Category Archives: Les FPC et la Presse
Exploitation des terres de la vallée : La réforme foncière qu’il faut pour la Mauritanie selon les FPC
Les FPC ont fait une proposition à valeur de stratégie nationale de développement économique et social à partir de l’optimisation de l’économie agricole, par l’exploitation durable, rationnelle et fondée sur la justice.
Une réforme foncière qui s’articule autour de trois principaux axes, faisant de l’intérêt général la priorité des priorités, tout en permettant au pays de s’ouvrir à l’investissement pour les zones encore impossibles à mettre en valeur, en raison du faible capital technique et financier national dont les zones désertiques où l’eau se trouve à des dizaines de mètres de profondeur .
Une réforme foncière permettant de corriger les dysfonctionnements omniprésents accentués de jour en jour par les différents systèmes qui se sont succédé à la tête du pays, atteignant leur paroxysme avec l’attribution des terres arrosées naturellement ou par des mécaniques à la portée des citoyens à des investisseurs étrangers en lieu et place des populations autochtones.
Selon cette réforme foncière, la meilleure à faire l’objet d’une proposition aux dirigeants du pays de la part d’un acteur politique plus engagé dans les chantiers de la réconciliation, de l’unité nationale et de la justice sociale que la politique politicienne et la démagogie, en l’occurrence, les FPC, les populations locales doivent se voir attribuer « la zone du Waalo» (surface inondable).
Pour les hommes d’affaires mauritaniens et les sociétés de la sous-régions, , eu égard aux critères de l’encouragement de l’initiative privée et de l’intégration économique ainsi que de la proximité géographique ou culturelle, ils doivent être autorisés à investir dans le moyen Diéri soit à 12 km au-delà du Waalo.
Pour les consortiums internationaux et les pays nantis, ils doivent investir dans le haut Diéri soit 20 km au-delà du Waalo.
Cette cartographie de l’économie agricole, esquissée par la réforme foncière des FPC, a de fortes chances, s’il elle est mise en œuvre à la lettre, de réaliser dans le moyen et long terme de la Mauritanie de pays sous-développé en Etat émergent, créant les conditions de bien être, de justice et de liberté qui fondent les nations résolument tournées vers la construction et les progrès.
Md O Md Lemine
rapideinfo
Samba Thiam président du FPC à propos de la conférence de presse du président: ‘’j’ai cru déceler chez le président cette tendance permanente, obstinée, à minimiser les problèmes, voire les occulter, aussi sérieux et graves qu’ils soient’’
Vous avez suivi comme nombre de mauritaniens la conférence de presse du président de la République, jeudi dernier. Quelles leçons en avez-vous tirées?
-Essentiellement trois : La première a trait à l’ambiance même de la rencontre : lourde, tendue, presque crispée.
La deuxième impression renvoie aux réponses du Président. Hésitantes, quelque peu mal assurées; je n’ai pas eu le sentiment qu’il se dégageait de cette conférence une assurance dans la maitrise des dossiers et des chiffres. Autre impression, j’ai cru déceler chez le locataire du palais ocre cette tendance permanente, obstinée, à minimiser les problèmes, voire les occulter, aussi sérieux et graves qu’ils soient! Celui de la Snim, présentement, celui de la cohabitation, depuis toujours; « les chiens aboient la caravane passe », traduit à la perfection l’attitude du Président, telle que je la perçois.
Quelque chose enfin que j’ai noté: un ‘’lapsus’’ de comportement du Président, significatif, révélateur du peu d’intérêt qu’il porte pour nous négro-africains.
Je passe sur le choix du panel des journalistes sélectionnés, essentiellement arabophones et Arabo-berbères; un seul francophone, un négro-africain qui, à son tour, au lieu d’oser jeter un pavé dans la mare en s’adressant au Président en Pulaar, choisit de poser sa question en français ; question, du reste, bidon ! Et c’est là qu’intervient le ‘’ lapsus’’ dont je parlais …
Le Président Aziz , hésitant un peu après la question posée en français , demande alors au journaliste s’il doit répondre en Français ou …, puis se décide à le faire en français , – et c’est là qu’intervient le ‘’lapsus ‘’- ; puis, tout ‘’naturellement ‘’, se traduit automatiquement en hassanya …pour les ‘’autres’’ ! Lapsus singulier, révélateur d’une mentalité ; lapsus qui en dit long sur l’attitude singulière d’un Président, peu soucieux des autres, à l’esprit absolument pas tourmenté par le souci d’équité et d’équilibre vis-à vis de ses sujets…
En effet, à aucun moment, il n’est venu à l’esprit de Ould Abdel Aziz qu’il existe d’autres nationalités mauritaniennes, non arabophones; ni après son exposé introductif lapidaire, ni pendant les 9/10e du temps de la rencontre ! Pas un seul instant l’existence de ces milliers de locuteurs en français, tout aussi mauritaniens que les hassanophones, n’a effleuré son esprit !
Le comportement sectaire et teinté de mépris du Premier ministre Ould Mohamed Laghdaf, il y a quelques années, trouve ici son origine, ‘’parler arabe ou s’écraser…’’
Cette attitude de négation des uns n’a pas commencé avec cette conférence… Elle est coutumière de la politique du Président Aziz à travers ses conseils de ministres, à travers l’enrôlement en cours, à travers le recrutement et la promotion au sein des forces armées et de sécurité, à travers la composition monoethnique de la cohorte qui peuple nos grandes écoles spéciales.
L’unité nationale ne peut se fonder que sur le respect mutuel, que sur l’égale dignité des composantes nationales. La Mauritanie n’est pas qu’arabe; elle est arabe et négro-africaine! Elle est hassanophone, pulaarophone, wolofone, francophone …
Cette négation des autres, chaque jour plus marquée, comme par défi, comme par provocation; à travers l’octroi sélectivement ethnique des médias privés qui participent de l’étouffement de toute expression autre que Hassanya.
On l’a observé, il n’y a guère de temps, avec le limogeage de Bah Ould Saleck, communicateur professionnel, consciencieux, viré pour ‘’ délit de complaisance ‘’ à l’endroit des négro-africains ; il lui était reproché d’octroyer trop d’espace à l’expression du Pulaar, du français, du Soninké ! Sahel Tv vient de récidiver avec le jeune Gaye qui insistait pour me recevoir sur son plateau. Il n’y a pas longtemps c’était au tour de Hanevi –directeur talentueux de Watanya, de faire les frais de ce sectarisme; puis s’en suivit la suppression de l’émission, à succès, de Beylilatou, remplacée par une autre en arabe, avec la complicité d’intellectuels arabo-berbères de formation francophone de souche, qui se prêtèrent au jeu …
Au niveau des radios, nous avons assisté à la même pratique : suppression de l’émission pulaar à Saharamédias, de ‘’Kaalden goonga ‘’ à Mauritanides, sous prétexte de ‘’ panne de radio ‘’ … Je n’ai pas évoqué la pléthore de ces autres radios qui émettent les 9/10e du temps en arabe…
Devant le rétrécissement programmé de l’espace d’expression francophone, il ne reste, pour la frange monolingue francophone, qu’à se rabattre sur RFI …Pas un mot, pas une ligne pour dénoncer, stigmatiser, cette dérive. Un silence surprenant de la part de nos intellectuels arabes honnêtes, et de nos forces de gauche, si volubiles, si promptes à parler de tout et de rien, sauf… de l’essentiel…
Alertons encore une fois l’opinion pour dire que nous empruntons un chemin dangereux… Rappelons, encore une fois, que les germes du génocide, de la partition du Soudan, avaient pour nom ’’ impunité, complexe de supériorité, arrogance, mépris de l’autre’’, toutes choses aujourd’hui réunies chez nous !
L’unité, encore une fois, doit reposer sur le respect mutuel et l’égale dignité …
Une nation ne pouvait être moitié, libre moitié esclave, disait A Lincoln, …
-Que pensez-vous la réponse du président sur la grève, depuis bientôt deux mois, des employés de la SNIM?
J’ai noté la même intransigeance, la même attitude à fermer les yeux sur les problèmes graves … je l’ai déjà dit plus haut. Il prendra peut-être conscience de ces erreurs quand il sera trop tard …
–Vous avez l’air déçu?
-Oui, absolument ! On pourrait dire que la montagne a accouché d’une souris ; à moins que le Président se soit ravisé en chemin…
Quelle lecture faites-vous par ailleurs de la situation sociale globale ?
-Je perçois, à travers certains signes, comme un grondement lointain qui sourd, se rapproche, en s’amplifiant ; une sorte de révolte sourde, diffuse mais perceptible.
E. Durkheim aimait à comparer le corps physique au grand corps social ; j’ai le sentiment que, comme pour le corps physique, certains symptômes annonciateurs de la fièvre se manifestent. Notre corps social semble atteint de frémissement, comme dans une sorte d’incubation avant l’éclatement de la fièvre …
Beaucoup attendaient quelque chose sur le dialogue en gestation depuis quelque temps. Pensez-vous M. Thiam que ce dialogue, tant attendu, aura lieu ?
-A entendre le président Aziz qui rejette tout préalable au dialogue et au regard de la position du FNDU qui y tient, je ne vois pas comment le dialogue pourrait se tenir. Il faudrait être d’un optimisme démesuré pour y croire.
Pour ma part, de toute façon, un dialogue centré essentiellement sur des questions périphériques, mû par l’esprit du « ôte-toi de là que je m’y mette » n’est pas ma préoccupation, encore une fois. Alors qu’il se tienne ou ne se tienne pas, je n’y vois pas grand intérêt.
Propos recueillis par DL
le calame
Samba Thiam, président du FPC accuse «certains groupes, au travers des plateformes, d’inciter le pouvoir à durcir l’arsenal de répression contre la liberté d’expression»
Au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi au siège de son parti, le président des forces progressistes du changement, M. Samba Thiam s’est dit indigné et sidéré par l’attitude de certains groupes qui se disent « démocrates» qui « incitent, à l’heure où nous inscrivons notre action dans la légalité, le pouvoir à durcir l’arsenal répressif contre nous ». Ou on est démocrate ou on ne l’est pas, s’est exclamé le président du FPC. Samba Thiam s’est cependant abstenu de révéler les noms de tels groupes que les discours du FPC dérangent. De quoi auraient-ils peur ces groupes indexés par le FPC ? En privé certains cadres du parti n’hésitent pas à fustiger la complicité de certains négro-mauritaniens et arabo-berbères pendant les déportations massives vers le Sénégal et le Mali en 1989 et les exécutions des militaires négro-mauritaniens en 1991. Samba Thiam qui constate que le discours du FPC commence à prendre même du côté de certains démocrates arabo- berbères, prévient qu’on ne peut pas arrêter la roue de l’histoire. Le FPC ne se bat pas contre une communauté mais contre un système,il ne se bat pas contre les arabo-berbères mais contre la domination arabo-berbère,contre toute domination d’où qu’elle vienne, il se bat pour l’égalité et la justice des différentes composantes du pays, a-t-il précisé.
le calame
Samba Thiam : « On s’enfonce dans le système de discrimination… »
Le président des Forces progressistes du Changement (FPC), Samba Thiam, a annoncé, mercredi 04 janvier, au cours d’une conférence de presse, la légalité de facto de son parti passé le délai de soixante jours pendant lesquels, aucune notification du ministère de l’intérieur n’a été faite.
Samba Thiam, au cours de sa conférence de presse, a été, interpellé par les journalistes sur plusieurs aspects. Il a été question d’une déclaration de cinq partis politiques (MPR, PLEJ, FPC, Arc-en-ciel, UNDD et ADEMA) intitulés « Appel pour sauver la Mauritanie ».
Déclaration parue sur Cridem avec comme source Arc-en-ciel et avec un chapeau parlant de « plusieurs mauritaniens “haal pulaaren” réunis au domicile du président Bâ Mamadou Alassane…. »
Sur cette question, le président des FPC a déclaré: « pour le contenu de la déclaration, il y a eu des concertations par rapport à la vision de la Mauritanie. Ce n’est pas nouveau. Cette vision a été discutée par certaines forces politiques pour reconstruire la Mauritanie de demain sur certaines bases. Notre vision au niveau des FPC est beaucoup plus radicale. Mais quand on est dans un groupe, on est obligé de faire des concessions. Nous partageons la vision, l’esprit du contenu de la déclaration. »
Il a ajouté, faisant allusion au texte introduisant cette déclaration qui parle de halpoularen ; « c’est une initiative personnelle de feux follets qui envoient des écrits sur le net sans l’autorisation de personne. »
Le premier ministre Yahya Ould Hademine, dans le cadre des concertations en vue de l’ouverture du dialogue, a-t-il rencontré les FPC ? « Non », répond Samba Thiam. Il ajoute: « nous n’allons pas attendre d’être consultés pour donner nos points de vue. »
Le président des FPC a aussi déclaré: « par rapport a l’unité nationale, la vision du parti Tawassoul est un pas très important vers la consolidation de cette unité, il faut s’en féliciter. Je dois faire remarquer que l’Unité doit se matérialiser par l’égalité des citoyens en droit et en devoir, l’égalité des composantes nationales dans toutes leurs identités. »
Question : Tawassoul prône l’unité nationale basée sur l’Islam, ce n’est pas nouveau ? Réponse de Samba Thiam : « Si nous sommes un pays musulman et que quelqu’un se déclare parti islamique, c’est donc qu’il est plus musulman que les autres. Ou bien on est une république laïque, en ce moment, le parti islamiste a le droit de se positionner. Ou bien on est une république Islamique dans laquelle un parti islamique n’a pas sa place. Ensuite Tawassoul a effleuré certains aspects. La reconnaissance de l’égalité des communautés est une reconnaissance totale de leur diversité. Si on reconnaît les communautés exactement égales en Mauritanie, leurs langues et leurs cultures doivent aussi être absolument égales aux langues et aux cultures de la communauté arabo-berbère. Sur cet aspect, il faut approfondir la discussion avec Tawassoul. »
Le président des FPC a déclaré: « je ne sens pas de frémissements dans le règlement de la question nationale. Au contraire, je sens que l’on s’enfonce dans le système de discrimination. Ould Abdel Aziz ressemble à celui qui dit le chien aboie, la caravane passe. Il se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains. Le cas de la CUN avec cette dame qui élimine tous les négro-africains qui étaient chefs de service pour mettre des arabo-berbère, le staff du premier ministre qui est arabo-berbères… »
Copyright © 2015 Cridem
Le président mauritanien « se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains» (Samba Thiam)
ALAKHBAR (Nouakchott)-Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz « se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains », a estimé Samba Thiam qui dirige le mouvement politique FCP (Forces Progressistes du Changement).«J’ai vu Ould Abdel Aziz une seule fois. Et je ne l’ai plus revu, parce que simplement je ne sens pas un frémissement dans le règlement de la question nationale, a déclaré Thiam en conférence de presse, ce mercredi à Nouakchott.
Au contraire, je pense qu’on s’enfonce dans un système de discrimination accentuée. Ould Abdel Aziz me ressemble à ceux qui disent: “Le chien aboie, la caravane passe”. Il se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains. »
Et pour le leader des FPC, le chef de l’Etat mauritanien « s’enfonce dans la discrimination. Il a nommé comme directeur de cabinet l’ancien premier ministre Moulay Mohamed Ould Laghdaf qui est le plus grand raciste. »
Encore Samba Thiam a dénoncé que l’actuel premier minsitre mauritanien Yayha Ould Hademine “s’est entouré d’un staff arabo-berbère.»
Et il y a le cas de la CUN (Communauté Urbaine de Nouakchott): un “Saddam” est venu éliminer tous les négro-africains qui étaient chefs de service pour mettre des arabo-berbères.»





