Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Une organisation réclame une nouvelle loi foncière en Mauritanie

altLes Forces Progressistes pour le Changement (Fpc) en Mauritanie, ex Flam-mouvance nationaliste négro-africaine, dénoncent la politique d’accaparement des terres dans la vallée du fleuve Sénégal et proposent une réforme foncière, dans une déclaration rendue publique vendredi.

« Les terres de la vallée du Fleuve constituent un patrimoine devant profiter à l’ensemble de la communauté nationale et leur gestion doit être régie par des lois claires inspirées de l’esprit républicain, lesquelles s’appliqueraient avec une rigueur égale sur les oasis du nord et du centre du pays », note la déclaration.

” La terre en Afrique est un bien économique précieux, chargé de symbole, d’émotion, de tradition puisés dans la culture des peuples. Son exploitation durable doit être fondée sur la justice et l’équité, dans un souci de préservation de la paix sociale », dit la déclaration.

Pour cela, les Fpc avancent une série de propositions : un accès à la terre d’abord et en priorité aux autochtones et locaux dans le respect de la propriété privée. Les droits des propriétaires terriens seront reconnus en faisant place aux nationaux sans terres. Les surfaces inondables seront attribuées aux populations locales.

Une zone située à 12 km du Fleuve sera réservée aux investisseurs nationaux et sous- régionaux. Quant aux investisseurs internationaux, ils seront autorisés à exploiter une zone située à 20 km du lit du fleuve, préconise la déclaration.

« L’exploitation de ces terres se fera ainsi dans un équilibre qui préserve les droits séculiers des paysans (accès à la terre), des pêcheurs (droit fluvial), avec des couloirs de parcours pour l’accès du bétail au fleuve (droit pastoral)”, ajoutent les Fpc, dénonçant des décisions récentes prises contre l’intérêt des populations dans plusieurs localités (Donaye, Boghe, Dar El Barka….), notamment « le bradage du peu de terres qui reste à certains pays musulmans (Soudan, Arabie Saoudite)-acquéreurs et complices ».

La question de l’accaparement des terres est une équation brûlante dans plusieurs pays africains, dont certains ont commencé à adopter des mesures pour désamorcer ce que de nombreux spécialistes présentent comme une bombe.

 

Pana

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LE REPORTAGE DE LA SEMAINE: KAAW TOURÉ MÈNE SA LUTTE DE LIBÉRATION À PARTIR DE NORRLIDEN

altLe combattant de la liberté mauritanien continue son combat en exil à partir de Norrliden. Il lutte contre le racisme, l´oppression et l´esclavage en Afrique de l´Ouest. Il s´est engagé dans cette lutte depuis  bientôt 27 ans à l´étranger.

 

De son appartement situé à Norrliden, cet homme, un des dirigeants du mouvement d´opposition et de libération des Négro-africains de Mauritanie, mène sa lutte  contre le régime mauritanien.

“C´est de l´Apartheid ce qui se passe dans notre pays; nous les Noirs représentons plus de 80% de la population mais nous sommes totalement exclus de tout pouvoir” nous dit Kaaw Touré.

La Mauritanie indépendante depuis 1960 est dirigée aujourd´hui de main de fer par une dictature militaire malgré la courte parenthèse démocratique de 2007 avec l’ élection d´un président civil.

 

Kaaw Touré s´est engagé dans cette lutte pour la justice très tôt depuis sa tendre jeunesse à l´âge de 15 ans et a été arrêté et emprisonné à  l´âge de 18 ans, ce qui a fait de lui le plus jeune prisonnier politique dans les geôles mauritaniennes sous le régime de Taya.

 

Il raconte sa  terrible expérience carcérale en Mauritanie et soulève un pan de son pantalon pour nous montrer les séquelles de ses blessures aux chevilles causées par les menottes pendant sa détention. Ces séquelles  toujours vivaces  sont des souvenirs et des marques de  sacrifice pour son idéal. Il a subi toutes sortes de tortures physiques et morales en prison et il se souvient que lui et ses co-détenus restaient des jours entiers dans leurs petites cellules sales sans eau ni électricité  en compagnie des moustiques et on leur servait un petit verre de thé pour toute la journée et parfois leurs geôliers versaient du sable dans leurs repas composés de riz.

 

L’entretien se déroule autour d’un café en compagnie de ses deux mignons garçons pleins d´énergie Biko et altMandela, prénoms de deux célèbres combattants de la liberté Sud-africains. En jetant un coup d’oeil à sa bibliothèque, on découvre avec une grande admiration sa très forte fascination pour la lutte de libération de l´ANC. On y remarque, entre autres ouvrages, beaucoup de livres autobiographiques sur Desmond Tutu, Nelson Mandela et Steve Biko.

Comme ces héros, la lutte politique que mène kaaw Touré est aussi contre la discrimination raciale et l´esclavage dans son pays.

 “La population mauritanienne est dans sa majorité musulmane et les régimes qui se sont succédés ont toujours voulu nous arabiser sous le prétexte fallacieux que nous sommes musulmans, mais nous le refusons parce que nous ne sommes pas arabes. Nous sommes des Négro-africains avec notre identité propre, nos cultures et nos langues spécifiques” assène t-il.

 

Pendant ses 27 ans d ´exil, la situation pouvait être tout autre pour lui s´il avait accepté et  cédé aux offres mirobolantes et tentatives de corruption et de récupération du pouvoir mais il a toujours opposé un niet catégorique et refusé de servir ou de collaborer avec un régime dictatorial et raciste. Cet engagement ferme l´a conduit en exil forcé au Sénégal à l´âge de 20 ans.

Cependant les  autorités de sa nouvelle terre d´asile par peur des inimitiés avec  leur belliqueux voisin du nord décident d’expulser Kaaw Touré qui venait justement d’échapper  à une extradition demandée alors par les autorités mauritaniennes.

Il obtient le droit d´asile en Suède sans pour autant renoncer  à sa lutte. “Plus de 530 de nos militants et sympathisants ont été assassinés dans les prisons et c’est  en leurs noms que nous devons et  continuons encore la lutte aujourd´hui; abandonner cette lutte serait en quelque sorte les trahir”nous rappelle Kaaw Touré. 

 

L´exil a été très dur pour lui et ce sont, dit-il ”ces longues années de privations de la chaleur familiale qui m’ont le plus manquées! Le mal du pays vous tient toujours; heureusement que grâce aux nouvelles techniques de communication, on peut maintenir le contact via skype, viber et autres . C´est terrible de ne pas pouvoir assister à certaines cérémonies familiales comme les mariages, les baptêmes et les funérailles des proches ou amis” nous dit-il.

 

Kaaw Touré est aussi un homme diplômé qui a eu une formation d´ingénieur en planification économique  à l’ENEA de Dakar et un Master de Lettres et de Sciences Sociales à  l’Université de Växjö. Il a été le rédacteur en chef du journal ”Le Flambeau” l´organe d´information des FLAM et a enseigné  pendant de nombreuses années en Suède.

Il travaille maintenant dans l´intégration et l´insertion des demandeurs d´emplois, des nouveaux immigrés et réfugiés en Suède.

 

Dans sa lutte, Kaaw Touré a le soutien de sa famille et plus particulièrement de son épouse Arwa Dieng qui est une doctorante en sociologie et qui a choisi de vivre loin de sa famille et de son pays natal pour vivre aux côtés de lui: “Cette lutte  est très noble et exige beaucoup de sacrifices et de privations, mais cela dit, je suis très fière de lui et de la lutte qu’il mène et pour cela , il a mon soutien indéfectible” nous dit Arwa.

La famille Touré est l´une des rares familles mauritaniennes qui vit en Suède.

 

Kaaw Touré a commencé aussi à écrire ses mémoires politique;  le livre s’intitulera “De la prison à l´exil”. Il y décrit et retrace son parcours, sa vision politique mais aussi son combat contre la discrimination raciale en Mauritanie. Sa page facebook qui est aussi très visitée par ses compatriotes et amis est ornée par le slogan très évocateur ”la lutte continue”!

 

Reportage d´Anders Blank et Paul Madje du Quotidien Le Baromètre du 21 mai 2015

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Exploitation des terres de la vallée : La réforme foncière qu’il faut pour la Mauritanie selon les FPC

Exploitation des terres de la vallée : La réforme foncière qu'il faut pour la Mauritanie selon les FPCLes FPC ont fait une proposition  à valeur de stratégie nationale de développement économique et social à partir de l’optimisation de l’économie agricole, par l’exploitation durable, rationnelle et fondée sur la justice.

Une réforme foncière qui s’articule autour de trois principaux axes, faisant de l’intérêt général  la priorité des priorités, tout en permettant au pays de s’ouvrir à l’investissement pour les zones encore impossibles à mettre en valeur,  en raison du faible capital technique et financier national dont les zones désertiques où l’eau se trouve à des dizaines de mètres de profondeur .

Une réforme foncière permettant de corriger les dysfonctionnements omniprésents accentués de jour en jour par les différents systèmes qui se sont succédé à la tête du pays,  atteignant leur paroxysme avec l’attribution des terres arrosées naturellement ou par des mécaniques à la portée des citoyens à des investisseurs étrangers en lieu et place des populations autochtones.

Selon cette réforme foncière, la meilleure à faire l’objet d’une proposition  aux dirigeants du pays de la part d’un acteur politique plus engagé dans les chantiers de la réconciliation, de l’unité nationale et de la justice sociale que la politique politicienne et la démagogie,  en l’occurrence, les FPC,  les populations locales doivent se voir  attribuer « la zone du Waalo» (surface inondable).

Pour les hommes d’affaires mauritaniens et les sociétés de la sous-régions, , eu égard aux critères  de l’encouragement de l’initiative privée et de l’intégration économique ainsi que de la proximité géographique ou culturelle, ils doivent être autorisés à investir dans le moyen Diéri  soit à 12 km au-delà du Waalo.

Pour les consortiums internationaux et les pays nantis, ils doivent investir dans le haut Diéri soit 20 km au-delà du Waalo.

Cette cartographie de l’économie agricole, esquissée par la réforme foncière des FPC,  a de fortes chances, s’il elle est mise en œuvre à la lettre,  de réaliser dans le moyen et long terme de la Mauritanie de pays sous-développé en Etat émergent, créant les conditions de bien être, de justice et de liberté qui fondent les nations résolument tournées vers la construction et les progrès.

Md O Md Lemine

rapideinfo

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Samba Thiam président du FPC à propos de la conférence de presse du président: ‘’j’ai cru déceler chez le président cette tendance permanente, obstinée, à minimiser les problèmes, voire les occulter, aussi sérieux et graves qu’ils soient’’

altVous avez suivi comme nombre de mauritaniens  la conférence de presse du président de la République, jeudi dernier. Quelles leçons en avez-vous tirées?

-Essentiellement  trois : La première a trait à l’ambiance même de la rencontre : lourde, tendue, presque crispée.

La  deuxième impression renvoie aux réponses du Président. Hésitantes, quelque peu  mal assurées; je n’ai pas eu le sentiment qu’il se dégageait  de cette conférence  une assurance dans la maitrise des dossiers et des chiffres.  Autre impression, j’ai cru déceler chez le locataire du palais ocre cette tendance permanente, obstinée, à minimiser les problèmes, voire les occulter,  aussi sérieux et graves  qu’ils soient! Celui de la Snim, présentement, celui  de la cohabitation, depuis toujours; « les chiens aboient la caravane passe », traduit à la perfection l’attitude du Président, telle que je la perçois.

Quelque chose enfin que j’ai noté: un ‘’lapsus’’ de comportement du Président, significatif, révélateur du peu d’intérêt  qu’il  porte pour nous  négro-africains. 

Je passe sur le choix du panel des journalistes sélectionnés, essentiellement  arabophones et Arabo-berbères; un seul francophone, un  négro-africain qui, à son tour, au lieu d’oser jeter un pavé dans la mare en s’adressant  au Président en Pulaar, choisit de poser sa  question  en français ; question, du reste, bidon !  Et c’est là qu’intervient  le ‘’ lapsus’’ dont je parlais …

Le Président Aziz , hésitant un peu après la question posée en français , demande  alors au journaliste  s’il doit répondre en Français ou …, puis  se décide à le faire en  français , – et c’est là qu’intervient  le ‘’lapsus ‘’- ; puis, tout   ‘’naturellement ‘’, se traduit automatiquement  en  hassanya  …pour  les  ‘’autres’’ ! Lapsus singulier, révélateur d’une mentalité ;  lapsus qui en dit long  sur l’attitude singulière d’un Président, peu soucieux des autres, à l’esprit  absolument  pas  tourmenté par le souci d’équité et d’équilibre vis-à vis  de ses sujets…

En effet, à aucun moment,  il n’est venu  à l’esprit de Ould Abdel  Aziz qu’il existe  d’autres nationalités mauritaniennes, non arabophones; ni après son exposé introductif lapidaire, ni pendant  les 9/10e  du temps de la rencontre ! Pas un seul instant l’existence  de ces  milliers de  locuteurs en français, tout aussi mauritaniens que les hassanophones, n’a effleuré  son esprit !

Le comportement  sectaire  et  teinté de mépris du Premier ministre Ould Mohamed Laghdaf, il y a quelques années, trouve ici son origine, ‘’parler arabe ou s’écraser…’’

Cette attitude de négation des uns n’a pas commencé avec cette conférence… Elle est coutumière de la politique du Président  Aziz à travers ses conseils de ministres, à travers l’enrôlement en cours, à travers le recrutement et la promotion au sein des forces armées et de sécurité, à travers  la composition monoethnique de la cohorte qui peuple  nos  grandes écoles spéciales.

L’unité nationale ne peut se fonder que sur le respect mutuel, que sur  l’égale dignité des composantes nationales. La Mauritanie n’est pas qu’arabe; elle est arabe et négro-africaine! Elle est hassanophone,  pulaarophone, wolofone, francophone …

Cette négation des autres, chaque jour plus marquée, comme par défi, comme  par provocation; à travers  l’octroi sélectivement  ethnique des médias privés qui participent de l’étouffement de toute expression autre que Hassanya.

On l’a observé, il n’y a guère de temps, avec  le limogeage de  Bah Ould Saleck, communicateur professionnel, consciencieux, viré pour ‘’ délit de complaisance ‘’ à l’endroit des négro-africains ; il lui était reproché d’octroyer trop d’espace à l’expression du Pulaar, du français, du Soninké ! Sahel Tv  vient de récidiver avec le jeune Gaye qui insistait pour me recevoir  sur son plateau. Il n’y a pas  longtemps c’était au tour de Hanevi –directeur talentueux de Watanya,  de faire les frais de ce sectarisme;  puis s’en suivit  la suppression de l’émission, à succès, de Beylilatou, remplacée  par une autre en arabe, avec  la complicité d’intellectuels arabo-berbères de formation francophone de souche,  qui  se  prêtèrent  au jeu …

Au niveau des radios, nous avons assisté à la même pratique : suppression de l’émission pulaar  à Saharamédias,  de ‘’Kaalden goonga ‘’  à Mauritanides, sous  prétexte de ‘’ panne de radio ‘’ … Je n’ai pas évoqué la pléthore de ces  autres radios qui émettent les 9/10e  du temps  en arabe…

Devant  le rétrécissement programmé de l’espace d’expression francophone, il ne reste, pour la frange  monolingue francophone, qu’à se rabattre sur RFI …Pas un mot, pas une ligne pour dénoncer, stigmatiser, cette dérive. Un silence surprenant  de la part de nos intellectuels arabes honnêtes, et de nos forces de gauche, si volubiles, si promptes à parler de tout et de rien, sauf… de l’essentiel…

Alertons  encore une fois l’opinion pour dire que nous empruntons  un chemin dangereux… Rappelons, encore une fois, que les germes du génocide, de la partition du Soudan, avaient pour nom  ’’ impunité, complexe de supériorité, arrogance, mépris de l’autre’’, toutes choses aujourd’hui réunies chez nous !

L’unité, encore une fois, doit reposer sur le respect  mutuel et l’égale dignité …

Une nation ne pouvait être moitié, libre moitié esclave, disait  A Lincoln, …

-Que pensez-vous la réponse du président sur la grève, depuis bientôt deux mois, des employés de la SNIM?

J’ai noté la même intransigeance, la même attitude à  fermer les yeux sur les problèmes graves … je l’ai déjà dit plus haut. Il prendra peut-être conscience  de  ces erreurs quand  il sera trop tard  …
Vous avez l’air déçu?

-Oui, absolument !  On pourrait dire que la montagne a accouché  d’une souris ; à moins que le Président  se soit ravisé en chemin…

Quelle lecture faites-vous par ailleurs de la situation sociale globale ?

 -Je perçois, à travers certains signes, comme un grondement lointain qui sourd, se rapproche, en s’amplifiant ; une sorte de révolte sourde, diffuse  mais perceptible.

E. Durkheim aimait à  comparer le corps physique au grand corps social ; j’ai le sentiment que, comme pour le corps physique,  certains  symptômes  annonciateurs de la fièvre se manifestent. Notre corps social  semble  atteint de frémissement, comme dans  une sorte  d’incubation  avant l’éclatement de la fièvre …

Beaucoup attendaient quelque chose sur le dialogue en gestation depuis quelque temps. Pensez-vous M. Thiam que ce dialogue, tant attendu, aura lieu ?

-A entendre le  président  Aziz qui rejette tout préalable au dialogue et au regard de la position du FNDU  qui  y tient, je ne vois pas comment le dialogue pourrait se tenir. Il faudrait être d’un optimisme démesuré pour y croire.

Pour ma part, de toute  façon,  un dialogue centré essentiellement sur  des questions périphériques,  mû par l’esprit du « ôte-toi de là que je m’y mette » n’est pas ma préoccupation, encore une fois. Alors  qu’il se tienne ou ne se tienne pas, je n’y vois pas  grand  intérêt.

Propos recueillis par DL

 

le calame

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Samba Thiam, président du FPC accuse «certains groupes, au travers des plateformes, d’inciter le pouvoir à durcir l’arsenal de répression contre la liberté d’expression»

Au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi au siège  de son parti,  le président des forces progressistes du changement, M. Samba Thiam  s’est dit indigné et sidéré par l’attitude de certains groupes qui se disent « démocrates»   qui  « incitent, à l’heure où nous inscrivons notre action  dans la légalité,  le pouvoir à durcir l’arsenal  répressif contre nous ».  Ou on est démocrate ou on ne l’est pas,  s’est exclamé le président du FPC. Samba  Thiam   s’est cependant abstenu de révéler les noms de tels groupes  que les  discours  du  FPC dérangent.  De quoi auraient-ils peur ces groupes  indexés par le FPC ? En privé certains cadres du parti  n’hésitent pas à fustiger  la complicité  de certains  négro-mauritaniens et  arabo-berbères  pendant les déportations massives vers le Sénégal et le Mali  en 1989 et  les exécutions  des militaires négro-mauritaniens  en 1991. Samba Thiam qui  constate  que le discours  du FPC  commence à prendre  même du côté de certains démocrates  arabo- berbères, prévient  qu’on ne peut pas arrêter la roue de l’histoire. Le FPC ne se bat pas contre une communauté mais contre un système,il ne se bat pas contre les arabo-berbères mais contre la domination  arabo-berbère,contre toute domination d’où qu’elle vienne, il se bat pour l’égalité  et la justice des  différentes composantes du pays, a-t-il précisé.

 

le calame

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