà les pratiques que nous dénonçons et que nous avons toujours dénoncées et que nous continuerons à pourfendre. 

 

NB: Photos de Flamnet.

 

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Samba Thiam, président des Flam : « L’autonomie est (…) la solution qui préviendra ou conjurera justement la soudanisation de la Mauritanie

altSahara Medias – Après  leur redéploiement en Mauritanie en 2013 après plus de 27 ans d’exil, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) sont en train de s’implanter sur la scène politique mauritanienne. Samba Thiam, président des Flam s’expriment sur les colonnes de Sahara medias. Entretien.

Sahara medias : Quelles sont les actions concrètes menées par les flam depuis leur retour?

Samba Thiam: je me dois d’abord de vous remercier de me donner l’opportunité de m’exprimer, dans votre site. Si vous visitiez le nôtre (Flamnet) dans lequel nous publions, régulièrement, le compte rendu de nos activités, vous vous seriez aperçu que nous nous sommes immédiatement mis au travail, tout de suite après avoir foulé le sol national, sans nous accorder le moindre repos.

Mais bon, je suis heureux d’y revenir, ici, et ce d’autant plus que certains, à travers leurs questions et commentaires, donnent l’impression d’être en déphasage complet pour ce qui nous concerne.
Pour aller vite, je dirai que nous nous sommes consacrés, à essayer de traduire dans les faits notre feuille de route qui se résumait, essentiellement, à quelques grands axes ; Après avoir réussi à faire de notre retour un évènement politique et médiatique majeur, nous nous sommes appliqués, en priorité, à rétablir la vérité de notre discours, à faire partager nos positions, méconnues ou délibérément déformées, à nous implanter, tant soit peu.

Parallèlement, nous avons engagé des rencontres politiques, tous azimuts, allant des hautes autorités de l’Etat, aux responsables d’institutions nationales, jusqu’aux chancelleries de la place pour faire connaitre, nos préoccupations, notre analyse de la situation nationale et les problèmes qui minent notre unité. Nous avons insisté, auprès de ces interlocuteurs, sur l’urgence de la nécessité du changement pour conjurer le danger qui se profile à l’horizon.

Nous avons expliqué que nous, au niveau des Flam, voulons le changement, mais que nous ne pouvions le porter tous seuls; nous souhaiterions le porter avec les forces patriotiques dans l’intérêt bien compris de la Mauritanie. Nous avons, par ailleurs, rassuré sur notre intention d’intégrer le jeu démocratique, malgré toutes ses insuffisances du moment, pour pousser cet agenda.

L’autre volet, non moins essentiel, de nos activités a porté sur les tentatives de fédération des forces progressistes qui partagent les mêmes soucis sur l’acuité de la question de cohabitation et sa nécessaire prise en charge, sans délai. Notre base commune le réclame ; notre unité est devenue incontournable si tant est que la cause que nous défendons reste au-dessus de nos fiertés partisanes.

A ce sujet, je dois m’empresser de souligner, pour m’en féliciter, la disponibilité dont ont fait montre la plupart des responsables politiques que j’ai approchés. L’espoir est donc permis pour, ensemble, aller de l’avant , le plus loin possible. Voilà, pour l’essentiel, la tâche à laquelle nous nous sommes attelés, depuis que nous sommes rentrés.

Sahara medias : Est-ce que les Flam ont retrouvé leur place sur le terrain, à l’instar de l’Ira et de TPMN, après 30 ans d’exil?

Samba Thiam : je trouve d’abord cette comparaison inappropriée, même surprenante ! Ira et TPMN sont des organisations des droits de l’homme, tout court, alors que les Flam constituent une formation politique. En second lieu, leur champ d’action, plus restrictif, est différent du nôtre, même s’il pouvait y avoir un recoupement, par endroits.

Ira et TPMN viennent de naître alors que les Flam sont une force politique vieille de 30 ans, forgée dans la douleur de la répression et de l’exil, traînant un passé lourd, un parcours singulier. Enfin nous venons juste d’arriver … Nous avons donc besoin d’un peu temps pour reprendre complètement notre place ici …mais nous y travaillons, avec patience et acharnement, rassurez-vous.

Sahara medias : Où en êtes-vous avec la création de votre parti annoncée depuis belle lurette?

Samba Thiam: « Parti, annoncé depuis belle lurette »! Ça c’est vous qui le dites !…Nulle part dans nos déclarations vous ne trouverez une affirmation aussi explicite. Il reste que cela demeure une option, forte, entre autres. Un congrès, en perspective, devrait décider de l’issue très prochainement.

Sahara medias : Voulez-vous une soudanisation de la Mauritanie en prônant l’autonomie de certaines régions?

Samba Thiam : Ah, nous y voilà ! C’est la question qui démange, agitée comme un épouvantail, pour justement gêner, voire faire obstacle à notre repositionnement sur le sol national. Mais, croyez –moi, nous n’avons pas peur d’assumer nos choix… nous assumons pleinement celui –là (l’Autonomie)! Avant de revenir sur le thème à proprement parler de l’Autonomie, je me permets une remarque sur votre comparaison, inopportune: que nous voulons, dites-vous, par la solution de l’autonomie, la soudanisation de la Mauritanie

Je voudrais d’abord souligner que ce sont ces types d’approches ou d’affirmations péremptoires et gratuites qui, justement, participent de la diabolisation de notre mouvement, dénaturant complètement son propos…sans l’avoir visité ! Ensuite, rappeler que la soudanisation, qui fut une partition dans la douleur et le déchirement, a résulté de l’aveuglement et de l’entêtement à mener des politiques, nocives, fondées sur le mépris du voisin ou de l’autre… Des exemples à suivre ? Non, disons-nous! Mais si, par malheur, le divorce devait, malgré tout, advenir- a l’impossible nul n’est tenu -, ne pourrait-il pas être reçu avec toute la hauteur d’esprit de gens civilisés que nous sommes?

Est-il, du reste, trop tard pour se ressaisir ? L’Autonomie – notre solution – puisque c’est d’elle qu’il s’agit, parlons-en ! L’autonomie est, contrairement à ce que vous pensez, la solution qui préviendra ou conjurera justement la soudanisation de la Mauritanie !

En effet notre projet, parce qu’il va associer de larges segments de la société à la gestion directe du pouvoir au travers des terroirs, contribuera à une plus grande cohésion sociale, en réduisant, sensiblement, les sources de tension ethniques, tribales et sociales. Les peuples doivent sentir que l’Etat est le leur, que le gouvernement est à leur service, disait J Nyerere que je paraphrase un peu. C’est justement ce qui nous a manqué jusqu’ici, et c’est cela que l’autonomie corrigera.

J’ai comme l’impression que, malgré toutes nos explications et dénégations de bonne foi, certains s’acharnent, par tous les moyens, à nous faire porter la camisole de force ! Il faut absolument nous figer dans une certaine image, même si, en leur âme et conscience, ces critiques et autres objecteurs savent qu’elle ne correspond pas à la réalité ! Cela fait plus scoop ? Peut-être ! Calculs, intérêts en jeu ? Sûrement.

Mais, pour bien nous comprendre, vous devriez remettre la proposition d’autonomie dans son contexte… Nous avons toujours affirmé qu’il fallait considérer notre solution de l’autonomie comme une proposition qui s’inscrit dans une tentative de recherche de solutions à un problème structurel, grave qu’on ne pouvait laisser en l’état, sans dangers. Nous ne faisons pas de cette solution un point de fixation ; nous restons ouverts. Qu’on nous prouve simplement qu’il y a mieux que ce que nous proposons; nous ne demandons qu’a être convaincus. Mais une chose demeure cependant certaine, c’est que le statut quo actuel, qui discrimine et opprime la vaste majorité, ne peut plus continuer.

Il y’a par ailleurs, lieu de rappeler, encore une fois, que l’autonomie n’est pas une solution inédite; elle existe dans plusieurs parties du monde, en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie. Et pourquoi donc, ne pourrait-elle pas, dans des conditions relativement similaires, avoir également cours chez nous?

Pourquoi les autres et pas nous ? Je termine pour dire que nous allons rendre public, très bientôt, ce projet. Vous serez surpris ! Cette solution est celle qui nous semble la plus à même de remettre la Mauritanie sur les pieds qui, présentement, repose sur la tête !

Propos recueillis par NCO

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Mauritanie: bientôt le premier congrès des FLAM à Nouakchott

alt Après leur redéploiement en Mauritanie en 2013 les FLAM se préparent à organiser leur premier congrès dans la capitale mauritanienne en automne prochain après plus de 27 ans d’exil. Il s’agira d’un conclave de mutation pour le président Samba Thiam qui préconise de nouveaux chantiers pour relancer le mouvement. 

Les observateurs s’attendent à l’approfondissement de la question de l’autonomie du Sud pendante de la cohabitation, l’implantation à l’intérieur du pays et certainement la création d’un parti politique. 

Il y a exactement plus d’une année les 
FLAM rentraient au bercail après plus de 27 ans d’exil. Depuis ce redéploiement en Mauritanie a porté ses fruits. Son président Samba Thiam y est pour beaucoup. Très fin médiateur et rassembleur le leader négro mauritanien a su convaincre les acteurs économiques mauritaniens, la classe politique toute tendance confondue les mouvements citoyens et ONG nationales de la légitimité de son mouvement. 

Sa vision d’une 
Mauritanie plus juste et plus durable fait l’unanimité même dans les camps les plus pessimistes. C’est dans ce contexte favorable au dialogue que le mouvement hier fustigé par la classe politique dirigeante se prépare à organiser son premier congrés dans la capitale mauritanienne en automne prochain. Un conclave qui se veut porteur d’une grande mutation. Signe que Samba Thiam veut apparaître comme le nouvel homme du changement et de l’unité nationale. 

L’ancien prisonnier de 
Oualata pousse très loin sa réflexion en proposant déjà de nouveaux chantiers pour faire avancer les débats. Parmi les pistes connues figurent en bonne place l’autonomie du Sud, la cohabitation et certainement la création d’un parti politique. 

Le chef historique sait que la route est longue et parsemée d’embûches mais il appelle de tous ces vœux les militants et sympathisants à soutenir toutes les initiatives en particulier l’implantation progressive du mouvement dans les régions du Sud où plus de 20 000 rapatriés du 
Sénégal vivent depuis 2008 dans des camps de fortune oubliés par le régime de Ould Aziz dont la réélection n’est pas une bonne nouvelle. 

Une campagne tous azimuts d’explication est en gestation avant et après le congrès de 
Nouakchott qui s’annonce décisive pour les Flamistes.

Yahya CHERIF KANE-JOURNALISTE-ROUEN-FRANCE

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